Bamako, 23 avril (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation des statistiques d’accidents de la circulation routière de l’année 2025 a été présidé ce jeudi par le conseiller technique du ministère des Transports et des Infrastructures, Maleck Kasse, dans les locaux de son département, a constat’ l’AMAP.
L’événement, organisé par l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) en partenariat avec le ministère de tutelle, vise à harmoniser et fiabiliser les données disponibles, a constaté l’AMAP.
« La rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans cette dynamique de validation des données d’accidents de la circulation routière de l’année 2025, afin de disposer de statistiques fiables et harmonisées pour les acteurs de la sécurité routière, les consultants, les chercheurs, les journalistes et les étudiants », a déclaré le conseiller technique.
Il a rappelé que l’objectif fixé dans le document de stratégie nationale de sécurité routière est de réduire de 50 % le taux de mortalité des accidents de la route, en le ramenant de 25 tués pour 100 000 habitants à 12 tués pour 100 000 habitants à l’horizon 2030. « Cet objectif ne saurait être atteint sans des statistiques fiables et suffisamment désagrégées », a-t-il estimé.
Le représentant du ministre des Transports et des Infrastructures s’est réjoui des progrès réalisés : « Je suis heureux de constater l’amélioration des outils et des méthodologies de recueil et de traitement des données sur l’insécurité routière. Il s’agit de satisfaire l’engagement pris par notre pays lors de la ratification de la Charte africaine de la sécurité routière, à savoir fournir les données les plus détaillées possibles à l’Observatoire africain de la sécurité routière. »
Pour rappel, la session précédente, consacrée à l’année 2024, s’était tenue le 24 avril 2025. À l’issue des travaux, 7 673 cas d’accidents avaient été validés, avec 8 828 blessés et 682 tués. L’excès de vitesse avait été identifié comme principal facteur, représentant 43 % des causes d’accidents, 49 % des blessés et 51 % des décès.
Le directeur général de l’ANASER, Ousmane Bah Maïga, a expliqué le contexte de la tenue annuelle de cet atelier : « Chaque année, au mois d’avril, nous réunissons l’ensemble des acteurs de la sécurité routière pour échanger sur les statistiques d’accidents enregistrés au cours de l’année écoulée. »
Il a précisé que l’innovation de cette année réside dans l’intégration de données recueillies auprès des services de santé, de la protection civile et de l’Institut national de prévoyance sociale, en complément des informations fournies par la police et la gendarmerie. « Ces données nous permettent de corriger les sous-déclarations et d’avoir une visibilité réelle sur le nombre de victimes », a-t-il ajouté.
Malgré ces avancées, M. Maïga a souligné des défis persistants : « Beaucoup a été fait, mais la gravité des accidents demeure préoccupante. Lorsqu’une dizaine d’accidents fait 20 ou 30 victimes, la proportion reste élevée. Les facteurs de risque ne sont pas encore suffisamment maîtrisés : excès de vitesse, non-port de la ceinture de sécurité et du casque de protection, ainsi que le non-respect des règles de circulation. »
Cet atelier de validation des statistiques routières de 2025 a réuni plusieurs responsables et acteurs de la sécurité routière. À son terme, des recommandations seront formulées afin de réduire les accidents de la circulation.
MMD/KM (AMAP)


