Bamako, 20 mars (AMAP) L’Argentine a officiellement quitté l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annoncé mardi, le Gouvernement du président Javier Milei, marquant une rupture définitive avec l’agence onusienne de santé, un an, jour pour jour après la notification formelle de retrait.
Le ministre argentin des Affaires étrangères, Pablo Quirno, a confirmé l’entrée en vigueur du retrait sur les réseaux sociaux.
« L’Argentine a communiqué cette décision au Secrétaire général des Nations Unies le 17 mars 2025 », a-t-il déclaré. « Conformément à la Convention de Vienne sur le droit des traités, le retrait prend effet un an après cette notification. »
Cette décision, annoncée initialement en février 2025 et notifiée officiellement le 17 mars 2025, s’inscrit dans une opposition idéologique marquée du gouvernement Milei à la gestion par l’OMS de la pandémie de COVID-19.
Le président Milei a qualifié à plusieurs reprises l’organisation d’« entité néfaste » et les confinements mondiaux de « plus grande expérience de contrôle social de l’histoire ». Le gouvernement reproche à l’OMS d’avoir été influencée par des intérêts politiques plutôt que par une science rigoureuse, et d’avoir outrepassé son mandat en portant atteinte à la souveraineté des États membres.
L’Argentine rejoint ainsi les États-Unis, dirigés par le président Donald Trump, qui a renouvelé sa critique de l’OMS, depuis son retour à la Maison Blanche, l’accusant d’échecs institutionnels et de manque de transparence. Ces retraits simultanés constituent un défi majeur à la gouvernance mondiale de la santé.
Le ministre Quirno a, toutefois, tenu à préciser que Buenos Aires ne s’isolait pas totalement. « L’Argentine continuera de promouvoir la coopération internationale en matière de santé par le biais d’accords bilatéraux et de forums régionaux », a-t-il indiqué, ajoutant que cette nouvelle approche « protège pleinement la souveraineté [de l’Argentine] et son autorité décisionnelle en matière de politiques de santé », en s’écartant de ce que l’administration considère d’« impositions supranationales ».
OS/KM(AMAP)


