Salif Keïta dit Domingo : un génie, une légende

Par Souleymane Bobo TOUNKARA Bamako, 04 sept (AMAP) Icône du football mondial, le premier Ballon d’or africain est décédé des suites d’une longue maladie, le samedi 2 septembre à Bamako, à l’âge de 77 ans. La triste nouvelle est tombée, samedi peu après 10h : Salif Keïta dit Domingo, le meilleur footballeur malien et africain de tous les temps et l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football mondial, s’est éteint à l’âge de 77 ans. La «Panthère noire» (Ndlr, autre surnom de Salif Keïta) était malade et avait disparu des écrans radars depuis plusieurs mois jusqu’à ce fatidique samedi 2 août. La planète foot du Mali pensait que Domingo allait vaincre la maladie et retrouver le monde qui a fait sa réputation, un monde où son parcours et sa personnalité continueront à inspirer des millions de jeunes footballeurs à travers le monde. La carrière ou plutôt l’histoire de Salif Keïta commence en 1963, quand le natif de Ouolofobougou-Bolibana signe sa première licence avec l’AS Réal de Bamako, à l’âge de 17 ans. Mais, auparavant, il avait porté les couleurs des Pionniers de Ouolofobougou, l’équipe de son quartier. Quelques matches suffisent au jeune joueur pour convaincre l’entraîneur français des Scorpions, Laurel et accéder à l’équipe première. Dans la foulée, Domingo dispute et gagne son premier match officiel avec le Réal contre le Djoliba. La même année, Salif Keïta est appelé en Equipe nationale où il fait son grand baptême du feu lors d’un match amical qui s’est déroulé au stade Mamadou Konaté. Ensuite, il est sélectionné, avec quelques jeunes de sa génération pour les Jeux des nouvelles forces montantes d’Indonésie. L’histoire était en marche pour le jeune surdoué. En 1964, Salif Keïta se révèle à la planète-foot du continent africain, à l’occasion d’un match qui oppose le Mali à la Côte d’Ivoire, à Abidjan. Domingo débute la rencontre sur le banc, mais après l’ouverture du score par les Ivoiriens, le staff technique de la sélection nationale décide d’intégrer le jeune attaquant à la 30è minute. Salif Keïta s’illustre en marquant le but de l’égalisation, permettant ainsi au Mali d’obtenir le partage des points. L’année suivante (1965), Domingo dispute la première finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Afrique) sous les couleurs du Stade malien, mais ne peut empêcher la défaite des Blancs contre l’Oryx de Douala (Cameroun). A l’époque, le règlement de la compétition autorisait les équipes à renforcer leur effectif avec deux joueurs issus d’un autre club et le choix de Salif Keïta était une évidence pour les Blancs de Bamako. Après cette finale perdue par les Stadistes, la planète-foot de l’Afrique découvre véritablement le génie créateur et l’instinct de buteur inné du jeune international malien lors de la campagne 1966 de la même Coupe d’Afrique des clubs champions. En effet, en 8 matches avec le Réal, Domingo marque 14 buts et conduit les siens en finale. Face au Stade d’Abidjan, tous les regards se tournent vers le natif de Ouolofobougou, mais comme le Stade malien, un an auparavant, le Réal chute à son tour sur la dernière marche et Salif Keïta se contentera du titre de meilleur réalisateur de la compétition. S’ajoute à cette liste, la finale des premiers Jeux africains de Brazzaville que la Panthère noire a perdue avec l’Equipe nationale face au Congo (1965). PREMIER BALLON D’OR AFRICAIN – Après trois finales perdue, le prolifique buteur voit enfin son mérite récompensé en 1970 avec le premier Ballon d’or africain du magazine France-Football. Trois ans auparavant, Salif Keïta avait quitté le Mali et le Réal pour poser ses valises à Saint-Etienne. C’est avec les Verts (Ndlr, surnom de Saint-Etienne) que l’international malien va écrire les plus belles pages de sa carrière : trois titres de champion de France (1968, 1969, 1970), deux Coupes de France, 140 buts en 185 matches, meilleur joueur étranger du championnat (1968), Oscar du meilleur joueur du championnat (1970), Soulier d’or européen (1972, 42 buts), record de buts en une seule rencontre de championnat (6 réalisations). Parmi les autres hauts faits d’armes de Salif Keïta, on peut citer la prestation héroïque du Malien contre le Bayern Munich de Franck Beckenbauer et de Gerd Müller en Coupe d’Europe des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Europe). Battue 2-0 à l’aller en Allemagne, Saint-Etienne, bien emmenée par l’attaquant malien, crée la sensation en s’imposant 3-0 au Stade Geoffroy-Guichard. Hervé Revelli (2è et 59è min) a permis aux Stéphanois d’égaliser à deux buts partout sur l’ensemble des deux rencontres, avant que la Panthère noire ne donne la qualification aux siens en marquant le troisième but d’une tête rageuse (81è min). C’était le 1er octobre 1969 et quand Domingo fut sacré Ballon d’or africain quelques mois plus tard (1970), un journaliste français, membre du jury du Ballon d’or de France-Football dira : «Nous sommes réellement embêtés, car combien de fois nous avons voulu lui (Ndlr, Salif Keïta) remettre le titre de meilleur joueur du championnat français. Malheureusement, il n’était pas français, il était malien. Malheureusement il ne joue pas pour l’équipe de France». Le 31 mars 1971, ce fut au tour de l’entraîneur de Saint-Etienne d’abonder dans le même sens, après un match ayant opposé une association de joueurs marseillais et stéphanois à Santos : «Si Salif était dans un grand pays de football, il aurait été égal à Pelé». Un an après cette confrontation avec l’équipe du Roi Pelé, à Colombes, en France, l’ancien sociétaire du Réal participe à la 8è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Cameroun avec la sélection nationale. Sous la houlette de l’entraîneur allemand Karl-Heinz Weigang, le Mali se hisse en finale, après avoir éliminé en demi-finale, le Zaïre (actuelle RD Congo), tenante du titre. Une fois encore, tous les regards se tournent vers le premier Ballon d’or africain, mais l’attaquant malien se blesse après seulement 25 minutes et quitte ses camarades, la mort à l’âme. Ce mauvais coup du sort se transforme en cauchemar pour les Mamadou Keïta «Capi», Cheick Diallo, Kidian Diallo, Cheickna Traoré «Kolo»,

Afrobasket féminin 2023 : Mali-Guinée, une affiche improbable

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Kigali, 02 août (AMAP) Les Guinéennes du Syli ont créé la sensation en gagnant le match d’appui contre les Palancas Negras d’Angola, synonyme de qualification pour les quarts de finale contre les Aigles dames du Mali. Alors que tout le monde avait pronostiqué une confrontation Mali-Angola, c’est plutôt Sika Koné et ses coéquipières qui se dressent sur la route du Syli dames La sélection malienne affrontera la Guinée ce mercredi après-midi (15h Gmt) pour une place en demi-finale de l’Afrobasket, Rwanda 2023. Les Guinéennes ont battu, mardi, l’Angola (71-69) dans le match d’appui, et affrionteront le Mali, à Kigali, pour une place en demi-finale. Ce sera donc un derby 100% ouest-africain et on s’attend à une belle empoignade entre les deux protagonistes. Sur le papier, les joueuses du technicien malien, Oumarou Sidiya Maïga, font figure de favorites logiques, mais, un match n’est jamais gagné avant d’être joué. Jusque-là, les Aigles dames réalisent un parcours sans faute et n’ont eu besoin que de deux matches pour décrocher leur billet pour les demi-finales. Les Guinéennes ont dû attendre la dernière journée de la phase initiale pour se qualifier. Sika Koné et ses coéquipières sont donc en confiance et disposent, également, d’un effectif plus étoffé et plus expérimenté que la Guinée. Néanmoins, la méfiance doit être de rigueur dans le camp malien parce que le Syli dames (la sélection guinéenne) n’a rien à perdre dans cette confrontation et jouera cranement sa chance à fond. Apres son succès contre l’Angola. «Ce match contre la Guinée est très important et nous n’avons pas droit à l’erreur. Chaque minute de la rencontre doit être gérée», a déclaré Mariam Aliou Coulibaly. «Tout le monde pensait que l’Angola allait battre la Guinée, mais on a vu ce qui s’est passé. Il ne faut pas sous- estimer la Guinée», a insisté l’internationale malienne de 25 ans, sociétaire de l’DK Euskotren, en Espagne. «Nous sommes prêtes”, a assuré pour sa part l’ailière des Aigles Dames, Djénèba N’Diaye. “Nous avons étudié les forces et les faiblesses de nos adversaires. Toute l’équipe est concentrée. Inch’Allah, la victoire sera malienne», a promis la joueuse. Comme ses joueuses, le sélectionneur Oumarou Sidiya Maïga s’attend, également, à une partie difficile contre le Syli Dames. «Nous avons été premiers de notre poule, alors que les Guinéennes sont passées par un match d’appui pour se qualifier. Cette page est tournée, c’est une nouvelle compétition qui commence maintenant. Nous sommes confiants et, surtout, conscients de l’enjeu de la rencontre. Nous avons bien préparé cette deuxième phase et les filles ne jurent que par la victoire», a confié à la presse le technicien malien à l’issue de la dernière séance d’entraînement de son equipe. SSK/MD  

Football : L’international malien El Bilal Touré débarque à l’Atalanta, en Italie

Bamako, 30 juil (AMAP) L’attaquant malien, El Bilal Touré, arrivé l’année dernière en Espagne, a quitté Almeria et s’est engagé, samedi, avec l’Atalanta Bergame, en première division italienne. Le club italien a déboursé 31 millions d’euros, (environ 20,5 milliards de Fcfa) avec également 15% sur une future revente pour le club espagnol. « Très content de pouvoir endosser les couleurs de cette institution du football italien et de commencer ma nouvelle aventure ici à Bergame. Je remercie le club pour l’accueil chaleureux et la confiance », a affirmé l’ancien joueur du Stade de Reims sur son compte Instagram. Almeria a acheté le joueur la saison dernière pour la somme de 8 millions d’euros (5,2 milliards de Fcfa). Lors de la saison dernière, l’attaquant de 21 ans a inscrit 7 buts et délivré 2 passes décisives en 21 matches de Liga. BK/MD (AMAP)  

Afrobasket féminin : Le Mali frappe fort d’entrée de jeu face à l’Ouganda

Envoyé spécial S.S. KAMISSOKO Kigali, 28 juil (AMAP) Le Mali s’est imposé 80-66, soit 14 points d’écart face à l’Ouganda, dans un match âprement disputé et pour sa première sortie dans l’Afrobasket féminin, Rwanda 2023. «Les deux premiers quart temps n’ont pas été faciles pour mon équipe, mais par la suite nous sommes revenus dans le match pour l’emporter. On s’attendait un peu à ça. Je dis bravo à mes joueuses», a déclaré le technicien malien Oumarou Sidiya Maïga. Djénèba N’Diaye meilleure marqueuse de la rencontre avec 25 points et Fatoumata Sanou (15 points) ont été les bourreaux des Ougandaises. Dans cette rencontre, la capitaine Kankou Coulibaly et ses partenaires ont fait une difficile entrée de jeu. Elles étaient au coude à coude avec les Ougandaises qui ont remporté le premier quart temps 19-16. Dans le deuxième quart temps, les Maliennes réagissent en établissant la parité, 23-23. Mais jusque-là les Gazelles de l’Ouganda n’avaient pas dit leur dernier mot. Après cinq minutes de jeu dans le deuxième acte, elles dominent d’une courte tête 25-23. Le mano à mano continue jusqu’à la fin du deuxième quart temps. On jouait les 22 dernières secondes et le Mali menait d’un petit point 34-33. Ainsi, Fatoumata Sanou, en grande forme, réussit un lancé à trois points pour permettre à l’équipe de s’imposer 37-33, score à la pause. Au retour des vestiaires, les joueuses du technicien Oumarou Sidiya Maïga reviennent avec de belles initiatives. En effet, après trois minutes de jeu dans ce troisième acte, les nôtres dominaient 44-34, soit 10 points d’écart. En quadrillant bien le parquet, les Maliennes poussent leurs adversaires à commettre des fautes. Résultats : Djénèba N’Diaye meilleure marqueuse malienne (25 points) et ses coéquipières remportent ce troisième acte 58-49. Dans le dernier quart temps, les Ougandaises tentent de réagir, mais c’était sans compter avec la détermination des Maliennes qui finiront par s’imposer 80-66. La sélection nationale malienne effectuera sa deuxième sortie, dimanche à 19h, contre le Sénégal à Kigali Arena. «Dès notre retour à l’hôtel, nous allons nous atteler à corriger les lacunes pour remporter cette ultime bataille contre l’une de nos grandes rivales, les Sénégalaises », a dit Oumarou Sidiya Maïga. SSK/MD (AMAP)      

CAN 2023 : 28 mousquetaires pour la bataille de Brazzaville

Bamako, 13 juin (AMAP) Le sélectionneur national, Eric Sékou Chelle, a dévoilé, lundi, à Bamako, la liste des Aigles qui affrontent les Diables rouges, le 18 juin dans la capitale congolaise, pour le compte de la 5è et avant dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Côte d’Ivoire 2023 Face à la presse, le technicien a donné la liste des joueurs convoqués qui sont au total, 28 joueurs ont été appelés parmi lesquels une nouvelle tête, Fousseni Diabaté qui évolue au Partizan Belgrade en Serbie. Absents lors de la précédente liste, trois joueurs font leur grand retour. Il s’agit des attaquants Ibrahima Koné (FC Lorient, France) et El Bilal Touré (Almeria, Espagne) et le milieu de terrain Adama Traoré «Noss» (Hull City, Angleterre). Moussa Djénépo (Southampton, Angleterre) et Yves Bissouma (Tottenham, Angleterre) sont les grands absents de la liste d l’ancien défenseur international. Pour le reste, la plupart des joueurs convoqués par Eric Sékou Chelle étaient présents lors de la double confrontation des Aigles avec les Scorpions de la Gambie (3è et 4è journées des éliminatoires). Entre autres, on peut citer les gardiens Ismaël Diarra Diawara (Malmö, Suède), Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), les défenseurs Hamari Traoré nouvellement transféré à la Real Sociedad en Espagne, Massadio Haïdara (RC Lens, France), Mamadou Fofana (Amiens, France), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Diadié Samassékou (Olympiakos, Grèce), Mohamed Camara (Monaco, France), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie), Aliou Dieng (Al Ahly, Egypte), Adama Traoré (Ferencvaros, Hongrie), Moussa Doumbia (Sochaux, France), Sékou Koïta (Red Bull Salzburg, Autriche), Nene Dorgelès (Red Bull Salzburg, Autriche). «Je me suis basé sur trois critères pour sélectionner ces 28 joueurs. Il s’agit du temps de jeu, de la performance et surtout de la stratégie», a dit Eric Sékou Chelle, après avoir dévoilé sa liste. «Le temps de jeu prime sur la stratégie mais des fois, la stratégie peut également primer sur le temps de jeu», a ajouté le technicien, avant d’évoquer la confrontation avec le Congo. «On s’attend à un match difficile avec un contexte compliqué. C’est à nous de nous mettre dans les meilleures conditions pour bien aborder le match et d’être très ambitieux là-bas. Ça va être un match compliqué», a insisté Eric Sékou Chelle. Le Mali est leader de la poule avec 9 points et a besoin d’un match nul pour valider son ticket pour la phase finale de la CAN. BT/MD (AMAP) Les Aigles : Gardiens de but (3) : Ismaël Diarra Diawara (Malmö, Suède), Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), Bosso Ibrahim Mounkoro (TP Mazembé, RD Congo). Défenseurs (8) : Hamari Traoré (Real Sociedad, Espagne), Massadio Haïdara (RC Lens, France), Almamy Touré (Franckfort, Allemagne), Mamadou Fofana (Amiens, France), Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Mamadou Traoré (Volvodina FC, Serbie). Milieux de terrain (9)  : Diadié Samassékou (Olympiakos, Grèce), Mohamed Camara (Monaco, France), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie), Aliou Dieng (Al Ahly, Egypte), Kamory Doumbia (Reims, France), Ismaël Coulibaly (Sheffield United, Angleterre), Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), Cheick Oumar Doucouré (Crystal Palace, Angleterre), Adama Traoré «Noss» (Hull City, Angleterre). Attaquants (8) : Adama Traoré (Ferencvaros, Hongrie), Moussa Doumbia (Sochaux, France), Fousseni Diabaté (Partizan Belgrade, Serbie), Sékou Koïta (Red Bull Salzburg, Autriche), Nene Dorgelès (Red Bull Salzbourg, Autriche), Boubacar Traoré (US Monastir, Tunisie), Ibrahima Koné (FC Lorient, France), El Bilal Touré (Almeria, Espagne).    

Tournoi de football U18 en Espagne : Les Etoiles du Mandé sacrés champions

Bamako, 11 avr (AMAP)L’Académie, Les Étoiles du Mandé, a remporté, samedi dernier à Gérone. en Espagne, la Coupe internationale de la Méditerranée (MIC) des U18 en battant en finale le CF Badalona 5-4 aux tirs au but. A l’issue du temps réglementaire (Ndlr, deux fois 25 minutes), les deux équipes n’avaient pu se départager (3-3). Les trois buts des Académiciens ont été marqués par Mahamoud Barry, Douga Fofana et Ahmed Diomandé sont les buteurs des Mandékas. Au total, les joueurs maliens ont livré 7 matches, pour 6 victoires et 1 nul. Cerise sur le gâteau pour la délégation malienne, l’attaquant Douga Fofana a terminé meilleur buteur du tournoi avec 8 réalisations. «Je suis très content d’avoir remporté ce trophée. Il y’avait de très bonnes équipes et le niveau de la compétition était très relevé. Ma joie est d’autant plus grande que je suis le premier entraîneur de l’Afrique sub-saharienne à inscrire mon nom au palmarès du tournoi», a déclaré l’entraîneur de l’Académie Les Etoiles du Mandé, Demba Traoré. « Je félicite mes joueurs ainsi que l’Académie Les Étoiles du Mandé pour cette belle victoire », a-t-il dit. L’édition 2023 de la Coupe internationale de la Méditerranées’est disputée du 5 au 8 avril et a réuni 344 équipes, issues de 33 pays. Lancé il y a plus de 20 ans, le tournoi se déroule, chaque année, et des stars comme Lionel Messi y ont participé par le passé. DB/MD (AMAP)  

Tournoi de l’amitié U16 Filles et Garçons de basket : Les sélections nationales cadettes prennent date pour l’Afrobasket

Bamako, 11 avr (AMAP) La sélection nationale masculine du Mali a battu la Guinée 67-60, alors que les cadettes se sont promenées face aux Algériennes surclassées 84-52,vendredi, au dernier jour du tournoi de l’Amitié U16 Filles et Garçons dont le coup d’envoi a été donné le 3 avril 2023, à Bamako, au Palais des sports Salamatou Maïga. Au terme de quatre journées, les deux sélections maliennes ont fait carton plein en remportant les deux trophées du tournoi. La sélection nationale masculine s’est hissée sur la plus haute marche du podium, face à la Guinée, battue 67-60, alors que l’équipe féminine a dominé l’Algérie dans l’autre finale (84-52). Les deux troisièmes places sont revenues à la Côte d’Ivoire qui l’a emporté face, respectivement à la Guinée (57-44 chez les Filles) et l’Algérie (96-68 chez les Garçons). Les deux sélections nationales cadettes ont annoncé, ainsi, la couleur pour l’Afrobasket et affichent clairement leurs ambitions pour la conquête de nouvelles couronnes continentales. Organisée par la Fédération malienne de basket-ball (FMBB), la compétition a mis aux prises les sélections nationales U16 Garçons et Filles du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et de l’Algérie. Elle avait pour objectif de permettre aux pays participants de se tester dans la perspective de l’Afrobasket de la catégorie, prévue en juillet en Tunisie. La cérémonie de clôture était présidée par le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Amadou Diarra Yalcouyé, en présence de la présidente de la Zone II de Fiba-Afrique, Aya Pouye, et du président de la FMBB, Me Jean Claude Sidibé. Amadou Diarra Yalcouyé a salué la participation des pays frères au tournoi, ajoutant que la présence de ces sélections nationales témoigne de la solidarité de leurs pays envers le Mali. «Le sport est un facteur d’intégration et de solidarité. Nous avons assisté aujourd’hui (Ndlr, vendredi dernier) à deux belles finales qui ont tourné à l’avantage des sélections cadettes du Mali. Au-delà de la compétition et des résultats, c’est la solidarité africaine qui a triomphé», a déclaré le secrétaire général du ministère en charge de la Jeunesse et des Sports. Il a félicité la FMBB pour tous les efforts déployés pour la réussite du tournoi. Le président de l’instance dirigeante du basket-ball national, Me Jean Claude Sidibé, a abondé dans le même sens, en exprimant sa reconnaissance aux sélections algériennes, guinéennes et ivoiriennes pour leur participation à la compétition Selon lui, l’objectif visé à travers cette initiative «est de préparer les deux sélections nationales cadettes pour l’Afrobasket. » « Notre ambition est de remporter les deux trophées en Tunisie», a-t-il lancé. SSK/MD (AMAP)    

La CAN se déroulera en Côte d’Ivoire du 13 janvier au 11 février 2024 (CAN)

Bamako, 8 avr (AMAP) La 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de Football se déroulera en Côte d’Ivoire, du 13 janvier au 11 février 2024, a annoncé, jeudi, la Confédération africaine de football (CAF) à travers un communiqué. « Le match d’ouverture aura lieu le samedi 13 janvier 2024, au stade Alassane Ouattara d’Ebimpe, à l’Est d’Abidjan. Le tournoi de quatre semaines, opposant les 24 meilleures nations d’Afrique, s’achèvera, officiellement, le 11 février 2024 », précise la CAF. Selon la même source, les 24 meilleures équipes du continent prendront part à cette édition et le tirage au sort des poules aura lieu en septembre 2023. La CAF indique également que la compétition se déroulera dans six stades. Il s’agit du stade Alassane Ouattara d’Ebimpe, en banlieue d’Abidjan (60 000 places), celui de Bouaké (Centre) de 40 000 places, Yamoussoukro (Centre) de 20 000 places), San Pedro (Sud-Ouest) de 20 000 places, Korhogo (Nord) 20 000 places et le stade Félix Houphouët-Boigny (33 000 places), au cœur d’Abidjan. À l’issue de la quatrième journée de qualification, qui a eu lieu le week-end dernier, six pays ont déjà obtenu leur place pour le tournoi final, rejoignant ainsi le pays hôte, la Côte d’Ivoire. Il s’agit de l’Algérie, du Maroc, de l’Afrique du Sud, de la Tunisie, du Burkina Faso et du Sénégal, champion d’Afrique en titre. C’est la deuxième fois que la Côte d’Ivoire organise la CAN après celle de 1984, remportée par le Cameroun de Roger Milla. SS/MD (AMAP)

CAN U23 : Les Aigles Espoirs du Mali qualifiés

Bamako, 28 mar (AMAP) Les Aigles Espoirs se sont qualifiés, mardi, pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23 prévue, en juin prochain, au Maroc, en battant 3-0 le Sénégal, au stade du 26 Mars. Le Mali sera donc présent pour cette CAN U23 après cette rencontre au compte du match retour du troisième et dernier tour des éliminatoires. Battus 3-1 à l’aller, mercredi dernier, au Sénégal, les joueurs du sélectionneur, Alou Badra Diallo, ont réalisé un bel exploit devant leurs supporters pour se qualifier à la CAN de leur catégorie. Pourtant, le score était à 0-0 à la mi-temps et le Sénégal était qualifié. Les Aigles Espoirs ont accéléré en deuxième période. À la 60e minute, Hamidou Diallo a ouvert le score avant de passer le relais à Kamory Doumbia (67è). À 2-0, le Mali passe devant le Sénégal sur l’ensemble des deux matches. Pour mettre à l’abri, les Aigles U23 ont inscrit un troisième but grâce à Mamadou Sangaré. Le Mali disputera la CAN U23 comme en 2015 au Sénégal et 2019 en Égypte. DB/MD (AMAP)

Deuil : L’ancien gardien de but des Aigles, Ousmane Farota est décédé samedi à l’âge de 59 ans

Bamako, 27 mars (AMAP) L’ancien gardien de but international et l’un des héros de la CAN 94 en Tunisie, s’est éteint le samedi 25 mars à l’âge de 59 ans des suites d’une longue maladie. «Rien ne sera plus comme avant». Cette phrase de l’ancien gardien de but des Aigles, Ousmane Farota reste encore vivace dans les mémoires de tous ceux qui ont vibré avec la sélection nationale lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), Tunis 94. Lors de cette grande messe du football continental, les Aigles, version Mamadou Keïta «Capi», avaient écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football malien, en atteignant le dernier carré de la CAN. Trois matches avaient suffi aux Aigles pour émerveiller la planète foot du continent et marquer le grand retour du Mali dans l’élite. D’entrée de jeu, les hommes de feu Capi se sont offerts la peau de l’hôte de la CAN, la Tunisie, battue 2-0 en ouverture du tournoi. Quelques jours plus tard, l’équipe validera son ticket pour les quarts de finale, en faisant match nul 1-1 contre la RD Congo (à l’époque les poules de la CAN étaient composées de trois équipes, ndlr). En quarts de finale, alors que la plupart des observateurs prédisaient la fin de l’aventure pour le Mali face à l’Égypte, les Aigles créèrent la sensation, en s’imposant 1-0. Personne n’attendait la sélection nationale à pareille fête, surtout que les Aigles avaient fait 22 longues années sans réussir à se qualifier à la phase finale de la CAN. En demi-finale, les hommes de feu Capi chutèrent lourdement 4-0 face à la Zambie, avant de terminer quatrièmes du tournoi. Loin d’être déçus, à fortiori abattus par l’élimination en demi-finale et la défaite dans la petite finale, les Maliens réserveront un accueil triomphal à l’équipe à son retour au bercail. Des milliers de supporters se sont retrouvés au stade Modibo Keïta pour célébrer la sélection nationale et manifester leur fierté de voir le Mali faire son grand retour dans l’élite africaine. Ousmane Farota faisait partie de cette campagne, Tunis 1994 et a été l’un des grands héros du beau parcours des Aigles. À l’arrivée de l’équipe au stade Modibo Keïta, c’est lui qui, en tant que capitaine et porte-parole des joueurs, s’est adressé au public à travers la phrase reprise plus haut. Ousmane Farota avait réalisé une prestation de haute volée à la CAN et le nom du dernier rempart des Aigles était sur toutes les lèvres pendant presque toute la CAN. Quand il prit donc la parole, tout le stade se leva spontanément pour applaudir et scander le nom des Aigles. Sur le plan international, la CAN 94 a indiscutablement marqué une étape importante dans la carrière de celui que l’on appelait familièrement Farota. Mais bien avant cette compétition, le gardien de but s’était déjà fait une réputation, notamment avec le Stade malien dont il gardait la cage pendant de longues années et avec lequel, il a remporté plusieurs trophées. Auparavant, l’emblématique gardien de but avait porté les couleurs d’Askia football club du Quartier Mali, de l’AS Commune V et du Réal de Bamako. Après le Stade malien, il s’est exilé en Égypte où il évoluera avec Ismaily SC. Plus qu’un gardien de but, Ousmane Farota était un meneur d’hommes, un joueur qui incarnait à la fois la sagesse et la combativité et qui était une source d’inspiration et de motivation pour ses coéquipiers. En dehors du terrain aussi, Farota était apprécié de tous ceux qui ont eu l’occasion de le rencontrer à la banque où il travaillait, peuvent en témoigner. Ousmane Farota était malade depuis plusieurs années et luttait contre la maladie qui le rongeait. Le samedi 25 mars, l’ancien gardien du Réal, du Stade malien et des Aigles s’en est allé à l’âge de 59 ans. Hier dans l’après-midi, la terre s’est définitivement refermée sur Ousmane Farota au cimetière de Sabalibougou où l’ancien international a été accompagné par une foule nombreuse composée de parents, d’amis, de dirigeants sportifs et d’anciens coéquipiers. Celui qui restera comme l’un des grands gardiens de l’histoire du football malien, laisse derrière lui une veuve et trois enfants. Dors en paix capitaine ! Soulemane Bobo Tounkara