Koulikoro : un incendie déclaré au campus universitaire de Katibougou
Koulikoro, 3 février (AMAP) Un incendie dont l’origine reste inconnue, pour le moment, s’est déclaré, lundi dans l’après midi, au campus universitaire de Katibougou, à Koulikoro, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources, qui déclarent que l’incendie déclenché dans une résidence de la cité universitaire, a occasionné d’importants dégâts matériels, ne précisent pas s’il y a eu des pertes en vies humaines ou encore des blessés. Selon les mêmes sources, les services de la protection civile ont été dépêchés pour maîtriser le sinistre et précisent l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame. Plus de 300 étudiants vivent au campus universitaire de Katibougou, localité située à une dizaine de kilomètres de la ville de Koulikoro, à 60 km à l’est de la capitale, Bamako. KM (AMAP)
Koro : Quatre morts et plusieurs blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à Bana Gakou
Koro, 3 février (AMAP) Quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque perpétrée dimanche par des hommes armés non identifiés à Bana Gakou, localité située à environ 35 km de la ville de Koro, au centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué nuitamment le village de Bana Gakou, faisant quatre morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels avant d’obliger les populations à s’enfuir pour se réfugier à Koro et au Burkina Faso. Selon les mêmes sources, les groupes terroristes ont interrompu le trafic routier depuis plus deux semaines sur le tronçon Koro-Ouahigouya avant de préciser que les travaux de réparation du pont saboté par ces terroristes ont été arrêtés, depuis le 19 janvier 2020, suite à l’explosion d’une mine au moment où les travailleurs de l’entreprise creusaient la fondation, faisant 2 morts et 3 blessés. On rappelle que des hommes armés non identifiés ont attaqué, il y a deux semaines, les villages de Zon, Pongonon, Bonkounba, dans le cercle de Koro (Centre), faisant 8 morts, plusieurs blessés, avant d’emporter tout le bétail. KM (AMAP)
Réseaux sociaux et adolescents : Attention ! Danger
Par Mariam A. TRAORE Ségou, 03 février (AMAP) Il est 18 heures, nous sommes à « Médine » à Ségou. Moussa et ses amis se réunissent chaque jour. Ces jeunes et adolescents se retrouvent après l’école pour discuter et prendre du thé. Cependant, le spectacle que nous offre leur regroupement est saisissant. Chacun est assis, téléphone en main, occupé à discuter avec le « monde » sur la toile. Au lieu d’échanger sur des sujets de société ou des préoccupations des uns et des autres, tout leur débat se focalise sur l’actualité de « Facebook ». Et, souvent, que des futilités, rien de bien sérieux. Hélas ! Les jeunes et adolescents maliens sont « accros » aux réseaux sociaux. Le virus n’épargne même pas nos campagnes. L’utilisation de ces moyens de communication n’a pas que des avantages, malheureusement. Ces jeunes et adolescents le savent-ils ? « Nous ne faisons rien de bien grave. On se fait de nouveaux amis, un peu partout dans le monde. On fait des découvertes passionnantes. Bref, on s’amuse », explique Moussa, dans un éclat de rire. La discussion du jour, de ce « grin », portait sur les clashs entre les jeunes rappeurs maliens. Chacun supportait son artiste, rien d’éducatif, que des vulgarités. Soudain, arriva le tonton d’un des jeunes. Il s’est arrêté pour prendre du thé. Il a réussi à attirer l’attention des jeunes sur les dangers auxquels ils s’exposent sur les réseaux sociaux. « Ce que de nombreux jeunes et adolescents ne savent pas, c’est qu’ils sont exposés à toutes sortes de dérives sur les réseaux sociaux », a-t-il lancé avant de prendre congé du groupe. L’intervention du tonton a eu le don d’alerter les uns et les autres. Ainsi, commença un débat houleux et intéressant au cours duquel chacun a exposé un exemple d’utilisation dangereuse de ces outils qui font, désormais, partie de leur quotidien. Des outils qu’ils ne sont pas près d’abandonner. Le jeune Moussa, visiblement concerné par le sujet, explique la raison, jusque-là inavouée, qui l’a poussé à changer d’école. « Vous vous souvenez que j’ai passé une année sans aller à l’école et que j’ai dû changer d’école pour pouvoir poursuivre mes études ? Et bien ! La raison était toute simple : j’ai été piégé par un groupe d’amis qui m’ont dissuadé de m’adonner à des pratiques malsaines» raconte-t-il. Le groupe se proposait de se masturber les uns et les autres. Et la scène était filmée. « C’était une compétition. On voulait juste savoir qui était le meilleur d’entre nous. Sauf qu’un beau jour, un d’entre nous, pour une histoire de fille, a décidé de balancer nos vidéos sur un groupe Whatsapp de la classe. Le lendemain, j’étais la risée de toute l’école. Tout le monde se moquait de moi. Heureusement, la direction a vite réagi, en limitant les dégâts. Toutes les images ont été supprimées », dit-il. Son inquiétude était maintenant de savoir quelle conduite tenir si ces images venaient à refaire surface ? Malheureusement pour lui, il n’a plus de prise sur les développements possibles. Il ne lui reste plus qu’à prier pour que cela ne soit le cas. La déclaration de Moussa a provoqué un silence dans le groupe. Chacun venait de réaliser les risques encourus. Un autre jeune garçon a rompu le silence. Abdoul a indiqué qu’il échange avec un ami blanc depuis deux ans. Ce dernier lui a même promis de lui faire découvrir son pays. Le hic, c’est que son ami blanc l’a aussi mis en contact avec une fille qui veut des relations intimes avec lui. Notre jeune étudiant s’est attaché à cette fille et ils échangent des photos et vidéos osées. « Ce que je ne comprends pas, c’est le fait qu’elle m’envoie, souvent, des vidéos pornographiques gay. Maintenant que l’on parle des risques, je me demande si je parle avec un homme ou une femme », s’interroge-t-il, le regard inquiet. Il n’est pas exclu qu’Abdoul parle avec un homme. En effet, les réseaux sociaux sont infestés des pédophiles, de pervers, bref de prédateurs sexuels de tout acabit. Pour la plupart de ces individus, ces espaces sont des lieux de chasse pour attirer et piéger leurs cibles. Ils ont plusieurs stratégies et se donnent, généralement, les moyens pour atteindre leur objectif. Autre cas, autre histoire. Ce n’est plus un secret que la prostitution et l’exploitation sexuelle sur internet sont répandues. La stratégie des proxénètes est de cibler leurs proies, à travers les réseaux sociaux et, surtout, de les rendre dépendants soit de l’alcool ou de la drogue pour, ensuite leur faire faire ce qu’ils veulent. Idrissa a raconté le cas d’une cousine dont la vie a, malheureusement, basculé. Très brillante à l’école, mais issue d’une famille modeste, la jeune fille a fait la connaissance, sur internet, d’un homme aisé qui voulait la prendre comme épouse. « Elle a vite changer de look. Elle avait des habits et accessoires à la mode. Jusque-là, on ne soupçonnait rien, d’autant plus qu’elle a un prétendant qui peut lui offrir ce train de vie », dit notre interlocuteur. L’alerte a été donnée le jour où elle est rentrée complètement ivre à la maison. Alors, ses parents ont décidé de prendre leurs responsabilités. Le futur époux a été appelé à concrétiser ses intentions. Grande a été la surprise de la famille ! Le prétendu gendre a laissé entendre que leur fille ne leur a pas dit toute la vérité. Il a révélé que cette dernière travaille pour lui et leur a expliqué le genre de métier qu’elle exerçait. « Les parents ont essayé d’agir mais c’était trop tard, ma cousine avait pris goût à la vie mondaine et à l’alcool. Pour mieux s’adonner à sa pratique malsaine, elle a quitté le domicile parentale et a abandonné l’école », a expliqué Idrissa. Aujourd’hui, la jeune fille est complètement versée dans l’alcool et la prostitution. « Elle est méconnaissable et est toujours en mauvaise compagnie », a indiqué Idrissa. MAT/MD (AMAP)
Yélimané : Remise d’un important lot de matériels d’assainissement à des associations féminines
Yélimané, 3 février (AMAP) L’Association Malienne de Solidarité et de Coopération Internationale pour le Développement (AMSCID) en partenariat avec la Communauté l’Agglomération de Béthune Bruyère Artois en France, a remis des kits d’assainissement à une dizaine d’associations du Cercle au cours d’une cérémonie présidée samedi à Yélimané par la maire de Diongaga, Mme Alima Diagouraga, a constaté l’AMAP. D’un coût estimé à 9 millions de francs CFA, le lot de matériels est composé de charrettes, d’ânes, de brouettes, de poubelles, de pelles avec manches, de râteaux avec manches, de balais à queue, de bottes chaussures, de gants et de protège nez. Le président de l’AMSCID, Bassirou Diarra dit Konté a soutenu que l’homme a besoin d’un environnement sain pour son épanouissement avant de préciser que les femmes sont toujours au centre de l’assainissement dans les villages et qu’avec des moyens dérisoires l’AMSCID a décidé de les accompagner avec ces kits. La gestion des déchets est un défi pour les autorités communales et cette remise permettra de lutter contre les maladies infectieuses liées à l’insalubrité dans les différentes communes du Cercle. La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants de l’administration, des élus locaux, des représentants des organisations de la société civile et des bénéficiaires des associations féminines du Cercle de Yélimané. AS/KM (AMAP)
Polygamie: Les femmes de plus en plus réfractaires
Par Maïmouna SOW Bamako, 03 février (AMAP) Le Mali est un pays laïc, fortement dominé par la foi musulmane. L’Islam autorise les hommes à épouser plusieurs femmes. Le temps est loin où les hommes se mariaient à plusieurs femmes, pour constituer de grandes familles où il faisait bon vivre, dans l’entente. Ce climat familial serein traverse des moments difficiles et les femmes ont une peur bleue de la polygamie. Le débat sur le choix du régime matrimonial ressurgit, toutes les années depuis une décennie, à la veille du mois de Ramadan, à l’approche de la fête de Tabaski. La monogamie a-t-elle pris le dessus dans le cœur des générations de jeunes maliennes en âge de se marier ? « La polygamie c’est l’enfer ! Personne ne doit accepter de partager son homme », soutient Aminata, lors d’une discussion avec son amie Kadiatou sur la question. Cette autre épouse, qui l’écoute, écarquille les yeux. Il y a de quoi. En effet, Aminata qui pourfend la polygamie est mariée sous le régime de la polygamie. Elle attend même l’arrivée prochaine dans son foyer du premier bébé. Dans le Mali actuel, le régime de la polygamie est inacceptable pour de nombreuses jeunes filles en âge de se marier. Des citadines et des femmes rurales, dans toutes les communautés, estiment que vivre dans un foyer polygame « est une pilule amère, difficile à faire passer. » Mais. paradoxalement, elles sont nombreuses à le signer. Comme le montrent ces chiffres de la mairie de la Commune IV du District de Bamako. Ici, durant les trois dernières années, 90% des unions ont été faites sous le régime de « la discorde ». « En 2019, il y a eu 302 mariés polygames, 32 monogames ; en 2018, 363 polygames contre 33 monogames; en 2017, 349 polygames, 44 monogames », indique le chef du centre de la mairie de la commune IV du District de Bamako, Diakité Rokia Bagayoko. Devant l’officier d’état-civil, plus de la majorité des nouvelles mariées optent pour la polygamie. Malgré les statistiques qui prouvent la prééminence de la polygamie dans les familles, les épouses ont la phobie de la polygamie. Pour quelles raisons ? UN CALVAIRE – Aujourd’hui, la 2è épouse Diawara Assétou Koné est braquée contre la polygamie. Elle soutient qu’elle vit le calvaire, parce qu’elle partage son mari avec une co-épouse dans la concession familiale. Elle a perdu toutes ses illusions sur le bonheur chez son mari polygame. Et elle ne mâche pas ses mots : « Je ne le souhaiterai pas à une ennemie de vivre dans une famille polygame! Etre mariée sous ce régime est une chose, mais vivre sous le même toit avec sa co-épouse est horrible », déclare-t-elle. L’aversion de cette épouse pour la polygamie découle du fait que sa co-épouse est la cousine de son mari, qui serait la favorite. Mme Diawara Assétou Koné déplore cette mise à l’écart. Elle vide son amertume en ces termes : « Je suis traitée dans ma maison comme une réfugiée. J’ai tort d’avance en cas de conflit avec ma coépouse, Je suis exclue de toutes les consultations sur les affaires de ma belle famille ». L’hostilité à l’égard de la polygamie est largement partagée dans le rang des femmes. Mais quelques unes se résignent, arguant l’aspect social et religieux. Mme Coulibaly Fatoumata Diarra est mariée depuis 19 ans. Elle se souvient des fastes du jour de son union. Au moment de la signature du régime de polygamie, elle a fondu en larmes en la présence de six autres couples qui attendaient pour se dire « oui ». Elle a fait l’objet d’un persiflage et ses proches craignaient un renoncement de sa part. Au bout de quelque temps, ils ont réussi à la convaincre d’opter pour la polygamie. Mais au fil des années, les conditions de vie se sont améliorées dans son foyer. Mais cette aisance matérielle inquiétait fortement Mme Coulibaly Fatoumata Diarra. Au Mali, la bonne situation financière pousse beaucoup d’époux polygames à prendre une nouvelle femme. « Plus mon mari gagnait sa vie, plus je m’inquiétais. Les filles d’aujourd’hui ne laissent pas les piétons tranquilles, à plus forte raison un homme riche qui roule en 4 X 4 ». Mme Coulibaly ne sera pas épargnée. Elle sera atterrée d’apprendre, deux ans après son mariage, la nouvelle du 2e mariage de son mari. Exaspérée, elle a cherché en vain à échapper à la polygamie. « En ce temps, c’était dur pour moi d’affronter les regards des autres. J’allais partager mon homme et, peut être, que je serai délaissée au profit d’elle », a confessé Mme Coulibaly. Prise de panique, elle a vendu ses bijoux. Elle s’est endettée pour pouvoir aller en France, laissant ses 6 garçons dernière elle. Malheureusement, l’intermédiaire, qui était chargé de lui trouver un visa n’a pas pu honorer l’engagement à temps. Et il avait empoché plus de 2.700.000f Cfa. Mme Coulibaly Fatoumata Diarra était désemparée. Elle ne savait plus que faire. Elle était acculée par la meute des créanciers, et contrainte d’affronter la dure réalité du foyer polygamique. « J’ai failli faire la prison, n’eût été l’aide de ma famille paternelle qui a remboursé mes crédits. Ma grande sœur qui vit en France m’a offert une boutique de produits de beauté. Je devais rester près de mes enfants. Ce fut le pire moment de ma vie. Dieu merci. Maintenant, j’ai retrouvé la paix. La peur bleue de la polygamie qui m’habitait n’avait pas sa raison d’être. Mon époux n’a jamais cessé de me prouver son amour, en chef de famille responsable. Pour cela, je lui témoigne ma loyauté», a-t-elle souligné, le regard heureux, un grand sourire aux lèvres. « La polygamie a été inspirée par le tout puissant pour équilibrer la vie sur terre. Dans le monde les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Le bon mari et un bon père », estime Fatima. Elle a conseillé à sa nouvelle co-épouse d’être respectueuse, de comprendre qu’elle n’est pas venue pour remplacer une épouse mais agrandir la famille. Ces deux co-épouses ne vivent pas dans le même quartier. Le fonctionnaire Moustapha Coulibaly fait montre d’une forte conviction religieuse. Il faut, selon lui, prendre plusieurs femmes
FEBAK 2020 : Le coton en vedette mais noyé par les produits courants
Par Mariam F. DIABATE Bamako, 3 février (AMAP) Il est 11 heures au Parc des expositions de Bamako, où se tient la 13ème édition de la Foire d’exposition de Bamako (FEBAK) qui a ouvert ses portes le 16 janvier et a pris fin dimanche 02 février 2020. Ici, il y a de l’ambiance ! A l’entrée déjà, de la musique et une foule nombreuse. Une longue file de visiteurs attend d’être fouillée par les vigiles avant d’entrer. A l’intérieur, de nombreux stands dont celui de Colette Traoré qui expose du bogolan. Elle participe, depuis 10 ans, à cette exposition commerciale dont le thème, cette année, est « la valorisation et la transformation coton», l’or blanc. Assise sur un fauteuil recouvert de tissu bogolan, trois tissus bogolan sur ses genoux, la transformatrice de coton affirme qu’elle fait de la coupe et couture avec les tissus bogolan. « Je file le coton. Je le tisse et je le transforme en bogolan. Je fais également de l’indigo chimique afin de changer la couleur de mes tissus blancs avant de les coudre », ajoute-t-elle, précisant qu’elle vend des chemises, des grands boubous, des écharpes, des robes, des oreillers, des chemises de tables…tous faits à base de tissu bogolan. S’exprimant sur le choix du thème, la quinquagénaire estime que cela est une très bonne initiative qui « permettra de pousser les gens à aimer les habits faits en coton. Par ailleurs, Colette Traoré invite le gouvernement à participer à la promotion de nos tissus traditionnels partout, comme c’est le cas au Burkina Faso. A cet effet, elle souligne que ces tissus doivent être utilisés pour embellir les salles d’attentes et de conférence des administrations. Egalement dans la coupe et couture, Alinos Yaméogo, du Burkina Faso, expose son savoir-faire. Dans son stand rempli de tenues pour dames, hommes et enfants, toutes faites, à base de coton, M. Yaméogo participe au FEBAK depuis très longtemps. Il soutient que le thème de la foire est la bienvenue pour les pays de la sous-région comme le Togo, la Côte d’ivoire, le Ghana mais, surtout, le Mali et le Burkina Faso. Par ailleurs, le Burkinabé regrette le non-respect du thème par les organisateurs. Vue la présence d’exposants d’ustensiles de cuisine, de chaussures et autres. Pour M. Yaméogo le thème ne trouve pas tout son sens. Il estime que ce sont le textile coton qui doit être privilégié dans l’exposition. « Compte tenu du thème, c’est une usine de transformation du coton au Mali qui devait sponsoriser cet événement », indique-t-il. Les deux exposantes Ghanéennes, Millicent Biney et Sharon se sont installées côte à côte. Elles exposent chacune, des tissus wax fait à base de coton (tenues hommes et femmes). Elles saluent le choix du thème qui les concerne toutes. Par ailleurs, Sharon se plaint de la place de son stand. « Etant donné que le thème nous concerne, nous devrions avoir les stands de devant. Personnellement, je suis trop en arrière, ce qui joue sur ma clientèle », se plaint-elle. MFD/MD (AMAP)
Cité des rails : Lancement de l’’opération « Quartier Propre » à Kayes N’Di
Kayes, 3 février (AMAP) Le lancement de l’opération d’assainissement «Quartier Propre » dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations, a été présidé dimanche à Kayes N’Di, dans la Commune de Kayes, par le conseiller aux Affaires Economiques du gouverneur de région, Adama Assagaidou Maiga, a constaté l’AMAP. « Les jeunes ont gagné la coupe de l’assainissement. Il revient maintenant au quartier de remporter cette coupe », a déclaré N’Diaye Bah, chef de quartier de Kayes N’Di, ancien ministre de la culture, faisant allusion au tournoi « Vacances Foot-2019 », organisé par Orange Mali et remporté par l’équipe du quartier. Le Chef de quartier a déclaré que Orange Mali a offert 5 millions de Fcfa à son quartier, dont un million pour son équipe de football et l’opérateur économique Aliou Badara Diallo une contribution de 500 000 Fcfa, avant de préciser que l’exécution des travaux a été confiée à la société Aliou Koné, retenue suite à d’un avis appel d’offres. « Je lance un appel aux jeunes pour qu’ils s’organisent en GIE. Les Groupements économiques d’intérêts généraux créent des emplois. Ils peuvent récupérer les sachets plastiques abîmés pour les transformer en produits artisanaux. Nous allons faire en sorte que tous les 5 secteurs de Kayes N’Di soient assainis », a conclu N’Diaye Ba. Malgré les efforts en cours des autorités régionales et locales en vue de rendre la ville de Kayes propre, l’insalubrité demeure une préoccupation majeure dans la capitale du Khasso où des familles n’hésitent pas à jeter des ordures au beau milieu des rues. BMS/KM (AMAP)
Mopti : Les forces de sécurité dotées d’infrastructures et de moyens logistiques
Mopti, 31 janvier (AMAP) L’Union européenne (UE) a remis, mardi dernier, trois infrastructures majeures aux forces de sécurité maliennes, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au renforcement de la sécurité dans la Région de Mopti et à la gestion des zones frontalières (PARSEC), a constaté l’AMAP. Il s’agit d’un hangar pour accueillir le vecteur aérien, d’un atelier interservices de maintenance (AIM) avec un équipement adéquat doté d’un véhicule garage et d’une caserne pour le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Mopti. La cérémonie de remise de ces infrastructures était présidée par le général Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, en présence de nombreux diplomates et chefs militaires. Le hangar aérien est un abri pour assurer la durabilité de l’avion déployé à l’aéroport de Sévaré, dans le cadre l’appui de l’UE à la mise en œuvre du Plan de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC) du gouvernement. Cet appareil, destiné aux renseignements grâce à sa boule optronique, permettra d’optimiser la surveillance, à temps réel et à grande échelle, des zones frontalières. Quant à l’AIM, il est destiné aux différentes forces de sécurité. Il comprend trois bureaux, un espace garage, une fosse de vidange et des commodités. En plus de la formation de l’équipe technique de l’AIM par le PARSEC, l’atelier a fait l’objet de nombreuses livraisons d’outils et de pièces détachées ainsi que de deux véhicules : un camion grue plateau et un véhicule atelier mobile pour permettre aux agents du garage d’intervenir à distance. La caserne du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Mopti, dont la remise fait suite à celle du camp mobile, est située au cœur de la légion de gendarmerie. Elle est composée d’un centre de commandement, d’un poste de sécurité, d’une zone de vie d’environ 32 éléments, d’un réfectoire et de toilettes avec les commodités requises. L’UE finance le PARSEC à hauteur de 19 milliards de Fcfa, à travers le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique. Son objectif est de contribuer à la stabilisation de la Région du Centre du Mali, en améliorant la sécurité des populations, le contrôle du territoire et la gestion des espaces frontaliers par les services de l’Etat, dans le respect de l’état de droit. Le chef de la délégation de l’UE, Bart Ouvry a indiqué que la mutualisation des moyens est la seule alternative pour faire face aux défis de l’insécurité auxquels sont confrontées les forces de sécurité. Selon lui, l’UE travaille, aussi, pour le retour des services sociaux de base et à offrir des opportunités d’emploi aux jeunes. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a exprimé sa grande satisfaction devant les actions du PARSEC, citant notamment la remise de moyens fluviaux à Koulikoro, du camp balistique à Bamako. « Des actions, a estimé le général Salif Traoré, qui vont dans le sens du renforcement de capacités et de protection du personnel des forces dans leurs missions régaliennes de défense de la patrie ». La signature du protocole de propriété des infrastructures entre le directeur des opérations d’Expertise France, agence de mise en œuvre du PARSEC, Hervé Conna, et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, a mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)
Stationnement anarchique à Bamako : Au détriment de la fluidité de la circulation routière
Par Oumar DIAKITE Bamako, 27 janvier (AMAP) S’il y a un phénomène qui est bien partagé au centre-ville de Bamako, c’est bien celui du stationnement et de l’occupation anarchiques de la voie publique qui prend de l’ampleur dans la capitale malienne. Rétrécissement des voies et, par conséquent, ralentissement de la circulation routière, accidents souvent graves, la pratique s’est généralisée, ces dernières années, surtout dans les quartiers où se concentrent des administrations publiques et des activités commerciales. Au centre commercial, un quartier abritant beaucoup de services, des particuliers garent leurs véhicules en des endroits sans panneaux de stationnement réservé ou qui ne sont pas des parkings, entrent dans leur bureau, pour y passer toute la journée. « On n’a pas d’autre solution. Nous sommes contraints de garer nos véhicules, ici, aux alentours de notre lieu de travail. Que voulez-vous qu’on fasse ? », éructe Monsieur X, qui ne veut pas décliner son identité et qui a stationné sa voiture, pratiquement sur la chaussée. Nous sommes devant un service, dans le quartier du Centre commercial Et son véhicule doit rester en occupation anarchique, de la voie publique, durant toute la journée. Entre temps, les usagers devront « se débrouiller », comme ils peuvent, pour se frayer un passage. Parfois, des véhicules de transports publics, surtout les gros porteurs ou des véhicules de livraison, stationnent en dehors de leurs heures de circulation et des aires qui ne leurs sont pas réservées. Ou très souvent, certains véhicules de transport public, sans autorisation, occupent des portions de voie, le temps plus ou moins long, de chercher et trouver des clients et d’embarquer, hors d’une auto-gare ou un site réservé à cet effet. La scène se passe à longueur de journée dans la ville de Bamako. Au Badialan III, en Commune III du District de Bamako, des autogares, aux bords de la voie bitumée reliant la ville de Kati, incitent à des stationnements illégaux de taxis qui attendent des clients parmi les passagers des cars. Vers les petits soirs, aux heures d’arrivée des cars de l’intérieur du pays, ces chauffeurs de taxi se garent devant ces gares routières, au mépris de toute règle, provoquant des embouteillages. Des désagréments qu’ils causent aux autres, ils n’en ont cure. Les reproches et récriminations de ceux-ci les laissent de marbre. « C’est agaçant, l’incivisme est à la base de tout dans ce pays. Les gens ont la critique facile contre les gouvernants, ils se permettent de mettre en cause l’autorité alors que les populations elles-mêmes ne sont pas sans reproches. C’est le laisser-aller…», éructe un usager qui en veut aux transporteurs au Badialan contre qui il exprime son dégoût. Un autre visagede l’occupation anarchique de la voie publique et de ses désagréments dans la circulation routière : des épaves garés devant des maisons, durant des années. Une scène qui n’est pas rare dans certains quartiers. ASSAINISSEMENT – A la mairie du District de Bamako, on considère que le phénomène est illégal. « Un stationnement anarchique, comme son nom l’indique, est une occupation illégale d’une partie de la voie publique sans autorisation », définit Amadou Coulibaly, agent à la mairie principale de la capitale. « Pour pouvoir occuper une portion de la voie publique, il faut en milieu urbain, une autorisation du maire. Sans laquelle l’occupation ou le stationnement devient anarchique », soutient-il. L’agent municipal reconnait que des particuliers ainsi que des transporteurs en commun envahissent, de plus en plus, les voies publiques de la ville. « Or, prévient-il, il y a un arrêté municipal du maire du District par rapport à l’occupation anarchique du domaine public ». Selon le commandant major Adama Coulibaly, chef des voies publiques de la Compagnie de la circulation routière (CCR) du GMS (Groupement mobile de sécurité), l’occupation anarchique concerne toutes les parties de la voie publique réservées à la circulation des usagers de la route. « Normalement, les stationnements doivent se faire dans les parkings pour ceux qui travaillent sur les grandes artères. A chaque fois que le stationnement se fait dans la durée, dans un lieu autre qu’un parking, il devient anarchique », explique le chef de la voie publique au GMS, soulignant l’illégalité du comportement. En la matière, rappelle-t-il, le maire du District a pris l’arrêté 014-DB pour gérer les cas d’occupation anarchique à dans le District. «La contravention va jusqu’à 18.000 Fcfa », précise le commandant-major Adama Coulibaly. D’autre part, l’officier de police de la circulation routière relève d’autres cas d’occupation anarchique de la circulation routière. « En plus des cas des travailleurs qui garent devant les bureaux, il y a, souvent, les abords des garages de mécaniciens qui empiètent sur la voie publique. Ces garagistes occupent la voie publique avec des véhicules en panne pour une durée indéterminée. C’est une situation qui peut, à la longue, être source d’accidents », dénonce-t-il. Pourtant, à en croire notre interlocuteur, la police a toujours sévi contre ces comportements, chaque fois que l’occupation devient très gênante pour les usagers. «Normalement, on doit être appuyé par l’Agence nationale pour la sécurité routière (ANASER) et la mairie’, indique-t-il. Sur ce point, il dit que l’ANASER avait même envisagé des opérations de dégagement de la voie publique. Et d’ajouter : « A travers cet arrêté 014-DB, en collaboration avec la mairie, on doit procéder à des opérations coup de poing pour dégager la voie publique ». « On dit qu’il n’y a pas de voie à Bamako mais, a y voir de près, en luttant contre les occupations anarchiques de certaines voies, on peut bien obtenir une fluidité sur ces tronçons », analyse le chef de la voie publique au GMS. Pour ce faire, il plaide pour un appui de la mairie et de l’ANASER « parce, souvent, ces opérations demandent des moyens mécaniques pour pouvoir dégager les engins encombrants ». OD/MD (AMAP)
Banamba : Echanges sur le montage de projet, la gestion des AGR et l’entrepreunariat rural
Banamba, 3 février (AMAP)Un atelier sur le montage de projet, la gestion des activités génératrices de revenus (AGR) et l’entrepreunariat rural, initié par le consortium d’ONG SOS Faim, CAEB, VSF, ICD et le Tonus, destiné aux femmes et jeunes, a pris fin samedi à Banamba, sous la présidence du préfet de Cercle, Sékou Touré, a constaté l’AMAP. Cette série de formation de 6 jours en raison de 03 jours par groupe a concerné plus d’une quarantaine de participants venus des communes rurales de Boron, Madina-Sacko, Toubacoro et Sebeté. Il s’agissait de renforcer les capacités des jeunes et femmes en montage de projet, à la gestion des activités génératrices de revenus (AGR) et en entrepreunariat rural, dans le cadre de la mise en œuvre du projet P2RS. A l’issue des travaux, les participants ont été invités à faire une restitution des connaissances acquises auprès de leur base. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de l’Adjoint du maire de la Commune de Banamba, Cheick Fanta Mady Diallo, du porte parole du consortium d’ONG, Mamadou Tangara, des responsables des services techniques et des représentants de la société civile. AT/KM (AMAP)

