Bamako, le 25 nov (AMAP) Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est répandue aussi vite que celle qui annonçait, ces derniers mois, l’arrivée de camions citernes dans une station-service ! Moins de files devant les points de distribution d’essence, contrairement à la période du pic de la crise des hydrocarbures. Fluidité devant les pompes… du moins dans certaines stations-service en Commune III du District de Bamako. Les quelques clients en rang n’ont plus l’angoisse, ce mardi 25 novembre, de s’entendre dire : « A bana » (C’est fini)… Chacun est ravi d’être servi en moins de 20 minutes.
Jean, pantalon moulant, tee-shirt rose mettant, teint un peu clair, éclairci, pour être exact Aïcha Touré, âgée 18 ans, n’en revient pas. Sa joie et son excitation sont à la mesure de la nouvelle ! Notre jeune interlocuteur affiche une mine réjouie. Satisfaction et surprise de pouvoir faire le plein de carburant de sa moto « en si peu de temps ! ».
« Que c’est réjouissant après plusieurs semaines douloureuses à la quête de l’essence pour pouvoir faire ses courses » dit-elle. Plus d’un la prenait pour une folle.
Non, loin de là ! Presque tout le monde était en liesse. Cette scène se passe à Samè Cité des rails. Précisément à la descente, du côté de ce quartier en direction de Kati. Au bas de la colline du quartier, pas de file. « C’est la première fois que nous éprouvons un soulagement depuis la crise du carburant…On se demande par quel miracle l’État a pu faire cela », se réjouit un jeune homme.
À N’Tomikorobougou, Badialan III, III, I, Samè, Bolibana, entre autres … c’est le soulagement.
OD/MD (AMAP)


