Sikasso, 15 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 7ème édition du Festival présidée à Sikasso, par le représentant du ministre en charge de la Culture, Alamouta Danioko, sous le thème « l’intégration culturelle comme levier d’un monde souverain », a constaté l’AMAP.
C’était en présence de la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du directeur du festival international nangnerki Kassim Bengaly et des invités du Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et de plusieurs acteurs de la culture malienne, les autorités locales et régionales de Sikasso et un parterre de médias.
Le « Nangnerki » est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon.
Cet évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation de la culture et en cohérence avec l’année de l’éducation et de la culture au Mali, la citoyenneté et le dialogue des savoirs.
Le représentant du ministre de la culture Alamouta Dagnoko a donné des précisions sur le mot « nangnerki ». « Chaque lame du balafon a un nom et une fonction spécifique. La combinaison des sons produits par chaque lame de balafon crée une mélodie harmonieuse. Tout comme les lames du balafon, unis et inséparables, le festival nangnerki prône le message de la fraternité, de l’intégration, du vivre ensemble etc. », a-t-il révélé.
En outre, le représentant du ministre a affirmé que notre riche culture doit rester notre meilleur espoir et rempart car c’est elle qui nous a permis de façonner notre identité, notre personnalité. Avant d’assurer de la disponibilité constante et entière du département en charge de la culture à soutenir et accompagner, comme il le fait depuis la toute première édition, le festival Nangnerki.
De son côté, Mme le Gouverneur a rappelé que Sikasso est le carrefour de la civilisation, le creuset des traditions et le symbole de la résistance. S’agissant du festival Nangnerki, la cheffe de l’exécutif régionale a fait savoir que celui-ci est un espace de transmission, d’expressions et d’opportunité.
A l’en croire, pendant sept jours, ce festival crée une grande place publique où se rencontrent tradition et modernité, sagesse des anciens et créativité de la jeunesse. Le thème, selon elle, nous rappelle que la souveraineté ne se limite pas aux frontières géographiques … elle repose avant tout sur la maîtrise de notre identité culturelle. Par ailleurs, la gouverneure a salué la participation des pays invités au festival. Toute chose qui, d’après elle, donne un sens concret à notre ambition d’intégration sous-régionale.
Pour le directeur du Festival International Nangnerki, Sikasso est une terre de diversité culturelle, de brassage et de tradition vivante. Il a évoqué les avantages du Festival pour la région, le Mali et la sous-région. Se prononçant sur le thème, Kassim Bengaly a indiqué que le Festival Nangnerki réaffirme que la culture constitue un puissant levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable.
Kassim Bengaly a saisi l’occasion pour remercier la jeunesse de Sikasso pour son engagement et son appropriation du festival comme espace d’espoir et d’avenir. « Que la culture continue d’unir nos peuples et de renforcer la paix et la cohésion sociale », a-t-il conclu.
Il faut signaler que cette 7ème édition du Festival Nangnerki prévoyait un programme riche et inclusif. Il s’agit, entre autres, des visites touristiques à travers la ville pour découvrir les richesses locales, la coupe Nangnerki (Football), des ateliers de formation en journalisme sur les thématiques comme (médias et patrimoine culturel, rôles et gouvernance ; la promotion de la paix et la cohésion transfrontalières).
Le public a eu droit à la lutte traditionnelle, à la foire, aux concerts et aux conférences-débats. Le défilé de mode, le concours culinaire et le concours de danse au balafon faisaient également partis de l’agenda.
MFD/KM (AMAP)


