Bamako, 30 mars (AMAP) – Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a présidé, ce lundi, dans ses locaux, la cérémonie de remise du rapport annuel d’activités 2025 des services centraux du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.
Mamoudou Kassogué, ministre en charge de la Justice, a déclaré que cette « cérémonie, qui se veut modeste dans sa forme, est pourtant fondamentalement expressive d’une nouvelle gouvernance qui s’est installée dans le secteur judiciaire. Elle met l’accent sur le respect des principes et des exigences qui doivent accompagner l’accomplissement des missions assignées aux différents services pour la disponibilité et la fourniture du service public de la justice ».
Il a rappelé que les trois précédents rapports annuels consolidés ont définitivement renforcé la conviction, quant à l’utilité et aux avantages incontestables qui peuvent être tirés de leur exploitation, à différents niveaux, par des acteurs opérationnels, institutionnels et politiques ainsi que par les acteurs de la société civile.
Pour les services judiciaires et les juridictions, les rapports annuels d’activités sont « des outils pour faire une auto-évaluation dans l’objectif d’améliorer les performances à la lumière d’une analyse des résultats obtenus, des difficultés rencontrées, des défis et enjeux ainsi que des perspectives », a précisé le ministre Mamoudou Kassogué.
Il a ajouté que ces rapports constituent, en outre, une boussole, à la fois pour les services concernés et pour les décideurs, permettant de définir de nouvelles orientations à travers des projets, des programmes ou des politiques publiques nécessaires à un meilleur accompagnement des missions assignées aux différents services.
Les résultats qui transparaissent dans les différents rapports produits par les services, dont le rapport général ne constitue que l’agrégation, sont le reflet d’un travail acharné. « Ils ont abattu à coups de mesures innovantes et adaptées, de coordination réussie, de sacrifices et d’engagement indéfectible, mais aussi de responsabilité et d’humanisme dans les relations au quotidien », a conclu le ministre de la Justice.
Quant à Dr Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère en charge de la Justice, il a affirmé qu’un tel exercice de recevabilité, de transparence et de responsabilité, qui perpétue le principe constitutionnel proclamant que « la justice est rendue au nom du peuple », n’avait, de mémoire d’acteurs de justice, jamais existé au sein du corps judiciaire, et pourtant demeure indispensable pour une gouvernance vertueuse et un devoir de reddition de comptes de l’institution judiciaire.
Selon le secrétaire général du ministère de la Justice, il importe de relever que cette activité donne la mesure de la plénitude des responsabilités de chaque responsable de service et de juridiction. Elle constitue incontestablement un devoir de rendre compte, comme rappelé, et institue la culture du résultat tout en réfutant la médiocrité, l’immobilisme, l’anachronisme, l’anarchie et les abus.
Dr Boubacar Sidiki Diarrah estime que « la production des rapports annuels d’activités a pour finalité de mettre fin au management irresponsable et à l’administration fantôme, dénués de traçabilité certaine et de lisibilité cohérente des actions ».
Cette cérémonie de remise a enregistré, en outre, la présence des membres du ministère de la Justice, des représentants des services centraux et d’autres invités de marque.
MMD/KM (AMAP)


