Musique : Bako Dagnon, mémoire vivante des traditions musicales du Mali

Bamako, 14 mars (AMAP) Née au Sud-Ouest du Mali, dans l’actuelle région de Kita dans les années 50, Bako Dagnon est devenue une mémoire vivante des traditions musicales du pays. La chanteuse a été remarquée pour la première fois lors de la Biennale de la Jeunesse de Bamako de 1972.

Sa connaissance extraordinaire des cultures et traditions des 27 communautés ethnolinguistiques maliennes a poussé Ali Farka Toure à consulter régulièrement cette mémoire vivante.

En 35 ans de carrière, Bako Dagnon a réalisé 5 albums diffusés localement. En novembre 2007, elle a sorti son 1er album international « Titati ».

Elle a contribué au lancement de la Société d’exploitation des produits agricoles du Mali (SEPAMA) à Kita, une usine de grande envergure, avec le PDG d’alors Drissa Keïta, pour que les paysans s’adonnent à la culture de l’arachide. Un coup bien  réussi. Car la grande usine  a atteint un rayonnement sans précédent dans la sous région avec la production d’huile d’arachide de qualité.

Bako Dagnon est un mystère, un livre qui illumine l’Empire Mandingue. Arrangé par François Bréant (croiséen 2005 au côté de Thione Seck sur son splendide Orientissime), son « Titati » définit l’héritage des anciens.

La célèbre cantatrice a été rappelée à Dieu le 7 juillet 2015 à Bamako. Le Mali retient d’elle une grande personnalité qui a marqué l’histoire musicale de notre pays.

Kader Maïga (AMAP)