Bamako, 4 avril (AMAP) Les économies africaines font face au risque d’un ralentissement plus prononcé de leur croissance cette année si la guerre au Moyen-Orient se prolonge, avec des perturbations durables des routes commerciales, des approvisionnements en énergie et en engrais qui menacent de se propager sur tout le continent, selon un rapport publié jeudi.
Le document, élaboré par deux agences des Nations unies, l’Union africaine et la Banque africaine de développement, indique que les économies africaines pourraient perdre 0,2 point de pourcentage de croissance du PIB en 2026 si le conflit dure plus de six mois.
« Plus le conflit durera et plus les perturbations des routes maritimes et des approvisionnements en énergie et en engrais seront sévères, plus le risque d’un ralentissement significatif de la croissance sera grand à travers le continent », souligne le rapport. Il a été présenté lors de la réunion de la Commission économique des Nations unies à Tanger.
Le Moyen-Orient représente 15,8 % des importations de l’Afrique et 10,9 % de ses exportations, note le rapport. Quelques pays, comme le producteur de pétrole Nigeria et l’exportateur de GNL Mozambique, bénéficieraient cependant de la hausse des prix.
Face à une croissance africaine encore atone et à des niveaux d’endettement élevés, le document recommande aux gouvernements de renforcer la mobilisation des recettes intérieures, de coordonner les achats de carburant, d’établir des couloirs alimentaires d’urgence, de mettre en réserve les recettes exceptionnelles issues du pétrole et de déployer des mesures ciblées de protection sociale.
OS/KM (AMAP)


