Bamako, 8 mars (AMAP) — Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré dimanche que la guerre au Moyen-Orient « n’aurait jamais dû avoir lieu », en référence aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran.
S’exprimant en marge des « deux sessions », il a jugé que les tentatives de changement de régime « ne trouveraient aucun soutien populaire » et a averti : « Un poing fort ne signifie pas une raison forte. Le monde ne peut pas revenir à la loi de la jungle. » rapporte le média britannique The Guardian.
Wang a évité de critiquer directement Donald Trump, préférant souligner le « respect mutuel » dans les relations sino-américaines. Il a qualifié les récents entretiens Trump-Xi de « encourageants » et présenté 2026 comme une « grande année » pour les deux pays, appelant à la « sincérité et à la bonne foi ».
Il a ajouté que « glisser vers le conflit pourrait entraîner la chute du monde entier » et que « ni l’un ni l’autre ne peut remodeler l’autre ».
Ces propos interviennent alors que les États-Unis et Israël mènent des frappes contre l’Iran depuis fin février 2026, risquant une escalade régionale et des perturbations énergétiques mondiales. La Chine, partenaire important de Téhéran, n’a pas reporté la visite de Trump à Pékin prévue du 31 mars au 2 avril.
Sur Taïwan, Wang a réaffirmé que la réunification « est un processus historique qui ne peut être arrêté » et que « ceux qui s’y opposent périront ».
Il a également critiqué le Japon, accusant la Première ministre Sanae Takaichi de vouloir « vider de sa substance » la constitution pacifiste japonaise en évoquant une possible intervention en cas de crise taïwanaise.
Le conflit en Iran a débuté le 28 février 2026 avec des frappes conjointes américano-israéliennes. La Chine appelle à l’arrêt des hostilités et soutient la souveraineté iranienne, tout en maintenant le dialogue avec Washington dans un contexte de trêve commerciale fragile.
OS (AMAP)


