Bamako, 25 juin (AMAP) Plus de 215 civils sont morts dans une prison contrôlée par les Forces de soutien rapide (FSR) au Darfour du Sud, en raison de la propagation de maladies et d’épidémies en moins de deux mois, a indiqué mercredi le Réseau des médecins soudanais.
Dans un communiqué, l’organisation médicale a précisé que ces décès ont été enregistrés à la prison de Daqris durant les mois de mai et juin. Elle a attribué ces morts à « la propagation de maladies et d’épidémies, ainsi qu’aux tortures et mauvais traitements infligés aux détenus, dans des conditions de détention qui ne respectent même pas les normes les plus élémentaires en matière de soins de santé et de dignité humaine ».
Le groupe a également indiqué que 31 détenus, dont des enfants, avaient été transférés vers un hôpital de Nyala il y a plus de deux semaines, alors qu’ils ne présentaient aucun signe apparent de maladie. « Leur sort reste inconnu, suscitant de plus en plus de craintes pour leur sécurité », a alerté le Réseau des médecins soudanais.
L’organisation a par ailleurs fait état de rapports selon lesquels les FSR prélèveraient du sang sur des détenus afin de soigner leurs combattants blessés. Elle a appelé à la fin immédiate des détentions arbitraires, à l’accès des organisations humanitaires et médicales aux lieux de détention ainsi qu’à la communication du sort de tous les détenus.
Le Réseau des médecins soudanais a demandé à la communauté internationale et aux organisations de défense des droits humains d’agir rapidement pour faire pression sur les dirigeants des FSR afin qu’ils protègent les civils et que les responsables d’éventuelles violations répondent de leurs actes conformément au droit international.
OS/KM(AMAP)


