EMP-ABB : les opérations de paix face aux mutations des modes opératoires des groupes armés au sahel et en Afrique de l’Ouest au centre d’une rencontre

Bamako, 9 juin (AMAP) Le Chef de Cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Contrôleur principal Seydou Doumbia a présidé, ce mardi 9 juin, à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Beye, la cérémonie d’ouverture des travaux du séminaire récapitulatif sur des auditeurs du master en maintien de la paix et la reconstruction de l’Etat, et master en criminalité organisé, terrorisme et coopération internationale pénale.

Le thème retenu était : « les opérations de paix face aux mutations des modes opératoires des groupes armés au sahel et en Afrique de l’Ouest », a constaté l’AMAP.

« Conformément à sa vision, Cadre Stratégique 2024-2028, notre institution ambitionne d’être un leader régional et continental en matière de formation, de recherche, d’analyse stratégique et d’innovation. Elle entend également s’affirmer comme un véritable catalyseur de réflexion et de solution novatrices sur les questions de paix, de sécurité et de développement », a fait savoir le directeur général de l’école de maintien et de la paix Alioune Blondin Beye.

Le Colonel major Souleymane Sangaré a expliqué que «le thème du séminaire nous convie à une réflexion approfondie, lucide et résolument tournée vers l’avenir. Il nous invite à examiner les profondes transformations de l’environnement sécuritaire régional, à évaluer la pertinence des approches traditionnelles de gestion des crises et à explorer de nouvelles pistes de réflexion susceptibles de renforcer l’efficacité des opérations de paix dans un contexte marqué par l’adaptation constante des menaces. Plus que jamais, il s’agit de penser collectivement des réponses innovantes et durables capables de contribuer à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans notre région ».

Il a souligné qu’il est « convaincu que les échanges, les analyses et les débats qui animeront ce séminaire contribueront à enrichir notre compréhension des mutations en cours, à faire émerger des pistes de réflexion innovantes et à formuler des recommandations utiles tant pour les décideurs politiques que pour les praticiens, les chercheurs et l’ensemble des acteurs engages dans la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable ». Avant de déterminer son intervention en rappelant l’affirmation du regretté Alioune Blondin Beye, qui disait que « la paix n’est jamais un acquis ; elle est une conquête permanente qui exige dialogue, engagement et responsabilité ».

Le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Paul Traoré, également, Recteur de l’Université Kankou Moussa, a souligné que « dans un environnement sécuritaire marqué par des évolutions rapides et des menaces en constante mutation, notre pays a besoin de cadres capables non seulement d’agir, mais également de comprendre, d’anticiper et d’éclairer l’action publique. Telle est précisément l’ambition de ces programmes de formation et du présent exercice académique ».

Pour sa part, le Colonel major Seydou Doumbia a indiqué que « les groupes armés terroristes et criminels ont profondément transformé leurs modes opératoires au cours de la dernière décennie. Ils exploitent les nouvelles technologies, développent des mécanismes sophistiqués de financement, utilisent les réseaux sociaux comme instruments de propagande et s’appuient sur des stratégies hybrides alliant violence, criminalité et manipulation de l’information ».

Selon lui, « ces Groupes Armés Terroristes qui ont perpétré des attaques simultanées, complexes et coordonnées contre notre pays en avril dernier, et qui continuent d’endeuiller nos braves populations, sont le vissage immonde de ce nouveau terrorisme que nous combattons avec force et détermination.

Plusieurs pays amis, à travers leurs ambassadeurs, participent à ce séminaire. Il s’agit notamment des Etats Unies, Allemagne, Maroc, Japon, Canada, Suisse, Belgique.

ST/KM (AMAP)