CAN -Maroc – 2025 : Les Aigles qualifiés après leur victoire contre le Mozambique

Bamako, 18 novembre (AMAP) Les Aigles ont obtenu vendredi leur qualification pour la phase finale de CAN – Maroc- 2025 en battant le Mozambique sur son terrain par le score de 1but à zéro, a constaté l’AMAP. Le score a été ouvert à la 19ème de jeu par l’international Malien, Kamory Doumbia sur une passe décisive du Capitaine Yves Bissouma. La dernière journée des éliminatoires se joue demain à 16 H00 au Stade du 26 mars entre la sélection nationale et Eswatini. SK/KM (AMAP)

FEMAFOOT : Démarrage du championnat national le 23 novembre prochain

La fédération malienne de football (Fémafoot), après une série de report, a fixé le démarrage du championnat national de football au 23 novembre prochain, pour la  saison 2024-2025, a appris l’AMAP de source sportive. Pour cette saison 2024-2025, les 14 équipes engagées dans le championnat national de football sont le Djoliba AC, champion sortant, le Stade malien de Bamako, l’AS Réal de Bamako, les 11 Créateurs de Niaréla, l’AS Bakaradjan de Braouéli, l’AS Korofina (AS KO), le Binga FC, l’USFAS, l’US Bougouni, l’Académie Les Etoiles du Mandé, l’US Bougouba, le FC Diarra, de l’AFE et enfin l’AS Police. Il est à noter que plus de 90% des équipes qui jouent en ligue proviennent de Bamako. Par ailleurs, il est à rappeler que la super coupe, qui marque le début de la saison fédérale, opposera le 17 novembre au stade Mamadou Konaté le Djoliba AC, champion sortant au Stade malien de Bamako, vainqueur de la coupe du Mali de football. Ces deux équipes sont ont obtenu leur qualification respectivement pour les phases de poule de la ligue des champions et de la coupe de la CAF. KM (AMAP)

France : Agueicha Diarra ouvre son compteur-but

Bamako, 1er oct (AMAP) Une semaine après son transfert au Paris Saint-Germain (PSG) en provenance de Sporting Club de Casablanca, la joueuse malienne, Agueicha Diarra, ouvre déjà son compteur-but dimanche 29 septembre. Pour son premier match sous les couleurs du PSG, la malienne a marqué son premier but face à l’En Avant Guingamp à la 87è min, son équipe s’est imposée en fin de match (4-0) comptant pour la 2è journée du championnat d’élite féminine de France. Ainsi, l’ancienne joueuse des Super Lionnes ne pouvait rêver mieux et elle a comme objectif d’arracher le titre de meilleure buteuse du championnat. « Très heureuse d’avoir ouvert mon compteur-but, l’entraîneur m’a fait confiance, entrée à la 63è mn du jeu mais en fin du match j’ai pu mettre le dernier but de mon équipe. Très contente et l’objectif du club est d’être champion. Mon rêve est de tout faire pour avoir le titre de meilleur buteur du championnat, pour y arriver je dois redoubler d’effort », a déclaré Ageuicha Diarra au téléphone après la rencontre. Le club de la malienne se classe à la 3è place du classement avec 6 points+7, le fauteuil de leader est occupé par le Paris FC 6 points+14, c’est l’Olympique Lyonnais qui garde la 2è place avec 6 points+12. Le Havre athletic club est le prochain adversaire d’Agueicha Diarra et ses coéquipières dans un match prévu vendredi au Training center Paris Saint Germain terrain 5. La malienne est sous contrat avec le PSG jusqu’en septembre 2026. DB/MD (AMAP)

Transfert football : Aguissa Diarra, la joueuse malienne au PSG

Bamako, 22 sept (AMAP) L’attaquante vedette des Aigles dames, Agueissa Diarra, en provenance de Sporting club de Casablanca, a signé, vendredi, pour deux ans au Paris Saint-Germain (PSG), annonce le club français sur sa page Facebook. « Le Paris Saint-Germain est heureux d’annoncer l’arrivée de Agueissa Diarra. L’attaquante internationale malienne rejoint le Club pour deux saisons », peut-on lire sur cette page. Meilleure buteur du championnat féminin du Maroc, la saison dernière, avec 30 réalisations en 26 matchs joués, la joueuse de 25 ans évoluera cette saison en L1 française. Agueissa Diarra devient, ainsi, la première joueuse malienne au PSG. Elle rejoint ainsi en France sa compatriote, Aïssata Traoré, qui évolue avec Fleury 91. L’ancienne joueuse des Super Lionnes n’a pas caché son enthousiasme. «Je suis très fière et honorée de vous annoncer officiellement ma signature au PSG Féminines. Ceci est pour moi une première expérience hors d’Afrique. J’ai enfin réalisé mon rêve de signer pour ce club prestigieux », a-telle dit. Elle a adressé ses remerciements á son ancien club, partenaires, staff et dirigeants « pour ces moments passés ensemble. » ajoutant : « Un grand merci à Bassirou Dembélé et Franck Belhassen pour l’accompagnement au sein de l’agence SVF FOOT CONSULTING. « Je remercie également l’ensemble des personnes qui m’ont soutenu, accompagné et encadré du début de ma carrière jusqu’à maintenant. Allez Paris, Paris est magique. Tout le monde sait que c’est un grand club », s’est-elle exclamée après sa signature. Et de poursuivre : « Je suis attaquante, mais j’aime aussi évoluer sur les côtés. J’encourage les supporters à venir nous soutenir. Je suis sûre qu’on fera de grandes choses cette saison. Mon objectif est de m’imposer comme je l’ai fait dans les autres clubs où je suis passé. J’espère avoir le soutien et surtout les bénédictions de tout le Mali. » Née le 30 juillet 1998 à Bamako, Agueissa Diarra a commencé à jouer au football en 2010 avec les Super Lionnes d’Hamdallaye. Elle a passé une décennie dans cette équipe, avant de décrocher son premier contrat pro, en décembre 2020, avec le club marocain, la Municipale de Lâayoune. Dès sa première saison, la Malienne s’est illustré en marquant 26 buts en autant de matchs de championnat. En 2022, elle a quitté la Municipale Lâayoune pour le Wydad Casablanca où elle a terminé quatrième meilleure buteur du championnat avec 16 buts. En août 2023, l’attaquante a signé au SC Casablanca, club avec lequel elle a atteint la finale de la Ligue des champions féminine 2023. Sur la scène internationale, Agueissa Diarra a participé à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2026 et à l’édition de 2018 avec les Aigles dames. Un an plus tard (2019), elle s’est illustrée avec la sélection nationale au tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A) en Sierra Leone, en remportant le Soulier d’or (7 réalisations). Avec ce nouveau trophée, l’ex-sociétaire des Super Lionnes est devenue, à 26 ans, l’une des attaquantes les plus prolifiques de l’histoire du football féminin du Mali DB/MD (AMAP)

Ségou : Sékou Berthé, la passion de la cuisine

Par Moussokoro COULIBALY Ségou, 17 sept (AMAP) Diplômé de la Faculté d’agronomie et de médecine animale (FAMA) à l’Université de Ségou, Sékou Berthé a pu se frayer un chemin dans le domaine de la gastronomie. Dans son restaurant situé au quartier Sébougou, à proximité de l’Université de Ségou et du fleuve Niger, Berthé se dédie entièrement à sa passion pour la cuisine. Pourtant, rien ne prédestinait ce natif de la Cité du Kénédougou (Sikasso) à tenir les fourneaux. Le jeune Sékou s’est résolu à se lancer dans l’entreprenariat, en ouvrant son restaurant en 2019 depuis la fin de ses études universitaires. Il propose à la clientèle une gamme variée de mets locaux. Du riz au gras, du djouka, du widjila, de l’attiéké, autant de saveurs qui captivent les papilles et réchauffent le cœur. Notre interlocuteur intervient, également, dans la préparation des repas lors des cérémonies de mariage à Ségou et travaille, aujourd’hui, avec une équipe de de quatre femmes et un homme. En plus des étudiants, plusieurs couches sociales fréquentent son restaurant, notamment des fonctionnaires, des voyageurs, etc. Sékou propose chaque jour à la clientèle un menu varié. Les prix des repas commencent à partir de 250 Fcfa. «Lorsque j’étais enfant, pendant que ma mère était au travail, je restais à la maison et je préparais le dîner de mon père. C’est ainsi que j’ai appris les bases de la cuisine», nous a-t-il confié, nous relatant ses premiers pas dans la cuisine. Par la suite, le jeune Sékou a affiné ses compétences culinaires, en se formant auprès de Maïmouna Coulibaly, restauratrice à Ségou. Selon lui, deux raisons principales l’ont motivé à choisir le métier. Premièrement, il a observé que lui et les étudiants du campus universitaire de Ségou avaient des difficultés à se nourrir correctement. Deuxièmement, il voyait dans cette profession une opportunité de sortir du chômage. S’exprimant sur les difficultés rencontrées, Sékou Berthé, le cuisiner, a révélé que certains étudiants ne règlent pas leurs factures et accumulent des impayés. « Paradoxalement, ils continuent à acheter de la nourriture ailleurs », a-t-il déploré. Comme avantages, il estime que ce métier lui permet de subvenir à ses besoins Sékou Berthé exhorte la jeunesse à persévérer dans l’effort en exerçant des petits métiers. Dès son jeune âge, il a été plongé dans l’univers du commerce. « À Sikasso, je me rendais au marché avec ma tante pour y vendre des épices et des vêtements. J’ai ainsi développé une passion pour le commerce et la cuisine », a-t-il témoigné. Au quotidien, Sékou Berthé ajoute une pincée de passion à chacun de ses plats et son restaurant ne désemplit pas. De nombreux clients apprécient les plats délicieux proposés et l’ambiance chaleureuse qui règne dans son établissement. C’est le cas de Kadiatou Dembélé. « Je viens ici deux fois par semaine pour acheter du riz au gras. J’apprécie particulièrement la qualité de la nourriture. Sékou Berthé mérite des encouragements », a-t-elle indiqué. Quant à Gaoussou Berthé, un autre client régulier, il se dit satisfait de la nourriture préparée, avant d’apprécier les conditions hygiéniques ainsi que la qualité des repas servis. MC/ADS/MD (AMAP)  

CAN 2023 : La Côte d’Ivoire remporte sa CAN

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 11 fév (AMAP) Les feux d’artifices qui grondent dans le ciel d’Ébimpé, dans la sous-préfecture et commune d’Anyama, les artistes qui passent sur la pelouse du stade olympique Alassane Ouattara (Alpha Blondy, Roseline Layo, Tam Sir et Team Paiya, Serge Beynaud, la musique nigériane, le coupé-décalé, la cérémonie de clôture de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a été riche en couleurs. «Le coup de marteau» de Tam Sir et Team Paiya cartonne en Côte d’Ivoire depuis le début de la CAN. Le stade olympique Alassane Ouattara en feu. Tout annonce était l’occasion d’égayer les 57.094 spectateurs (selon les données de la Confédération africaine de football). Quelques minutes avant le coup d’envoi, un tonnerre d’applaudissement a accueilli Didier Drogba, ancien capitaine des Éléphants et Gadji Celi, capitaine de la Côte d’Ivoire lors de son premier sacre en 1992 au Sénégal, qui sont venus présenter le trophée de la CAN. Et s’en suit la musique à l’honneur de l’ancien attaquant de Chelsea que tout le stade chante. Une banderole géante s’est affichée sur laquelle est mentionné « Éléphants commando». L’annonce de la composition des équipes a été aussi l’occasion pour les supporters de donner de la voix. L’annonce du nom de chaque joueur ivoirien est applaudie. La Côte d’Ivoire a évolué en 4-3-3 alors que le Nigeria a joué en 3-4-2-1. Comme d’habitude, les Nigérians laissent l’initiative du jeu à leurs adversaires et les Éléphants la prennent volontiers. Devant leurs supporters, chaud-bouillants, le capitaine Serge Aurier et ses partenaires sont déterminés, Seko Fofana, au milieu de terrain, Max Alain Gradel et Simon Adingra dans les couloirs, sont remuants, mais à chaque fois, ils tentent de trouver la tête de leur longiligne avant-centre, Sébastien Haller. Sans succès. Les supporters applaudissent chaque action offensive, les interventions défensives des Éléphants et huent les Nigérians, notamment Victor Osimhen, à chaque qu’ils touchent le ballon. Le Nigeria, en difficulté, hésite à presser au-delà de la ligne médiane, de crainte de libérer des espaces. La Côte d’Ivoire aurait pu ouvrir le score après la demi-heure, mais la tentative du gauche de Simon Adingra est déviée par Stanley Nwabali (34è min). Les supporters font l’ambiance, leurs joueurs dominent les débats. «héééé, héééé, héééé», scandent-ils. Mais les plus sages s’inquiètent : « Ce n’est pas bon de dominer sans marquer », s’angoissent-ils. Mais le déroulé du match leur donne raison. Les Super Eagles débloquent le tableau d’affichage grâce à leur capitaine William Paul Troost-Ekong qui a marqué de la tête suite à un corner (38è min). « C’était prévisible. Le Nigeria est très efficace », dit-il. Quelques supporters nigérians exultent alors que c’est silence radio pour les Ivoiriens. Les joueurs s’encouragent sur le terrain et les supporters applaudissent pour les motiver. Le Nigeria semble avoir fait le plus difficile car la Côte d’Ivoire n’a jamais marqué de but dans une finale de CAN alors que le pays en a disputé quatre (1992, 2006, 2012 et 2015). Les deux CAN remportées l’ont été après la séance de tirs au but. A la mi-temps, le Nigeria ne compte que deux tirs dont un cadré, 33% de possession de balle contre neuf tirs dont trois cadré, 67% de possession pour la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire revient fort en deuxième période. La défense nigériane est à la peine. Les Éléphants portent sans cesse le danger dans le camp nigérian, mais le gardien Stanley Nwabali repousse l’égalisation à l’image de son intervention sur la frappe du défenseur ivoirien Kouakou Kossonou (62è min). C’est sur ce corner joué par Simon Adingra, que Franck Kessié, seul au deuxième poteau, place une tête piquée pour remettre les pendules à l’heure (1-1, 62è min). Les supporters fêtent le but de la plus belle de manière. Les Éléphants continuent de dominer les débats. Ils sont accompagnés par les supporters qui chantent et dansent dans les gradins. Les lampes de téléphones sont allumées pour signifier aux supporters qu’ils sont présents et sont avec eux. Le match est à sens unique.   Sur le côté gauche, Simon Adingra, intenable, se joue de Temitayo Aina avec un crochet éclair et enchaîne un centre à mi-hauteur du gauche. Haller est plus vif que le capitaine Troost-Ekong au premier poteau et donne l’avantage du bout du pied droit (81è min, 2-1). La Côte d’Ivoire renverse la tendance. C’est la fête au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé. Les supporters sont tous debout pour la fin du match alors que le Nigeria pousse pour revenir au score. Les sept minutes de temps additionnels sont longues pour les Ivoiriens. «Ce sont les sept minutes les plus longues de la CAN», exprime une supportrice. 90è minute + 7, les supporters réclament la fin de la partie, ce qui n’a pas tardé. « On a organisé la CAN, on l’a remportée. Quelle belle souvenir », exclame un supporter. La joie est débordante au stade. «Le coup de marteau» de Tam Sir et Team Paiya résonne encore, les supporters et les joueurs dansent et se félicitent pour cette 4è sacre du pays. La Côte d’Ivoire a enfin marqué dans une finale et devient le premier pays à remporter la CAN à domicile depuis l’Égypte 2006, vainqueur de la Côte d’Ivoire (0-0, 4-2 t.a.b.). « Je suis fier d’être Ivoirien. On a dit qu’on va gagner, on l’a fait », déclare un autre supporter. Alors que l’organisation prépare la remise des médailles, la musique coupé-décalé, dont celle de Dj Arafat, et l’hymne de la CAN «Bienvenue à Babi» passent en boucle et les supporters sont «enjaillés». «Je suis très content. Les joueurs ont fait preuve de caractère. On a eu une cérémonie d’ouverture splendide, une cérémonie de clôture époustouflante. C’est magnifique. C’est la meilleure CAN de l’histoire », affirme Mark Eli. « Nous avons perdu dans ce stade 4-0. Nous remportons la CAN ici. Dieu est fort», ajoute un autre supporter. Les Ivoiriens vont célébrer ce sacre jusqu’au petit matin. Les autorités ivoiriennes ont déclaré la journée de lundi chômée et payée pour prolonger

Finale de la CAN 2023 : Mobilisation des supporters du Nigeria

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 09 fév (AMAP) La communauté nigériane de Côte d’Ivoire s’apprête à vivre la finale de la CAN 2023 entre la Côte d’Ivoire, pays hôte et le Nigeria, ce dimanche, au stade Alassane Ouattara à Abidjan. Au carrefour Ibo dans le quartier Remblais, Commune de Koumassi, dans la capitale ivoirienne, les Nigérians sont nombreux. « Ici, c’est le terminus des Nigérians », rappelle une Burkinabè. « Je supporte le Nigeria. C’est le football. Tout est possible, mais je suis confiant », indique Mucha Olaegbe, livreur. Son aîné, Mese Baba, commerçant et résidant en Côte d’Ivoire depuis 15 ans, reste prudent. « On ne peut pas prédire un match de football. Ce qui est sûr, le Nigeria joue bien, la Côte d’Ivoire joue également bien. Seul Dieu sait qui va remporter la coupe, C’est quelque chose qui est déjà écrit », déclare-t-il. « J’ai confiance au Nigeria qui joue mieux que la Côte d’Ivoire. Nous sommes contents de voir notre pays en finale, la première depuis 2013. Chacun peut dire ce qu’il veut, mais c’est Dieu qui décidera. Si le Nigeria remporte la coupe, nous remercierons Dieu, si la Côte d’Ivoire remporte, Dieu merci. C’est la même famille. Je suis content pour les deux pays », ajoute-t-il. Stone Nwa, assis aux côtés de Mese Baba, craint les débordements et les agressions des Nigérians en cas des victoires des Super Eagles. « En 2013 quand le Nigeria a éliminé la Côte d’Ivoire en quart de finale (2-1, ndlr), nous avons été agressés alors que nous fêtons notre victoire. C’est seulement les quarts de finale à l’extérieur (Afrique du Sud, ndlr) alors que nous jouons une finale en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi je demande aux Nigérians d’être calmes après le match », conseille-t-il. « Je suis Nigérian et je vis et travaille en Côte d’Ivoire depuis 2005. Si le Nigeria gagne, c’est bien, si la Côte d’Ivoire gagne, c’est aussi bien », poursuit-il. L’un de ses amis appuie se propos : « S’ils perdent, ils font palabre alors que le football n’est qu’un jeu. Si on perd un match, on doit juste rentrer dormir ». La discussion entre les Nigérians s’anime et l’un d’eux sort une idée : « Si nous remportons la coupe, nous ne prendrons pas l’avion. Nous allons prendre la route et escorter nos joueurs jusqu’au pays ». Les Nigérians de Côte d’Ivoire sont donc partagés entre envie de voir leur pays décrocher une quatrième étoile et la crainte d’agression en cas des victoires des Super Eagles. LMD/MD (AMAP)  

CAN 2023 : Nigeria-Côte d’Ivoire, un duel de titans

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 09 fév (AMAP) La 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) connaîtra son épilogue ce dimanche avec la finale entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire, au stade Alassane Ouattara, au nord d’Abidjan, la capitale ivoirienne. Les deux pays ne se sont jamais affrontés en finale de la CAN, mais ils sont des habitués du bouquet final. Avec 3 sacres (1980, 1994 et 2023) et 4 finales perdues (1984, 1988, 1990, 2000), le Nigéria va disputer son 8è finale et deviendra le 3è pays qui a joué le plus de finale, après l’Égypte (10) et le Ghana (9). Face au pays hôte, les Super Eagles visent leur 4è sacre pour rejoindre le Ghana, qui est la 3è nation la plus titrée après l’Égypte (7) et le Cameroun (5).  A domicile, la Côte d’Ivoire, qui accueille la CAN pour la deuxième fois, après 1984, disputera sa 5è finale et les Éléphants tenteront de conquérir une 3è couronne continentale après 1992 et 2015 (la Côte d’Ivoire a perdu la finale en 2006 et en 2012). La Côte d’Ivoire devient le premier pays hôte à atteindre la finale depuis l’Égypte 2006. Cette CAN est complément incroyable pour les Éléphants. Malgré une phase de poules difficile avec une seule victoire contre la Guinée-Bissau (2-0), une défaite devant le Nigeria (1-0) et une humiliation contre la Guinée équatoriale (4-0), la Côte d’Ivoire est présente au bouquet final de la « sa » CAN. En effet, les Éléphants ont bénéficié de la victoire du Maroc sur la Zambie (1-0) pour terminer parmi les meilleurs troisièmes et se hisser en huitièmes de finale. Depuis, c’est le conte de fée. Le capitaine Serge Aurier et ses partenaires ont écarté, à la surprise générale, le Sénégal, champion en titre (1-1, 5-4 t.a.b.) en huitième de finale et le Mali (2-1 a.p.) en quarts de finale, dans un scenario incroyable, avant de battre sans difficulté la RD Congo (1-0), mercredi dernier, en demi-finale grâce à un but de Sébastien Haller (67è min). « C’est un immense plaisir de se qualifier pour cette finale, surtout à domicile et après un parcours que l’on sait tous. Nous sommes très heureux, très émus. Nous remercions le public qui ne cesse de nous pousser, qui nous permet de nous surpasser jusqu’aujourd’hui », a dit Franck Kessié, élu l’homme du match de la demi-finale contre la RD Congo. « C’est le football, tant qu’on a 5% ou 10% de chance, il faut croire. C’est ce qui fait la beauté du football. Après le match du Maroc contre la Zambie, on a su qu’on était qualifiés. Cela a tout changé et nous a donné une autre force. On ne pouvait pas faire pire que la phase de poules, il faut continuer dans cette logique parce qu’il ne faut pas arriver en finale pour lâcher. On a encore un grand match à disputer ce dimanche, il faut donc rester concentrés, retrousser nos manches, récupérer pour affronter une très bonne équipe de Nigeria, le dimanche », a ajouté le milieu de terrain ivoirien Selon lui, « l’humiliation » subi contre la Guinée équatoriale (4-0), a été un déclic pour le groupe. « Cette défaite nous a fait mal et cela nous a permis de nous regarder dans une glace et de se dire les choses en face. On était persuadés que ça allait être difficile de passer au second tour, Cela restait un fiasco. Après on a eu une chose, en se qualifiant parmi les meilleurs troisièmes. On n’avait plus rien à perdre, on avait tout à gagner. C’est ce qui explique ce parcours », explique-t-il. Depuis sa qualification de l’équipe en huitièmes de finale, la Côte d’Ivoire a retrouvé la confiance et un nouveau état d’esprit souffle sur le groupe. Cela a permis à la sélection nationale de repousser beaucoup de limites dans cette compétition mais, généralement, il est difficile d’arrêter une équipe, surtout d’une grande nation de football qui se qualifie dans les conditions aussi compliquées. Si elle est ressuscitée, elle va généralement loin. La Côte d’Ivoire va devoir confirmer toutes ses performances contre le Nigeria, un autre grand du continent. C’est justement sur le groupe, le collectif qu’insiste le sélectionneur par intérim de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé. « Je donne de l’importance au groupe. Depuis que j’ai commencé mon intérim, mon discours, c’est de leur dire qu’ils sont 27 joueurs et j’ai besoin de tout le monde. Après, je ne peux pas faire jouer les 27 en même temps. Évidemment, il y en a qui ne vont pas jouer mais dans mon discours, je leur fait comprendre que je compte sur tout le monde », dit-il « Si on veut gagner cette compétition, on la gagnera à 27, pas seulement à 11. Ils ont compris, adhéré au discours. Les joueurs ont compris que si on devait y arriver, c’est avec les 27 ensemble, même ceux qui sont dans les tribunes ont un rôle à jouer. C’est tous ensemble qu’on pourra gagner la compétition», insiste  le sélectionneur ivoirien. A Abidjan, les supporters sont confiants. Ils ont mis l’humilité dans le placard depuis leur qualification aux dépens du Sénégal. « C’est notre CAN, on va la remporter, arracher la coupe », s’exclame un supporter, après la qualification en finale. Depuis le match contre le Sénégal, une expression revient après chaque qualification : « On ne vaut rien, mais on est qualifiés ». Il faut dire que les Éléphants ont repris confiance, sont solides et solidaires sur le terrain depuis la qualification in extremis en huitièmes de finale. « On a tout le temps de la préparer cette finale de la meilleure de manière. Il ne faut pas perdre le capital-confiance. L’équipe doit bien récupérer et le groupe sera soudée et qu’on reste dans le même état d’esprit, que personne ne sorte du groupe », conseille l’ancien international ivoirien, Ibrahima Bakayoko, consultant de la télévision nationale ivoirienne (RTI1). « Il faut analyser cette équipe du Nigéria qui est

Finale de la CAN 2023 : Un inédit Nigéria-Côte d’Ivoire

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) Nigeria-Côte d’Ivoire, c’est l’affiche de la finale de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations. Les deux équipes ont décroché leur ticket de pour la finale, mercredi, à l’issue des demi-finales. Le Nigeria a battu l’Afrique du Sud (1-1, 4-2 t.a.b.), au stade de la Paix de Bouaké quand la Côte d’Ivoire a dominé la RD Congo (2-0), au stade Alassane Ouattara à Abidjan. Les deux pays ne se sont jamais rencontrés en finale de la CAN. Ils s’affronteront dimanche pour titre continental, au stade Alassane Ouattara à Abidjan. L’Afrique du Sud ne remportera donc pas son deuxième titre cette CAN. Les Sud-Africains, qui ont disputé la demi-finale de la compétition pour la première fois depuis 2000, ambitionnaient de faire, en Côte d’Ivoire, d’une pierre deux coups : prendre leur revanche sur le Nigeria qui les avaient battus à ce stade de la compétition en 2000 et se qualifier en finale pour viser un deuxième sacre, après 1996 à domicile. C’est raté ! Les Bafana Bafana se sont encore inclinés devant le Nigeria, en demi-finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Pourtant, les Sud-Africains ont dominé le jeu, ayant la plupart du temps le ballon sans concrétiser leur domination. Les chiffres de la rencontre sont éloquents : 14 tirs de chaque côté dont 6 tirs cadrés pour l’Afrique du Sud contre 5 pour le Nigeria. La possession de balle était largement à l’avantage des Bafana Bafana qui ont obtenu 61% et réalisé 616 passes avec 86% de précision contre 39% de possession, 382 passes avec 80% de précision pour le Nigeria qui a commis 22 fautes, écopé de 2 cartons jaunes et obtenu 5 corners contre 11 fautes, 1 carton rouge, 1 hors-jeu et 4 corners pour l’Afrique du Sud. Pour se hisser en demi-finale, le Nigéria a terminé 2è du groupe A avec deux 2 victoires, un nul avant d’éliminer le Cameroun (2-0) en huitièmes et l’Angola (1-0) en quarts de finale. De son côté, l’Afrique du Sud a terminé 2è du groupe E (1 victoire, 1 nul et 1 défaite) derrière le Mali avant de créer la surprise en huitièmes face au Maroc (2-0) et de se défaire du Cap Vert (0-0, 2 tab à 1) en quart de finale. Dans cette rencontre tactique, l’Afrique du Sud a réalisé une belle première période. Séduisants, les Sud-Africains usent de longs ballons pour porter le danger sur les buts nigérians. De son côté, le Nigéria a été méconnaissable, friable derrière et timide offensivement. Les belles occasions de la première période étaient à l’actif des Sud-Africains, notamment la frappe du milieu de terrain Sphephelo Sithole captée par le gardien nigérian Stanley Nwabali (10è min). Le gardien arréte aussi la tentative de Percy Tau (28è min) avant d’être encore décisif sur la frappe enroulée de Sekotori Makgopa qui partait dans les buts (39è min). Auparavant le Nigiera a cadré sa première frappe mais le ballon du milieu de terrain Alexander Iwobi n’a pas inquiété le gardien Ronwen Williams (37è min). L’Afrique du Sud a mieux joué avec le ballon mais le danger pour la défense nigériane est toujours venu de longs ballons. La tête sous l’eau en première période, le Nigeria est parvenu a fait le dos rond et laisser passer l’orage avant d’émerger l’eau en deuxième période. Les Nigérians sont revenus des vestiaires avec de meilleurs intentions. Les joueurs de José Peseiro sont bien plus agressifs à la perte du ballon, plus précis dans leurs transmissions. Peu avant l’heure de jeu, Victor Oshimen, qui était incertain pour ce match pour cause de problèmes à l’abdomen, s’impose physiquement à la retombée d’un centre de Bright Osayi-Samuel mais, un peu en arrière, il ne peut cadrer sa reprise de la tête (57è min). Le Nigeria a débloqué le tableau d’affichage grâce au défenseur William Paul Troost-Ekong qui a transformé un penalty consécutif à une faute de Mothobi Mvala sur Victor Osimhen (67è min). Le Nigéria semble avoir fait le plus dur, mais l’Afrique du Sud n’a pas dit son dernier mot. Alors que Victor Osimhen croit réaliser le break pour son pays (85è min), les Sud-Africains réclament une faute au départ de l’action, obligeant l’arbitre égyptien Amin Mohamed Omar à recourir à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) qui a finalement annulé le but du Nigeria et accordé un penalty à l’Afrique du Sud pour une faute de Alhasan Yusuf sur Percy Tau. Le milieu de terrain Teboho Mokoena transforme le penalty pour remettre les pendules à l’heure (1-1, 90è min). Un match fou ! Dans le temps additionnel, les Sud-Africains sont passés à côté du 2-1, pour crucifier les Nigérians mais Khuliso Mudau, seul face au but vide, tire au-dessus après un coup franc Teboho Mokoena repoussé par le gardien Stanley Nwabali (90è min +6). Les deux équipes jouent la prolongation. Malgré les occasions de part et d’autre et l’expulsion du défenseur sud-africain Gomolemo Grant Kekana (115è min), elles ne parviendront pas à se départager. Place à la séance des tirs au but. Brillante à ce jeu lors du quart de finale contre le Cap-Vert, l’Afrique du Sud craque devant le Nigeria. Le gardien des Super Eagles Stanley Nwabali a volé la vedette à Ronwen Williams (auteur de quatre arrêts contre le Cap-Vert) effectuant deux arrêts durant la séance. Le Nigeria transforme 4 tirs contre 2 pour les Bafana Bafana. Même bousculé, le Nigeria s’est montré solide et confirme une fois de plus son statut de favori de cette compétition. Les Super Eagles vont disputer leur 8è finale de la CAN et visent un 4è sacre après 1980, 1994 et 2023. Les Nigérians atteignent la finale pour la première fois depuis 2013. LMD/MD (AMAP)  

CAN 2023 : Les commerçants se frottent les mains

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations se joue sur les différents stades mais aussi dans les marchés et les centres commerciaux.  A Abidjan et dans les autres villes de la Côte d’Ivoire, les commençants se frottent les mains. Ce mercredi 7 février, à quelques heures des demi-finales, les supporters Ivoiriens, à la recherche de maillots, sont nombreux dans la boutique de Hamed Yatassaye, au marché de Marcory, une Commune d’Abidjan. Ici, les maillots sont vendus à entre 15.000 Fcfa et 10.000 Fcfa l’unité, des chapeaux, des écharpes. Dans cette boutique, les tuniques de tous les pays participants à la CAN sont mises à la disposition des supporters. « C’est le maillot de la Côte d’Ivoire qui est beaucoup plus demandé. Le maillot du Nigeria est presqu’en rupture parce que les gens ne voyaient pas ce pays atteindre les demi-finale et les commerçants n’en ont pas commandé assez », explique Hamed Yatassaye. Le commerçant d’origine malienne (il rend visite régulièrement à sa famille à Kati et c’est son père qui s’est installé en Côte d’Ivoire) explique que les Ivoiriens achètent beaucoup leur maillot que ce soit en période de CAN ou pas. Même s’il s’empresse d’ajouter qu’il y a beaucoup plus de vente pendant la CAN. Kouassi Kouakou est un grand supporter des Éléphants. Habillé en maillot orange-blanc de Côte d’Ivoire sur le dos duquel est écrit « Les Éléphants », il vient acheter deux maillots XL de son pays à 15.000 Fcfa l’unité pour les offrir à des amis dans son quartier. « J’ai six maillots de la Côte d’Ivoire. J’en ai acheté pour tous mes enfants. Aussi pour mes sœurs, frères, cousins et cousines qui sont au village », confie-t-il. Le jeune Franck Yao débarque dans la boutique, avec deux amis, pour demander la pointure M du maillot du Maroc. « C’est le Maroc qui nous a réveillés, on va lui faire honneur », justifie-t-il. Après avoir acheté son maillot à 10.000 Fcfa, il passe dans une autre boutique pour floquer la tunique « Les gens écrivent des choses bizarres sur leur maillot. Quelqu’un a écrit sur son maillot : Je n’ai rien sur Wave, un autre : « Sery Dorcas m’a dragué, j’ai refusé. » Je vais juste écrire mon nom : Le seul Yao C8 », ajoute Franck Yao. Le prix du flocage esr de 500 Fcfa par lettre. « Nous recevons beaucoup de clients. C’est impossible de donner un chiffre. C’est quand même florissant », confie Seydou Sanogo qui gagne beaucoup d’argent dans le flocage depuis le début de la CAN. Au grand marché d’Adjamé, une autre Commune d’Abidjan, toutes les qualités sont disponibles et le prix varie de 3 000 à 15.000 Fcfa. Il n’y a pas que les vendeurs de maillots qui s’en sortent. D’autres commerçants ont augmenté leur chiffre d’affaire grâce à la CAN, notamment la vendeuse de chaussures Aminata Coulibaly. « Beaucoup d’équipes sont éliminées. Avant de rentrer au pays, les supporters viennent acheter des chaussures et autres articles pour en faire des cadeaux à leurs proches », dit-elle. LMD/MD (AMAP)