Bamako, 20 avril (AMAP) Une production de 54, 88 tonnes a été enregistrée en 2024, selon le Rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE Mali), dont les principales données ont été présentées vendredi par son Secrétaire permanent, Boureima Cissé, a appris l’AMAP de source proche de l’ITIE.
Cette production demeure largement dominante dans le secteur minier national. Selon Boureima Cissé, le rapport introduit également des innovations, notamment la prise en compte des sous-produits, avec 879 kg d’argent issus du raffinage de l’or, pour une valeur estimée à 537 millions de francs CFA, soit 1,6% de la production aurifère.
Le document fait état d’une production de fer de 77.000 tonnes, tandis que 106 tonnes ont été exportées, principalement vers la Chine et les États-Unis.
S’agissant de la structuration du secteur, 705 titres miniers ont été recensés en 2024, dont 525 permis de recherche (74%). Les permis d’exploitation se répartissent entre 24 grandes mines et 71 petites mines, tandis que 13 projets sont à un stade avancé de recherche. Le secteur des carrières compte, pour sa part, 10 titres actifs.
»La part des petites mines s’élève à 271 kg d’or, soit 0,5 % de la production totale. Toutefois, cette quantité n’a pas été déclarée à l’exportation par les services douaniers », précise le Secrétaire permanent de l’ITIE.
Pour les ventes locales, les substances de carrières, notamment le ciment, l’eau minérale et les matériaux de construction ont généré un volume d’affaires estimé à 115 milliards de francs CFA.
Dans le domaine de l’artisanat minier, le Secrétariat permanent indique ne pas disposer de données fiables sur la production. Deux sociétés ont néanmoins déclaré des exportations de 296 kg d’or vers les Émirats arabes unis.
En outre, le rapport relève un écart entre la production et les exportations d’or, estimées à environ 52 tonnes, contre près de 54,88 tonnes produites, une différence attribuée en partie à l’or issu du circuit informel.
Ces données traduisent une amélioration de la collecte et de la transparence des informations, conformément aux exigences de la norme ITIE 2023. Celle-ci intègre désormais des aspects liés à la transition énergétique, à la lutte contre la corruption et à une meilleure diffusion des données du secteur extractif.
KD/CMT (AMAP)


