Prévention des conflits et consolidation de la paix dans l’espace sahélo-saharien : Le développement économique et social est un levier essentiel, selon le président de TIRAC-Sahel, Soulaymane Satigui Sidibé

Bamako, 31 octobre 2026 (AMAP)– Le développement économique et social constitue un levier essentiel pour prévenir les conflits et consolider la paix dans l’espace sahélo-saharien, a estimé, samedi à Bamako, le président de TIRAC-Sahel, Soulaymane Satigui Sidibé, mettant en avant les investissements engagés par le Maroc dans ses provinces du Sud. Intervenant lors d’une table ronde organisée par l’ambassade du Royaume du Maroc au Mali, à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de la Fête de l’Unité, autour du thème «L’unité nationale du Maroc, facteur de stabilité et de développement dans l’espace sahélo-saharien», M. Sidibé a souligné l’importance des infrastructures et des services sociaux de base dans la consolidation de la stabilité. Il a cité notamment la réalisation de voies express, la construction d’un port sur l’Atlantique, d’hôpitaux, d’établissements scolaires, de zones industrielles ainsi que le développement des énergies renouvelables et des réseaux de communication dans les provinces du Sud marocain. Ces investissements, qui mobilisent des milliards de dirhams, génèrent également des emplois. À titre d’exemple, il a relevé que la construction de la voie express aurait permis de créer 2,5 millions de journées de travail. Il a aussi évoqué le futur Centre hospitalier universitaire (CHU) de Laâyoune, d’une capacité d’environ 500 lits. Pour l’intervenant, ces réalisations contribuent à améliorer les conditions de vie des populations et à renforcer l’attractivité des territoires. La présence d’étudiants africains à Dakhla et l’installation de jeunes migrants originaires de plusieurs pays africains dans les provinces du Sud témoignent, selon lui, des opportunités économiques et sociales offertes par ces régions. Abordant les enjeux sécuritaires au Sahel, M. Sidibé a rappelé que la stabilité régionale est étroitement liée à celle des pays voisins. Il a mis en garde contre une lecture géographiquement limitée des crises, citant l’évolution de la situation malienne, où les violences initialement concentrées dans le Nord ont progressivement gagné d’autres parties du territoire, jusqu’à menacer la capitale. Il a plaidé pour une approche globale associant les opérations militaires au rétablissement durable de la présence de l’État à travers l’administration, la justice, l’éducation, la santé et les services sociaux de base. La protection des populations civiles, la lutte contre les violations des droits humains et la distinction entre revendications politiques, conflits communautaires et terrorisme doivent également, selon lui, guider les stratégies de sortie de crise. Le président de TIRAC-Sahel a, par ailleurs, préconisé le renforcement de la coopération transfrontalière, le partage de renseignements et la lutte contre les financements illicites, dans le respect des cadres légaux. Il a également insisté sur le rôle des médias locaux, de la médiation communautaire et de la participation des femmes et des jeunes dans la prévention de la radicalisation et le règlement des conflits. En conclusion, M. Sidibé a défendu une stratégie combinant capacités militaires, développement économique, présence durable de l’État et dialogue politique. Il a notamment souligné l’importance des processus diplomatiques, sous l’égide des Nations unies, pour parvenir à des règlements pacifiques des différends territoriaux, estimant que la stabilité de l’espace sahélo-saharien passe nécessairement par des réponses politiques et économiques durables. CMT (AMAP)

Diplomatie: «Au-delà du règlement de la question du Sahara, l’initiative marocaine est un levier de paix et de sécurité régionales», dixit l’Ambassadeur du Maroc au Mali

Bamako, 31 Octobre (AMAP) L’ambassadeur de Sa Majesté le Roi du Maroc au Mali, M. Driss Isbayene, a défendu ce samedi 31 Octobre l’initiative marocaine d’autonomie comme une solution de compromis pour mettre fin à la crise du Sahara et relancer les processus d’intégration en Afrique du Nord et dans l’espace sahélo-saharien, a constaté l’AMAP. Le diplomate marocain intervenait lors d’une Table ronde initiée par l’ambassade pour célébrer le premier anniversaire de la Fête de l’Unité, décrétée il y a un an par le Roi Mohammed VI, suite à l’adoption au Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution historique 2797 sur le différend du Sahara. Elle avait pour thème : «L’unité nationale du Maroc, facteur de stabilité et de développement dans l’espace sahélo-saharien». Présenté comme une proposition ouverte et responsable, ce projet prévoit de confier aux populations de la région la gestion démocratique de leurs affaires à travers des institutions dotées de compétences législatives, exécutives et judiciaires, a expliqué M. Driss Isbayene. Selon le diplomate, le dispositif prévoit notamment la mise en place d’un Parlement régional composé de membres élus, d’un conseil transitoire chargé de préparer les consultations électorales, ainsi que d’instances judiciaires et consultatives. La région disposerait également, a-t-il précisé, de ressources financières propres, issues notamment de ses recettes et de l’exploitation de ses ressources naturelles. Pour le représentant marocain, cette initiative, proposée en 2007, constitue une voie de règlement politique dont la primauté a été régulièrement réaffirmée dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Il a estimé que l’option référendaire se heurtait notamment aux difficultés d’identification des populations concernées. L’intervenant a également dénoncé les conditions de vie des réfugiés dans les camps, affirmant que leur recensement faisait défaut depuis plusieurs décennies et évoquant des détournements de l’aide humanitaire. Il a notamment fait référence à des enquêtes de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). Au-delà du règlement de la question du Sahara, le Maroc présente son initiative comme un levier de paix et de sécurité régionales. Sa mise en œuvre pourrait, selon l’intervenant, contribuer à relancer l’intégration maghrébine et à renforcer la coopération face aux menaces transfrontalières, notamment le terrorisme, les trafics illicites et la migration clandestine. «Le règlement de la question du Sahara est de nature à libérer tous les processus d’intégration de l’espace nord-africain et nord-ouest-africain», a-t-il souligné, estimant que cette dynamique est essentielle à la stabilité du continent. CMT (AMAP)

Sahara occidental : la non-reconduction de la Minurso, un pas significatif vers la clôture définitive du dossier à l’ONU

Bamako, 31 octobre (MAP/FAAPA) La non-reconduction de la Minurso par le Conseil de sécurité lors de sa réunion du 30 octobre 2026, est un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara aux Nations Unies, indique un communiqué du Cabinet. La non-reconduction du mandat de la Minurso signifie clairement que la présence de cette Mission dans les provinces du sud du Maroc, notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours, ajoute la même source. «C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée. Héritée d’un contexte anachronique et révolu, cette Mission a longtemps constitué un instrument d’internationalisation du différend régional relatif au recouvrement légitime par le Royaume du Maroc de ses provinces sahariennes», poursuit le communiqué. La non-reconduction de la Minurso devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour. Dès lors, les réunions statutaires périodiques du Conseil consacrées au Sahara marocain, les rapports du Secrétaire général des Nations Unies y afférents et les briefings de son Envoyé personnel, n’auraient plus lieu d’être. « Le processus politique onusien, qui a été marqué malheureusement par les tergiversations des autres parties, leur entêtement à créer le blocage et à faire perdurer le statu quo, se trouve ainsi suspendu. Des actions similaires seront également menées prochainement au sein des autres organes de l’ONU », fait-on remarquer. Tout en marquant sa satisfaction de cette évolution, le Maroc demeure fermement attaché au cessez-le-feu, dans le strict respect de son intégrité territoriale, de sa sécurité nationale et de la quiétude de ses citoyens, assure le communiqué du Cabinet royal. Source FAAPA