Comité interparlementaire de l’UEMOA : Présentation du Rapport annuel avec un taux d’exécution de 86,5% en 2025

Bamako, 13 mars (AMAP) La cérémonie de présentation du rapport annuel du Comité interparlementaire de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), a été présidée par le président par intérim de l’organisation, M. Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, a constaté l’AMAP.

C’était en présence du président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, de la représentante du Conseil national de Transition, Mme Diarra Raky Talla et des commissaires de l’UEMOA.

Il ressort du document que le taux d’exécution budgétaire 2025 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) s’élève à 86,5% contre 77,84 % en 2024, soit une progression de 8,70%.

Quant au taux d’exécution physique, il est de 87,13% en 2025 contre 85,70% en 2024, soit une progression de 1,43%. Cette information a été donnée ce vendredi 13 mars, dans un hôtel à Bamako, à l’occasion de la 57è session ordinaire du comité interparlementaire de l’UEMOA.

Pour l’ensemble des organes de l’Union, « l’année 2025 a été marquée par la réalisation des priorités inscrites dans leur projet annuel de performance, conformément aux principes et directives du budget-programme», a déclaré le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop.

Il a reconnu qu’au terme de l’exercice 2025, «les performances de la Commission sont en nette progression par rapport à 2024. Ainsi, le taux d’exécution budgétaire de l’Union s’élève à 86,5% contre 77,84% en 2024, soit une progression de 8,70%. Quant au taux d’exécution physique, il est de 87,13% en 2025 contre 85,70 % en 2024, soit une progression de 1,43% ».  Et d’ajouter : «Ces résultats importants ont été possibles grâce aux efforts conjugués de tous les organes de l’Union et à l’engagement des États membres pour impulser le processus d’intégration régionale.»

Le président de la Commission, M. Diop, a toutefois reconnu que «des difficultés ont été enregistrées, dont les plus importantes sont, entre autres, les menaces sécuritaires qui impactent négativement le développement économique et social des États membres de notre Union». Le financement du processus d’intégration pose aussi un grand souci pour l’accomplissement des missions des organes de l’UEMOA, a-t-il déploré. À ces difficultés s’ajoute la relative lenteur dans l’application des réformes communautaires, notamment celles portant sur la libre circulation, le droit d’établissement et la concurrence, a-t-il fait savoir.

Concernant les perspectives, M. Abdoulaye Diop a souligné que le budget 2026 de l’Union tient compte de la contrainte majeure liée au non-reversement du PCS par certains États membres. «Cette situation fragilise la capacité de l’Union à assurer de manière optimale le financement de ses programmes, à honorer ses engagements et à garantir la continuité de ses missions au service de l’intégration régionale», a estimé le président de l’U.

Pour 2026, l’activité économique au sein de l’Union, selon M. Diop, poursuivrait son dynamisme avec un taux de croissance de 6,4%. «Toutefois, les conflits au Moyen-Orient déclenchés le 28 février 2026 perturbent davantage l’environnement économique international, déjà affecté par la guerre russo-ukrainienne et la politique commerciale des États-Unis. Cette crise, dont les effets se font déjà sentir, entraîne notamment une hausse du prix du pétrole. La perturbation du commerce international n’épargne pas nos économies», a-t-il déploré.

Quant au président par intérim du Comité interparlementaire, M. Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, il a déclaré : «Aujourd’hui, des actions concrètes réalisées en faveur, notamment de la libre pratique et de la libre circulation sont palpables, et certaines en cours de réalisation grâce aux efforts de la Commission de l’UEMOA et à l’engagement des États membres.»

Selon lui, le comité interparlementaire se réjouit de la prise en compte de cette préoccupation dans l’un des programmes du plan stratégique 2025-2030 de la Commission de l’UEMOA, Impact 2030, au niveau précisément de l’axe «développement humain et citoyenneté».

En ce qui concerne le Comité interparlementaire, en tant que représentant des populations, «nous poursuivons sans relâche notre mission de sensibilisation et de plaidoyer auprès des décideurs, des acteurs économiques mais aussi des populations sur tous les chantiers de l’intégration», a-t-il conclu.

MMD/CMT