Communiqué du conseil des ministres du mercredi 10 novembre 2021

Bamako, 11 nov (AMAP) Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 novembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant prorogation du mandat de Conseillers communaux. Le mandat des Conseillers communaux, élus le 20 novembre 2016, arrive à expiration le 20 novembre 2021 à minuit. Les élections communales ne pouvant être tenues à l’échéance prévue, le Gouvernement a décidé, conformément au Code des Collectivités Territoriales, la prorogation du mandat des Conseillers communaux. Le projet de décret adopté proroge, pour une durée de 06 mois à compter du 21 novembre 2021, le mandat des Conseillers communaux élus le 20 novembre 2016. Cette prorogation permettra de préserver la stabilité afin d’assurer la continuité du service public. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako, le 21 septembre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement relatif au Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel, phase II. Par cet Accord, l’Association Internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali, un financement d’un montant de 24 millions 800 mille Euros, soit 16 milliards 267 millions 733 mille 600 F CFA. Ce financement est destiné à appuyer les efforts du Gouvernement de la République du Mali en vue de promouvoir le secteur pastoral, d’améliorer la résilience des pasteurs et agro-pasteurs dans les zones ciblées et de favoriser le développement socio-économique du pays. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du cahier de charges de l’Office de Radio et Télévision du Mali. Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition de la radiodiffusion analogique vers le numérique, l’Etat malien a procédé à la restructuration du service public de l’audiovisuel qui s’est traduite par la séparation des missions d’édition et de diffusion. Aux termes de ce processus de restructuration, l’Office de Radio et Télévision du Mali est chargée entre autres : – de concevoir, réaliser des programmes de radio et de télévision relatifs à l’information, à la culture, à l’éducation et au divertissement du public ; – de participer à la conservation et à la promotion des langues et de la culture ; – de faire diffuser les services de la radio et de la télévision. L’Ordonnance portant création de l’Office de Radio et Télévision du Mali prévoit qu’un cahier de charges approuvé en Conseil des Ministres, détermine les conditions d’exécution de sa mission. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. Il définit les engagements de l’Etat vis-à-vis de l’Office de Radio et Télévision du Mali afin de lui permettre de mener à bien ses activités et d’atteindre les objectifs assignés. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Contrôleurs au Contrôle Général des Services Publics : Madame DIALLO Fatoumata CISSOKO, Magistrat ; Madame Alima DOUMBIA, Inspecteur du Trésor ; Monsieur Souley BAH, Inspecteur des Finances ; Monsieur Boubacar KAMISSOKO, Inspecteur des Finances ; Madame CISSE Oumou Rita SY, Magistrat ; Madame CISSE Salimata SAMAKE, Inspecteur des Services économiques ; Monsieur Idrissa TRAORE, Inspecteur des Finances ; Madame Maimouna Mahamadoun DOUMBIA, Ingénieur de l’Industrie et des Mines ; Madame DICKO Balakissa THERA, Administrateur civil ; Monsieur Abdoul Karim MAIGA, Inspecteur du Trésor ; Monsieur Karim FOMBA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Abou Houreyrata ALY, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Madrid (Royaume d’Espagne) : Monsieur Abdrahamane BABY. – Ambassadeur du Mali à Ouagadougou (Burkina Faso) : Monsieur Issouf Oumar MAIGA, Conseiller des Affaires Etrangères. – Ambassadeur du Mali à Koweït City (Koweït) : Monsieur Ali OUL AHMED, Diplômé en Finances Islamiques. – Ambassadeur du Mali à Libreville (République Gabonaise) : Monsieur Mamadou Mandjan BERTHE, Conseiller des Affaires Etrangères. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Inspecteur à l’Inspection de l’Equipement et des Transports : Monsieur Kalilou TRAORE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Conseiller technique : Madame Kadidiatou BOUARE, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL – Conseillers techniques : Monsieur Amadou Cheick TRAORE, Professeur Principal de l’Enseignement Secondaire ; Monsieur Adama CAMARA, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage ; Madame BABY Fatoumata DIARRA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Monsieur Paul COULIBALY, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Madame TRAORE Fatoumata COULIBALY, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Abdoulaye HALIDOU, Inspecteur des Finances ; Madame NIAFO Niafatoumata ASCOFARE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Directeur Général de l’Agence de Développement rural de la Vallée du fleuve Sénégal : Monsieur Moussa Ben Issak DIALLO, Ingénieur des Constructions Civiles. – Directeur Général de l’Office de Développement rural de Sélingué : Monsieur Lassine DEMBELE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Développement rural : Monsieur Balla KEITA, Ingénieur de la Statistique. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Conseiller technique : Monsieur Mahamadou HAMIDOU, Inspecteur des Impôts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Guinée Conakry : Quelque 537 fonctionnaires de police mis à la retraite

Bamako, 10 nov (AMAP) Le président de la Transition en Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya, a procédé à une véritable purge au sein de la fonction publique du pays, en mettant à la retraite 537 fonctionnaires de police dont l’actuel inspecteur général de la police, Ansoumane Camara. Selon l’Agence guinéenne de presse (APG), qui cite un décret rendu public mardi 09 novembre, Ansoumane Camara « Bafoé » est remplacé à ce poste par Abdoul Malick Koné, ancien directeur général de la police judiciaire (DPJ). D’après le décret lu à la télévision nationale guinéenne, les officiers de police concernés sont mis à la retraite soit pour limite d’âge ou ancienneté de service. Pour rappel, lors de la célébration du 63ème anniversaire de la création de l’Armée guinéenne, le colonel Doumbouya avait annoncé que près de 1 000 militaires devraient prendre leur retraite dès le 1 novembre 2021. Également, en octobre dernier, le président Doumbouya avait mis à la retraite une quarantaine d’officiers généraux. Parmi eux, l’ancien président de la Transition, Sékouba Konaté et plusieurs anciens proches d’Alpha Condé. SS/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 62 nouveaux cas enregistrés mardi

Bamako, 10 novembre (AMAP) Soixante-deux (62) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés mardi au Mali, portant le nombre total de la contamination à 16.468 dont 14.772 guérisons et 579 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que les 62 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et dans les communes I, II, IV, V et VI du district de Bamako avant de déclarer que 865 personnes font l’objet de suivi. L’Institut de santé publique invite par ailleurs les populations à la prudence et au respect des mesures barrières. KM (AMAP)

Coupe du monde 2022 : Les aigles prennent leurs quartiers à Kigali

Envoyé spécial Boubacar THIERO Kigali, 10 nov (AMAP) Le premier groupe des Aigles est arrivé au Rwanda, mardi dans la matinée. Ce premier contingent est composé de Moussa Djénépo (Southampton, Angleterre), Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie) et Mohamed Niaré (Stade malien). La sélection nationale a effectué sa première séance d’entraînement, mardi, alors que la reconnaissance de terrain est prévue aujourd’hui, mercredi. «Le regroupement se passe bien ici à Kigali, 80% des joueurs sont déjà sur place, le reste du groupe est attendu dans la nuit de mardi à mercredi. Les joueurs sont concentrés sur le sujet et notre objectif est de gagner pour être sûr de garder la tête de la poule. Inch’Allah, ça ira», a confié le sélectionneur nationa,l Mohamed Magassouba. Le premier groupe avait quitté Bamako lundi, à 11h, pour arriver à l’Aéroport international de Kigali, mardi à 00h GMT (2h heures du matin au Rwanda). Quelques heures plus tard, les trois joueurs et le reste de la délégation ont été rejoints par un groupe composé de 16 joueurs. Il s’agit des gardiens Ibrahima Bosso Mounkoro (TP Mazembé) et Ismaël Diarra Diawara (Malmô, Suède), des défenseurs Falaye Sacko (Guimarães, Portugal), Mamadou Fofana (Amiens, France), Boubacar Kiki Kouyaté (Metz, France), Sénou Coulibaly (Dijon, France), Moussa Sissako (Standard Liège, Belgique), des milieux de terrain Cheick Oumar Doucouré (RC Lens, France), Adama Traoré (Hatayspor, Turquie), Aliou Dieng (Al Ahly, égypte), Kouamé N’Guessan (Troyes, France) et des attaquants Moussa Doumbia (Reims, France), Adama Traoré (Tiraspol, Moldavie), Ibrahima Koné (Sarspborg 08, Norvège), El Bilal Touré (Reims, France) et Lassine Sinayoko (AJ Auxerre, France). Le reste du groupe, à savoir les défenseurs Hamari Traoré (Rennes, France) et Charles Blonda Traoré (FC Nantes, France), les milieux de terrain Diadié Samassékou (Hoffenheim, Allemagne), Mohamed Camara (Red Bull Salzbourg, Autriche), Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne) et l’avant-centre Kalifa Coulibaly (FC Nantes, France) était attendu mardi soir dans la capitale rwandaise. Quant à l’arrière-latéral, Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), il a déclaré forfait et ne participera pas à la rencontre de demain, jeudi, contre les Rwandais, au compte de la 5è journée des éliminatoires du Mondial, Qatar 2022. Après la confrontation avec les Amavubi rwandais, les Aigles rallieront directement Conakry où se déroulera la dernière bataille de ces éliminatoires contre l’Ouganda. A deux journées de la fin de la compétition, les calculs sont simples pour la sélection nationale : ils doivent simplement faire carton plein pour être sûrs de se qualifier pour les barrages. Autrement dit, si le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers l’emportent demain contre le Rwanda et gagnent lors de la sixième et dernière journée de la phase de groupes, ils décrocheront le précieux sésame, quels que soient les résultats des autres matches. Le sélectionneur national Mohamed Magassouba et ses hommes sont donc maîtres de leur destin et seront jugés à travers ce qu’ils ont montré jusque-là (quatre matches, trois victoires, un nul, zéro défaite). Et sans minimiser la valeur du Rwanda et de l’Ouganda, on peut dire que tous les espoirs sont permis pour les Aigles. BT (AMAP)    

Transport terrestre au Mali : Interdiction de la surcharge à compter du 15 novembre

Bamako, 10 nov (AMAP) Le Mali va mettre en œuvre le Règlement n°14 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), relatif à la surcharge à l’essieu, avec une tolérance de 15%, à compter du 15 novembre prochain, a annoncé, mardi après-midi, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Dembélé, lors d’une rencontre d’information avec les acteurs concernés. Cette décision fait suite aux recommandations du Conseil des ministres du 5 octobre dernier, tenu sous la présidence du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, pour l’application de cette mesure de l’UMOA déjà en vigueur dans les autres pays membres, depuis janvier dernier. La rencontre d’échanges avec les acteurs, en présence également des ministres de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, visait à partager avec les acteurs les défis à relever en vue de lutter contre la surcharge des véhicules sur nos routes. La démarche, qui préconise une application progressive du Règlement n°14, vise à préserver le patrimoine routier, réduire les coûts d’entretien des routes, augmenter la durée de vie des véhicules, diminuer les coûts d’exploitation des véhicules : carburant, pneumatique, maintenance, augmenter le nombre de rotations des véhicules par mois et améliorer la sécurité routière. « La surcharge des véhicules impacte la performance du secteur des transports au Mali. Pays dont les principales denrées de première nécessité sont acheminées par la route », a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures.. Selon Mme Dembélé Madina Sissoko, « au moins, 50 milliards de Fcfa sont perdus tous les ans sur les corridors routiers,» du fait de la dégradation prématurée des routes qui disparaissent sous les poids insupportables des véhicules hors normes, les coûts des accidents graves imputables à la surcharge et la détérioration des véhicules de transport commercial. Les ministres chargés des Infrastructures et des Transports routiers de l’UEMOA, du Ghana et de la Guinée se sont retrouvés en septembre 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Ils y ont adopté une démarche commune permettant une application concomitante et progressive du règlement. À ce jour, a noté Mme Dembélé Madina Sissoko, cette démarche a été suivie d’effet parce que l’extrême surcharge, définie comme un taux de surcharge de plus de 40% du poids total autorisé en charge du véhicule (PTAC), a été entièrement éradiqué dans tous les États membres de l’UEMOA. « En 2018, a-t-elle poursuivi, les taux de surcharge dans tous les États étaient au plus estimés à 20%. MS/MD (AMAP)    

Obsèques de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé : Emouvant hommage

Bamako, 10 nov (AMAP) De hautes personnalités maliennes, des fonctionnaires internationaux, d’anciens collaborateurs, des parents, des amis ont rendu un dernier hommage à Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, ex-Première ministre, dont les obsèques ont eu lieu, mardi, à son domicile à Sokorodji. Première femme à occuper le poste de chef de gouvernement dans notre pays, elle est décédée, à 73 ans, le 6 novembre dernier, à Tunis où elle était en séjour médical depuis plus d’un mois avec l’aide des autorités de la Transition. À la loge officielle, on notait la présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, des anciens Premiers ministres Ousmane Issoufi Maïga, Ahmed Mohamed Ag Hamani, Modibo Sidibé, Soumana Sako. Des anciens ministres et d’autres personnalités ont aussi assisté à la cérémonie funèbre. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, Cheickna Dembélé et Ibrahim Cissé, respectivement fils de la sœur et fils aîné de la défunte se sont exprimés au nom de la famille. Dans son hommage, le premier a retenu de sa «maman» le « caractère fort avec lequel elle a servi la Nation si loyalement et avec tant de dignité ». Quant au fils aîné, Ibrahim Cissé, il a aussi exprime sa fierté devant sa défunte mère, qui en sa qualité de Première ministre, a su bien gérer les affaires de la Nation. «Notre maman a toujours répondu présent à l’appel du pays quel que soit le défi à relever. Elle a inspiré toute une génération de mères, de jeunes filles et d’hommes. Donc oui j’ai envie de célébrer cet esprit qu’elle a laissé après elle», a-t-il déclaré. L’ancienne ministre Mme Maïga Sina Damba a, au nom du Réseau des femmes anciennes ministres et parlementaires du Mali, loué les qualités exceptionnelles de l’illustre disparue, à savoir « son ouverture d’esprit, sa modération dans les propos et dans les actes », son sens de la responsabilité dans le pays et en dehors du pays, son honneur et sa dignité jusque dans son accoutrement, son humilité dans l’expression et dans le style. La porte-parole du Réseau des femmes anciennes ministres et parlementaires du Mali a, par ailleurs, témoigné qu’à travers sa vie familiale et sociale, la défunte est reconnue être « une bonne épouse, une mère pieuse, douce et vertueuse, une sœur généreuse, une amie sûre, une voisine attentionnée ». Après les témoignages émouvants et la prière funèbre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a été conduite en sa dernière demeure au cimetière de Sabalibougou. OD/MD (AMAP)    

Mali : Les prix du pain inchangés

Bamako, 10 nov (AMAP) Le pain reste disponible sur le marché au prix de 250 Fcfa la baguette de 300 g et 125 Fcfa celle de 150 g, a réaffirmé, mardi, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, au sortir d’une rencontre avec les acteurs de la filière pain dans son département. L’objectif de la rencontre était de s’assurer du respect des prix en vigueur et s’imprégner des problèmes que rencontrent les boulangers afin de trouver des solutions adaptées. Au terme de ces échanges, les meuniers ont décidé de ne pas augmenter le prix de la farine. À l’unanimité, les acteurs de la filière sont d’accord sur la structure actuelle du pain et sur le prix en vigueur. « En principe, il n’y aura pas de rupture de farine sur le marché ni une hausse du prix de la farine », a assuré le ministre en charge de l’Industrie. Le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia, a souligné que l’analyse de toute la chaîne de la filière, de l’achat de la farine à sa consommation, a permis aux acteurs de comprendre par eux-mêmes que le prix du pain ne peut connaître une hausse. À cet égard, «le prix ne connaitra pas une augmentation et il n’y aura plus de grève liée à cette situation», a fait savoir M. Doumbia. En perspectives, le gouvernement envisage d’organiser des assises afin de vider définitivement les discussions autour du prix du pain. «Nous allons bientôt élaborer les Termes de référence pour aller vers les états généraux du pain pour examiner les questions structurelles auxquelles les boulangeries font face et les questions conjoncturelles pour essayer d’apporter des solutions et voir comment aller vers leur professionnalisation», a annoncé le ministre Mahmoud Ould Mohamed. Ce qui pourrait permettre d’éviter les situations désagréables que les consommateurs ont vécues la semaine dernière. Des boulangers avaient décidé «de façon unilatérale» d’augmenter le prix de la miche de pain en «violation» du protocole d’accord qui lie meuniers, boulangers et gouvernement. Et sans requérir l’avis favorable du cadre de concertation État et acteurs de la filière. Mettant ainsi les consommateurs devant le fait accompli. En réaction, le département en charge du Commerce a exigé et obtenu le maintien des prix à leur état initial. FC/MD (AMAP)      

Issa Kaou N’Djim n’est plus membre du CNT (décret présidentiel)

Bamako, 09 nov (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a abrogé, mardi, le décret de nomination de Issa Kaou N’Djim au Conseil national de Transition (CNT) organise législatif transitoire. « Les dispositions du décret n° 2020-0239/PT-RM du 03 décembre 2020, sont abrogées en ce qui concerne Monsieur Kaou Djim », dit le décret date du mardi 9 novembre, signé du président de la Transition. Issa Kaou N’Djim qui était jusque là 4è vice-président du CNT est déchu son titre de Conseiller au moment où sa mise en liberté a été ordonnée par le Tribunal de grande Instance de la Commune IV. Il avait été arrêté et placé sous mandat de dépôt avant d’être jugé pour flagrant délit « d’atteinte au crédit de l’État et des Institutions » et pour « trouble grave à l’ordre public ». Le verdict de son procès sera prononcé le 3 décembre prochain. MT/MD (AMAP)

Mali : Issa Kaou N’Djim recouvre la liberté avant son procès

Bamako, 09 nov (AMAP) L’ancien 4è vice-président du Conseil national de Transition (CNT), Issa Kaou N’Djim a été libéré, mardi après midi, par le Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako qui l’avait placé sous mandat de dépôt le 28 octobre. “Nous avons attendu de recevoir la résolution (Ndlr, du CNT) pour son exécution. C’est ce qui a été fait aujourd’hui (mardi). Puisque la résolution, en elle-même, ne peut suffire à obtenir la libération du Monsieur, il fallait l’enrôler. Nous l’avons enrôlée pour que le juge la constate et en tire les conséquences”, a expliqué le procureur de la Commune IV, Idrissa Touré, Et de préciser que le CNT a simplement voté la suspension de la détention. “C’est ce qui vient d’être ordonnée. On vient de signer un ordre de mise en liberté pour le sortir de prison. Mais le CNT n’a pas voté la suspension de la poursuite”. En d’autres termes, le 3 décembre M. N’Djim va comparaitre devant le tribunal. “S’il est jugé et déclaré coupable et condamné, il peut encore retourner en prison. Il peut aussi être jugé et déclaré non coupable. Donc relaxé”, a signalé le procureur L’un des avocats de Issa Kaou N’Djim a confirmé que le procureur n’a fait qu‘appliquer la résolution du CNT. “Le jugement au fond sur cette affaire aura lieu le 3 décembre prochain”, a précisé Me Kassoum Tapo. Cette libération de Issa N’Djim, dans le cadre de l’exécution d’une résolution du CNT par le gouvernement, se fait conformément aux dispositions de la Constitution. A l’issue d’une séance plénière tenue le jeudi 04 novembre, les membres du CNT avaient adopté une résolution demandant la «suspension de la détention de Issa Kaou N’Djim », suite à un vote par 101 voix pour, 07 contre et 05 abstentions. Auparavant, le président du CNT avait mis en place une commission ad hoc composée de 15 membres dont la présidence était assurée par Dr Souleymane Dé, également président de la commission lois du CNT, chargé d’examiner les contours de l’affaire. L’incarcération du désormais ex-4ème vice président du CNT était intervenue quelques heures avant sa comparution, le lendemain vendredi, devant la même juridiction, Au procès, il avait plaidé non coupable de flagrant délit «d’atteinte au crédit de l’État et de ses institutions » mais aussi de « trouble grave à l’ordre public ». Le tribunal avait renvoyé son délibéré jusqu’au 03 décembre prochain. Cela, après avoir rejeté la demande de liberté provisoire formulée par les avocats de la défense, renvoyant du coup le président du parti ACRT Faso Ka Wele en détention. AT/MD (AMAP)  

Quelque 323 sages-femmes à recruter et à déployer sur le terrain

Bamako, 09 nov (AMAP) L’initiative recrutement et déploiement de 323 sages-femmes dans le cadre du projet d’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) a été lancée, lundi, sous la présidence, du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Cette initiative répond au souci partagé par tous (décideurs, partenaires et communautés) d’une bonne répartition des sages-femmes sur toute l’étendue du territoire national. Il y a une forte concentration de sages-femmes dans la capitale, Bamako, où plus de la moitié du personnel féminin de sages-femmes est déployée. Les zones rurales ne bénéficient pas suffisamment de ces mains indispensables à la santé de la femme et de l’enfant. Or, le besoin de ce personnel féminin est criard dans certaines localités du pays, notamment dans les zones rurales où les sages-femmes se comptent sur les doigts d’une main. En tout cas, elles officient moins en nombre dans ces localités où leur expertise peut réellement contribuer et de façon significative à l’amélioration de la santé de la femme et de l’enfant. Le chef du gouvernement a ainsi peint le tableau des préoccupations liées à la santé. Et d’expliquer qu’il y a une volonté politique du gouvernement, à travers des investissements stratégiques, de réaliser le dividende démographique et d’améliorer la santé maternelle et néonatale. Le gouvernement avec ses partenaires comme le projet SWEDD a, dans une synergie entre le ministère en charge de la Santé et celui de la Population, déployé une première cohorte de 106 sages-femmes dans certaines localités. Cela a permis d’augmenter de 17% l’effectif de ce personnel féminin intervenant dans les sept régions d’intervention du projet SWEDD et de 8% l’effectif national des sages-femmes en activité jusqu’en 2020. Choguel Kokalla Maïga a, aussi, souligné que le chef de l’Etat a donné les orientations nécessaires pour prendre toutes les dispositions urgentes afin de sécuriser la population et poursuivre les efforts de développement sur l’ensemble du territoire national. Le projet d’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) vise à renforcer l’autonomisation des femmes en vue d’accélérer la transition démographique dans les pays membre à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Le représentant de la Banque mondiale, Jean-Pierre Chauffour, a réitéré la disponibilité des partenaires à accompagner l’initiative, notamment dans cette deuxième phase qui s’étend de 2021-2024 et mobilisera 323 femmes à déployer dans les zones rurales. Quant à Mme Sissoko Oumou Camara, porte-parole des sages-femmes, elle a exprimé sa reconnaissance au gouvernement, mais aussi aux partenaires et initiateurs de ce programme de recrutement et de déploiement des sages-femmes sur l’ensemble du territoire, au service de la population, particulièrement de la femme et de l’enfant. Un court métrage a été projeté sur les sages-femmes dont la noble mission, celle d’aider à donner la vie malgré les conditions matérielles difficiles a été magnifiée. Ce film établit le constat d’une répartition inégale des sages-femmes sur le territoire national avec un trop plein à Bamako. Quelque 51% des sages-femmes en activité sont concentrées dans la capitale. C’est au regard de ce constat qu’un programme fut lancé par SWEDD en juin 2018 pour pallier cette situation. La cérémonie a eu lieu en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré et de son collègue de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Bréhima Kamena. On notait, aussi, la présence de nombreux invités de marque. BS/MD (AMAP)