Kayes, le 31 mars (AMAP) Contrairement aux informations alertant d’éventuelle pénurie d’hydrocarbures dans la Cité des Rails, plusieurs stations-services fournissent du carburant, même si la rumeur a dû provoquer de léger attroupement dans ces lieux de vente, a constaté l’AMAP.
« Je risque de perdre mon emploi si je vous autorise à faire des photos des clients…», se débarrasse de nous respectueusement, vers 10h30mn, un pompiste à notre tentative de demande d’autorisation de prendre des images de la dizaine de personnes en rang pour se ravitailler du liquide précieux.
Cette scène s’est déroulée à une station d’essence, située à Kayes N’Di, au niveau du quartier Soutoukoulé, sur la rive gauche du Fleuve Sénégal de la ville. Ici, des motocyclistes et des triclystes s’attroupent. « Nous avons entendu des échos sur une imminente pénurie de carburant à Kayes, c’est pourquoi il me faut suffisamment d’essence avant la crise…», se justifie Salif Traoré. Pourtant, rien ne prouve qu’un tel scénario de manque d’hydrocarbures plane, eu égard la circulation normale et dense dans la Cité des Rails ce mardi 31 mars 2026.
Mieux, en face de la première station-service que nous nous sommes rendus, celle dénommée Baraka Petroleum aussi distribue du carburant. Là, également, les pompistes servent les clients sans arrêt. Pas autant d’affluence comme dans les stations services à Bamako, mais une dizaine de clients demeurent toujours. Pas de panique, le gérant nous autorise à faire des photos. Et le pompiste rassure qu’il n’y aura pas de pénurie.
Selon un cadre de la ville, ayant requis l’anonymat, « c’est vrai que le stock est à la baisse, mais il n’y a pas lieu de croire à une pénurie ». Notre interlocuteur alerte que la Direction régionale de la police a été engagée pour traquer toute personne tentée par la surenchère. « Nous avons appris que certaines personnes sont en train de céder, sur le marché noir, le litre d’essence à plus de 1.000F cfa…et le Directeur régional de la police, saisi, va déployer ses agents pour interpeller les coupables», a-t-il prévenu.
Par ailleurs, selon nos informations recueillies de sources crédibles, les localités de Sadiola et Yélimane, très consommatrices d’hydrocarbures, ne sont pas également en manque de carburant. Les stations-services fonctionnent normalement dans ces zones d’orpaillage lesquelles qui tournent qu’avec le liquide précieux.
En outre, selon un autre responsable de la Cité des Rails, des citernes sont au point d’être escortées de Diboli à Kayes. L’arrivée de ces citernes d’hydrocarbures dans la ville de Kayes va circonscrire à la baisse du stock existant. Faut-il rappeler que la Région de Kayes a toujours su maîtriser la situation depuis l’imposition de cette crise dans notre pays.
OD/KM (AMAP)


