Traité sur les pandémies : les négociations prolongées retardent son entrée en vigueur

Bamako, 2 mai (AMAP) Les États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont décidé vendredi de prolonger les négociations sur les règles de partage des agents pathogènes, compromettant l’entrée en vigueur du traité sur  les pandémies adopté en 2025, a appris l’AMAP de source officielle.

Au cœur des discussions figure le mécanisme dit de « Pathogen Access and Benefit-Sharing » (PABS), qui vise à encadrer le partage rapide des agents pathogènes susceptibles de provoquer des pandémies, tout en garantissant un accès équitable aux vaccins, tests et traitements qui en découlent.

Sans accord sur ce dispositif, l’accord mondial sur les pandémies ne peut entrer en vigueur. Ce traité, adopté lors de l’Assemblée mondiale de la santé en mai 2025, ambitionne de renforcer la prévention, la préparation et la réponse face aux futures crises sanitaires, dans le sillage de la COVID-19.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué les progrès réalisés tout en appelant à accélérer les discussions, estimant que la prochaine pandémie est « une question de temps, pas de savoir si elle surviendra ».

Les conclusions des discussions seront présentées à l’Assemblée mondiale de la santé prévue plus tard en mai. Les États membres devraient être appelés à autoriser la poursuite des négociations, avec un éventuel accord attendu pour 2027, ou plus tôt lors d’une session spéciale en 2026.

Le volet PABS avait été mis de côté lors de l’adoption du traité en 2025 en raison de divergences entre États. Ce mécanisme est considéré comme essentiel pour garantir à la fois le partage des données sanitaires et un accès équitable aux contre-mesures médicales, un enjeu central mis en lumière par la pandémie de COVID-19.

OS/KM (AMAP)