Barkhane quitte Tessalit, dans l’extrême Nord du Mali  

Bamako, 17 nov (AMAP) La Force française Barkhane a remis officiellement, aux Forces armées maliennes (FAMa) les installations qu’elle occupait à Tessalit., dans l’extrême Nord du Mali, vers la frontière algérienne, ont annoncé, mardi, des sources militaires françaises . «Après celle de Kidal, l’emprise occupée par la force Barkhane à Tessalit a été transférée le 13 novembre aux Forces armées maliennes (FAMa). Les derniers soldats français ont quitté le site le 15 novembre », indique un communiqué de l’État-major des armées françaises publié le même jour. L’opération « dans le cadre de l’adaptation du dispositif militaire français déployé dans la bande sahélo-saharienne », précise le communiqué. « Ce réaménagement a été acté en juillet 2021 par le président français Emmanuel Macron et par ses homologues du G5 Sahel », rappelle l’État-major des armées françaises. Selon lui, le « transfert a été progressif, maîtrisé et étroitement coordonné avec les FAMa et avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dont un contingent de plusieurs centaines de militaires est déployé en permanence à Tessalit ». «Ce transfert s’inscrit dans le cadre du partenariat de combat qui lie les forces françaises et les forces maliennes. Ainsi, les unités maliennes et françaises se sont entraînées ensemble pendant plusieurs semaines pour partager leurs savoir-faire et préparer la pleine prise en compte de l’emprise par une compagnie renforcée des FAMa », poursuit le communiqué de l’Armée française. « Différentes procédures de réassurance ont notamment pu être mises en œuvre», détaille son communiqué, ajoutant que comme à Kidal, cette nouvelle étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne « a été conduite dans de très bonnes conditions de dialogue avec les forces partenaires ». MD (AMAP)  

Bollé : L’alimentation assurée en qualité et en quantité

Bamako, 16 nov (AMAP) Contrairement à la MCA de Bamako, l’administration du centre pénitentiaire de Bollé met les moyens à la disposition des femmes détenues qui préparent pour elles-mêmes et pour les mineurs incarcérés dans cet établissement de rééducation. Selon les responsables de Bollé, ces femmes privées de liberté font la cuisine à tour de rôle par chambre (20 au total). « La cellule, dont le tour arrive, donne deux personnes qui préparent sous la supervision de quatre autres détenues de façon permanente présentes au niveau de la cuisine », expliquent-ils. L’administration souligne que les lundis et vendredis, c’est le haricot qui est servi comme déjeuner. Les autres jours, les plats varient entre le riz avec la pâte d’arachide et le «tô», le mets traditionnel. « Ces deux repas sont toujours accompagnés, soit de viande soit de poisson fumé », précise-t-elle, signalant que ce menu provient du CICR. Pendant les jours de fête et fériés, ce sont des plats spéciaux qui sont mis à la disposition des détenus, confient les responsables du centre qui assurent que les prisonniers (environ 191) mangent à « satiété ». Cette affirmation est confirmée par la porte-parole des prisonniers sous le sceau de l’anonymat : « Nous mangeons très bien. C’est par préférence que certains se font apporter à manger ici ». D’après la dame, les pensionnaires de Bollé ont l’impression, parfois, d’être en liberté. Elle déplore que dès fois, certaines détenues refusent de s’occuper de la cuisine. Très souvent, il y a aussi des disputes lors du partage de la viande entre les pensionnaires. BD (AMAP)

Nourriture des détenus à la Maison centrale d’arrêt de Bamako : Pas très appétissante

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 16 nov (AMAP) Il est environ 14 heures à Bamako-coura en Commune III du District de Bamako. En ce mardi du mois d’octobre, Madou Doumbia fait la queue devant la porte de la Maison centrale d’arrêt (MCA) de la capitale. Sous un soleil ardent, le jeune homme d’une vingtaine d’années est venu apporter de la nourriture à son frère, incarcéré dans ce centre pénitentiaire. Comme les autres visiteurs, le jeune homme tient en main une plat emballé dans un tissu, dont l’un des bouts est attaché à un petit bois sur lequel, le nom de son parent et le numéro de sa cellule sont inscrits. Il est aussi muni d’une pièce d’identité. « Sans cela, les agents n’acceptent pas les repas », glisse notre interlocuteur. De nombreux Bamakois apportent les repas à leurs parents ou proches emprisonnés dans les centres de détention de la capitale. Souleymane Coulibaly en fait partie. Chaque jour, le trentenaire quitte Korofina Sud (Commune I) pour apporter à manger à son frère, «condamné à deux ans de prison pour avoir volé une moto». «Il nous a informés que la qualité de la nourriture qu’on leur offre laisse à désirer ». « C’est pourquoi, justifie Souleymane Coulibaly, la famille a décidé de lui assurer la ration alimentaire au quotidien». Le jeune homme déplore le « favoritisme » autour de l’accès des aliments dans ce centre et invite les autorités à améliorer le régime alimentaire des détenus ». « Cependant, révèle-t-il, mon frère nous a informé que l’eau qu’ils boivent dans la prison est de bonne qualité». Au contraire, Kadiatou Sidibé ne sait rien des conditions de détention de son grand frère, incarcéré pour avoir enlevé un enfant. «C’est nous-mêmes qui avons décidé d’assurer sa ration alimentaire. Parce que si quelque chose de mal lui arrive, nous nous sentirons responsables », explique la bonne dame, d’un air désespéré. « Quelqu’un nous a dit qu’on leur donne à manger mais que les plats peuvent ne pas être de leur choix», reconnaît notre interlocutrice. En ce mardi d’octobre, Kadiatou Sidibé apporte à son frangin du riz avec de la sauce tomate (nadji). Habituellement, elle ajoute des fruits au plat. La dame estime que lorsqu’on enferme une personne, on doit la prendre correctement en charge. TROIS REPAS PAR JOUR – Un ancien pensionnaire de la MCA confirme. «Si les gens étaient bien nourris comme les citoyens moyens, est-ce que leurs parents allaient leur apporter quelque chose ? Ce qu’on donne là-bas n’est pas mangeable», souligne notre interlocuteur qui reconnaît, toutefois, que les détenus arrivent à manger trois fois par jour. Le petit déjeuner est servi entre 8 h et 9 heures, tandis que le déjeuner est offert entre 14 h et 15 h et le dîner aux environs de 17 h. L’ancien détenu révèle que les repas du matin et du soir sont de la «bouillie de mil», celui de midi varie entre le riz et le haricot.Ce dernier aliment n’est servi que les vendredis. «Les autres jours, c’est soit le riz au gras ou le riz avec une sauce gluante, difficile à avaler», se souvient notre interlocuteur. Il raconte que certains prisonniers, pour pouvoir consommer cette sauce, se procurent des bouillons culinaires, afin de l’assaisonner. L’ancien pensionnaire de la MCA se rappelle qu’au moment de sa détention, les personnes dont les parents apportaient de la nourriture, ne dépassaient pas le tiers des prisonniers. Les détenus qui ne recevaient pas de nourriture devaient, en échange de quelques tartines, rendre certains services aux «ravitaillés». Par exemple, en lavant leurs habits. Sur la question, le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré estime que les personnes extérieures ne devraient pas apporter à manger aux détenus. «A partir du moment où les gens sont privés de liberté, normalement, ils doivent être pris en charge par l’État. Que ce soit le couchage ou l’alimentation », explique le président de la CNDH. Pour lui, si une personne est privée de liberté, cela ne voudrait pas dire qu’elle est privée de sa dignité. «Elle conserve tous ses droits qui doivent être respectés jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu dans les règles de l’art. Et cela est valable pour les condamnés », soutient le défenseur des droits de l’Homme, tout en insistant sur le droit à une alimentation saine. La CNDH fait régulièrement des enquêtes pour veiller au respect des droits des détenus. «Généralement, les prisonniers nous disent que les repas servis dans certaines prisons sont acceptables », fait savoir Aguibou Bouaré. Dans d’autres établissements pénitentiaires, ils se plaignent tant de la qualité que de la quantité des mets. De façon générale, la situation n’est pas satisfaisante dans nos prisons. Cette situation s’explique, selon le défenseur des droits de l’Homme, par l’émission systématique des mandats de dépôt. « Emprisonner les gens à tour de bras engendre la surpopulation carcérale et augmente les charges de l’Etat du point de vue de la prise en charge des personnes détenues», analyse M. Bouaré, pour qui, il est souhaitable que les prisons soient désengorgées, en libérant toutes les personnes poursuivies qui offrent des garanties de représentation et en permettant de trouver des mesures alternatives à l’emprisonnement. SANTÉ ET INTÉGRITÉ PHYSIQUE – Contrairement au président de la CNDH, le premier responsable de la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES) trouve normal que les parents des détenus leur apportent de la nourriture. « La loi malienne n’est pas contre cette pratique », selon Ibrahima Tounkara qui précise que cela ne dédouane pas l’administration pénitentiaire de sa responsabilité d’assurer la prise en charge alimentaire des prisonniers. «Nous avons un budget pour cela. Mais les gens sont libres d’apporter à manger à leurs parents», souligne le directeur des établissements pénitentiaires. Ce budget, qui est passé d’environ 900 millions en 2017 à près de 1,6 milliard de Fcfa en 2021, est reparti entre l’ensemble (une soixantaine) des maisons d’arrêt de notre pays. Le premier responsable de la DNAPES a fait savoir que c’est au niveau de la direction des finances et

Attaque terroriste à Guiré (Nara) : L’Armée neutralise 06 assaillants et perd 07 soldats

Bamako, 15 nov (AMAP) Sept soldats maliens sont morts, dimanche, dans une attaque d’un groupe armé terroriste contre le poste de sécurité de Guiré (Région de Nara), à la proximité de la frontière avec la Mauritanie, selon un dernier bilan communiqué, lundi, par une source securitaire Un communiqué de l’Armée avait d’abord annoncé que les Forces armées maliennes (FAMa) ont « vigoureusement » repoussé, dimanche, aux environs de 14h45, cette attaque et avait fait état d’un « bilan provisoire de 04 morts et 14 blessés de côté FAMa. Et côté assaillants, 06 morts ». Aussitôt, a ajouté la même source, trois blessés ont été sauvés par un hélicoptère des FAMa pour leur prise en charge. Le chef d’état-major général des Armées avait présenté « ses condoléances les plus attristées aux familles et frères d’armes des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés », indique l’Armée. SS/MD (AMAP)  

Coupe du monde 2022 : Les Aigles du Mali assument leur statut

Envoyé spécial Boubacar THIERO Agadir, 16 nov (AMAP) La sélection nationale de football du Mali, qui s‘est qualifiée pour les barrages de la Coupe du monde Qatar 2022, a réalisé un parcours sans faute et, cerise sur le gâteau, elle est la seule équipe qui n’a encaissé aucun but en six journées de compétition. «Cette qualification pour les barrages est méritée pour tout le groupe, l’encadrement technique et le peuple malien. Nous dédions cette qualification à l’ancien président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra, décédé le jeudi 11 novembre», a declaré l’attaquant des Aigles, El Bilal Touré résumant parfaitement le sentiment général, après la brillante qualification de la sélection nationale pour les barrages du Mondial 2022. Dimanche, après le coup de sifflet final du match contre l’Ouganda, défait 1-0 au compte de la dernière journée des éliminatoires (but de Kalifa Coulibaly à la 18è minute), le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers ont fêté comme il se doit le parcours réalisé par l’équipe en six journées de compétition. «On a fait un grand parcours, mais le travail n’est pas encore terminé. Les deux matches des barrages seront plus difficiles et il faut déjà se concentrer sur le sujet. L’objectif, c’est la qualification pour la Coupe du monde et on va se battre pour ça», a martelé l’attaquant de Reims (Ligue 1 française). Le milieu de terrain de Hatayspor (D1 turque), Adama Traoré salue également le parcours de l’équipe, tout en insistant sur la nécessité pour tout le groupe de se préparer déjà pour la suite des événements. «Nous avons fait un parcours presque parfait pour les éliminatoires et les regards se tournent désormais vers les barrages. Quel que soit le futur adversaire, les deux prochains matches seront comme des finales à négocier à tout prix. Nous savons ce que nous voulons, le plus important, c’est de nous qualifier pour la Coupe du monde», souligne celui que les supporters appellent familièrement Nos. Le défenseur du Standard Liège (Belgique), Moussa Sissako, partage l’avis de son coéquipier et assure ne pas avoir de préférence pour les barrages. «Pour les barrages, je n’ai pas de choix particulier, peu importe le nom de l’équipe qu’on croisera. L’essentiel, c’est réussir à négocier les deux matches et jouer la Coupe du monde qui est un rêve pour tout footballeur», insiste l’international malien. Pour le défenseur de Guimarães (Portugal) Falaye Sacko, l’esprit de groupe et l’engagement sur le terrain ont été les clés de la qualification pour les barrages. «Nous allons aborder les matches de barrage avec le même état d’esprit et la même détermination. Nous avons déjà fait un grand pas vers le Mondial et nous allons tout mettre en œuvre pour écrire une nouvelle page de l’histoire de notre football», annonce le défenseur des Aigles. Présent, dimanche au stade d’Agadir, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a, au nom des autorités de la Transition, félicité le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers pour leur brillante qualification et affiché son optimisme pour la suite des événements. «Nous voulons aller à la prochaine Coupe du monde. Notre sélection nationale a aujourd’hui le potentiel technique suffisant pour se qualifier pour le Mondial», a salué Mossa Ag Attaher. Au total, six pays ont obtenu leurs billets pour les barrages. Il s’agit du Mali, du Sénégal, du Maroc, de l’Egypte, de la RD Congo et du Ghana. Les quatre nations restantes seront connues aujourd’hui, à l’issue des derniers matches de la 6è journée. Pour ces derniers matches, tous les regards sont braqués sur le choc entre les Lions indomptables du Cameroun et les éléphants de Côte d’Ivoire. Les deux pays s’affrontent, aujourd’hui (Ndlr, mardi) au Cameroun et la victoire est impérative pour les Camerounais pour coiffer les Ivoiriens au poteau d’arrivée. Tout autre résultat éliminerait les Lions indomptables qui ont un point de retard sur les éléphants (13 contre 12 en faveur de la sélection ivoirienne). Samedi lors de la 5è journée des éliminatoires, les deux cadors ont fait parler la poudre face, respectivement au Malawi (4-0) et au Mozambique (3-0). Pour mémoire, la Côte d’Ivoire s’est imposée à l’aller 2-1, grâce à deux réalisations de l’actuel 2è meilleur buteur de la Ligue des champions d’Europe, Sébastien Haller (7 réalisations, contre 8 pour Robert Lewandowski). Il y a de l’électricité dans l’air. BT (AMAP) Dimanche 14 novembre au stade d’Agadir Mali-Ouganda : 1-0 But de Kalifa Coulibaly (19èmin). Arbitrage de l’éthiopien Weyesa Bamlaku Tessema, assisté de ses compatriotes, Samuel Atango Temesgin et Tadesse Belay. Mali : Ismaël Diarra Diawara, Falaye Sacko, Moussa Sissako, Charles Traoré (Hamari Traoré, 72è min), Diadié Samassékou (cap) (Mamadou Fofana, 90è min), N’Guessan R. Kouamé (Aliou Dieng, 66è min), Moussa Doumbia (Adama Traoré «Malouda», 66è min), Kalifa Coulibaly, El Bilal Touré, Lassine Sinayoko (Adama Traoré «Noss», 66è min). Sélectionneur : Mohammed Magassouba. Ouganda : Watenga Isma Bin Rashid, Isouma Denis, Mugabi Devis Kristofer, Lialia Haudi, Muleme Ismae, Byaruimena Bibosi (Ndhondhi Moses Waswa, 68è min), Aucho Khaus (cap), Okello Auan (Kalisa Milton, 81è min), Orit Ibrahim, Kizza Martin (Makal Steven Dese, 68è min), Bayo Kha Aziz. Sélectionneur : Sredojenic Milutin.      

Opération spéciale d’immatriculation des tricycles, moto-taxis et vélomoteurs

Bamako, 16 nov (AMAP) La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a lancé lundi, à la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux, l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, moto-taxis et vélomoteurs et de délivrance des permis de conduire aux conducteurs afin de réguler la circulation de ces engins, lutter contre l’insécurité routière et participer à la sécurité collective. Le Conseil des ministres du mercredi 15 septembre 2021 a entendu une communication verbale sur le lancement du processus d’immatriculation et de délivrance de permis de conduire aux propriétaires et conducteurs de tricycles, taxi-motos et vélomoteurs, à travers une opération spéciale. Cette opération spéciale, à l’instar de celle organisée en 2008, consiste à une réduction tarifaire sur les documents de transports, la carte grise et la plaque d’immatriculation : 7.500 Fcfa au lieu de 17.500 Fcfa. Le permis et l’autorisation de conduire à 5.000 Fcfa au lieu de 13.750 Fcfa. La mise en œuvre de cette opération, qui s’étalera sur neuf mois, sur toute l’étendue du territoire national, permettra d’immatriculer l’ensemble des tricycles et taxi-motos et d’effectuer convenablement des contrôles/sanctions des infractions à la circulation routière, afin d’améliorer la sécurité routière. La ministre Madina Sissoko a indiqué qu’au Mali, l’inefficacité du transport en commun et l’encombrement des chaussées ont fait que les gens se sont donnés comme moyen de transport les engins à deux roues appelés « moto taxi » et ceux à trois roues appelés tricycles ou «katakatani». Quand ces engins ont été autorisés à utiliser les chaussées, il a été constaté des cas d’accidents souvent mortels. Il fallait prendre des dispositions pour pouvoir les réglementer conformément au code de la route. « Il s’agit pour chaque conducteur d’avoir son permis de conduire et chaque propriétaire d’avoir une carte grise pour la moto, une assurance et les motos doivent avoir des numéros d’immatriculation. Nous demandons à l’ensemble des propriétaires et conducteurs de venir du 15 novembre jusqu’à août 2022. Nous allons faire une opération spéciale à des tarifs moyens pour acquérir ces documents de transport», a-t-elle expliqué. Mme Dembélé a indiqué qu’au niveau du District de Bamako, il est prévu trois centres : la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux sur la rive droite et la rive gauche ; la subdivision des routes qui se trouve dans la cour de la CTRU au niveau de la Zone industrielle et le Garage administratif à Darsalam. Les centres d’immatriculation ont été multipliés pour que les propriétaires de ces engins puissent se mettre en règle sans trop de tracas. Toutes les directions régionales en charge des transports terrestres sont identifiées comme des centres d’enregistrement et de délivrance des documents de transport. L’objet étant de donner aux conducteurs de ces engins les notions sur le code de la route, à travers des épreuves théoriques et pratiques. Mme Dembélé Madina Sissoko a invité les conducteurs à la prudence et à la vigilance. Elle a conseillé d’appliquer les notions de conduite qu’ils apprendront lors des épreuves théoriques pour moins de désagréments sur les routes. Elle a aussi invité les agents en charge de l’opération à la patience pour satisfaire les demandeurs de permis. Après le lancement, la cheffe du département en charge des Transports a assisté à des examens théoriques et pratiques et visité les locaux de la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux. Cette première journée a vu la participation de plusieurs conducteurs d’engins « katakatani » et de moto-taxi. à titre symbolique, la ministre Sissoko a remis le spécimen de la première carte grise et le premier permis au directeur régional des transports du District de Bamako, Moumouni Guindo. ADS (AMAP)

Ouverture du viaduc de Yirimadio : Grand ouf de soulagement pour les usagers

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 16 nov (AMAP) Le viaduc de Yirimadio, d’une longueur de 196 mètres, qui a coûté à l’État environ 40 milliards de Fcfa, destiné à mettre fin au calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadio, Niamana par la fluidité du trafic a été inauguré, lundi, par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Ce Projet d’aménagement en 2×2 voies de la voie, reliant le 3è Pont de Bamako, la capitale malienne, à la RN6 (Bamako-Ségou), inclue la construction d’un échangeur au croisement avec la RN6 et la réhabilitation de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio de la RN6, a été retenu parmi les Projets routiers prioritaires (PRP). Le ministère des Transports et des Infrastructures avait programmé leur mise en œuvre sur la période allant de 2016 à 2018. Leur mise en œuvre s’inscrit dans le cadre du Plan d’actions 2015-2019 de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transports et du désenclavement (PNTITD), adoptée par le gouvernement en octobre 2015. La réalisation du projet contribue à l’atteinte de l’objectif spécifique consistant à «développer et améliorer l’efficacité des infrastructures de transport» de l’axe stratégique qui porte sur la «croissance inclusive et la transformation structurelle de l’économie» du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2019-2023. La mise à disposition de ce viaduc, réalisé par l’entreprise Razel, vise la modernisation du réseau routier dans le District de Bamako, la fluidité de la circulation sur la section urbaine de la RN6 (Bamako-Ségou) et la voie d’accès au 3è Pont de Bamako, l’amélioration de la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le District de Bamako, la diminution de la congestion du trafic au carrefour de la RN6, l’embellissement de la ville de Bamako, l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines. C’est une foule joyeuse qui a accueilli le Premier ministre. «La réalisation de cette voie est un soulagement pour nous. Nous étions obligés de quitter très tôt le matin nos familles pour joindre nos lieux de travail. Nous passions des heures dans les embouteillages. Nous remercions les autorités pour nous avoir enlevé les épines du pied», a dit Mamadou Kanté, un usager. Le maire de la Commune VI est du même avis. «La population de la Commune VI est très contente de cette réalisation. Cette commune, qui représente 38% de la population du district de Bamako, est une commune où les gens quittent leurs domiciles pour aller travailler en ville. Pour revenir chez eux, ils mettent deux heures ou plus. Ce viaduc va désengorger notre commune et nous soulager beaucoup», a indiqué Boubacar Keïta, avant d’inviter la population à prendre soin de l’ouvrage et à la prudence en roulant doucement. Après avoir inauguré le viaduc, le Premier ministre a exprimé la volonté des autorités « de rendre la vie des Maliens, chaque jour plus agréable malgré les difficultés et les drames que le pays traverse ». Choguel Kokalla Maïga a exprimé toute la joie des membres du gouvernement d’inaugurer ce joyau financé sur fonds propres de l’État. Le chef du gouvernement a souligné tout le calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadjo, de la zone de Niamana qui avaient énormément de difficultés pour rejoindre le centre ville. «Tous les matins, tous les après-midi, tout le monde connaît le calvaire que la population vit. Ces populations vont être soulagées fortement avec ce viaduc. Il permet la fluidité de la circulation, va éviter un certain nombre d’accidents. Plus généralement, il va rendre agréable la ville de Bamako de vue et pratiquement dans la vie au quotidien», a dit le locataire de la Primature. Le chef du gouvernement a souligné que les autorités sont conscientes des difficultés que les populations traversent au quotidien pour accéder à leurs lieux de travail, leurs domiciles. C’est pourquoi, elles ont inauguré le viaduc. Il a précisé que les autres travaux de finition et la signalisation horizontale vont suivre. En attendant, Dr Choguel Kokalla Maïga a invité la population à éviter les excès de vitesse, à respecter de façon stricte le code de la route et tous les principes édictés par les services de l’État en charge de la circulation et surtout à entretenir ce bien public, ce gros investissement. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. ADS (AMAP)  

Les boulangers du Mali suspendent leur mot d’ordre d’arrêt de travail

Bamako, 13 nov (AMAP) La Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, après des pourparlers avec le ministre de l’Industrie et du Commerce, a annoncé, vendredi, la suspension de l’arrêt de travail qu’elle avait amorcé, depuis quelques jours et le respect des prix du pain fixés par le gouvernement. Les boulangers avaient arrêté la production du pain pour protester contre le prix de la baguette de 300 g fixé à 250 Fcfa par le gouvernement. C’est après une assemblée générale tenue, jeudi soir, à la Chambre d’industrie et du commerce que les boulangers ont pris la décision de suspension. « L’assemblée a décidé que les prix seront respectés en donnant le temps à la négociation. Les meuniers ont dit qu’ils vont supporter le prix de 20.000 Fcfa le sac de farine jusqu’à la fin de ce mois et qu’à compter du 1er décembre, ils envisagent d’amener le sac de farine à 21500 Fcfa », a expliqué au téléphone Ibrahim Yacouba Cissé, secrétaire administratif de la Fédération. Selon le syndicaliste, « le ministre a compris notre version et il est prêt à poursuivre le dialogue pour voir où on peut diminuer nos matières premières parce que les boulangers ne reçoivent pas de subvention directe », a-t-il poursuivi. Ibrahim Yacouba Cissé de précisé : « les prix seront respectés de notre côté. Nous avons tenu la réunion pour informer et demander l’avis de l’assemblée. On leur a donné les explications et informé que le ministre prend le dossier en main». MT/MD (AMAP)

Produits de première nécessité : Le riz, le sucre et l’huile seront subventionnés (gouvernement)

Bamako, 12 nov (AMAP) Le conseil des ministres du mercredi dernier a décidé de subventionner certains produits de grande consommation, notamment le riz, le sucre et l’huile alimentaire, pour atténuer les effets de la flambée des prix des produits de première nécessité,. D’après le communiqué du Conseil, cette subvention se traduira par la réduction de la base taxable de 50% sur l’importation de : 300 mille tonnes de riz, 60 mille tonnes de sucre, 30 mille tonnes d’huile alimentaire. Pour certains de nos compatriotes, cette décision vient à point nommé. «Il était temps que le gouvernement prenne une décision. On espère que cette subvention-là va faire baisser les prix. Car, ce n’est souvent pas le cas, Si le gouvernement a pris cette décision, on ne peut que le remercier. Car, faut-il encore le rappeler, la vie reste chère », estime Ibrahim Traoré, un maître d’école. « La Covid-19 a fait que beaucoup de personnes ont perdu leur emploi. Si dans cette condition, les citoyens doivent faire face à la vie chère, ce n’est pas chose facile. On espère que très bientôt, on verra l’effet de la subvention sur les prix !», s’exclame la présidente de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA), Mariam Diarra qui juge cette décision salutaire. «S’il y a une subvention en vue d’atténuer les effets de la flambée des prix des produits de première nécessité, on ne peut que s’en réjouir, remercier le gouvernement et l’encourager à tenir compte du pouvoir d’achat des citoyens», dit Mme Diarra. La présidente du Front populaire contre la vie chère (FPCVC), Mme Mariam Koné, se montre prudente. «À chaque fois qu’on commence à subventionner, les prix baissent quelques jours avant de grimper», déplore-t-elle. Elle suggère la mise en place du comité de veille pour le respect des prix subventionnés. La hausse des prix des denrées de première nécessité constitue, de nos jours, une préoccupation majeure pour les chefs de famille et les ménagères. Au Mali, depuis quelques temps, les prix de certains produits de première nécessité ont pris l’ascenseur et tardent à revenir à la normale. «Le kg de la viande avec os était vendu à 2 200 Fcfa et celui sans os à 2 500 Fcfa. Mais depuis plusieurs mois, nous achetons la viande avec os à 2 800 Fcfa et celle sans os à 3 300 Fcfa. Quand tu enlèves cette somme du prix de condiment combien reste-t-il pour l’achat des autres ingrédients ? Le bidon d’huile de 5 litres qu’on achetait entre 4 000, 4 250 Fcfa est cédé à 6 000 Fcfa. Il est temps que les autorités agissent. Car, c’est tout le monde qui se plaint», fustige la ménagère Penda Keïta. Face à la flambée des prix de certains produits de grande consommation, le FPCVC avait organisé, le 10 juillet dernier, un sit-in au Monument de la paix «contre la souffrance des populations à cause de l’augmentation des prix des denrées alimentaires». Le Conseil national de Transition (CNT) a interpellé le gouvernement, le 1er juillet 2021, pour s’expliquer sur la situation. Nonobstant ces interpellations et quelques mesures prises par le gouvernement, les Maliens se plaignent toujours de la flambée des prix et de la cherté de la vie. ADS/MD (AMAP)    

Deuil: Le général Baba Diarra, ancien président de la FEMAFOOT est décédé jeudi à Bamako

Bamako, 12 novembre (AMAP)  Le général Boubacar Baba Diarra, ancien président de la Fédération malienne de football (Femafoot) et du Djoliba, est décédé jeudi à Bamako, des suites d’une maladie, à l’âge de 68 ans, a appris l’AMAP de sources concordantes. L’annonce de la mort de celui qui a présidé aux destinées du football national de 2013 à 2017 a provoqué une vive émotion dans le monde du sport national, en général et de celui du football, en particulier. Dès l’annonce de sa mort, les hommages se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Le général Boubacar Baba Diarra fait partie des dirigeants sportifs qui ont consacré une bonne partie de leur vie au sport national. Avant d’être élu en 2013 président de la Femafoot, le défunt général avait, en effet, occupé plusieurs postes au sein de l’instance dirigeante du football national et présidé aux destinées du Djoliba (mars 2012-octobre 2013). Il a également été membre du directoire du CSK (1996-1998)et de plusieurs autres équipes du pays. Il a aussi été membre du bureau de la Fémafoot (1996-2002) et vice-président de la Fémafoot (2005-2009). Fort de cette expérience, il brigue une première fois la présidence de la Femafoot en 2009, mais échoue face à feu Amadou Kollado Cissé. Quatre ans plus tard (2013), Boubacar Baba Diarra se présente à nouveau et l’emporte face au même adversaire. Dès son élection, le nouveau président de la Femafoot annonce la couleur, en déclarant que son objectif principal est de remporter un trophée continental avant la fin de son mandat. «Il est inacceptable que le Mali, pays de football, ne puisse pas gagner une coupe d’Afrique des nations», martèle Boubacar Baba Diarra, avant même son départ de Mopti où s’était déroulée l’Assemblée générale élective de la fédération. Si le général Baba, comme on l’appelait familièrement, n’a pas réussi à remporter la CAN senior, son mandat a été marqué par le premier sacre continental d’une sélection nationale de football, à savoir les Aiglonnets (surnom de la sélection nationale cadette, ndlr), vainqueurs de la CAN de leur catégorie en 2015 au Niger et 2017 au Gabon. Avec cette double consécration, Boubacar Baba Diarra est devenu le premier président de la Femafoot à soulever un titre continental au niveau des sélections nationales. Malheureusement, après cette consécration, le football malien tombe dans la plus grave crise de son histoire. Lâché par son propre camp, le général Boubacar Baba Diarra est contraint de quitter son poste de président de la Femafoot en 2017 et depuis, l’homme s’est éloigné du monde du football. Cependant, dans une interview accordée à un journal local en 2019, il avait confié ne pas écarter totalement l’hypothèse de briguer la présidence de la Femafoot. Pas plus tard que la semaine dernière, le Général Baba a reçu la médaille de Commandeur de l’ordre national, en récompense à tout ce que le grand commis de l’état a fait pour la patrie. Boubacar Baba Diarra laisse derrière lui trois enfants et une veuve inconsolables. Salut, Général ! SBT/DC (AMAP)