Bamako, 3 Juillet (AMAP) Le centre Sahel Mali a présenté, le jeudi 2 juillet 2026, dans un hôtel de la place, son étude d’enquête d’opinion nationale sur la gestion de la Transition qu’il a initiée et réalisée par le Cabinet GISSE (Groupement d’Intérêt Scientifique des Statistiques Economiques), a constaté l’AMAP.
Cette enquête a été menée auprès de 2. 320 personnes entre les 2 et 12 mai 2026, qui a concernée le district de Bamako et les sept régions (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao). Il ressortit dans le rapport d’étude présentée que « 83,9 % des personnes interrogées sont satisfaites de la gestion de la Transition et plus de 90% ont une opinion favorable du Président de la Transition ».
Dans sa présentation, le directeur du Cabinet GISSE (Groupement d’Intérêt Scientifique des Statisticiens Economiques), Sidiki Guindo a évoqué les principaux enseignements de l’enquête.
« Une adhésion largement majoritaire à la Transition. L’enquête révèle un niveau élevé de satisfaction des citoyens à l’égard de la gestion de la Transition. Plus de huit Maliens sur dix déclarent être satisfaits de la conduite actuelle des affaires publiques, traduisant une confiance importante dans les orientations engagées par les autorités » a assuré le directeur de Cabinet GISSE.
Selon lui, « 83,9 % des personnes interrogées sont satisfaites de la gestion de la Transition et plus de 90% ont une opinion favorable du Président de la Transition », a-t-il dit. Parlant, la sécurité, il a expliqué que « 67% citent la lutte contre le terrorisme comme priorité, 44% évoquent la lutte contre le chômage, 40 % souhaitent une action contre la cherté de la vie, 29 % demandent une amélioration de l’accès à l’électricité et 27 % attendent des actions renforcées contre le banditisme ».
Pour ce qui concerne l’élection, il a expliqué que « 86,7 % estiment que les élections présidentielles ne sont pas une priorité. Concernant des perceptions internationales. « 93 % d’opinions favorables pour la Russie, 90,8 % d’opinions défavorables pour la France, 81,9 % d’opinions défavorables pour la CEDEAO, 83,8 % d’opinions défavorables pour l’Algérie », a-t-il dit. Des perceptions concernant les leaders religieux « l’enquête fait apparaitre le Chérif de Nioro et le Chérif Ousmane Madani Haidara bénéficient d’une image largement positive de 85% auprès des personnes interrogées contre 20% de l’imam Mahmoud Dicko », a souligné M/ Guindo.
Pour lui, « au-delà du niveau de satisfaction exprimé, les résultats montrent que le soutien à la Transition s’accompagne d’une forte attente de résultats concrets. Les citoyens souhaitent avant tout une amélioration durable de leur sécurité, de leurs conditions de vie et des services essentiels », a précisé Sidiki Guindo. « L’étude souligne également l’importance de renforcer la communication autour des réformes engagées et de poursuivre les efforts de proximité avec les populations, notamment, les régions où les perceptions apparaissent plus nuancées, comme: la sécurité, le coût de la vie, l’emploi, l’accès à l’électricité ».
« Au regard des enseignements de l’enquête, le maintien du niveau de confiance observé passe par la consolidation des acquis de la Transition et par une réponse plus soutenue aux préoccupations exprimées par les citoyens », a fait savoir le directeur du Cabinet GISSE.
Il a expliqué que « les attentes portent en priorité sur le renforcement de la sécurité, l’amélioration des conditions de vie, la création d’opportunités économiques et un meilleur accès aux services essentiels : électricité, carburant…., et les résultats invitent également à renforcer la prise en compte des spécificités régionales afin de garantir une action publique adaptée aux réalités de chaque territoire », a précisé M. Guindo. Avant d’ajouter que « l’’étude souligne par ailleurs l’importance d’intensifier les actions de communication et de pédagogie autour des réformes engagées, de favoriser un dialogue permanent avec les citoyens et de poursuivre les efforts visant à renforcer la transparence, la confiance institutionnelle et la cohésion nationale. Ces orientations constituent des leviers essentiels pour accompagner la poursuite des réformes et répondre durablement aux attentes de la population ».
Le Centre Sahel Mali, une ONG à but non lucratif, qui œuvre pour la paix et le développement au Mali et au Sahel, son président Yaya Mémé a expliqué que « cette enquête d’opinion nationale offre une photographie de ces perceptions à un moment clé de la Transition ».
Selon lui, « les résultats présentés dans ce dossier mettent en lumière les principales tendances observées et constituent un outil d’aide à la décision pour les pouvoirs publics, les partenaires au développement, les médias et l’ensemble des acteurs engagés dans la construction d’un Mali stable, souverain et prospère ».
« Elle vise notamment à mesurer le niveau d’adhésion aux réformes engagées, à identifier les préoccupations prioritaires des populations et à analyser les évolutions de l’opinion publique sur les questions de gouvernance, de sécurité et de coopération internationale », a fait savoir Yaya Mémé.
ST/KM (AMAP)


