Ménaka : Le gouverneur plaide pour l’amélioration des services sociaux de base

Ménaka, 8 mars (AMAP) Le gouverneur de région de Ménaka, Daouda Maïga, a saisi l’occasion de la visite du Premier Ministre dans sa circonscription samedi, pour faire un plaidoyer pour l’amélioration des services sociaux de base notamment l’accès permanent à l’eau potable, l’électrification de la ville et  le réseau téléphonique, a constaté l’AMAP. Le chef de l’exécutif régional a également  évoqué un appui urgent aux services administratifs déjà présents dans la région et la remise en état de la route nationale RN20 reliant Menaka à Anderraboukane restée sans entretien depuis 9 ans. Le gouverneur de région a enfin soulevé l’opérationnalisation de la région militaire, le renforcement du dispositif militaire à Anderraboukane ainsi que le renforcement des patrouilles conjointes dans le cadre du G5 Sahel, comme étant des priorités. KM (AMAP)

Ménaka : « Notre pays traverse certainement les moments les plus difficiles de son existence, comme toutes les grandes nations, nous triompherons de l’adversité » (Dr Boubou Cissé)

Ménaka, 8 mars (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, en mission au Nord du Pays, a déclaré samedi à Ménaka, que « notre pays traverse certainement les moments les plus difficiles de son existence, comme toutes les grandes nations, nous triompherons de l’adversité », a appris l’AMAP de source officielle. Dr Boubou Cissé a, par ailleurs, déclaré que des dispositions sont déjà prises pour l’augmentation de la capacité du réseau de distribution électrique EDM qui évoluera de 550 KVA actuels à 1100 KVA, le rallongement de la piste d’atterrissage de l’aéroport et la construction d’une nouvelle aérogare dont les études sont bouclées et l’investissement évalué à 32 milliards de FCFA. Le Premier ministre a promis la construction prochaine de plusieurs centres de santé dotés de personnel qualifié pour répondre aux besoins spécifiques avant de déclarer que les artisans de Menaka bénéficieront bientôt de formations et d’infrastructures comme une maison des artisans. Le Chef du Gouvernement avait  fait observer auparavant,  la minute de silence à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme avant de donner l’assurance que la complexité des défis n’affectera en rien l’engagement du gouvernement malien à améliorer la situation sécuritaire et particulièrement dans la région. Dr Cissé a enfin rendu un hommage vibrant à la Minusma et à la force Barkhane pour leur engagement aux côtés des Forces de défense maliennes dans la sécurisation du pays et dans cette lutte implacable contre le terrorisme, parfois, au péril de leurs vies. KM (AMAP)

Bamako : Trois morts et 7 blessés dans un accident de la circulation

Bamako, 8 mars (AMAP) Trois personnes ont été tuées  et 7 autres blessées samedi à Bamako, dans un accident de la circulation, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par le Ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine. « Le Ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine informe l’opinion publique nationale que ce samedi 07 mars 2020 aux environs de 08 heures, s’est produit un accident de la circulation routière entre deux véhicules de transports urbains (Sotrama) », souligne le communiqué qui précise que l’accident s’est déroulé à l’entrée du Pont Fahd, sur la rive droite du fleuve Niger. Le communiqué précise que  les deux conducteurs, selon les premières analyses, ont eu recours à un dépassement dangereux, ce qui a donné lieu à une collusion avant de percuter sur leur passage 06 motocyclistes. « Le bilan provisoire fait état de trois (03) morts et sept (07) blessés graves qui ont été transportés à l’hôpital Gabriel Touré, selon le communiqué qui précise que les agents de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) et  de la Protection Civile, se sont aussitôt mobilisés pour apporter secours aux blessés et réguler la voie. « Le ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine présente ses condoléances attristées aux familles des disparus, souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il invite les usagers au respect des dispositions du code de la route et  sait pouvoir compter sur la bonne compréhension et le civisme de l’ensemble des usagers de la route » conclut le communiqué. KM (AMAP)

Mopti célèbre la journée internationale de la Femme

Mopti, 8 mars (AMAP) Le préfet de cercle, Aliou Guindo, a présidé ce dimanche à Mopti, la célébration de la journée internationale de la Femme, sous le thème « « je suis de la génération égalité : Levez vous pour les droits des femmes » et dans le contexte malien, placée sous le signe « 08 mars, soutien aux Forces Armées Malienne (FAMA) », a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur régional de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Moussa Doumbia, du représentant du chef de bureau de la MINUSMA, Vens Kirstensen, du 3ème adjoint au maire Badou Maïga, de la hiérarchie militaire et de l’ensemble des leaders d’associations féminines de Mopti. La cérémonie  a débuté par le défilé des femmes des différentes ethnies vivant à Mopti  en tenue traditionnelle, rappelant leur attachement au vivre ensemble et à la paix, suivies d’une  section féminine des FAMA, sous les applaudissements de l’assistance, et l’animation de la fanfare militaire constituée majoritairement de personnel féminin et de deux troupes théâtrales de la commune. Le représentant du chef de l’exécutif régional a salué les femmes pour la grande mobilisation, le courage et la bravoure dont elles font montre pour résister à la crise que vit la région. Aliou Guindo a déclaré que la journée internationale de la femme est l’occasion de dresser le bilan des progrès réalisés en faveur de l’épanouissement et de l’émergence de la femme, d’appeler à des changements pour corriger les inégalités sociales avant d’inviter les  femmes à soutenir les Fama comme l’ont souhaité les plus hautes autorités. La cérémonie a pris fin par la remise de vivres, de matériels d’assainissement, des habits  aux femmes militaires et la visite des stands du savoir-faire des femmes. DC/KM (AMAP)

Doïla : Démarrage des opérations de distribution des cartes d’électeurs pour les législatives

Doïla, 8 mars (AMAP) La distribution des cartes d’électeurs biométriques pour les législatives a débuté samedi à Doïla, dans la région de Koulikoro, après leur réception le 4 mars dernier, par le sous préfet central, Virginie Traoré, , a constaté l’AMAP. Les représentants des partis politiques de la majorité et de l’opposition,  le président de la commission électorale nationale indépendante, les forces de défense et de sécurité et les médias ont  pris part aux deux processus. L’enlèvement de la carte d’électeur qui est personnelle est effectué sur présentation de la carte d’identité nationale en cours de validité, la carte Nina, le permis de conduire ou le passeport. DF/KM (AMAP)

Banamba : Réception des documents électoraux des législatives

Banamba, 7 mars (AMAP) L’adjoint du préfet  de Cercle, Boubacar Coulibaly a réceptionné mardi à Banamba, les documents électoraux des législatives (cartes d’électeurs et listes d’émargement), des 9 communes de sa circonscription, de la mission spéciale du département de l’administration Territoriale a constaté l’AMAP. C’était en présence du sous-préfet central, Yassi Diaby, des sous-préfets de Sébété Baïguiné Djiguiba et de Toukoroba Samou Dembélé, de l’agent secrétaire Adama Diallo et du chef de peloton de la garde nationale, Moussa Touré. Le représentant du Chef de l’exécutif local a immédiatement fait le dispatching des colis au niveau de chaque commune rurale à travers les sous-préfets avec des instructions fermes pour la distribution et le suivi des opérations, à l’appui. Signalons que les documents électoraux réceptionnés correspondent au nombre d’électeurs du cercle de Banamba qui s’élève à 91 424. AT/KM (AMAP)

Causeries au ‘grin’ :Un nouveau prêcheur pour la prison centrale

Par Ahmadou CISSE Bamako, 06 mars (AMAP) L’harmattan a fini par mettre de l’eau dans son vin. Ce vent chaud et sec, qui souffle de l’est et du nord-est sur le Sahara et l’Afrique occidentale, très chaud le jour, plus froid la nuit, très sec et, le plus souvent, chargé de poussière. D’habitude, cet alizé continental souffle depuis janvier. Le changement climatique est passé par là. En ce début de soirée, la poussière reste encore suspendue au-dessus des têtes. Bientôt, les moustiques passeront à l’offensive. Têtus comme des mules, ils sont insensibles aux produits anti-moustiques que les membres du ‘grin’ ont l’habitude de se procurer auprès du boutiquier d’à côté. C’est dans cette atmosphère de promiscuité avec les culicidés que le ‘grin s’est, de nouveau, installé au bout de la rue, dans le quartier bouillant de Magnambougou. Les nerfs sont à vif, en cette fin de journée. Il n’y a pas plus de cinq membres de ce groupe, tant connu des passants de cette petite voie, récemment aménagée par la municipalité, reliant le marché de ce quartier populaire à l’Avenue de l’OUA. Le fourneau rempli de braises incandescentes au bon milieu du ‘grin’. Un parfum léger de thé en ébullition s’échappe de la théière par le couvercle et le bec. L’arrestation du désormais tristement célèbre prêcheur enflamme le débat. L’information de son transfert vers la Maison d’arrêt vient de tomber. Le tout Bamako en parle : Bandiougou Doumbia est arrêté pour avoir fait allégeance aux chefs terroristes. Le ‘grin’, en ébullition, en fait ses choux gras. Les réseaux sociaux s’enflamment. Les internautes n’ont de débit que pour ce sujet. De quoi s’agit-il au juste ? Pour faire court, un marabout à la réputation sulfureuse se donne la mission de venir au secours de familles menacées de déguerpissement. Un projet de construction de logements sociaux est prévu sur le site. Les habitants de cette portion de terre étaient à mille lieux de croire que ce prêcheur allait commettre l’irréparable. Devant le micro de quelques hommes de médias, le religieux, tout à l’ivresse de la parole, s’en est donné à cœur joie. « Au commencement était le verbe », disent les Ecritures saintes. Dans notre culture, les sages enseignent qu’il faut remuer sept fois la langue dans la bouche avant de parler. « La parole est plus dangereuse que l’épée », disent d’autres. Les sages bouddhistes préconisent carrément le silence. MANU MILITARI. Visiblement débordé par son énergie, le prêcheur a déserté la mosquée pour se découvrir un talent de justicier. Une concurrence déloyale à l’opposition politique. Haranguant sa foule, il déclara être d’avis avec les terroristes qui tuent, de sang froid, nos braves soldats. Il ne se contenta pas d’insulter le président de la République et sa famille mais alla jusqu’à inciter à la violence contre les institutions. Les âmes sensibles ne peuvent écouter la déclaration incendiaire, d’une rare violence verbale et d’une telle intensité, dont il s’est rendu coupable.. « Il est déjà transféré à la prison centrale », lance Madou qui fait le thé. De son domicile, Il y aurait été conduit manu militari. Les talibés qui s’y sont opposés sont également embarqués par la Brigade d’investigation judiciaire. « Mêmes les poules n’ont pas été épargnées », exagère le jeune homme qui commença à servir l’infusion. Il a mis du cœur dans sa préparation. La mousse déborde du verre. Avec le thé vert chinois, il a atteint le sommet de son art. Madou, pourtant critique virulent du régime d’IBK, admet que le prêcheur a « dépassé les limites ».  Le doyen du ‘grin’ lui arrache la parole d’autorité pour dire combien sa déception fut grande lorsque, sur son smartphone, il visionna la vidéo du prêcheur. « Il est connu pour être un gueulard mais de là à soutenir un criminel, un djihadiste, un terroriste… C’est vraiment abuser », renchérit le doyen enfoncé dans sa chaise. Il bondit de son siège et lança que le fils de son meilleur ami est tombé dans une récente attaque de terroristes dans le Centre du Mali. « Regardez-moi ça ! », vociféra-t-il, tout en allumant une mèche de cigarette qu’il coinça entre ses lèvres, d’un geste éclair. Un autre fit remarquer que les membres de la famille voisine à celle de ses beaux-parents sont encore inconsolables après l’attaque de Boulkeissi qui fut fatale à leur benjamin. « Quel est le Malien qui n’a pas perdu un frère, un cousin, un ami ou une simple connaissance dans une attaque terroriste ? », s’emporte le jeune Madou. Ablo n’a dit mot depuis le début de la soirée. Il navigue sur la toile. Facebook lui prend le plus clair de son temps. Il glisse, sans arrêt, ses deux pouces sur l’écran tactile de son smartphone bon marché. Il partagea avec les autres les dernières nouvelles de la communauté virtuelle. Il donna lecture d’un post sarcastique : « un nouvel imam est désigné pour la prison centrale de Bamako ». Un bloggeur bien connu recommande que le prévenu soit traité sur un pied d’égalité que les autres. « Dura lex Sed lex (la loi est dure mais c’est la loi) ». L’auteur fait référence à la recentre rencontre du Haut conseil islamique qui s’est réuni autour du sujet. Cette association de leaders musulmans reconnait que le prêcheur a commis une faute lourde. Toutefois, elle sollicite la clémence de la justice. Pour le tenant du poste de thé, cette énième interférence de ce regroupement religieux dans les dossiers pendants devant la justice n’est plus acceptable. « Il doit rester en prison », tranche son voisin de chaise. Celui-ci argumente sa position :  » Ce pseudo marabout n’est pas à son coup d’essai. Sous ATT, il s’est fait une réputation en insultant père et mère le président de la République. Le régime de l’époque ne lui a rien fait. Après, il s’en est pris à Ras Bath. Aujourd’hui, il se permet de faire allégeance publiquement à un chef terroriste. Trop c’est trop ! ». MASSACRES – Madou ne décolère pas contre le prêcheur. Il jura qu’il lui administrerait une gifle qu’il n’oubliera pas, si de tels propos avaient été tenus en sa présence. Mais hélas ! « Tous les

Mopti : Les préparatifs des élections législatives vont bon train dans la région

Mopti, 6 mars (AMAP) Les préparatifs des élections législatives vont bon train dans la région de Mopti, a appris l’AMAP de source proche du Gouvernorat. L’information a été donnée ce vendredi au cours d’une réunion d’information sur les préparatifs des élections législatives entre l’administration et le cadre de concertation, présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur, Lassana Sekou Camara. Le représentant du chef de l’exécutif régional a précisé que la distribution des cartes d’électeurs  démarre officiellement samedi et que le premier lot de ces cartes destiné aux cercles de Mopti, Djenne, Bandiagara, Bankass et Koro est arrivé depuis lundi 02 mars à Mopti et déjà acheminé dans ces localités. Lassana Sekou Camara a également déclaré que les cartes d’électeurs de Ténenkou, Youwarou et Douentza,  sont aussi arrivées à Mopti jeudi et seront acheminées ce vendredi avant de préciser que le point du matériel de vote est fait et toutes les dispositions prises pour satisfaire les besoins exprimés. Le représentant du chef de l’exécutif régional a, par ailleurs,  affirmé que le commandement militaire a déjà élaboré un cadre d’ordre sécuritaire prenant en compte toutes les préoccupations des acteurs, pour la sécurisation du processus électoral. La région de Mopti compte 3.272 bureaux de vote pour 1.033.198 électeurs  et   sur 78 déclarations de candidatures 75 listes ont été finalement validées par la Cour constitutionnelle et 3 invalidées à savoir deux listes indépendantes à Bandiagara et la liste RJS à Bankass. KM (AMAP)

Journée internationale des femmes : Les jeunes filles aide-ménagères s’organisent

Par Oumar Diakité Bamako, 06 mars (AMAP)Des jeunes filles et femmes, en majorité mineures et non alphabétisées, quittent les zones rurales. Cet exode rural est lié à diverses raisons : la mauvaise gestion et l’accaparement des ressources naturelles, les guerres, les conflits, le manque ou l’insuffisance d’infrastructures scolaires dans le milieu rural, les mariages forcés et précoces, la quête du trousseau de mariage ou une simple envie d’aller voir ailleurs etc. Elles migrent dans les villes du Mali comme d’autres agglomérations de l’Afrique de l’Ouest pour trouver les moyens de satisfaire leurs besoins. Elles travaillent dans les ménages où elles assurent les travaux domestiques. Leur traitement laisse à désirer. Elles sont les premières personnes à se lever et les dernières à se coucher. Pis, on leur colle des noms : « bonnes, boniches ou encore 52 », malgré leur valeur et leur rôle incontournable dans les familles. La revalorisation des conditions de vie et de travail de ces jeunes filles ne figure pas dans le cahier des doléances des organisations féminines pour la défense des droits des femmes. Ayant douté de la volonté des défenseurs des droits des femmes, les jeunes filles, elles-mêmes, ont mis sur orbite un outil de lutte pour la valorisation du métier d’« aide-ménagères ». Afin de promouvoir et protéger les droits des domestiques et, surtout, pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ainsi est nél’Association de défense des droits des aide-ménagères et domestiques au Mali (ADDAD-Mali). Cette organisation,enregistrée le 01 février 2013, existe depuis 2009. L’idée de sa création est venue de Mme Diallo Sitan Fofana, une ex aide-ménagère qui a vécu le calvaire du métier de domestique. Ce regroupement, aux dires de sa présidente Mme Diallo, compte au moins 900 membres reparties entres les quartiers des Communes du District de Bamako, de Koulikoro et de Ségou. « ADDAD-Mali a pour but la promotion, la protection et la défense de nos droits en tant qu’enfant, femme et travailleuses. Par exemple : les jeunes filles aide-ménagères ont droit à une rémunération à la hauteur du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) au Mali et un jour de repos par mois », dit la présidente de l’Association des aide-ménagères. L’organisation travaille à édifier les filles aide-ménagères sur leurs droits élémentaires. « Nous avons formé plus de 200 jeunes filles aide-ménagères sur leurs droits…Nous avons pu obtenir la réglementation du travail des aide-ménagères dans certaines familles d’emploi», se félicite la présidente de l’ADDAD. LOBBYING – Cette organisation noue des alliances avec d’autre structures de pression et/ou internationales. Selon sa présidente, les aide-ménagères sont soutenues, aujourd’hui, par des syndicats, des ONG et par d’autres associations. Parallèlement aux appuis d’organisations de la société civile, les aide-ménagères bénéficient du partenariat des structures étatiques. « Ces collaborations permettent à l’ADDAD-Mali de participer à des rencontres de prise de décisions politiques concernant les jeunes filles aide-ménagères », révèle Mme Diallo Sitan Fofana. Selon elle, la collaboration avec le Bureau régional de l’Organisation internationale du Travail (OIT) a renforcé la capacité de l’ADDAD-Mali « à interpeller les politiques sur la situation des aide-ménagères et permettre, ainsi, aux parlementaires de s’imprégner de la problématique à travers un document de plaidoyer ». C’est ainsi que la convention adoptée par l’OIT, le 16 juin 2011, sur la décence du travail domestique, « est sur la table des parlementaires du Mali », indique la présidente de l’Association. L’Association est devenue sous régionale avec sa création dans six  autres pays de la sous-région en plus du Mali. « Nous avons pu étendre l’Associationau Bénin, au Burkina Faso en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Sénégal et au Togo ». Mme Diallo Sitan Fofanadirige cette instance sous régionale de défense des droits des jeunes filles aide-ménagères avec la volonté de faire des aide-ménagères « une force dans les pays ouest africains ». En dépit du manque de volonté des décideurs sur la question des aide-ménagères, la réticence de l’opinion publique « plus particulièrement des employeurs » aux respects des droits des aide-ménagères, la mauvaise perception des aide-ménagères par la communauté, l’insuffisance de moyens par rapport aux besoins, l’empêchement des aide-ménagères à jouir de leurs droits à la vie associative, le poids du système patriarcal. OD/MD (AMAP)

Message du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la Femme, 8 mars 2020

L’égalité des genres est essentiellement une question de pouvoir. Il est indispensable de transformer l’équilibre des pouvoirs. C’est une question de droits humains, d’épanouissement personnel, de santé et de bien-être. C’est aussi essentiel pour venir à bout de certains des problèmes les plus douloureux et les plus épineux de notre temps. La misogynie sévit partout : les femmes se voient qualifiées d’hystériques ou d’instables, elles sont jugées quotidiennement sur leur apparence, les mythes et tabous entourant leurs fonctions corporelles ont la vie dure, et à cela s’ajoutent la manie qu’ont les hommes de vouloir tout expliquer et la tendance à jeter le blâme sur les victimes. La participation des femmes à la direction des processus de médiation et de paix et à la prise de décisions est gage d’une plus grande durabilité et viabilité de la paix. L’égalité des genres revêt une importance essentielle face à l’urgence climatique et les hommes doivent à cet égard assumer leurs responsabilités et agir. Il est essentiel que les femmes aient les mêmes droits et perspectives économiques que les hommes si l’on veut que la mondialisation soit équitable et profite à toutes et tous. Si les femmes ne jouent pas un rôle égal à celui des hommes dans la conception des technologies numériques, les progrès réalisés en ce qui concerne les droits des femmes risquent d’être compromis. C’est bien simple. Les institutions fonctionnent mieux lorsque les femmes y participent. Le XXIe siècle doit être le siècle de l’égalité femmes hommes. Nous devons répondre à l’appel et agir pour qu’il en soit ainsi. Source: ONU