AES : les experts évaluent à Bamako la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II

Bamako, 24 août (AMAP)– Des experts du Mali et du Burkina Faso se réunissent à Bamako au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale pour évaluer à mi-parcours la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP. La rencontre vise à examiner les activités réalisées depuis le début de l’année, à recueillir les observations des commissions nationales et à formuler des propositions pour la poursuite des travaux. Les échanges portent notamment sur les trois piliers de la Confédération : la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. À l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moustapha Traoré, a salué une démarche destinée à renforcer la concertation entre les pays membres. «L’objectif est de se mettre au même niveau d’information, de recueillir leurs observations et de mieux conduire les activités pour le reste de l’année», a-t-il déclaré. Il a notamment évoqué les réunions interministérielles consacrées à l’harmonisation des textes, la coordination des actions dans les différents secteurs et la coordination diplomatique entre les trois pays. Le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) du Burkina Faso, Bassolma Bazié, a expliqué que la rencontre devait permettre de faire le point sur les engagements pris depuis l’adoption de la feuille de route de l’an II et d’identifier les actions restant à mener. « Qu’avons-nous pu faire ensemble sur les engagements que nous avions pris ? Qu’est-ce qu’il reste à faire ? », s’est-il interrogé, appelant à poursuivre les efforts pour renforcer la mise en œuvre des orientations arrêtées dans le cadre de la Confédération. OS/CMT (AMAP)
Circulation des billets dans l’espace UEMOA : la BCEAO met en garde contre les fausses informations

Bamako, 24 août (AMAP) La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) met en garde le public contre la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’informations relatives à la circulation de faux billets et présentant une méthode d’identification fondée sur des éléments de vérification inappropriés, a appris l’AMAP à travers un communiqué publié vendredi 21 août, par l’institution communautaire. La BCEAO rappelle que l’utilisation de méthodes d’authentification non validées par l’Institut d’émission expose les usagers à un risque de confusion, pouvant conduire à l’acceptation de contrefaçons ou, inversement, au refus injustifié de billets authentiques. Elle invite les populations à faire preuve de vigilance face à la diffusion de ces fausses informations et à se référer exclusivement à son site Internet (www.bceao.int), dans la rubrique «Billets et pièces», pour disposer de renseignements fiables sur les sujets relatifs notamment aux billets et pièces de monnaie de son émission. La Banque centrale se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de communications de nature à saper la confiance dans les signes monétaires de son émission. CMT (AMAP)
Mali : La Maison russe lance ses cours de langue russe

Bamako, 22 août (AMAP)– La Maison russe au Mali a officiellement lancé, samedi, ses cours de langue russe, lors d’une première rencontre réunissant des élèves, des étudiants et de jeunes Maliens, a appris l’AMAP via un communiqué. La cérémonie a été l’occasion de rappeler l’ancienneté des liens d’amitié entre la Russie et le Mali. «L’amitié entre la Russie et le Mali s’est forgée au fil des décennies et repose sur de solides fondements historiques. Il nous appartient aujourd’hui non seulement de préserver cet héritage, mais aussi de continuer à le faire vivre et à le renforcer», a souligné le directeur de la Maison russe au Mali, Andreï Cherkashin. Il a relevé l’intérêt croissant de la jeunesse malienne pour la langue russe, l’enseignement supérieur, la science et la culture de la Russie. «Nous souhaitons que ces cours leur ouvrent la voie des universités russes, leur offrent de nouvelles perspectives professionnelles et leur permettent, à l’avenir, de contribuer au renforcement de la coopération russo-malienne», a-t-il ajouté. L’ouverture de ces cours s’inscrit dans le renforcement des échanges culturels et éducatifs entre les deux pays. CMT (AMAP)
Macina : les populations espèrent une reprise du service de l’EDM-SA

Macina, 22 août (AMAP)– Le service de l’Énergie du Mali (EDM-SA) est à l’arrêt à Macina depuis fin janvier 2026, en raison d’un manque de carburant, selon des informations recueillies sur place. Cette situation, qui dure depuis près de sept mois, affecte les activités économiques et les services dépendant de l’électricité. Plusieurs ateliers et services ont dû recourir à des solutions alternatives pour poursuivre leurs activités. Les populations disposant de moyens limités continuent, pour leur part, de s’éclairer à l’aide d’équipements autonomes. Les habitants souhaitent notamment connaître les dispositions prises pour permettre la reprise de la fourniture d’électricité. Plusieurs convois de camions-citernes ravitaillent Bamako depuis des semaines. Certaines régions dont Ségou commencent à retrouver une relative stabilité. Les populations de Macina espèrent, à cet égard, une reprise prochaine du service. DG/CMT (AMAP)
Tenenkou : 62 agents de santé certifiés après deux ans de formation à l’Académie MSF

Tenenkou, 22 août 2026 (AMAP)– Soixante-deux agents de santé, dont 38 infirmiers et 24 sages-femmes, ont reçu samedi leurs certificats au terme d’une formation de 24 mois à l’Académie de Médecins sans frontières (MSF), à Tenenkou, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée à la Maison des jeunes de Tenenkou, sous la présidence du 2è adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, représentant le préfet. Elle a réuni des représentants des autorités administratives et communales, des services de santé, des forces de défense et de sécurité, des légitimités traditionnelles et de la société civile. Selon le coordinateur du projet Académie MSF, Dieu Merci Baskovay, cette formation a permis aux bénéficiaires de renforcer leurs compétences en soins infirmiers cliniques de base, ainsi qu’en soins obstétriques et en santé de la femme. Elle vise à améliorer la qualité des soins dans les structures sanitaires appuyées par MSF. Le représentant du préfet a salué l’initiative et félicité les récipiendaires, les invitant à mettre leurs nouvelles compétences au service des patients. L’Académie MSF a lancé ses activités à Tenenkou en août 2024. La formation continue avait pour objectif de renforcer les capacités du personnel médical et paramédical et d’améliorer la prise en charge des patients. AS/CMT (AMAP)
Douanes : 632,314 milliards de FCFA de recettes mobilisés à fin juillet

Bamako, 21 août 2026 (AMAP) Les Douanes maliennes ont mobilisé 632,314 milliards de francs CFA de recettes entre janvier et juillet 2026, soit près de 64,85% de l’objectif annuel fixé à 975 milliards de francs CFA, a indiqué le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Cheickna Amala Diallo à travers un communiqué de son service de communication. S’exprimant lors d’une rencontre avec l’ensemble du personnel de la Direction générale des Douanes, il a appelé les agents à maintenir la dynamique autour de trois priorités : l’accroissement des recettes, le renforcement de la lutte contre la fraude et les trafics illicites et la poursuite des réformes. De janvier à juin, les recettes se sont établies à 533,743 milliards de FCFA, contre une prévision de 482,823 milliards, soit un excédent de 50,918 milliards et un taux de réalisation de 110,55%. En juillet, 98,547 milliards de FCFA supplémentaires ont été mobilisés. Le Directeur général a toutefois appelé à la vigilance, notamment en raison des difficultés sécuritaires et logistiques qui affectent certains corridors, dont l’axe Kidira-Diboli-Kayes. Concernant la lutte contre la fraude, il a insisté sur le renforcement du renseignement, du ciblage et de la coopération entre services. Les saisies effectuées au premier semestre ont notamment concerné des stupéfiants, des armes, des munitions, des explosifs, des médicaments illicites, des produits impropres à la consommation et du mercure. L’Inspecteur général Diallo a également souligné la nécessité d’accélérer la modernisation de l’administration douanière. Un portefeuille de 38 réformes est en cours, notamment dans le contrôle documentaire, le développement du SYGECOD et l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers avec plusieurs pays de la sous-région. Il a invité les responsables et les agents à traduire ces réformes en actions concrètes et à maintenir les efforts pour atteindre les objectifs fixés. CMT (AMAP)
Hivernage 2026 : des pluies qui sèment le doute, les paysans changent de semis

Bamako, 20 août (AMAP) L’installation tardive et l’irrégularité des pluies perturbent la campagne agricole 2026 dans plusieurs localités du Mali. À Koutiala, Kita et Dioïla, des producteurs réduisent leurs superficies, changent de spéculations ou renoncent à certaines cultures. Les experts estiment toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la campagne, les pluies d’août et de septembre pouvant encore inverser la tendance. Dans la région de Koutiala, notamment à M’Pessoba, plusieurs producteurs ont modifié leurs choix culturaux. Le mil, le sorgho, l’arachide, le sésame et le haricot gagnent du terrain au détriment du coton et du maïs, plus exigeants en eau et en intrants. À Gouantiesso, dans le cercle de M’Pessoba, Karamogo Dembélé explique que le retard des pluies a contraint plusieurs paysans à revoir leurs plans. «Cette année, plusieurs paysans ont cultivé du mil ou encore de l’arachide à la place du coton et du maïs. La pluie est un peu régulière pour le moment. Nous espérons qu’elle se poursuivra pour nous permettre de faire une bonne campagne», témoigne-t-il. Le riz, qui exige une disponibilité suffisante en eau, reste en revanche une source d’inquiétude. À M’Pessoba, les difficultés sont également liées à la disponibilité tardive de certains intrants. Pour Lassina Sogoba, natif de Songuela, le début de la campagne a été marqué par «le manque d’intrants agricoles et la rareté des pluies». L’amélioration récente des précipitations nourrit néanmoins l’espoir. «Pour le moment, les pluies tombent abondamment. Ce que nous avons semé avance bien. Si la pluie continue à ce rythme, nous pourrons bénéficier d’un bon hivernage», espère-t-il. À Zamblala, dans la commune de Fakolo, Moïse Sagara redoute cependant une baisse des rendements. Il a réduit les superficies consacrées au coton et au maïs au profit du mil et du sorgho, jugés plus résistants au déficit hydrique. «Ce retard a un grave impact sur la récolte. L’irrégularité des pluies peut provoquer la famine et même pousser les jeunes à rejoindre les sites d’orpaillage», alerte-t-il. Dans la région de Kita, le même phénomène est observé. Karim Sogoba, originaire de Koutiala et installé dans la zone, n’a pas pu réaliser toutes les cultures prévues. «J’ai surtout fait du mil avec un peu de coton. Je n’ai pas semé de maïs parce que l’hivernage a débuté très tard et qu’ensuite les pluies sont devenues rares», explique-t-il. À quelques kilomètres de Kita, Seydou Coulibaly, cultivateur depuis plus de dix ans, décrit une campagne difficile. Le retard des intrants et l’insuffisance des pluies l’ont conduit à miser davantage sur l’arachide. «Le coton et le maïs posent problème au regard de la situation actuelle», estime-t-il. À Dioïla, les producteurs adoptent également des stratégies d’adaptation. À Korokoro, dans la commune de Zan Coulibaly, Mamadou Dembélé, qui exploite deux hectares et demi depuis 2020, a abandonné le maïs et l’arachide pour le haricot. «L’année passée, au mois d’août, les cultures étaient déjà bien avancées. Cette année, c’est seulement du haricot que j’ai pu semer, il y a à peine une semaine. Les pluies ne sont pas abondantes», déplore-t-il. D’autres producteurs ont préféré renoncer à la campagne. Commerçant à Bamako, Abdou Diarra explique avoir suspendu son activité agricole en raison de l’irrégularité des pluies, des difficultés d’accès aux intrants et de l’insécurité. Il espère néanmoins un retour à des conditions normales. Le mil et le sorgho privilégiés Pour le Dr Modibo Amadou Konaté, chercheur à l’Institut d’Économie Rurale (IER), à la station de Cinzana, la saison agricole s’est installée «timidement et de façon sporadique selon les sites». De Bamako à Koutiala et Sikasso, en passant par Dioïla, Ségou, Cinzana et Bla, les fluctuations des pluies ont entraîné des semis tardifs, des resemis et une forte disparité dans l’état des cultures. Selon lui, le coton et le maïs pourraient subir les conséquences de cette situation dans les zones méridionales si les pluies ne s’améliorent pas. En revanche, l’espoir reste permis pour les cultures plus résistantes, notamment dans les zones où le mil occupe une place importante. Le chercheur explique le changement de spéculations par les exigences en intrants. « Le mil et le sorgho s’adaptent mieux à l’irrégularité des pluies. Cela donne aux producteurs une fenêtre pour assurer d’abord la sécurité alimentaire », souligne-t-il. Le mil est particulièrement adapté aux conditions sèches. Il peut produire avec des cumuls pluviométriques compris entre 200 et 800 mm, alors que le maïs nécessite au moins 1.000 mm. Le sorgho, le fonio et l’arachide présentent également une meilleure capacité d’adaptation aux conditions de déficit hydrique. Mali-Météo appelle à la prudence Pour Amadou Diakité, chef du service des prévisions à Mali-Météo, l’irrégularité des pluies observée en août s’explique notamment par la forte variabilité spatiale des systèmes pluvieux et l’alternance entre épisodes pluvieux et séquences sèches. Une localité peut ainsi recevoir d’importantes quantités d’eau tandis qu’une autre, située à quelques dizaines de kilomètres, en reçoit beaucoup moins. Les prévisions saisonnières établies en avril 2026 ne faisaient d’ailleurs pas apparaître une situation uniforme. Elles prévoyaient des cumuls normaux à excédentaires dans certaines parties du Centre et de l’Est, tandis que l’Ouest était davantage exposé à des conditions normales à déficitaires. Mali-Météo rappelle surtout que le bilan d’une saison agricole ne dépend pas uniquement du cumul total des précipitations. Leur répartition dans le temps et dans l’espace est déterminante pour les cultures. Les producteurs sont ainsi invités à suivre l’humidité des sols et les prévisions à court terme afin d’adapter les opérations culturales. Les prochaines semaines seront particulièrement importantes pour les cultures déjà installées. Les pluies d’août et surtout leur régularité en septembre pourraient encore peser sur le remplissage des grains, la maturation des céréales et, in fine, les rendements de la campagne agricole 2026. MMD/CMT (AMAP)
Bougouni : la stratégie nationale de la biodiversité en cours de restitution

Bougouni, 20 août (AMAP) La Direction générale des Eaux et Forêts a organisé, jeudi à Bougouni, un atelier de restitution du rapport de la Stratégie nationale et du plan d’action pour la biodiversité (SPANB) 2025-2030. La rencontre, tenue dans la salle de réunion de l’ex-conseil de cercle, était présidée par le Directeur de cabinet du gouverneur de la région, Dramane Diakité, en présence des autorités administratives et politiques, a constaté l’AMAP. L’atelier visait à présenter le contenu et les principaux résultats du rapport, à examiner sa cohérence technique et la qualité des données, ainsi qu’à recueillir les observations et recommandations des participants. La révision de la stratégie s’inscrit dans l’engagement du Mali à aligner sa politique nationale sur le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Au nom du Directeur général des Eaux et Forêts, le Colonel Mamadou Seydou Maïga a indiqué que la mise à jour de la SPANB nécessite une actualisation des connaissances sur l’état de la biodiversité au Mali et un alignement des objectifs et indicateurs sur le nouveau cadre mondial. Il a précisé que le document élaboré comporte 20 objectifs nationaux correspondant aux 23 cibles mondiales, à l’issue d’un processus participatif. Le Directeur de cabinet du gouverneur, Dramane Diakité, a souligné que la stratégie définit une vision à long terme pour préserver la diversité biologique du pays. Elle s’articule autour de la réduction des extinctions et de la dégradation des écosystèmes, de l’utilisation durable et de la restauration de la biodiversité dans les secteurs agricole et minier, ainsi que du partage équitable des avantages liés aux ressources génétiques et de la mobilisation des moyens nécessaires à la mise en œuvre. Le projet de mise à jour de la SPANB est conduit par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dans le cadre du projet Global Biodiversity Framework-Early Action Support (GBF-EAS). Après le mot de bienvenue du directeur régional par intérim des Eaux et Forêts de Bougouni, le Commandant Moussa Fayenké, les travaux se sont poursuivis avec les échanges et contributions des participants. BHT/CMT (AMAP)
Hydrocarbures : près de 1.400 citernes réceptionnées au Mali en deux semaines

Bamako, 20 août (AMAP)– Près de 1.400 citernes d’hydrocarbures ont été réceptionnées au Mali entre le 3 et le 16 août 2026, selon les données présentées ce jeudi lors de la 31e réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, tenue à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a annoncé un communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce. Du 3 au 9 août, 710 citernes, représentant 33,749 millions de litres, ont été réceptionnées par 37 opérateurs. Du 10 au 16 août, 720 citernes, pour un volume de 32,817 millions de litres, ont été acheminées par 34 opérateurs. Le dernier convoi comptait 230 citernes. La réunion, présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a relevé que les régions de l’intérieur sont globalement approvisionnées. Une rupture de gasoil persiste toutefois à Bandiagara et fait l’objet d’un suivi particulier. Les participants ont également examiné la hausse des cours internationaux des hydrocarbures, considérée comme un facteur nécessitant une anticipation et une adaptation constantes pour prévenir les ruptures d’approvisionnement. La sécurisation des axes par les Forces de défense et de sécurité contribue, par ailleurs, à améliorer l’acheminement des produits pétroliers. Les efforts se poursuivent notamment sur les corridors stratégiques, dont l’axe Bamako-Dakar, avec une implication accrue du Génie militaire dans l’amélioration et la sécurisation des voies. La réunion a enfin constaté une nette régression de la fraude sur les produits pétroliers, favorisant une meilleure maîtrise des flux. CMT (AMAP)
Tenenkou : un atelier pour renforcer la prévention des violences basées sur le genre

Tenenkou, 20 août (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tenenkou, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé jeudi, au Centre de santé de référence (CSRef), la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation sur les approches transformatrices du genre, la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et la transformation des violences pour la paix et la santé, a constaté l’AMAP. Organisée par le district sanitaire de Tenenkou avec l’appui du Centre Carter, à travers son projet «Paix par la santé», la session vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires et sanitaires sur les questions de genre, de prévention des VBG et de transformation des violences. Elle entend également contribuer à la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de l’accès équitable aux services de santé dans les zones d’intervention du projet. Le médecin-chef du CSRef et point focal du Centre Carter, Dr Amadou Coulibaly, a indiqué que la formation permettra aux participants de mieux comprendre les notions de genre et de promouvoir des approches adaptées au contexte communautaire. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, a salué la tenue de cette session et exhorté les participants à suivre attentivement les enseignements afin de devenir des relais efficaces auprès des communautés. Représentant le préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé a salué l’initiative et invité les participants à mettre les connaissances acquises au service des communautés. Il a également remercié le Centre Carter pour ses actions en faveur des populations du cercle, assurant que l’administration restera disponible pour accompagner les initiatives contribuant à l’amélioration des conditions de vie. Durant deux jours, une trentaine de participants, composés d’acteurs communautaires et de représentants des services techniques issus de plusieurs aires de santé du district, seront formés sur les concepts de genre, les approches transformatrices et la prévention des violences. Ils apprendront notamment à analyser les normes de genre et les rapports de pouvoir susceptibles d’alimenter les conflits et les VBG, à renforcer les mécanismes communautaires de prévention et d’orientation des victimes, ainsi qu’à promouvoir le leadership des jeunes et des femmes dans la consolidation de la paix. La formation est assurée par Boris Ghislain Kabré, instructeur à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. AS/CMT (AMAP)

