Kita, 23 février (AMAP) Les administrateurs de l’Agence de Développement Rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS) ont tenu jeudi dernier à Kita, leur 15éme session du conseil ordinaire d’administration, sous la présidence du représentant de l’Agriculture, le Conseiller technique Tiombé Diabira, a constaté l’AMAP.
Parmi les acquis de l’ADRS, au titre de l’année 2025 la levée de la suspension de décaissements du portefeuille BID en faveur du Mali et l’entrée en vigueur du projet de renforcement de la sécurité alimentaire de proximité dans le Kaarta et Sefèto.
Le budget prévisionnel de L’Agence de Développement Rurale de la vallée du fleuve Sénégal pour 2026 se chiffre en recettes et en dépenses à 2 milliards 655 Millions 827.400 Francs CFA contre 2milliards 660 Millions 819.000 en 2025 soit une diminution de 0, 19%.
Les délègues venus des régions de Kayes, Kita et du ministère de l’agriculture ont passé en revue le procès-verbal de la session précédente, le point d’exécution des recommandations ainsi que le rapport annuel de performance 2025 et les perspectives pour 2026.
De l’intervention de M. Tombé Diabira, il est à retenir que la campagne agricole 2025 s’est déroulée dans des conditions socio-économiques et agro-climatiques marquées par une bonne pluie, régulière et bien repartie dans le temps et dans l’espace, l’accessibilité des produits agricoles sur les marchés locaux et de prix abordable et la persistance de l’insécurité dans la zone d’intervention.
« Le secteur rural au Mali constitue le socle de l’économie nationale. Des stratégies et des politiques sous-sectorielles ont été élaborées et des structures ont été mises en place pour dynamiser et harmoniser les systèmes de productions agricoles. Toutefois dit-il, le secteur reste très tributaire des aléas climatiques ». Voilà pourquoi, Il a invité les acteurs à la cohésion, à la persévérance et à l’anticipation afin d’impulser le développement harmonieux et durable de l’agriculture au Mali.
Il a saisi l’occasion pour transmettre à l’ensemble des partenaires techniques et financiers intervenant à l’ADRS, la profonde gratitude des plus hautes autorités du Mali pour les efforts consentis dans le développement harmonieux de la vallée du fleuve Sénégal.
Le Directeur général de l’ARDS Moussa Issa Ben Diallo DG de l’ADRS a, pour sa part, soutenu que la vision assignée à sa structure est de développer la zone d’intervention de l’ADRS qui couvre toute la vallée du fleuve Sénégal de Kita à Kayes en passant par Manantali et Bafoulabé.
S’agissant de l’année 2025, des réalisations majeures ont été faites selon lui. En effet explique-t-il, un accent a été mis sur la maintenance et l’entretien des périmètres pour une meilleure production avec 19551 tonnes. Aussi poursuit-il, un grand accent est aussi mis sur la production des semences adaptées aux conditions climatiques. Pour la mise à niveau des cadres et producteurs sur plusieurs thématiques, plus de 66 cadres et agents de l’ADRS et plus de 300 producteurs ont été formés dans plusieurs techniques pour les permettre d’accumuler des connaissances pour des meilleures productivités, a souligné le DG. Avant de déclarer qu’en termes de résultat, sa structure a atteint plus de 96% des prévisions en matière de production.
Pour cette année 2026, Le DG de l’ADRS a salué déjà la levée de suspension sur les financements de la Banque Islamique de développement au Mali, tout en annonçant que le projet de renforcement de la sécurité alimentaire, à travers l’irrigation de proximité dans le Kaarta et Seféto (PRSAIP/KS) qui entre en vigueur. Il est prévu selon lui dans le cadre de ce nouveau projet, la réalisation cette année, de 27 systèmes hydrologiques villageois améliorés, qui va permettre à plus de 32 000 habitants d’avoir accès à l’eau potable à travers un système moderne avec une énergie autonome qui sera basée sur le solaire et alimenter le bétail à travers des abreuvoirs et les bornes fontaines.
« A cela s’ajoute le redéploiement et la protection de 200ha de terre dégradée. En gros nous pouvons dire que cette année augure l’espoir » a-t-il résume en substance.
Le Gouverneur de la région de Kita, Daouda Maiga dira qu’avec l’ADRS, beaucoup de chemins ont été parcourus, beaucoup de réalisations ont vu le jour en deux décennies et il faut s’en féliciter. « Nous sommes heureux de savoir que ces points d’eau programmée dans une zone agro pastorale plus ou moins délaissée vont démarrer cette année. Il y aura beaucoup d’activité qui vont créer des conditions pour une meilleure agriculture, élevage mais aussi de l’eau potable aux populations à travers ces espaces verts » fin de citation. Pour lui pour ce nouveau programme, c’est aussi l’occasion de redynamiser les prestataires de service qui pourront faire bénéficier de la création d’emploi, de revenus à travers ce qui va impacter sur les femmes et les organisations des jeunes et pour une région comme kita c’est une aubaine non négligeable.
JMF/KM (AMAP)


