Bougouni : Le ministre Fassoun Coulibaly vulgarise le Pacte de stabilité sociale et de croissance 2023-2027

Bougouni, 29 octobre(AMAP) Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly, a présidé, jeudi à Bougouni, une conférence de vulgarisation du Pacte de stabilité sociale et de croissance et de son plan d’action 2023-2027, en présence des autorités régionales, des acteurs syndicaux, du patronat et des forces vives de la région, a constaté l’AMAP. La rencontre visait à informer et sensibiliser les acteurs régionaux et les collectivités territoriales sur les principaux engagements du pacte, afin de favoriser leur implication dans sa mise en œuvre. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre, aux côtés du gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé, en présence des autorités administratives et politiques ainsi que des forces de défense et de sécurité. Signé le 25 août 2023 pour une durée de cinq ans, le Pacte de stabilité sociale et de croissance (2023-2027) prévoit une trêve sociale et mobilise un budget global de 105,918 milliards de FCFA. Selon le ministre, il ambitionne de consolider un climat social apaisé, propice au développement économique du Mali, à travers une transformation structurelle de l’économie nationale. Dr Fassoun Coulibaly a invité le gouvernement, les employeurs et les travailleurs à s’approprier les principes du pacte et à les appliquer dans leurs relations professionnelles, aussi bien au sein des entreprises que dans les administrations publiques. Le plan d’action 2023-2027 constitue un cadre de référence assorti d’indicateurs et d’activités à réaliser à court, moyen et long termes. Il s’articule autour de plusieurs axes, notamment le dialogue social, la liberté syndicale, la politique de rémunération, la promotion du secteur privé, la protection sociale ainsi que la santé et la sécurité au travail. Le ministre a souligné le rôle stratégique de la région de Bougouni dans la mise en œuvre de ce dispositif, au regard de son potentiel agricole et minier et de sa position de carrefour. Il a appelé les différents acteurs régionaux à servir de relais pour informer, sensibiliser et promouvoir la culture du dialogue social dans les administrations et les entreprises. À l’issue de son intervention, Dr Fassoun Coulibaly a remercié le comité technique de suivi du pacte, les autorités régionales pour leur accueil et les partenaires sociaux pour leur engagement. Il a ensuite remis officiellement un exemplaire du Pacte de stabilité sociale et de croissance et de son plan d’action au gouverneur de la région. «Faisons ensemble de la stabilité sociale le socle indéfectible du Mali Kura. C’est par notre capacité à dialoguer, à nous écouter et à placer l’intérêt supérieur de la patrie au-dessus de tout que nous viendrons à bout de nos défis», a conclu le ministre. La délégation ministérielle a, par ailleurs, rendu une visite de courtoisie aux Légitimités traditionnelles de Bougouni. BHT/CMT (AMAP)
Kati : un mort et 35 blessés graves dans un accident de car, à Samè

Kati, 29 octobre (AMAP) Un accident de la circulation survenu jeudi soir à Sananfara sur l’axe Kati-Samè a fait un mort, 35 blessés graves et plusieurs blessés légers. Le drame implique un car de transport en commun qui transportait 73 passagers de Bamako vers Kéniéba, a constaté l’AMAP. Selon les informations disponibles, le véhicule s’est renversé après que le conducteur en a perdu le contrôle. Informé de l’accident, le préfet du cercle de Kati, Harouna Diarra, s’est rendu sur les lieux pour constater les faits et coordonner les opérations de secours. Accompagné des représentants du commandant de zone de Kati et des responsables de la Protection civile, il a ensuite visité les blessés admis à l’hôpital de Kati, où ils ont été pris en charge par le personnel soignant. Au nom des autorités du pays, notamment du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, et du gouverneur de la région de Koulikoro, le préfet a remis une enveloppe symbolique aux victimes pour contribuer aux premiers soins. Il a également présenté ses condoléances à la famille du défunt. Harouna Diarra a enfin appelé les usagers de la route à redoubler de prudence, particulièrement en cette période d’hivernage. ALK/CMT (AMAP)
Russie-Afrique : Alassane Souleymane plaide pour une riposte médiatique à la désinformation

Bamako, 29 octobre 2026 (AMAP)– Les médias doivent conjuguer leurs efforts contre la désinformation et contribuer au renforcement des relations entre la Russie et l’Afrique, a déclaré jeudi le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), M. Alassane Souleymane, lors d’un panel tenu en marge du troisième sommet Russie-Afrique. Ce panel était le dernier de ceux organisés par TASS dans le cadre du Forum des médias Russes et africains ouvert lundi en marge du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique. Organisé par l’Agence d’information russe TASS, il avait pour thème : «Les ressources médiatiques en tant qu’outil de lutte contre la désinformation et de renforcement de l’image positive de la Russie et de l’Afrique.» Ces échanges entre expets russes et africains ont été modérés par M. Marat Aboulkhatin, directeur général adjoint de TASS, en présence de M. Andreï Kondrachov, directeur général de TASS, ainsi que des directeurs généraux des Agences de presse du Ghana, du Cameroun, de Namibie, de la Mauritanie et du vice-président du Global Fact-Checking Network (GFCN). Intervenant à l’occasion, le responsable malien a appelé à une coopération accrue entre les agences de presse africaines et russes pour renforcer les échanges d’expertise, mutualiser les moyens et promouvoir une information fiable, fondée sur la vérification des faits. Il a également souligné la nécessité de développer des contenus permettant aux peuples de mieux connaître leurs réalités respectives, sans sacrifier les exigences de rigueur et d’indépendance journalistiques. Évoquant les crises libyenne de 2011 et malienne de 2012-2013, M. Alassane Souleymane a estimé que la prédominance des médias occidentaux dans le traitement de ces événements avait limité la capacité des médias nationaux à faire entendre d’autres analyses. Il a notamment cité le récit d’une colonne de 400 véhicules armés qui se se seraient dirigés vers le centre du Mali en 2013. Une information erronée dont la diffusion a alimenté la panique au sein des populations, a-t-il déploré. Face à la multiplication des fausses nouvelles, des images manipulées et des contenus trompeurs sur les réseaux sociaux, le directeur général de l’AMAP a rappelé que la crédibilité des médias repose sur la vérification des sources, le travail de terrain et le respect des règles professionnelles. Il a cité, à titre d’exemple, la circulation récente d’une image présentée comme montrant le Président de la Transition malienne, le Général d’armée Assimi Goïta, en train de dormir pendant une intervention de son homologue russe, M. Vladimir Poutine. M. Alassane Souleymane a également mis en avant le développement de l’offre médiatique nationale au Mali, portée par les médias publics et privés, les plateformes numériques et les créateurs de contenus. Il a insisté sur le rôle des agences de presse dans la couverture du territoire et la diffusion d’informations de proximité, notamment dans les langues nationales. Le directeur général de l’AMAP a évoqué les accords de coopération conclus à Moscou et les initiatives communes destinées à rapprocher les professionnels des médias russes et africains. Pour lui, cette dynamique doit contribuer à consolider les relations entre les deux parties, à renforcer leur souveraineté informationnelle et à lutter efficacement contre la désinformation. CMT (AMAP)
Bamako : trois affaires de meurtres élucidées par la police

Bamako, 28 octobre (AMAP) La Police nationale a élucidé trois affaires de meurtres et d’assassinats survenus récemment à Bamako, avec l’interpellation de plusieurs suspects dans des délais de 24 à 48 heures. Le directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Youssouf Koné, a présenté les résultats des enquêtes, mercredi, lors d’un point de presse, tenu à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), a constaté l’AMAP. La première affaire porte sur l’assassinat de Broulaye Doumbia, 23 ans, promoteur d’un salon de coiffure, résidant à Sébénikoro. Le 14 octobre, vers 4 heures, son corps sans vie a été découvert dans un caniveau derrière un restaurant de l’ACI 2000. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime avait été abattue par balle dans un appartement meublé avant que son corps ne soit abandonné sur les lieux de la découverte. Les investigations ont permis d’interpeller six personnes, dont le principal suspect, un militaire radié de 21 ans, qui a reconnu les faits. Le mobile présumé serait lié à une tentative de viol, selon les déclarations du suspect rapportées par la police. La deuxième affaire concerne le meurtre de Moctar Fofana, 53 ans, boutiquier à Djélibougou. Le 18 octobre, vers midi, les policiers du commissariat de Boulkassoumbougou sont intervenus après la découverte de son corps dans l’antichambre de sa boutique. Deux jours plus tard, un étudiant de 18 ans a été interpellé puis placé en détention. Selon les éléments présentés par le directeur général de la Police nationale, le suspect aurait agi dans un contexte de chantage, la victime menaçant de diffuser des vidéos compromettantes à caractère sexuel tournées à son insu. Le jeune homme a également déclaré avoir subi des faits de harcèlement sexuel de la part du défunt depuis l’âge de 17 ans. La police a, par ailleurs, évoqué des antécédents présumés d’abus sexuels sur de jeunes talibés fréquentant la boutique de la victime. La troisième affaire est celle de Boubacar Ly, 23 ans, dont la disparition avait été signalée sur les réseaux sociaux. Le 26 octobre, vers 21 heures, l’exploitation de cette alerte a conduit les commissariats de Sébénikoro et de l’ACI 2000 à interpeller plusieurs suspects. Selon le directeur général de la Police nationale, cinq jeunes ont d’abord été appréhendés, parmi lesquels le principal suspect, un ami de la victime. Après le meurtre, celui-ci aurait dissimulé le corps dans un tas d’ordures en feu à Sébénikoro pour tenter de faire disparaître les preuves. Le crime serait lié à un différend financier portant sur la vente d’un véhicule d’une valeur de 30 millions de francs CFA. Les parties n’auraient pas trouvé d’accord sur le règlement d’un reliquat de 10 millions de francs CFA. Le principal suspect, déjà connu des services de police pour avoir mortellement fauché un policier en 2023, a été placé en détention avec d’autres suspects. Le bilan des interpellations communiqué pour cette affaire, fait toutefois état de cinq jeunes appréhendés, puis de six suspects placés en détention. À l’issue du point de presse, les journalistes ont été invités au commissariat du 14ᵉ arrondissement, situé à l’ACI 2000, pour constater la présence des suspects et réaliser des prises de vues. En clôturant la rencontre, le Contrôleur général Youssouf Koné a salué les avancées des services de sécurité, qu’il a attribuées à l’impulsion et aux orientations du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Ali Mohammedine. Il a assuré que la lutte contre la criminalité se poursuivrait sans relâche et souligné l’importance de la coopération policière internationale, notamment à travers Interpol. Il a enfin appelé la population à collaborer davantage avec les forces de l’ordre pour renforcer la sécurité de proximité. SS/CMT (AMAP)
Élevage : 12 enquêteurs formés à San pour fiabiliser les statistiques du cheptel

San, 28 octobre (AMAP) Douze enquêteurs, dont deux suppléants, suivent depuis ce mercredi une formation de cinq jours sur l’Enquête nationale de suivi des troupeaux (ENST), dans la région de San. L’objectif est de renforcer la fiabilité des données sur le cheptel et d’améliorer les statistiques agricoles nationales, a constaté l’AMAP. Organisée conjointement par les Directions régionales des Productions et des Industries animales (DRPIA), des Services vétérinaires (DRSV) et de la Planification, de la Statistique, de l’Informatique, de l’Aménagement du territoire et de la Population (DRPSIAP), la session se poursuivra jusqu’au 1er novembre 2026. La cérémonie d’ouverture était présidée par le directeur régional des Productions et des Industries animales, Modibo Camara, en présence des responsables des deux autres structures partenaires. La formation porte sur les techniques de collecte des données afin de garantir le bon déroulement de l’enquête dans les différentes localités de la région. Financée par la Banque mondiale, dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), cette opération vise à produire des données fiables sur le cheptel. Ces informations contribueront à une meilleure connaissance du secteur de l’élevage et à une planification plus efficace des actions de développement. NC/CMT (AMAP)
Sikasso : Solidarité agissante en faveur des personnes vivant avec un handicap

Sikasso, 28 octobre (AMAP) Une tonne de riz, une moto Jakarta adaptée et des cartons de savon ont été remis, mercredi, à des personnes vivant avec un handicap à Sikasso, dans le cadre de la troisième semaine thématique de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion. La cérémonie, présidée par la gouverneure de la région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, s’est déroulée au gouvernorat, a constaté l’AMAP. Consacrée aux personnes vivant avec un handicap, cette semaine est parrainée à Sikasso par le directeur régional des Impôts, Seydou Diallo. Dans son intervention, la gouverneure a rappelé les valeurs de solidarité et d’entraide qui fondent la société malienne. «Nous sommes tous nés égaux, nous devons nous entraider dans la vie», a-t-elle déclaré, avant de souligner que «la solidarité, ce n’est pas un seul mois, c’est toute une vie». Mme Kanté Marie Claire Dembélé a remercié les organisateurs, les parrains et marraines des quatre semaines thématiques ainsi que les bonnes volontés pour leur engagement. Elle a invité les autorités, quel que soit leur niveau de responsabilité, à soutenir les personnes vivant avec un handicap. Elle a également exhorté ces dernières à cultiver la solidarité entre elles. La marraine régionale, Mme Berthé Ourokiatou Coulibaly, s’est réjouie de cette initiative et a salué l’engagement des autorités de la Transition et des responsables régionaux. «Ces personnes en situation de handicap méritent amplement ces dons. Ce geste doit être imité par tout un chacun», a-t-elle affirmé. Pour sa part, le président des personnes vivant avec un handicap, Moumini Diarra, a estimé que ces dons contribueraient à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires. Il a remercié les autorités nationales et régionales pour cette initiative. La remise de la moto Jakarta à Djeneba Ouattara, résidente du quartier Wayerma II, ainsi que la distribution des sacs et cartons de savon aux autres bénéficiaires ont constitué les temps forts de la cérémonie. La rencontre a enregistré la présence de plusieurs autorités administratives et locales, dont le directeur de cabinet de la gouverneure, Bernard Coulibaly, le préfet du cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, le maire de la commune urbaine, Kalfa Sanogo, le directeur régional du Développement social et de l’Économie solidaire, Brahima Kamanta, ainsi que la marraine régionale du Mois de la solidarité, Mme Berthé Ourokiatou Coulibaly. MFD/CMT (AMAP)
Mois de la solidarité à Bafoulabé : dix personnes vivant avec un handicap bénéficient de dons

Bafoulabé, 28 octobre (AMAP) Dix personnes vivant avec un handicap ont reçu, mercredi, des kits alimentaires et une aide financière dans le cadre de la deuxième semaine de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion. La remise officielle s’est déroulée dans les mairies de Bafoulabé et de Mahina, avec cinq bénéficiaires dans chaque commune, a constaté l’AMAP. Les dons étaient composés de riz, de sucre, d’huile, d’une moustiquaire imprégnée d’insecticide et d’une enveloppe financière. L’initiative, parrainée par Boubacar Konaté, secrétaire général de la mairie de Mahina, vise à renforcer la solidarité envers les personnes vulnérables. «Le handicap ne doit en aucun cas être un facteur d’exclusion», a rappelé le parrain, soulignant la nécessité de traduire en actes le thème national du Mois de la solidarité, consacré à la solidarité comme levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne. Le préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, a réaffirmé l’engagement des autorités en faveur des couches vulnérables, avant d’inviter la population à promouvoir l’entraide et la cohésion sociale. Les autorités communales, les services sociaux et les représentants de la société civile ont pris part à la cérémonie. Les bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance à l’État, au comité local de pilotage et au parrain. En marge de l’activité à Mahina, le maire Adama Bandjou Sissoko, a présenté au comité local de pilotage un lot de mobilier médical offert par la diaspora. Ce matériel est destiné à soutenir les Associations de santé communautaire (ASACO) de Mahina et de Niakalinsiraya. BM/CMT (AMAP)
Tenenkou : les FAMa au chevet des personnes âgées

Tenenkou, 27 octobre 2026 (AMAP)– Les Forces armées maliennes (FAMa) ont remis, ce mercredi 28 Octobre, des kits alimentaires composés de riz et d’huile, ainsi qu’une enveloppe symbolique, à des personnes âgées de la commune urbaine de Tenenkou, dans le cadre du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée dans l’enceinte de la préfecture, s’est déroulée en présence du deuxième adjoint au préfet, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, du deuxième adjoint au maire, Soumaïla Bocar Coulibaly, et du chef du détachement militaire, le Capitaine Moussa Sankaré, ainsi que de plusieurs responsables des services techniques, des forces de défense et de sécurité et des représentants de la communauté. Au nom des forces présentes à Tenenkou, le Capitaine Moussa Sankaré a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des missions civilo-militaires et des actions de solidarité prescrites par le haut commandement, en vue de renforcer les liens entre l’Armée et la Nation. Il a rappelé le devoir de solidarité envers les personnes âgées et réaffirmé l’engagement des FAMa à rester aux côtés des populations. Le deuxième adjoint au maire a salué ce geste humanitaire et la bonne collaboration entre les forces armées et la population. La cheffe du Service local du développement social et de l’économie solidaire, Aminata Asseydou, s’est également réjouie de cette initiative, qui vient renforcer les actions menées par son service au cours du mois. Représentant le préfet, Ousmane Diamouténé a remercié les FAMa pour cette action, en phase avec le thème de cette édition : «La solidarité, socle de la paix et de la cohésion nationale». Il a invité les populations à perpétuer cette dynamique de solidarité. Ému par ce geste, Amadou Daou, dit Aphel, président de l’Association des personnes âgées de Tenenkou, a exprimé sa gratitude et formulé des prières pour le retour définitif de la paix au Mali ainsi que pour la protection des forces de défense et de sécurité. À l’issue de la cérémonie, la délégation s’est rendue au quartier Komagalou pour rendre visite à Anta Thiocary, une centenaire. La doyenne a, à son tour, formulé des vœux pour le retour de la paix et la victoire des forces armées sur les différents théâtres d’opérations. La cérémonie a pris fin par la Fatiha prononcée par l’imam de la grande mosquée de Tenenkou, Allaye Hamidou Cissé, suivie de prières et de bénédictions pour la paix au Mali. AS/CMT (AMAP)
À l’heure du Mali : à Moscou, la coopération russo-africaine et le tempo médiatique

Bamako, le 28 Octobre (AMAP) Lundi 26 octobre 2026. Au Centre des affaires et au Centre national de conférence de la capitale russe, le 3è sommet Russie-Afrique semble bien lancé. Il s’ouvre d’une manière différente, à un niveau plus spécifique, en attendant sa déclinaison politique et diplomatique. Avant le conclave des Chefs d’État et de gouvernement — auquel participe pour la deuxième fois le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, déjà présent sur les lieux —, ce sont les médias russes et africains qui se parlent le temps d’un forum. On peut y voir les petits plats mis dans les grands pour ce grand rendez-vous géopolitique de l’agenda diplomatique international : une rencontre entre le Nord- Est et le Sud. Mais qui mieux qu’un journaliste, un homme de média, pour débattre ? Et débattre de tout, car c’est là la vertu première du journalisme : tout regarder, en faire des récits et le rapporter à tous, selon les normes techniques et scientifiques qui fondent la profession. Les principaux médias russes — les agences de presse TASS, Sputnik, Rossia Segodnia et la chaîne de télévision Russia Today (RT) —, avec la bénédiction de leur gouvernement, ont ainsi décidé d’organiser ce forum avec leurs partenaires africains. Toutes les régions d’Afrique y sont représentées, des médias traditionnels aux nouveaux supports numériques. La Fédération de Russie, puissance mondiale affirmée, fait face à une adversité farouche d’une grande partie de l’Occident. Une confrontation qui a déjà coûté au monde bien des conflits dont il aurait pu se passer, notamment celui qui se déroule majoritairement sur le territoire ukrainien. Ancien empire des tsars, héritière principale de la grande URSS, la Fédération de Russie du Président Vladimir Poutine affiche la force nécessaire pour faire face aux crises tout en nouant de nouveaux partenariats. Après Saint-Pétersbourg en 2023, la revoilà qui accueille l’Afrique pour la troisième fois, au bord de la Moskova, dans la ville de l’écrivain Alexandre Pouchkine. Avant les 28 et 29 octobre, jours du sommet des Chefs d’État et de gouvernement, médias russes et africains se sont accordés pour discuter de leur place dans la construction de ce partenariat. Car de part et d’autre, tous conviennent que les médias ne sont pas de simples témoins ou de modestes suiveurs d’acteurs multiformes, dont il faudrait simplement décrire les actes et décrypter le discours. Dans ce monde multipolaire et fragmenté qui se reconstruit sous nos yeux, les médias restent des acteurs incontournables au regard de la place que prend l’information dans le façonnement de nos États, de nos sociétés et dans le fonctionnement de la gouvernance. L’information, longtemps considérée comme une simple denrée de consommation, est devenue un levier de développement social et de gouvernance démocratique. C’est précisément ce que le gouvernement russe a compris en accompagnant ses médias majeurs pour qu’ils prennent toute leur place dans la construction du partenariat avec le continent africain, et dans la réussite de ce 3e sommet Russie-Afrique qui se tient cette semaine à Moscou. Cette convergence entre le politique et le médiatique explique le bien-fondé de la première communication du forum, délivrée par Maxime Orechkine, chef adjoint de l’administration du président de la Fédération de Russie. Il est venu entretenir les journalistes, responsables de médias et directeurs d’instituts de formation du continent africain de l’approche russe du partenariat : co-création, management souverain, approche intégrée, formation des cadres des pays partenaires et solutions basées sur les besoins de chaque État. Et cela, chiffres à l’appui, en détaillant l’écosystème des affaires de part et d’autre, le poids réel de la Russie et de l’Afrique dans le monde, ainsi qu’une analyse prospective de la part des investissements réservés aux générations futures. Par exemple, sur le plan énergétique, 560 millions de Subsahariens sont en nécessité d’accès à l’électricité et la Russie a une expertise pointue a mettre à disposition. Il en est de même pour l’Intelligence artificielle, véritable faisceau de changement de paradigmes technologiques, académiques, économiques et bien d’autres. Pour démontrer la place de choix réservée aux acteurs des médias dans ce forum, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, est également venue entretenir les participants sur la philosophie qui guide la diplomatie russe sur le continent. Elle a choisi de mettre en avant la coopération entre la Russie et le Mali, deux pays qui ont décidé de marcher ensemble et de bâtir de grands projets au bénéfice de leurs États et de leurs peuples. Défense et sécurité, souveraineté alimentaire, éducation, formation professionnelle, énergie, aérospatial, agriculture, sport et culture : elle a dressé la cartographie exhaustive d’un champ de coopération russo-malien qui doit inspirer les autres États africains au sud du Sahara. Il s’agit aujourd’hui de casser de vieux monopoles infructueux pour aller dans un échange sincère, équilibré et gagnant-gagnant. Entre partenaires que tout rapproche. C’est dire que la coopération russo-africaine entend avancer à son propre tempo médiatique, avec le blanc-seing du sommet des Chefs d’État, pour ancrer davantage les vertus de cette relation chez les peuples et au sein de la communauté des partenaires. Il faut se réjouir que la Confédération des États du Sahel (AES) s’inscrive déjà dans cette option de placer les médias au coeur de la gouvernance, sous le leadership de ses trois présidents. Déjà, sous la présidence du Général d’armée Assimi Goïta, une stratégie de communication a été élaborée. Au début de ce mois d’octobre, sous la houlette du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, un forum des médias publics de l’espace confédéral (agences de presse, radios, télévisions et éditeurs de la presse nationale) s’est tenu à Ouagadougou, avec à la clé une convention de partenariat entre les trois éditeurs de presse. Cela constitue un grand pas dans la construction de la Confédération. Dans ce même élan, le forum des médias russo-africains balise la voie pour le renforcement du partenariat entre les États, pour une meilleure compréhension, par les peuples de part et d’autre, des bienfaits d’une coopération sincère et mutuellement avantageuse entre la Russie et l’Afrique. Alassane SOULEYMANE, à Moscou
Tominian : ADRA Mali appuie les femmes maraîchères en semences

Tominian, 27 octobre (AMAP) L’ONG Adventist Development and Relief Agency (ADRA Mali) a remis des kits de semences maraîchères à sept groupements de femmes des communes de Tominian et de Fangasso, pour renforcer leur capacité de production face aux aléas climatiques et contribuer à la sécurité alimentaire, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée dans la cour de la mairie de Tominian, sous la présidence du préfet du cercle, Kalifala Coulibaly, en présence des représentants des services techniques et des groupements bénéficiaires. Les kits comprennent des semences d’oignon violet de Galmi, de laitue Batavia frisée, de chou pommé Milan de Pontoise, de tomate Roma VF, de piment Armageddon, d’aubergine Black Beauty, de carotte Shakir F1 et de gombo Clemson Spineless. Ils comprennent également des plants de pomme de terre de variété Sahel, conditionnés en sacs ou caisses de 25 kg. Les groupements bénéficiaires sont issus des localités de Bolimasso, Minso, Thion-Soro, Poroné et Hasso, dans la commune de Tominian, ainsi que de Kien, Koula et Yabara, dans celle de Fangasso. Cet appui vise à renforcer les moyens de production de ces femmes. Il s’agit également de contribuer à l’amélioration de la nutrition des enfants dans un contexte de vulnérabilité alimentaire. Le premier adjoint au maire de Tominian, Esdras Keita, a souhaité la bienvenue aux bénéficiaires et salué la mobilisation des groupements féminins. Le représentant d’ADRA Mali, Daniel Noumadji, a rappelé l’engagement de l’organisation auprès des communautés dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Il a souligné que la mauvaise pluviométrie enregistrée au cours de la campagne agricole a entraîné un déficit de production. Le représentant du service local de l’agriculture, Yaya Doumbia, a précisé que les semences sont destinées aux groupements des deux communes. Il a indiqué que les kits ont été constitués pour favoriser une production maraîchère adaptée aux besoins des bénéficiaires. Procédant à la remise symbolique des kits, le préfet Kalifala Coulibaly a salué cet appui, qu’il a jugé adapté aux besoins des populations. Il a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des semences et à s’investir pleinement dans les activités maraîchères. Il les a également invitées à solliciter l’accompagnement des services techniques afin de prévenir les erreurs de manipulation et d’améliorer les rendements. ST/CMT (AMAP)

