Le Tribunal militaire de Bamako s’ouvre mercredi avec trois affaires au rôle

Bamako, 09 nov (AMAP) La 1ère session ordinaire 2021 de la chambre criminelle du Tribunal militaire de Bamako s’ouvre mercredi avec trois affaires à juger, annonce le directeur de la Justice militaire, le colonel-major Issa Coulibaly « L’ouverture de la session aura lieu le 10 novembre 2021 à 8h 30 mn au tribunal militaire de Bamako, sis à Dar Salam », précise le colonel-major Coulibaly cité par un communiqué publié lundi. Cette première session ordinaire connaitra de trois affaires impliquant plusieurs militaires. La session s’inscrit “dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la préservation des droits de l’Homme au Mali”. Elle témoigne, également, “de la fonctionnalité des tribunaux militaires qui ont à leur actif plusieurs affaires jugées concernant des militaires’, selon le communiqué. AT/MD (AMAP)

Le gouvernement malien regrette les décisions du sommet de la CEDEAO

Bamako, 09 nov (AMAP) Le gouvernement malien a exprimé, lundi, sa déception après le sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali et en Guinée qui a adopté des sanctions ciblées contre les autorités de la Transition. Dans un communiqué, publié lundi soir, le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale  « regrette les décisions prises lors de ce sommet qui ne prennent pas suffisamment compte des aspirations profondes du peuple malien et des efforts déployés au quotidien par les autorités de la Transition pour relever les défis multiformes auxquels le pays est confronté et pour une stabilité durable ». Cependant, le Mali « réitère sa volonté de poursuivre le dialogue avec la CEDEAO en vue de permettre la tenue d’élections libres et crédibles dans les meilleurs délais». La CEDEAO) a décidé, dimanche, d’imposer des sanctions comprenant une interdiction de voyager et un gel des avoirs financiers aux autorités de transition et des autres institutions de transition au Mali. Dans le communiqué final de cette session extraordinaire tenue à Accra, au Ghana, le dimanche 7 novembre 2021, le sommet indique que, conformément à la décision prise le 16 septembre 2021, la Conférence a imposé ces sanctions « avec effet immédiat à l’encontre des individus et groupes identifiés » et « aux membres de leur famille ». Le Président de la Commission est chargé « d’examiner et de proposer des sanctions supplémentaires lors de sa prochaine session ordinaire le 12 décembre 2021, si la situation persiste ». La CEDEAO appelle l’Union africaine (UA), les Nations unies et les partenaires bilatéraux et multilatéraux « à approuver et à soutenir la mise en œuvre de ces sanctions ». Le sommet de la CEDEAO, sous la présidence de Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, chef de l’Etat du Ghana et président en exercice de la Conférence a déploré “vivement l’absence de progrès dans la préparation des élections, y compris l’absence d’un calendrier détaillé des activités pour la conduite des élections aux dates convenues”. MT/MD (AMAP)

CEDEAO : Sur le Mali, les sommets se suivent

Par Issa Dembélé Bamako, 08 nov (AMAP) Les dirigeants ouest africains ne ménagent pas leurs efforts dans la gestion de la crise malienne. Sauf que les solutions qu’ils préconisent ne rencontrent pas l’adhésion de nos autorités et d’une bonne frange de nos concitoyens. Les chefs d’état et de gouvernement de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis hier à Accra au Ghana, ont examiné la situation politique au Mali et en Guinée. Ce sommet extraordinaire est intervenu alors que le débat sur une prorogation éventuelle de la Transition au Mali fait rage. Si le gouvernement voudrait disposer d’un peu plus de temps pour mener à terme les réformes nécessaires, une coalition de partis politiques appelée «Cadre d’échange » réclame le respect du délai tel qu’arrêté par la Charte de la Transition. Il faut rappeler que lors du sommet du 16 septembre dernier, le président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo et ses homologues avaient invité les autorités à publier un chronogramme électoral respectant le délai de la Transition, faute de quoi ils avaient menacé de sanctions contre «tous ceux dont les actions impactent négativement le calendrier de la Transition tel qu’arrêté». Il s’agit donc des sanctions individuelles comme le gel des avoirs ou l’interdiction de voyage dans l’espace communautaire. En arriver à brandir des sanctions traduit un certain agacement des dirigeants ouest africains concernant la situation dans notre pays, au sujet de laquelle ils enchainent les sommets sans grand impact sur le cours de la Transition. Comment rétablir l’ordre constitutionnel, avec l’organisation d’élections transparentes ? C’est tout le sens de l’activité diplomatique menée depuis des mois par l’organisation sous régionale qui s’attendait hier à un chronogramme devant conduire aux « étapes essentielles pour les élections de février 2022 ». Ce chronogramme ne sera connu qu’au sortir des Assises nationales de la refondation. Ainsi en ont décidé les autorités transitoires, soutenues dans cette décision par une bonne frange de la population très réceptive aux « discours souverainistes ». Cette convergence ne facilite pas la tâche à la CEDEAO. Depuis 2020, les évènements dans notre pays mettent l’organisation ouest africaine au défi de la réponse. Elle n’a pas réussi à taire la contestation populaire qui a débouché, avec l’entrée des militaires en scène, sur la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020. Quelques jours avant, précisément le 23 juillet 2020, cinq chefs d’état (Côte d’Ivoire, Ghana, Niger, Sénégal et Nigeria) s’étaient transportés à Bamako pour ne finalement constater que la fracture béante entre IBK et le M5-RFP. Suite à cette mission, un sommet, tenu par visioconférence le 27 juillet, avait annoncé des décisions qui se sont avérées inopérantes. DU PAIN SUR LA PLANCHE – En réponse au renversement du régime d’IBK, la CEDEAO a suspendu le Mali de tous ses organes de décision et stoppé les échanges financiers et commerciaux (excepté les produits de première nécessité) avec notre pays. Puis, les chefs d’Etat ont tenu le 15 septembre 2020 à Accra, un mini-sommet. Le colonel Assimi Goïta, alors président du CNSP, y a été convié pour donner des garanties quant à la durée de la Transition et la nomination de civils aux postes de président et de Premier ministre de la Transition. Les sanctions ont été finalement levées quand les militaires avaient paru se plier à ces exigences. Mais les sanctions, faut-il le souligner, avaient surtout été mal ressenties par une population éprouvée. Alors que la CEDEAO croyait le processus de Transition irréversible, survinrent les évènements du 24 mai 2021. Le président de la Transition, Bah Ndaw, et le Premier ministre, Moctar Ouane, ont été mis « hors de leurs prérogatives » et le colonel Assimi Goïta a pris les rênes du pays avec l’aval de la Cour constitutionnelle. Ce fut une nouvelle paire de manches pour la communauté internationale, emmenée par la CEDEAO. Mais l’organisation communautaire n’a pas baissé les bras. Dès le samedi 29 mai 2021, le colonel Goïta est convié à Accra pour des «consultations», en prélude au sommet des chefs d’état qui aura lieu le lendemain, dimanche. En réaction à ces nouveaux développements, les dirigeants ouest africains ont condamné le « coup d’État » et suspendu de nouveau notre pays des instances de l’organisation. Aussi, ont-ils réclamé la nomination d’un Premier ministre civil et la formation d’un gouvernement inclusif. Les autorités maliennes ont répondu avec la nomination comme Premier ministre du leader du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), Dr Choguel Maïga, et la formation d’un gouvernement regroupant plusieurs sensibilités. Mais le doute s’est installé sur les autres intentions des autorités de la Transition, concernant notamment le respect du calendrier électoral qui prévoit la tenue de l’élection présidentielle en février 2022. Apparemment, les menaces de sanctions ont glissé sur les dirigeants maliens. Le président ghanéen, président en exercice de la CEDEAO, a personnellement effectué une visite à Bamako le 11 octobre dernier. Sans plus de succès sur le respect des injonctions de l’organisation commune. Il faut dire que les chefs d’Etat ouest africains ont du pain sur la planche. La CEDEAO est de plus en plus perçue par l’opinion ouest africaine comme un syndicat de chefs d’état. Sa gestion des dossiers des ruptures de l’ordre constitutionnel dans les différents pays n’est pas exempt de reproche. Même s’ils ont le soutien de l’ONU et de l’Union africaine (UA), les présidents sont tenus de marcher sur des œufs pour éviter des décisions qui pourraient entamer davantage la crédibilité de l’organisation aux yeux des citoyens de la sous-région. ID (AMAP)

Deux importantes saisies de produits stupéfiants à Bamako

Bamako, 07 nov (AMAP) L’Office central de stupéfiants (OCS) a réalisé une double saisie d’une importante quantité de produits stupéfiants, vendredi 05 novembre 2021, à l’aéroport de Bamako et à Yirimadjo, en Commune VI dans la capitale malienne, selon des sources policières. Il s’agit d’une trentaine de kilos de cocaïne d’une valeur marchande de plus d’un milliard de Fcfa et de 400kg de résine de cannabis d’une valeur de plus de cent-soixante millions de Fcfa, précisent les mêmes sources. Ces saisies sont le fruit d’une surveillance permanente des éléments de l’OCS et d’une collaboration intelligente avec certains  acteurs de la plateforme  aéroportuaire, notamment la Police de l’air et des frontières. Ainsi, la première saisie a été realisée lors d’un contrôle de sécurité à l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako-Sénou, sur un passager de double nationalité (malienne et guinéenne), âgé de 40 ans en partance pour la France. L’homme a été pris avec en sa possession de la drogue dans deux sacs à main, par les agents de la Cellule aéroportuaire anti trafic antenne de l’OCS. Ceux-ci l’ont interpelé dans le hall d’enregistrement de l’aéroport, après les premières formalités policières. Testé positif à la cocaïne, il a d’abord nié les faits lors de son audition, soutenant que les bagages lui auraient été remis par un autre passager dont il ignore l’identité. Il a, ensuite, avouer que la cocaïne saisie était destinée à la France. La deuxième saisie, au quartier Yirimadio, en commune VI de Bamako ,est consécutive à une patrouille des éléments de l’OCS dans le secteur. Elle a porté sur une importante quantité de résine de cannabis conditionnée en briquette et emballée dans des sacs en plastique. Le chargement était dans un véhicule suspect que les agents de l’OCS ont fouillé pour y découvrir la drogue. Les suspects interpellés dans ces deux affaires ont été mis à la disposition du procureur du Pôle judiciaire spécialisé pour trafic international de drogues. TC/MD (AMAP)

La CEDEAO impose des sanctions aux autorités de transition au Mali (Sommet)

Bamako, 07 nov (AMAP) La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé, dimanche, d’imposer des sanctions comprenant une interdiction de voyager et un gel des avoirs financiers aux autorités de transition et des autres institutions de transition au Mali. Dans le communiqué final de sa session extraordinaire tenue à Accra, au Ghana, le dimanche 7 novembre 2021, le sommet consacré à la situation politique au Mali et en Guinée, indique que, conformément à la décision prise le 16 septembre 2021, la Conférence a imposé ces sanctions « avec effet immédiat à l’encontre des individus et groupes identifiés » et « aux membres de leur famille ». Le Président de la Commission est chargé « d’examiner et de proposer des sanctions supplémentaires lors de sa prochaine session ordinaire le 12 décembre 2021, si la situation persiste ». En outre, la CEDEAO appelle l’Union africaine (UA), les Nations unies et les partenaires bilatéraux et multilatéraux « à approuver et à soutenir la mise en œuvre de ces sanctions ». Le sommet extraordinaire de la CEDEAO, consacré à la situation politique au Mali et en Guinée “réitère la nécessité de respecter le calendrier de transition (au Mali) en ce qui concerne les élections prévues le 27 février 2022”. Le sommet de la CEDEAO, sous la présidence de Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, chef de l’Etat du Ghana et président en exercice de la Conférence a deplore “vivement l’absence de progrès dans la préparation des élections, y compris l’absence d’un calendrier détaillé des activités pour la conduite des élections aux dates convenues”. La Conférence a appelé les autorités de transition au Mali à agir en conséquence pour assurer un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Et la communauté internationale « à prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que les autorités de transition respectent leur engagement » en ce sens. La CEDEAO indique avoir pris note « des récents développements en Guinée, notamment l’adoption de la Charte de transition, la nomination d’un Premier ministre civil et la formation du gouvernement de transition ». Cependant, elle exhorte les autorités de transition en Guinée « à soumettre d’urgence un calendrier détaillé des activités à mener dans le cadre de la transition vers la tenue d’élections, conformément aux décisions du Sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO tenu le 16 septembre 2021 ». L’organisation sous régionale maintient la suspension de la Guinée « de tous les organes directeurs de la CEDEAO ainsi que l’interdiction de voyager et le gel des avoirs financiers imposés aux membres du CNRD (Ndlr, Comité national pour le redressement et le développement) et aux membres de leurs familles, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel”. La conférence a nommé le Dr Mohamed Ibn Chambas Envoyé spécial en Guinée « en vue de renforcer le dialogue avec les autorités de transition vers un processus de transition réussi et court ». Si en Guinée, les chefs d’Etats réaffirment la demande de la CEDEAO d’une « libération inconditionnelle » du président Alpha Condé, au Mali, ils ont condamné l’expulsion du Représentant permanent de l’organisation communautaire à Bamako. Ils appellent « les autorités de transition à maintenir l’esprit de dialogue et de collaboration avec la Commission de la CEDEAO pour assurer une transition réussie ». La situation au Mali et en Guinée sera examinée lors du Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement le 12 décembre 2021. MD (AMAP)  

Sommet extraordinaire de la CEDEAO consacré au Mali et à la Guinée

Bamako, 07 nov (AMAP) Un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), consacré à l’examen de la situation politique au Mali et en Guinée, s’est ouvert, ce dimanche, à Accra, au Ghana. Dans les deux pays, la conférence des chefs d’État exige un calendrier et des garanties sur la durée de la Transition. Concernant le Mali, les débats devraient essentiellement tourner autour du calendrier des futures échéances électorales qui mettront fin à la Transition. La conférence des chefs d’État, réunie en session extraordinaire le 16 septembre dernier, avait appelé les autorités de Transition à publier le chronogramme électoral à la fin du mois d’octobre. Du côté des autorités de la Transition, la priorité est plutôt donnée aux Assises nationales de la refondation (ANR) prévues en decembre. Sur la situation en Guinée, la conférence évoquera, également, la durée de la Transition dirigée par le colonel Mamady Doumbouya, après le coup de d’État contre le président Alpha Condé. L’organisation sous régionale avait fixé une durée de six mois de Transition en Guinée. Une délégation de la CEDEAO s’était rendue à Conakry, en fin octobre, avant ce sommet d’Accra dont les résolutions sont très attendues. MT/MD (AMAP)

Des partis politiques manifestent contre la prolongation de la Transition au Mali

Bamako, 07 nov (AMAP) Plusieurs centaines de personnes ont participé, samedi, à un rassemblement au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba de Bamako, pour manifester leur opposition à une prolongation de la Transition au Mali. Durant ce meeting, à l’appel du Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une Transition réussie au Mali, les leaders du Mouvement, essentiellement composé d’anciens dignitaires du régime défunt d’Ibrahim Boubacar Keïta, se sont relayés au pupitre pour critiquer la Transition, pendant plusieurs heures et devant un public surchauffé. On pouvait lire sur des pancartes des slogans hostiles au gouvernement : Dr Choguel Kokalla Maïga : « Non à la vie chère. Les Maliens ont faim ». « Non à l’injustice. Non aux Assises nationales dépensières. Non à l’insécurité grandissante » ou encore « Libérez Soumeylou Boubeye Maïga ». Dans une déclaration lue par son porte-parole, l’ancien ministre Amadou Goïta, le Mouvement indique clairement avoir constaté « une profonde cassure de la dynamique de réussite de la Transition, conséquence des ratages de chronogramme, de la création forcée de l’AIGE (Ndlr, Autorité indépendante de gestion des élections) et des résultats qui sont attendus par des Assises qui ne sont pas nécessaires et dépensières ». Le Cadre d’échange « exige du gouvernement le respect de ses engagements vis-à-vis du Peuple malien et de la communauté internationale ». « Nous enjoignons le gouvernement, dans les plus brefs délais, à se ressaisir et faire le réalisable et prioritaire dans les délais impartis pour le bien de notre peuple et lui rappelons son obsolescence programmée pour la fin de la transition de 18 mois ; les engagements pris envers le peuple à travers le Programme d’Action Gouvernemental (PAG) et les serments prêtés ». Cette manifestation est une réponse à meeting organisé par plusieurs associations et mouvements de la société civile pour soutenir les autorités de la Transition sur le Boulevard de l’indépendance, Ce rassemblement avait drainé une grande foule, brandissant des slogans hostiles à l’ancienne puissance coloniale ainsi qu’à toute forme d’ingérence de la communauté internationale « dans les affaires internes du peuple souverain du Mali ». AT/MD (AMAP)

L’ancienne Première ministre du Mali Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est décédée

Bamako, 07 nov (AMAP) L’ancienne Première ministre du Mali, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est décédée, samedi 06 novembre 2021, à Tunis, en Tunisie où elle était en séjour médical depuis plus d’un mois. E Mme Cissé avait été évacuée par les autorités de la Transition pour un meilleur suivi médical. Sa disparition a été confirmée par sa famille ainsi que les autorités maliennes. Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est née le 4 janvier 1948 à Tombouctou (Nord). Elle a occupé plusieurs postes ministériels, avant de devenir la première femme Premier ministre du Mali, le 3 avril 2011, succédant à Modibo Sidibé, jusqu’au coup d’État du 22 mars 2012 du capitaine Amadou Sanogo, contre le régime de feu Amadou Toumani Touré (ATT). Après une scolarité à Goudam (Nord), elle passe son baccalauréat en 1970à Bamako, avant de décrocher son diplôme d’administrateur civil à l’École nationale d’administration (ENA) de Bamako. Au cours d’une carrière professionnelle remarquable, Mariam Kaïdama Sidibé a travaillé au ministère des Sociétés et Entreprises d’État du Mali, entre 1974 et 1989. Elle est nommée, ensuite, conseillère technique auprès du président Amadou Toumani Touré, en 1991, avant d’être promue en août de la même année à juin 1992, ministre du Plan et de la Coopération internationale du gouvernement de transition. De mai 1992 à juin 1992, elle s’occupera du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. Entre août 1993 et novembre 2000, Mariam Kaïdama Sidibé est secrétaire exécutive du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) basé à Ouagadougou. En août 2001, la native de Tombouctou est à nouveau conseillère spéciale du président de la République, après l’élection de celui-ci. De mars à juin 2002, elle est ministre du Développement rural du Mali puis, en 2003, elle est nommée présidente du Conseil d’administration de la Société nationale de tabac et allumettes du Mali (Sonatam). Cissé Mariam Kaïdama Sidibé était mariée et mère de quatre enfants. Dans un communiqué de la Présidence lu à la télévision nationale, samedi soir, le président de la Transition, le Premier ministre et l’ensemble des membres du gouvernement présentent leurs « condoléances les plus émues à la famille de l’illustre disparue et prient pour le repos éternel de son âme ». AT/MD (AMAP)  

Des militaires maliens accusés de «complot» contre le gouvernement (Communiqué)

Bamako, 06 nov (AMAP) Le procureur de la République près le tribunal de Grande instance de la Commune VI du District de Bamako a ouvert une information judiciaire pour des faits « d’association de malfaiteurs, de tentative d’attentat et de complot contre le gouvernement » contre six personnes, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué publié, vendredi 05 novembre, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune VI du District de Bamako annonce l’ouverture d’une information judiciaire contre le colonel-major Kassoum Goïta, ancien chef de la Sécurité d’État, les services maliens de renseignements maliens, le professeur Kalilou Doumbia, ancien secrétaire général de la présidence. Sandi Ahmed Saloum, Issa Samaké dit Dioss alias Simbo, l’adjudant-chef Abdoulaye Ballo, le commissaire principal de Police, Moustapha Diakité font également objet de la même procédure . « Le procureur de la République rassure, par ailleurs, du respect de leurs droits et ce, conformément à la loi », conclut le communiqué. Pour l’instant, aucun détail de cette nouvelle affaire de tentative de déstabilisation n’a filtré. SS/MD (AMAP)