Moriba Coulibaly : L’étoffe des grands

Bamako, 12 nov (AMAP) Une formule «I ka na kè», prosaïquement ne fait pas, qu’il distille dans la bonne humeur à longueur de journée pour moquer ses cousins (les peuls) a fini par lui coller à la peau comme un sobriquet. Notre confrère, Moriba Coulibaly, secrétaire général de la rédaction du quotidien national l’Essor, fait partie des cinq récipiendaires de la médaille de Chevalier de l’ordre national du Mali remis, jeudi, par le ministre Harouna Mamadou Toureh et le Grand chancelier des Ordres nationaux, le général de brigade Amadou Sagafourou Guèye. Ces hommes dont les mérites ont été reconnus pour leur abnégation au travail, leur sens élevé du devoir et du service rendu à la Nation, ont reçu leur médaille, lors d’une cérémonie qui a vu, également, six autres travailleurs du ministère en charge de la Communication recevoir l’Étoile d’argent du mérite national avec effigie abeille. Moriba Coulibaly qu‘on affuble, dans le cercle des intimes, d’autres surnoms comme «Big», le grand en anglais, est une somme de recettes intéressantes (compétence, humilité, esprit d’ouverture, patience d’écoute, soif d’apprendre, esprit critique, notamment celui qui ne consent pas aux choses sans en interroger le bien-fondé) au service du collectif. Autrement dit de la Rédaction de L’Essor dont il est le secrétaire général. Il s’inspire de ce qu’ont ensemencé d’illustres devanciers depuis des années. Il a eu la chance d’être contemporain de certains d’entre eux comme les frères Drabo (Gaoussou et Souleymane), Ousmane Maïga dit Pélé, Abdoul Kader Cissé, Gaoussou Haïdara et Bakary Coulibaly, entre autres. Loin de nous l’idée de le comparer à ces génies de la plume. Mais «Big» marche sur leur trace et partage avec eux un rapport à l’écriture. Une fois à la Rédaction, il fonctionne lui, aussi, en mode Mozart, récite son «solfège» journalistique et travaille ses gammes dans les colonnes de L’Essor. Il a écrit des centaines d’articles. Profilé spécialiste des questions se rapportant à l’agriculture, il y a vraiment développé une expertise dans le traitement des thématiques de ce secteur comme celles d’autres domaines. Journaliste aux idées claires et professionnel jusqu’au bout des ongles, il dégage une impressionnante force intérieure (peut être que la pratique des arts martiaux y est pour quelque chose puisqu’il est ceinture noire 3è dan en Taekwondo). Il tire sa philosophie d’une réflexion simple sans pour autant être fataliste. Il est de ceux qui pensent que tout ce qui arrive dans la vie est l’expression d’une volonté divine, mais que le destin se forge, souvent, à la force des poignets. Arrêtons-nous un petit moment sur l’homme. Le chef de famille qu’il est se sent très bien dans le cocon familial où il reste un père attentionné qui sert au mieux les intérêts des siens (son épouse, sa progéniture et ses parents) avec toute l’implication personnelle et la responsabilité requise. Homme de mesure et de conciliation, ce bambara pure souche est attaché aux valeurs sociales et religieuses. Il peut fièrement arborer sa médaille de chevalier de l’Ordre national du Mali. BD (AMAP)  

Coupe du monde 2022 : Les Aigles qualifiés pour les barrages

Envoyé spécial Boubacar THIERO Kigali, 12 nov (AMAP) Le Mali décroche son billet pour les barrages de la Coupe du monde à une journée de la fin des éliminatoires. Large vainqueur 3-0 du Rwanda à Kigali, la sélection nationale est désormais assurée de terminer à la première place du Groupe E, synonyme de qualification pour le troisième et dernier tour des éliminatoires du Mondial qatari. Moussa Djénépo (19è min), Ibrahima Koné (21è min) et Kalifa Coulibaly (88è min) ont été les bourreaux des Amavubi au stade régional de Nyamirando. Dans l’autre match de la poule, l’Ouganda n’a pu faire mieux qu’un nul 1-1 face au Kenya.à une journée de la fin des débats, les protégés de Mohamed Magassouba comptent 13 points contre 9 pour les Ougandais, deuxièmes du classement. C’est dire que lors de la sixième et dernière journée (dimanche 14 novembre), le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers joueront pour l’honneur contre l’Ouganda. Pour revenir à la rencontre d’hier contre le Rwanda, les Aigles ont plié le match en 20 minutes. Dès la 16è minute, Moussa Djénépo trace la voie du succès des nôtres. Suite à un exploit personnel, l’international malien se débarrasse de son garde du corps avant d’envoyer un centre tir qui oblige le portier rwandais, Mvuyekure Emery à s’y prendre deux fois. Ce ne sera que partie remise pour les joueurs de Mohamed Magassouba qui débloquent le tableau d’affichage, trois minutes plus tard des pieds du même Moussa Djénépo. Servi sur un plateau d’or par Charles Traoré, le sociétaire de Southampton efface deux défenseurs adverses avant d’envoyer une frappe enroulée qui fait mouche (19è min, 0-1). Galvanisés par cette ouverture du score, les Aigles se lancent à l’assaut des buts des Amavubi. Résultat : l’inévitable Ibrahima Koné double la mise pour les siens, suite à un mauvais renvoi du gardien rwandais, Mvuyekure Emery (21è min, 0-2). L’avant-centre de Sarspborg de Norvège marquait ainsi son 5è but en 5 matches. La mi-temps intervient sur ce score de 2-0 pour les Aigles. Au retour des vestiaires, la sélection nationale continue sur la même lancée. Coup sur coup, Adama Traoré «Malouda» (52è et 60è min) et El Bilal Touré (65è min) se ratent face au gardien adverse. à deux minutes de la fin du temps règlementaire, Kalifa Coulibaly, intégré en deuxième période, porte l’estocade aux Rwandais en marquant le troisième but des Aigles (88è min, 0-3). Une véritable démonstration pour le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers qui l’avaient déjà emporté 1-0 à l’aller. «Je dis d’abord félicitations aux enfants, ils méritent largement cette qualification pour les barrages. Je suis très fier d’eux, nous allons tout faire pour continuer sur cette lancée», a déclaré le sélectionneur Mohamed Magassouba après la rencontre. Le capitaine des Aigles, Hamari Traoré a dédié la qualification à l’ancien patron de la Femafoot, Boubacar Baba Diarra, décédé hier en début d’après-midi. «On est très content, on remercie Dieu pour cette victoire. Ce n’était pas évident de venir s’imposer ici. Cette victoire est pour le peuple malien et l’ancien président de la Femafoot Boubacar Baba Diarra qui a été arraché à l’affection du monde sportif, hier», a dit Hamari Traoré. Son coéquipier Moussa Djénépo abondera dans le même sens. «Je félicite toute l’équipe et le staff technique pour cette qualification. On était venu ici pour gagner, Dieu merci, nous avons eu les trois points et l’équipe s’est qualifiée pour les barrages. Le plus dur commence maintenant, il faut qu’on reste concentré pour bien aborder le prochain tour. On dédie cette victoire au général Boubacar Baba Diarra, que son âme repose en paix», a exprimé l’attaquant des Aigles. Dimanche, les Aigles seront à Agadir au Maroc pour le dernier match de poule de cette campagne, Qatar 2022. BT (AMAP)   Jeudi 11 novembre au stade régional de Nyamirando de Rwanda Rwanda-Mali : 0-3 Buts de Moussa Djénépo (19è min), Ibrahima Koné (21è min), Kalifa Coulibaly (88è min) Expulsion de Djihad Bizimana de Rwanda (8è min) Arbitrage de l’Angolais Carvalho Hélder Martins Rodrigues assisté de ses compatriotes Lopes Ivanildo Meirelles et Martins Evanildo Gaspar Dos Santos. Rwanda : Mvuyekure Emery, Rukundo Denis, Manzi Thierry, Nirisarike Salomon (cap), Imanishimwe Emmanuel (Rutanga Eric, 82è min), Muhire Kevin, Niyonzima Olivier, Nshuti Dominique Savio, Rafael York (Nishimwe Blaise, 64è min), Sugira Ernest (Nshuti Innocent, 64è min), Bizimana Djihad. Sélectionneur : Masami Vincent. Mali : Ibrahim Bosso Mounkoro, Falaye Sacko, Boubacar Kiki Kouyaté, Hamari Traoré (cap), Charles Traoré, Mohamed Camara (Diadié Samassekou, 80è min), Aliou Dieng, Adama Traoré «Noss»(Lassine Sinayoko, 80è min), Adama Traoré «Malouda» (El Bilal Touré, 62è min), Moussa Djénépo (Moussa Doumbia, 45è min), Ibrahima Koné (Kalifa Coulibaly, 62è min). Sélectionneur : Mohamed Magassouba  

Coopération : Bamako et Moscou entendent passer a la vitesse supérieure

Par Madiba KEÏTA Bamako, 12 nov (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, en visite à Moscou, en Russie, et son homologue Sergueï Lavrov ont co-animé, jeudi, une conférence de presse au cours de laquelle ils ont évoqué les grands axes de la coopération entre leurs deux pays. À ce propos, le ministre russe des Affaires étrangères a indiqué avoir eu des discussions constructives avec son homologue malien sur les questions de la coopération bilatérale et qui s’appuient sur des traditions historiques. «Nous avons convenu de renforcer le dialogue politique avec le Mali. Les discussions se déroulent de façon tout à fait positive, avec une grande attention sur la coopération économique et commerciale», a-t-il expliqué. « Les discussions, a renchéri Sergueï Lavrov, ont aussi porté sur des domaines prometteurs comme l’énergie, l’exploitation des ressources minières, les nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’agriculture ». «Sur ces questions, des contacts sont déjà établis, notamment avec les structures qui avaient été choisies à l’issue du 1er sommet Russie-Afrique, tenu en 2019», a relevé le ministre Lavrov. Dans ce cadre, des entreprises russes sont venues au Mali en 2020 et ont pu traiter des projets avec des partenaires potentiels, a dit le chef de la diplomatie russe, ajoutant que les deux pays envisagent des «projets d’envergure» sur la base des accords, notamment l’accord de défense pour lutter contre le terroriste au Mali. « Sur ce plan, en plus des équipements militaires, la Russie va, aussi, continuer la formation des cadres militaires maliens », a-t-il assuré. Le ministre russe des Affaires étrangères a aussi signalé que son homologue Abdoulaye Diop lui a fait savoir que la situation au Mali ne permettait pas la tenue des élections maintenant. «Nous comprenons la nécessité de renforcer la lutte anti-terroriste. Nous comptons mettre à la disposition du gouvernement du Mali un certain nombre d’équipements. Nous allons faire tout ce qui est possible pour éviter que la menace terroriste pèse sur la structure de l’État. Puisqu’il y a un risque qui est là, avec la décision des autorités françaises de fermer les trois bases militaires de Barkhane dans la zone où les groupes terroristes sont plus actifs», a-t-il détaillé. Il a ajouté que le Conseil de sécurité doit privilégier le dialogue avec les pays en crise en Afrique et exclure toute ingérence dans les affaires intérieures de ces pays. Sergueï Lavrov a dit avoir accepté volontiers l’invitation de son homologue Abdoulaye Diop à se rendre au Mali. Pour sa part, le ministre Abdoulaye Diop s’est dit heureux d’effectuer cette visite en Russie dont le but est de «renforcer et diversifier» la coopération bilatérale. « Ma visite ici n’est pas une surprise parce que la Russie et le Mali sont des partenaires stratégiques et des alliés historiques», a-t-il dit, en rappelant que c’est dès son indépendance que le Mali s’est tourné vers l’ex-URSS pour bâtir une économie, une société et des Forces de défense et de sécurité fortes. «Depuis, notre relation avec la Fédération de Russie ne s’est jamais démentie. Nous avons des milliers de militaires, de fonctionnaires et de cadres qui ont été formés dans ce pays. Nous tenons à exprimer notre gratitude pour cet investissement humain et matériel pour que le Mali soit là aujourd’hui», a-t-il affirmé. PLANS DE PARTITION DU MALI- Le chef de la diplomatie malienne a répété que sa visite à Moscou consiste bel et bien à renforcer cette coopération dynamique. «Le Mali n’a rien à cacher en venant à Moscou. Je crois que c’est une relation qu’on fait au grand jour. C’est une relation qui n’est dirigée contre personne mais qui est censée prendre en charge les préoccupations des Maliens pour assurer leur propre sécurité. Une relation qui est censée défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali d’un côté et de l’autre, renforcer la stabilité de notre pays, mais aussi trouver une relation gagnant-gagnant sur le plan économique et commercial», a-t-il fait savoir. Le ministre Diop a souligné que sa présence dans la capitale russe a pour but, également, de donner une «impulsion à la coopération de défense et de sécurité». Il a expliqué que le «Mali, en tant qu’État, est en train aujourd’hui de se battre pour sa survie. Parce qu’il y a des plans de partition du Mali qui existaient depuis longtemps et, nous souhaiterons que le Mali soit mis à l’abri. Qu’on aide les Maliens dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation». Pour le ministre Diop, le Mali attend beaucoup de la Russie qui est un partenaire pragmatique, un partenaire réaliste qui a su faire la preuve de son efficacité dans le cadre de lutte contre le terrorisme dans d’autres théâtres d’opération. « Aujourd’hui, nous souhaitons pouvoir compter sur les appuis que nous avons demandés sur le plan des équipements militaires, sur le plan de la formation et de tous les moyens qui permettent à nos forces de défense et de sécurité d’être les premiers responsables de la sécurité du Mali. C’est extrêmement important et cela doit être compris par tous que le Mali n’est pas en train de sous-traiter sa sécurité. Le Mali veut avoir les capacités nécessaires pour pouvoir assurer sa sécurité. Dans ce cadre, il est absolument normal pour le Mali de diversifier ses partenaires. Notre pays apprécie déjà les premières livraisons d’équipements de la Russie du mois dernier et espère que les autres en chantier puissent se matérialiser», a-t-il ajouté. Répondant à une question de la presse, le chef de la diplomatie malienne a dit que le Mali n’a signé aucun contrat avec la société paramilitaire Wagner, précisant que la relation entre le Mali et la Russie est une «relation d’État à État». MK (AMAP)  

L’Armée interpelle deux présumés terroristes à Ansongo, dans le Nord du Mali (officiel)

Bamako, 12 nov (AMAP) Les forces armées maliennes (FAMa), ont interpellé, jeudi, deux présumés terroristes, entre 09h30mn et 11h00mn, à la foire hebdomadaire d’Ansongo, indique l’Armée sur son site www.fama.ml. Selon la source militaire, le premier suspect, longtemps, recherché par les services de sécurité, serait un des complices (logistique et informations) des terroristes de l’Etat islamique dans le grand Sahel (EIGS) dans la zone d’Ansongo et Ménaka (Nord). Il a été cité par un autre suspect appréhendé, le 29 octobre 2021 dernier, par les Forces maliennes. «Il serait impliqué dans plusieurs cas d’attaques, braquages et filatures des agents sur le tronçon Gao-Labbezenga via Ansongo», précise l’Armée. Quant au deuxième interpellé, il serait “un pion dans la chaîne de ravitaillement en carburant des combattants terroristes évoluant dans la zone de Hourara (Commune rurale de Ouattagouna, Cercle d’Ansongo)”, explique l’Armée. Il acheminerait du carburant et autres produits divers du Niger à destination de Hourara. “Les deux suspects ont été mis à la disposition de la gendarmerie nationale pour enquête”, confie la source militaire. AT/ MD (AMAP)

Coopération : La Russie réaffirme son appui et son accompagnement au Mali

Bamako, 12 nov (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, sur invitation de son homologue russe Sergueï Lavrov, est arrivé en Russie mercredi pour une visite d’amitié et de travail de 72h, annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Le chef de la diplomatie malienne a eu un tête-à-tête avec son homologue russe, avant une séance de travail élargie aux deux délégations, ajoute la même source Au cours de l’entretien, Abdoulaye Diop a remis un message personnel du président de la Transition, colonel Assimi Goïta au président Vladimir Poutine, précise le communiqué. Les ministres Diop et Lavrov se sont félicités de l’excellence des relations entre le Mali et la Russie et ont « exprimé leur volonté de les renforcer davantage notamment dans le domaine de la sécurité et de la coopération économique et culturelle». « Ils se sont également réjouis de la convergence de vues au sein des instances internationales sur les questions de paix, de sécurité et de stabilité dans le monde », poursuit le communiqué. Le ministre Diop a souligné « le grand intérêt que le Mali porte au partenariat historique et stratégique avec la Russie ». Abdoulaye Diop a, aussi, exprimé toute la gratitude du peuple malien et des autorités de la Transition au gouvernement de la Russie pour ses multiples interventions dans divers domaines du développement socio-économique du Mali, souligne le communiqué. Et de préciser que la partie russe a « réaffirmé son appui et son accompagnement de la Transition dans le respect de la souveraineté du Mali ainsi que dans la recherche d’une solution malienne ». MT/MD (AMAP)

Controverse autour du prix du pain au Mali

Bamako, 11 nov (AMAP) Des boulangers maliens ont décidé d’observer, mercredi, un arrêt de travail jusqu’à ce que la baguette de 300 g soit vendue au consommateur à 300 Fcfa au lieu de 250 Fcfa exigé par le gouvernement. Cette décision des boulangers, à la suite d’une assemblée générale, mardi après-midi, à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali,  a obligé, hier, beaucoup de Bamakois à prendre leur petit déjeuner sans le pain. Dans la plupart des boutiques et des boulangeries de la capitale, ce produit très consommé n’était pas disponible. «A partir de ce matin (Ndlr, mercredi), nos portes restent fermées parce que nous sommes dans l’impossibilité de produire le pain. On ne peut pas acheter un sac de farine à 21.000 Fcfa pour faire des baguettes de pain qui seront vendues à 250 Fcfa. Ce sera une perte pour nous», a expliqué le président de l’Union des boulangers du Mali, Ahmed Dembélé. Et de préciser : «Nous ne sommes pas en grève, nous sommes en arrêt de travail. Nous sommes une entreprise et nous ne pouvons travailler à perte». M. Dembélé a invité le gouvernement à négocier avec l’ensemble des boulangers afin de parvenir à un compromis profitable à toutes les parties. Lors de sa rencontre, mardi dernier, avec les acteurs du secteur, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, constatant les désagréments causés par la grève sauvage des boulangers la semaine dernière, a clairement indiqué que le prix du pain «reste inchangé». Contacté par nos soins, un responsable dira que la position du ministère n’a pas varié. Il a tenu à préciser qu’aucune augmentation du prix du pain par les boulangers n’est envisageable. Même fermeté du côté de la direction générale du commerce et de la concurrence, chargée de veiller au respect strict des mesures gouvernementales en la matière. Le directeur général du DGCC, Boukadary Doumbia, que nous avons pu contacter, a précisé que certaines boulangeries continuent à travailler. «Ce qui importe, c’est le maintien des prix du pain et nous avons pris des dispositions pour cela. En effet, nous avons mis en place des brigades de surveillance qui sillonnent la ville», a-t-il expliqué, ajoutant que l’Etat ne peut pas obliger «les gens à travailler». Allusion faite aux boulangers qui sont en arrêt de travail. Le directeur général du commerce et de la concurrence espère que ces derniers reviendront vite à de meilleurs sentiments. FC/MD (AMAP)    

Hommage au président Amadou Toumani Touré : Un devoir de mémoire

Bamako, 11 nov (AMAP) La famille de l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT) et la Fondation pour l’Enfance ont procédé, mercredi, dans l’enceinte de l’établissement, à l’inauguration d’une bibliothèque pour la jeunesse au nom de l’illustre disparu. La veuve de l’ancien président, Mme Touré Lobbo Traoré, a ravivé une des dernière déclaration de son époux à l’endroit de la jeunesse : «Vous devez faire mieux que nous, vous n’avez pas le droit d’échouer parce que vous êtes mieux préparés et mieux instruits». Et de rappeler que la bibliothèque servira à bonifier le savoir des jeunes pour construire un meilleur lendemain. Selon Mme Touré, l’ancien président avait souhaité qu’un espace soit réservé pour l’aménagement d’une bibliothèque pour le public. Aujourd’hui, c’est chose faite. Elle a été réalisée grâce au fonds documentaire personnel du général Amadou Toumani Touré, un homme qui avait développé une passion pour la lecture. L’événement, dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire de la disparition de ATT, était couplé au lancement d’un recueil des discours de l’ancien président sur la période (2002-2012) et au baptême de la Fondation, en son nom, pour perpétuer son esprit. Arraché à l’affection du peuple malien, le 10 novembre 2020, la triste nouvelle de la disparition brutale de l’ancien président avait plongé le Mali dans la consternation. Un an après, sa famille et ses proches ont tenu à rendre hommage, à travers une série d’activités, à celui qui a été unanimement, ou presque, reconnu par ses compatriotes comme un grand bâtisseur. L’ancien chef de l’Etat avait engagé des actions humanitaires au profit des populations nécessiteuses. Ces efforts ont permis de faire un forage pour les habitants de Mountougoula qui va être inauguré, aujourd’hui, jeudi. Au nombre des ces actions, la réalisation d’une bibliothèque qu’il a toujours espéré accomplir pour la jeunesse traduit l’engagement de l’homme pour les bonnes œuvres. L’ex première Dame a souligné que le troisième projet porte sur un engagement du président de la Fondation pour l’Enfance à la population de Farako Mountougoula. Il avait promis aux habitants de la localité un forage pour favoriser l’accès à l‘eau potable et atténuer la corvée des femmes. «J’ai estimé, dit-elle, que la mort ne peut et ne doit pas compromettre cet acte de générosité», a expliqué la veuve de Amadou Toumani Touré. Elle s’est également réjouie du fait que la Pyramide du souvenir accueillera, aujourd’hui, une exposition photos sur le parcours de l’homme. Samedi prochain, les jeunes prendront le relais à travers des activités culturelles et des témoignages sur l’ancien chef de l’état. Il est également prévu de dérouler d’autres activités jusqu’au 20 novembre prochain. Mme Touré Lobbo Traoré a indiqué que ce premier anniversaire de la disparition de son époux de président, représente une opportunité de rendre hommage à cette grande figure. «Nous avons trouvé dans les hommages qui lui ont été rendus, depuis sa disparition jusqu’à nos jours, le réconfort et la force de nous relever d’une épreuve si dure. Nous avons compris alors que notre premier devoir est de perpétuer son œuvre. Le destin n’a pas permis de réaliser la totalité de cette volonté, mais je suis fière et heureuse d’annoncer, aujourd’hui, la publication du recueil des discours du président sur la période de 2002-2012». Ce fut un moment très émouvant qui a vu Mme Touré Lobbo fondre en larmes, avant la fin de son discours. Ce premier anniversaire de la disparition du président Touré survient quelques jours après le décès de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. Une symbolique ! Puisque celle dont la Nation malienne porte le deuil, depuis le 6 novembre dernier, avait été nommée Premier ministre par l’ancien président Amadou Toumani Touré. Elle est restée jusqu’à ce jour la première et seule femme à avoir occuper ce poste. Pour sacrifier à un devoir de souvenir, un film sur le parcours du grand bâtisseur a été projeté. Ce document résume les grands chantiers réalisés par l’homme d’état qu’il a été, notamment le barrage de Taoussa, la route Bamako-Ségou, le 3è Pont, l’Université de Ségou et de Kabala, entre autres. Selon les témoignages, il a été sans conteste un apôtre de la paix. Il a toujours choisi le camp de la paix contre celui de la guerre. En cela il faut mettre à son crédit des missions de médiation dans les conflits au Rwanda, au Tchad et Côte d’Ivoire, etc… La cérémonie a enregistré la participation du secrétaire général de la présidence, Mamadou Oulalé, du chef de cabinet du président de la Transition, Demba Ndaou, des anciens Premiers ministres Modibo Sidibé et Ousmane Issoufi Maïga, des anciens ministres, des ambassadeurs et du chef de cabinet de l’ancien président, Seydou Cissouma. MS/MD (AMAP)  

Hommage au président Amadou Toumani Touré : Un devoir de souvenir

L’illustre disparu a forgé son aura sur des piliers d’airain. Sa famille et ses proches collaborateurs entendent perpétuer son esprit, sa bonhomie et surtout son attachement à la bonne cause Dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire de la disparition de l’ancien président Amadou Toumani Touré, sa famille et la Fondation pour l’Enfance ont procédé, hier dans l’enceinte de la Fondation, à l’inauguration d’une bibliothèque du nom de l’illustre disparu pour la jeunesse. L’événement était couplé au lancement d’un recueil des discours de l’ancien président sur la période (2002-2012) et la rebaptisation de la Fondation en son nom. Tout cela pour perpétuer son esprit. La cérémonie a enregistré la participation de l’épouse de l’ancien président, Mme Touré Lobbo Traoré, du secrétaire général de la présidence, Mamadou Oulalé, du chef de cabinet du président de la Transition, Demba Ndaou, des anciens Premiers ministres Modibo Sidibé et Ousmane Issoufi Maïga, des anciens ministres, des ambassadeurs etdu directeur de cabinet de l’ancien président, Seydou Cissouma. Arraché à notre affection le 10 novembre 2020, le peuple avait accueilli dans la consternation la triste nouvelle de la disparition brutale de celui qui a été unanimement ou presque reconnu par ses compatriotes comme le grand bâtisseur. Un an après, sa famille et ses proches ont tenu à lui rendre hommage à travers une série d’activités. Il faut rappeler que l’ancien chef de l’état avait entamé une série d’activités humanitaires au profit des populations nécessiteuses. Ces efforts ont permis de faire un forage pour les habitants de Mountougoula qui va être inauguré, aujourd’hui. La réalisation d’une bibliothèque qu’il a toujours espéré accomplir pour la jeunesse traduit l’attachement de l’homme à réaliser des bonnes œuvres. La bibliothèque est donc un moyen de partage du savoir, de la connaissance. Dans son discours de remerciement la veuve de l’ancien président, Mme Touré Lobbo Traoré, a ravivé une des dernière déclaration de son époux à l’endroit de la jeunesse : «Vous devez faire mieux que nous, vous n’avez pas le droit d’échouer parce que vous êtes mieux préparés et mieux instruits». Et de rappeler que la bibliothèque servira à bonifier le savoir des jeunes pour construire un meilleur lendemain. Pour l’épouse de l’ancien président, il avait souhaité qu’un espace soit réservé pour l’aménagement d’une bibliothèque pour le public. Aujourd’hui, c’est une chose faite. Elle a été réalisée grâce au fonds documentaire personnel du général Amadou Toumani Touré, un homme qui avait développé une passion pour la lecture. L’ex première Dame a aussi souligné que le troisième projet porte sur un engagement du président de la Fondation pour l’Enfance à la population de Farako Mountougoula. Il avait promis aux habitants de la localité un forage pour favoriser l’accès à l‘eau potable et atténuer la corvée des femmes. «J’ai estimé, dit-elle, que la mort ne peut et ne doit pas compromettre cet acte de générosité», a expliqué la veuve de Amadou Toumani Touré. Elle s’est également réjouie du fait que la Pyramide du souvenir accueillera, aujourd’hui, une exposition photos sur le parcours de l’homme. Samedi prochain, les jeunes prendront le relais à travers des activités culturelles et des témoignages sur l’ancien chef de l’état. Il est également prévu de dérouler d’autres activités jusqu’au 20 novembre prochain. Mme Touré Lobbo Traoré a laissé entendre que ce premier anniversaire de la disparition de son époux de président, représente une opportunité de rendre hommage à cette grande figure. «Nous avons trouvé dans les hommages qui lui ont été rendus, depuis sa disparition jusqu’à nos jours, le réconfort et la force de nous relever d’une épreuve si dure. Nous avons compris alors que notre premier devoir est de perpétuer son œuvre. Le destin n’a pas permis de réaliser la totalité de cette volonté, mais je suis fière et heureuse d’annoncer, aujourd’hui, la publication du recueil des discours du président sur la période de 2002-2012». Ce fut un moment très émouvant qui a vu Mme Touré Lobbo fondre en larmes, avant la fin de son discours. Ce premier anniversaire de la disparition du président Touré survient quelques jours après le décès de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. Lasymbolique est parlante puisque celle dont la Nation malienne porte le deuil, depuis le 6 novembre dernier, avait été nommée par l’ancien président Amadou Toumani Touré Premier ministre. Elle est restée jusqu’à ce jour la première et seule femme à avoir occuper ce poste. Pour sacrifier à un devoir de souvenir, un film sur le parcours du grand bâtisseur a été projeté.Ce document résume les grands chantiers réalisés par l’homme d’état qu’il a été, notamment le barrage de Taoussa, la route Bamako-Ségou, le 3è Pont, l’Université de Ségou et de Kabala, entre autres. Selon les témoignages, il a été sans conteste un apôtre de la paix. Il a toujours choisi le camp de la paix au détriment de celui des seigneurs de la guerre, en cela il faut entendre la médiation dans les conflits au Rwanda, au Tchad et Côte d’Ivoire, etc… Maïmouna SOW

Deux accusés sur trois devant la Cour d’assises militaire de Bamako 

Bamako, 11 nov (AMAP) La session unique de la Cour d’assises militaire, au titre de l’année judiciaire 2021, a débuté, mercredi, au tribunal militaire à Bamako, qui a, à son rôle, trois affaires impliquant trois accusés porteurs d’uniforme dont deux étaient présents à l’audience et qui vont comparaître pour des infractions criminelles d’assassinat, de viol et d’homicide. Le président du tribunal Noumadi Kanté a rappelé que les tribunaux militaires qui, pour le moment, existent à Kayes (Ouest), Mopti (Centre) et Bamako, la capitale, ont pour vocation de juger les infractions de droit commun commises par les militaires dans les services, les casernes, quartiers, dépôts, navires et aéronefs ou autres établissements militaires, en bivouac ou en stationnement et les infractions spécifiquement militaires dans les ressorts judiciaires des Cours d’appel de leur siège. Le Tribunal militaire est composé de cinq magistrats, dont un conseiller de la Cour d’appel de la localité, auxquels s’ajoutent quatre juges militaires, assistés d’un greffier et d’un représentant du ministère public, partie poursuivante. Selon le magistrat, dans la situation politique actuelle du Mali, marquée par la Transition, il n’y a pas de place pour l’impunité, « chaque autorité à quel que niveau que ce soit, doit jouer sa partition ». « C’est pourquoi, la Cour d’assises militaire que nous avons l’insigne honneur de présider ne ménagera aucun effort pour une application saine, rigoureuse mais clairvoyante de la loi », a-t-il assuré, évoquant au passage certains dysfonctionnements de la juridiction qui, de son point de vue, méritent d’être corrigés. Le colonel Soumaïla Bagayogo, le procureur de la République, près le Tribunal militaire de Bamako a, auparavant, expliqué que les tribunaux militaires comprennent une ou plusieurs chambres de jugement, une chambre d’accusation, un ou plusieurs cabinets d’instruction, un parquet militaire. Ils sont saisis sur dénonciation auprès des parquets militaires ou civils et par les procès verbaux de renseignements judiciaires dressés par les unités d’enquête militaires. PLUSIEURS JUGEMENTS RENDUS – Le magistrat militaire a aussi précisé qu’en dehors du pouvoir d’opportunité des poursuites qui appartient au ministre chargé des Armées, les autres modalités de fonctionnement s’inspirent largement du Code de procédure pénale. « Aujourd’hui, plus que jamais, notre pays a besoin d’une justice militaire forte, équitable, crédible, sûre et respectueuse des règles de conflit armé et principes des droits humains définis dans la convention de Genève et le statut de Rome pour accompagner les Forces armées maliennes dans la lutte implacable contre le djihadisme, l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée et le trafic en tous genre », a-t-il déclaré.   Dans ces conditions, a ajouté le colonel Bagayogo, les tribunaux militaires seraient plus dignes à juger les infractions militaires en lien avec les opérations militaires. « Et toute manœuvre contraire est de nature à inquiéter les militaires et leurs familles en ce que la hiérarchie militaire a l’obligation de veiller sur le moral de la troupe ». Il a attiré l’attention sur l’intérêt et l’importance de cette session au rôle de laquelle, selon lui, sont inscrits des crimes contre l’intégrité des personnes dans les circonstances de lieu et de temps qui requièrent la compétence d’une Cour militaire. Parlant de la juridiction dans son ensemble, le procureur militaire a reconnu qu’il est fait grief à la justice du même type, qu’elle ne communique pas, que l’opinion ne sait pas ce qu’elle fait. Cependant, selon lui, des efforts sont accomplis dans l’absolu anonymat. En 2020, le Tribunal militaire de Bamako a procédé au jugement d’une vingtaine d’affaires impliquant des militaires, toutes catégories confondues. Pour exemple, le magistrat a détaillé qu’en transport à Ségou, le Tribunal militaire de Bamako a, en septembre 2020, jugé 13 militaires pour des infractions se rapportant, entre autres, à la violation de consignes militaires, vol et complicité, homicide involontaire, détournement d’armes et munitions. A ces chiffres s’ajoutent les cas de 10 autres militaires jugés au siège de la juridiction, en novembre dernier. Dans les deux cas, des peines allant de 6 mois à 4 ans d’emprisonnement ferme ont été prononcées avec paiement d’amende ou de dommages et intérêts. Le procureur a précisé qu’à ce jour, au Camp I de la gendarmerie, 7 militaires sont condamnés à des peines de prisons et 19 autres sont placés sous mandat de dépôt en attente de jugement. Dans le même registre, à Mopti, 17 dossiers sont repartis entre les deux cabinets d’instructions. Le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Moustapha Cissé a exprimé toute la joie du Barreau de participer à une session militaire qui traite des affaires criminelles. Il a dit toute la disponibilité de sa corporation à prendre part aux différentes sessions, tant qu’il s’agit de défendre l’honneur d’un citoyen malien. Pour lui, cette session est la preuve que le Mali est sur la bonne voie quant à l’amélioration des conditions de mise en place d’un état de droit pour lequel « l’accompagnement du Barreau ne fera jamais défaut ». La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué et de ses collègues de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel major Daoud Ali Mohammedine et de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara. Etaient également présents, des représentants des partenaires techniques et financiers, plusieurs membres de la famille judiciaire et une foule de porteurs d’uniforme. MT/MD (AMAP)    

Coupe du monde 2022 : Aigles, opération six points

Envoyé spécial Boubacar THIERO  Kigali, 11 nov (AMAP) Pour être sûre de participer aux barrages, la sélection nationale du Mali doit simplement faire carton plein lors des deux dernières journées des éliminatoires, c’est-à-dire, battre le Rwanda à domicile, cet après-midi (jeudi) et gagner, le 14 novembre, à Agadir, au Maroc, contre l’Ouganda Le Mali affronte le Rwanda cet après-midi au stade régional de Nyamirando, au compte de la 5è et avant dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022. C’est une rencontre très importante pour les Aigles, leaders du groupe E avec 10 points et qui ont, impérativement, besoin d’une victoire pour être sûrs de conserver la tête du classement. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires, qui devancent l’Ouganda de deux longueurs (8 points), peuvent même se qualifier dès cette 5è journée, mais à condition de gagner et en même temps, compter sur un nul ou une défaite des Ougandais contre le Kenya. Au match aller à Agadir, au Maroc, les protégés du sélectionneur national Mohamed Magassouba s’étaient contentés du service minimum (1-0, but d’Adama Traoré dit Malouda). La délégation malienne est arrivée à Kigali, mardi et le même jour, les Aigles ont effectué leur première séance d’entraînement, avant de faire la reconnaissance de terrain. Avant de fouler la pelouse du stade régional de Nyamirando, un quartier de Kigali, demain à 16h, le Mali connaîtra le résultat du match Ouganda-Kenya, prévu à 13h. Bien sûr, les nôtres vont prier pour une contreperformance des Ougandais contre les Harembee stars du Kenya, même si cette hypothèse semble peu probable dans la mesure où la sélection ougandaise évoluera à domicile. À l’image de l’attaquant Ibrahima Koné qui a marqué quatre buts lors des deux précédentes journées, les protégés du technicien Magassouba ne jurent que par la qualification pour les barrages. «Les deux derniers matches seront comme des finales qu’il faut gagner à tout prix. On s’est préparé avec un esprit de gagneur et tout le monde est concentré sur le sujet», souligne le canonnier. «On connaît cette équipe rwandaise, on l’a battue lors de la manche aller et on va tout faire pour confirmer cette belle performance», a ajouté Ibrahima Koné qui espère faire trembler encore les filets. Son compère de la ligne d’attaque, Lassine Sinayoko insiste également sur les enjeux des deux derniers matches et affiche son optimisme. «On a hâte d’affronter le Rwanda pour cette avant-dernière journée des éliminatoires. C’est une rencontre très importante dans la course à la qualification aux barrages. Nous avons déjà joué contre les Rwandais, mais cette fois l’équipe aura l’avantage d’évoluer à domicile et il va falloir contenir la pression. Nous allons tout faire pour terminer à la première place de la poule. Nous avons l’effectif, les qualités physiques, techniques et mentales pour atteindre cet objectif. Nous sommes confiants», a déclaré le joueur de l’AJ Auxerre (Ligue 2 française). Un avis que partage le défenseur, Sénou Coulibaly qui assure que le groupe est prêt sur tous les plans. «On a un bon groupe, l’équipe a les qualités physiques et techniques suffisantes pour aller au bout. Il règne une bonne atmosphère au sein du groupe, l’esprit d’équipe est là et nous avons une envie collective de réaliser quelque chose ensemble», témoigne l’international malien. «On va rester serein pour bien terminer le travail qu’on a commencé. Cela passe obligatoirement par une victoire contre le Rwanda et face à l’Ouganda lors de la dernière journée des éliminatoires. Les Rwandais sont déjà éliminés, mais il faut s’attendre à les voir jouer ce match à fond et chercher à nous compliquer la vie. C’est le haut niveau et rien ne doit être négligé», prévient le défenseur de Dijon. Après l’explication avec les Amavubi du Rwanda, les Aigles mettront directement le cap sur Agadir pour la réception de l’Ouganda, au compte de la 6è et dernière journée de la phase de poules. Seul le premier du groupe se qualifie pour les barrages. BT (AMAP) Aujourd’hui au stade régional de Nyamirando à Kigali 16h : Rwanda-Mali