La 2ème vice-présidente du Conseil national de transition est décédée
Bamako, 1er avr (AMAP) La deuxième vice-présidente du Conseil national de transition (CNT), Mme Djikiné Hatouma Gakou est décédée, mardi, a-t-on appris de source proche de sa famille. La triste nouvelle du décès survenu à Bamako a été confirmée par des responsables du CNT. L’enterrement fera l’objet d’un communiqué ulterieur ST/MD (AMAP)
Mali-Guinée : Interdiction de transhumance à partir du 15 avril
Bamako, 1er avr (AMAP) Le gouverneur de Kankan, le colonel Moussa Condé, a instruit aux préfets de sa juridiction, de prendre les dispositions nécessaires pour faire partir les animaux maliens du territoire guinéen, a appris l’AMAP dans une lettre en date du 28 mars 2025 et signée du colonel Condé. « Tous les animaux surtout Zébus maliens doivent quitter d’ici mardi, le 15 avril 2025, délai de risquer », indique la lettre adressée aux préfets de Kankan, Kouroussa, Kérouané, Mandiana et Siguiri. Et de poursuivre : « en cas de récidive, le coupable s’exposera à des sanctions plus sévères ». Dans le cadre des clauses de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Guinée et le Mali ont ratifé un protocole Inter-état pour réglementer la transhumance. « Ce protocole est mis en cause compte tenu des difficultés rencontrées de part et d’autre », affirme le colonel Moussa Condé. En conséquence, le gouverneur de Kankan instruit aux Préfets « de l’interdiction formelle de toutes opérations de transhumance jusqu’à nouvel ordre ». OS/MD (AMAP) .
Grand marché de Bamako : Six kiosques ravagés par un incendie
Bamako, 30 mar (AMAP) Un incendie, samedi soir, au grand marché de Bamako, dans la rue chinoise, en Commune III, a consumé six kiosques qui contenaient des chaussures et des accessoires de téléphones, a constaté l’AMAP sur place. Le pire a été évité grâce à l’intervention des éléments de la protection civile qui, en présence des éléments du commissariat du 1ère Arrondissement, ont agi très rapidement pour circonscrire le sinistre. Si la protection civile n’a pas pu déterminer l’origine exacte du sinistre, il ressort du témoignage du commissaire adjoint du 1er Arrondissement du District de Bamako, Boubacar Sissoko, qu’un groupe électrogène pourrait en être la cause. Il a assuré qu’il y a eu des dégâts matériels mais pas de perte en vie humaine, notamment des chaussures, des pochettes de portables et autres accessoires. SST/MD (AMAP)
Tominian/Fangasso : Pour renforcer les capacités des humanitaires locaux dans des situations d’urgence
Tominian, 28 mar (AMAP) Le Projet de renforcement des acteurs humanitaires locaux, en tant que répondants de première ligne dans les Cercles de Tominian et de Fangasso, dans la Région de San, d’un coût de 775 669 153 Fcfa, pour une durée de 18 mois, soit d’octobre 2024 à juin 2026, a été lancé le 18 mars 2025, lors d’un atelier, dans la salle de réunion de la mairie de la Commune rurale de Tominian. Les résultats attendus de cet atelier qui est mis en œuvre par les ONG Adventist Developement Relief Agency (ADRA Mali) et Association de formation et d’appui au développement (AFAD) sont : autorités administratives, locales, coutumières, les services techniques et les acteurs locaux sont informés sur le projet ; les interventions prévues et les approches de mise en œuvre dans le cadre du projet sont partagées avec les parties prenantes pour une meilleure appropriation et accompagnement ; les autorités administratives, locales, coutumières, les services techniques et les acteurs locaux sont mobilisés pour la mise en œuvre effective du projet. Le directeur national d’ADRA Mali, Kouassi Dido Fabrice, au nom des deux ONG, a dit que le projet financé par le Ministère allemand des Affaires étrangères, German Federal Foreign Office (GFFO), vient en soutien au projet Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) Humanitaire, Développement, Paix (Nexus) Adventis Developement Relief Agency Burkina Faso et le Mali (BFA) financé par le BMZ, en cours d’exécution dans les Cercles de Tominian et Fangasso. Selon lui, il vise à renforcer le pouvoir d’action des femmes, des filles, des garçons et des personnes ayant des besoins spécifiques vivant dans les zones de crise du Burkina Faso, du Mali et du Mozambique. Ainsi, ils pourront « participer activement à la prise de décisions concernant des mesures d’alerte précoce inclusives et équitables grâce à des interventions ciblées dans les domaines de la réduction des risques de catastrophe (RRC), de la sécurité alimentaire et de l’eau, l’assainissement, et l’hygiène (WASH) ». Dans son discours, le préfet du Cercle de Mandiakuy, Kalifala Coulibaly, intérimaire au préfet du Cercle de Tominian, qui a présidé le lancement du projet, dira que « les Cercles de Tominian et Fangasso font face à des défis multiples qui mettent à l’épreuve la résilience des populations. » « Et face à ces enjeux, il est impératif de renforcer la capacité des acteurs locaux qui sont les premiers à intervenir en situation d’urgence. C’est dans cet esprit que ce projet a été conçu pour outiller nos organisations locales, renforcer leurs capacités d’intervention et leur permettre d’agir efficacement en première ligne aux côtés des décideurs », a-t-il indiqué. Avant de déclarer le projet lancé, le préfet Coulibaly a remercié tous ceux qui ont contribué à la conception de ce projet, notamment les partenaires « ADRA Allemagne, ADRA Mali et l’ONG AFAD. Par la même occasion, il a tenu à remercier le Ministère allemand des Affaires étrangères (German Federal Foriegn Office (GFFO). Ont pris part à cette cérémonie : le représentant du préfet du Cercle de Fangasso, le commissaire de police Dramane Sery, les sous-préfets des arrondissements de Koula, Timissa, Fangasso, Tominian, les maires des Communes rurales de Tominian, Fangasso, Koula, Lanfiala, Timissa, les représentants des services techniques comme le service local de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, du Développement social et de l’Economie solidaire, le Plan et les Statistiques et le Centre de santé de référence (CSRéf). Tout comme le 1er adjoint au maire de la Commune rurale de Tominian, Esdras Keïta, du maire de la Commune rurale de Koula, Rémy Coulibaly, président de l’Association des Municipalités du cercle de Tominian, du Directeur exécutif de l’ONG Association de formation et d’appui au développement (AFAD), Ahmed Sékou Diallo. Les représentants de plusieurs autres organisations communautaires de bases (OCB) étaient également présents, à savoir des personnes âgées, des personnes vivants avec un handicap, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et le Conseil communal de la jeunesse de Tominian. ST/MD (AMAP)
Une délégation malienne de haut niveau en Mauritanie pour discuter de migrations irrégulières et des récentes reconduites de Maliens aux frontières
Bamako, 27 mar (AMAP) Bamako et Nouakchott se sont engagés à collaborer étroitement pour apporter des réponses concrètes à la gestion des migrations irrégulières et les récentes reconduites de Maliens aux frontières, annonce jeudi, uncommuniqué du ministère en charge des Maliens de l’étranger. Une délégation malienne de haut rang, conduite par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, s’est rendue jeudi en Mauritanie pour échanger avec les autorités mauritaniennes sur les relations bilatérales et les défis évoqués, « marquant ainsi une volonté commune de consolider les liens fraternels entre » les deux pays. Dès leur arrivée à Nouakchott, les émissaires maliens ont été reçus par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, de la Mauritanie. Au centre des discussions figuraient le renforcement de la coopération entre les deux pays voisins, la coordination des efforts face à la migration irrégulière et les solutions aux récentes opérations de rapatriement de ressortissants maliens. Côté mauritanien, les échanges ont mobilisé Mohamed Mahmoud Boye, ministre de la Justice et des Affaires Étrangères par intérim, le général de division Mohamed Cheikh Mohamed Lemine, ainsi que d’autres officiels. La délégation comprenait notamment Abdoulaye Diop, ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, qui a transmis un message du président de la transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, ainsi que le général de corps d’armée Modibo Koné, directeur général de l’Agence nationale de la securité d’Etat (ANSE), et d’autres hauts responsables. OS/MD (AMAP)
Culture : « la Résidence » de Gourma Rharous, un symbole et une œuvre architecturale, en péril
Par Mohamed GAKOU Gourma Rharous, 28 mar (AMAP) La Résidence, comme son nom l’indique, est le bâtiment où tous les commandants de Cercle de Gourma Rharous (dans le Nord du Mali) logent, depuis la création de la circonscription, le 26 décembre 1926, jusque vers le début des années quatre-vingt-dix qui marque le début de la deuxième rébellion armée. C’est à partir de cette époque que commence le déclin de ce majestueux bâtiment qui, comme une armoirie, symbolise le cercle de Gourma Rharous, aux yeux des populations locales. Elle est l’une des principales curiosités touristiques du cercle, à cause de l’originalité de son architecture et de sa position géographique dignes d’un palais. Dépêché par sa hiérarchie, le capitaine Gaston Mourgues quitte Hombori, accompagné par une importante suite, composé de gardes cercle, porteurs, cuisiniers, maçons, menuisiers, etc. Le but de sa mission était de sécuriser le trafic fluvial, sur un important tronçon situé entre Gao et Tombouctou (Nord). Le courrier postal et toutes les autres embarcations qui pratiquent ce trajet sont fréquemment attaqués par des bandits qui sévissent depuis la rive gauche du fleuve. Après moult bivouacs sur différents sites en bordure du fleuve, il jette son dévolu sur l’actuel place de la ville de Rharous. Le cercle de Gourma Rharous naît donc, le jour de son arrivée sur ces lieux, dans l’après-midi du 26 décembre 1926. Il débute et termine les travaux de sa résidence en 1927. Elle est bâtie sur un promontoire sablonneux qui culmine à 30 mètres, au-dessus des eaux bleues-turquoises du fleuve Niger, dans lesquelles, elle se mire. À cette hauteur, on a une vue panoramique de 30 kilomètres à la ronde. Le choix de ce lieu n’est pas fortuit, puisque que le capitaine Mourgues est topographe de l’armée coloniale française. Cette position stratégique permet de sécuriser une grande partie de la bande du fleuve. Le bâtiment est coiffé de deux tours rectangulaires qui jouent le rôle de miradors. Dans l’intervalle de son édification en 1927, à l’année 1973, la Résidence a subi plusieurs aménagements intérieurs et extérieurs. Le bâtiment initial a été construit avec des matériaux locaux à base d’argile. Les briques de la structure ont été confectionnées avec de l’argile tirée du lit du fleuve, connue pour sa résistance à l’eau. La même matière a servi d’enduit pour recouvrir les murs intérieurs. Quant au crépissage (revêtement) des murs extérieurs et l’adhérence des briques de la structure, il a été fait avec du pisé, un mélange d’argile et de paille finement coupée et modérément imbibé d’eau. Plus tard, les murs extérieurs du bâtiment seront couverts par une terre rare, poudreuse et compacte, de couleur ocre presque phosphorescente, appelée « terre de Bourem », exploitée uniquement, dans la localité du même nom. Celle-ci donne aux murs un aspect esthétique très attirant et visible de loin. MERVEILLE D’ARCHITECTURE – La partie du bâtiment qui fait face au fleuve a été aménagée en jardin, prolongé par une série d’escaliers qui descendent en pente douce jusqu’aux abords du rivage. Ce jardin est planté d’une multitude d’arbres, arbustes et fleurs exotiques, ramenés par le maître des lieux : orangers, citronniers, bananiers, palmiers nains de méditerranée, nefliers du Japon, diverses variétés de rosiers et de fougères, bégonias, frangipaniers et hibiscus (source : Archives du cercle). Malheureusement toutes ces plantes sont depuis détruits qui faisaient de ce jardin une véritable œuvre d’art, que les autochtones aimaient bien venir contempler à distance et en sentir les effluves. En 1973, le commandant de Cercle, Modibo Sidibé, apporta à la Résidence, sa dernière rénovation. Il fit recouvrir entièrement les murs du bâtiment, avec de la brique cuite, donnant à celui-ci plus de prestance. Ce bâtiment colossal et majestueux incarne aux yeux des populations locales, la force et la beauté. Semblable à un vaisseau échoué sur le sable, la perception de l’architecture du bâtiment, donne plusieurs impressions, selon l’angle sous lequel, on l’observe. De face, avec ses deux tours et ses murs crénelés, il ressemble à un château Périgourdin. De profil, il fait penser à un palais mauresque de l’Atlas marocain. Aucun étranger de passage dans la ville, ne peut rester de marbre, devant la beauté de cette impressionnante œuvre architecturale. Hélas ! Son déclin débute au début des années quatre-vingt-dix, suite à l’éclatement de la deuxième rébellion armée qui amena les locataires du lieu à ne plus en faire usage, au profit d’un modeste bâtiment en béton construit par l’Etat, à quelques mètres de là, et qui fait désormais, office de résidence préfectorale. LENTE DEGRADATION – Depuis cette funeste époque, commence la décrépitude de ce vénérable « monument », qui n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, sous le regard indifférent des décideurs locaux. Selon un témoignage recueilli auprès d’un ancien dignitaire politique local, sous le couvert de l’anonymat, « En son temps, la coopération allemande, à travers la GTZ, a proposé de réhabiliter le bâtiment mais, hélas, des voix contraires se sont levées et finalement, les fonds destinés à ce projet, ont été dirigés vers d’autres infrastructures de moindre importance ». Une chose est sûre, le déclin de ce symbole fait mal à l’habitant lambda impuissant. Mais, chacun y va de son rêve de voir renaître un jour ce trésor commun. Un acteur culturel local trouve que c’est un lieu idéal pour organiser des festivals et d’autres grandes manifestations culturelles. Un professeur du lycée public de Rharous y voit un musée, un espace de créations artistiques ou une résidence d’écriture. En privé, d’autres trouvent que le lieu peut être transformé en établissement hôtelier, quand le tourisme connaîtra de meilleurs jours. L’idée de porter à l’attention du département chargé de la Culture, l’état avancé de décrépitude de ce joyau architectural est portée par plusieurs acteurs de la société civile, sans que cela ne se concrétise. Pour l’instant, du haut de sa splendeur d’antan, la Résidence semble toiser la ville, s’effondrant chaque jour, un peu plus. Peut-être que, dans l’avenir, comme le sphinx, la Résidence renaîtra de ses décombres. MG/MD (AMAP)
Le Mali commémore le 34e anniversaire de la démocratie : Assimi Goïta rend hommage aux martyrs de mars 1991
Bamako, le 26 mar (AMAP) Le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, a présidé mercredi matin la cérémonie de commémoration du 34e anniversaire de la journée des Martyrs, un événement symbolisant l’aboutissement de la lutte héroïque du peuple malien en mars 1991 pour le changement et la démocratie. « C’est un profond devoir de m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de mars 1991, au-delà de la symbolique de cette tradition bien établie », a déclaré le Chef de l’Etat, après avoir déposé une gerbe de fleurs au monument des Martyrs. Selon le chef de l’État, ce lieu « incarne le souvenir des événements tragiques dans la conscience collective, tout en reflétant l’aspiration des Maliens à vivre dans un pays pacifié, réconcilié et stable sur les plans politique, économique et institutionnel. » Il a souligné l’importance de cette commémoration comme un moment de communion pour appréhender les défis actuels du Mali. « Après plus de trois décennies, notre pays fait face à des turbulences politiques et institutionnelles. Des questions cruciales se posent : qu’est-ce qui n’a pas marché ? Quel modèle de gouvernance devrions-nous adopter pour garantir la sécurité, la paix et le développement ? » a-t-il ajouté. Cette journée, ancrée dans la mémoire nationale, invite ainsi à une réflexion sur l’avenir du Mali, 34 ans après le sacrifice des martyrs de la démocratie. OD/OS/MD (AMAP)
Etienne Fakaba Sissoko sort de prison après avoir purgé sa peine
Bamako, 27 mar (AMAP) L’économiste et professeur d’université malien, Etienne Fakaba Sissoko, a été libéré ce jeudi, après avoir purgé une peine d’un an d’emprisonnement ferme, a confirmé a l’AMAP, un proche. Abdoulaye Guindo, contacté par l’AMAP, a dit avoir parlé au téléphone avec M. Fakaba, confirmant ainsi la libération de ce dernier, arrêté le 25 mars 2024, et condamné en mai de la même année à deux ans de prison, dont un an avec sursis. Le professeur d’université, qui avait été condamné aussi à une amende de trois millions de francs CFA (environ 4 500 euros), a été jugé pour « atteinte au crédit de l’État », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique », à la suite de la publication de son ouvrage critiquant la communication gouvernementale pendant la Transition au Mali. Malgré les appels répétés d’organisations de défense des droits humains, telles qu’Amnesty International, demandant sa « libération immédiate et inconditionnelle » en raison de la violation de son droit à la liberté d’expression, les autorités maliennes ont maintenu sa détention. À sa sortie de la prison de Kéniéroba, située à environ 75 km de Bamako, sur la route vers la Guinée, Étienne Fakaba Sissoko a exprimé sa gratitude envers ses soutiens et a réaffirmé son engagement en faveur de la liberté d’expression et du débat académique au Mali. OS/MD (AMAP)
Plus de 1 800 migrants maliens expulsés de Mauritanie dans des conditions inhumaine (ministre)
Bamako, 27 mar (AMAP) Les migrants maliens déjà rapatriés de la Mauritanie sont, à ce jour, au nombre de plus de 1 800 dont 1 578 sur le site de Kayes (Ouest) et plus de 560 sur le site de Nioro, a révélé, mercredi, à Bamako, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher Ag Attaher, qui intervenait lors d’un point de presse au Centre d’information gouvernemental du Mali (CIGMA), pour partager l’évolution de la situation de ses compatriotes expulsés de la Mauritanie, a assuré que le gouvernement a pris « les mesures dès le début des évènements pour la protection et l’accompagnement des ressortissants maliens. » Il a ajoute que ces mesures « seront renforcées en vue d’apporter un soutien humanitaire à travers notamment une assistance matérielle et financière aux compatriotes en difficulté ». Le ministre a rappelé que Bamako a fait un communiqué pour s’indigner de la situation. Dans le même communiqué le gouvernement du Mali dit suivre « avec une attention particulière ces évènements (…) dénonce avec la dernière rigueur les traitements subis par (ses) ressortissants en Mauritanie ». Selon ce communiqué, « le gouvernement du Mali regrette les conditions d’arrestation en violation flagrante des droits humains et des droits des migrants en particulier, invite les autorités mauritaniennes à la retenue et rappelle à la cessation immédiate des violences à l’endroit des ressortissants maliens ». Le chef du département en charge des Maliens de l’extérieur avait effectué une mission dans la Région de Kayes (Ouest) accompagné de son cabinet, le président de la Commission des Maliens établis à l’extérieur du Conseil national de la Transition (CNT), Aboubacar Koné et le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, pour exprimer l’accompagnement du gouvernement du Mali aux expulsés. ST/MD (AMAP)
Le préfet de Ouélessébougou ouvre le dialogue pour apaiser les tensions à Faraba
Ouélessébougou, 27 mar (AMAP) Les responsables communaux, les chefs de village, les légitimités traditionnelles, les représentantes des femmes ainsi que les ressortissants de Faraba installés à Bamako, ont, participé, récemment, à une rencontre décisive initiée par le préfet du cercle, Moussa Sagara. Objectif : instaurer la paix et renforcer le vivre-ensemble dans cette commune du Cercle de Ouélessébougou. En acceptant de taire leurs frustrations persistantes, lors de cette rencontre, tenue le 28 fevrier 2025, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural. (CFADR) de Ouélessébougou, les communautés de Faraba ont choisi d’apaiser leurs tensions autour de la gestion communale Dans son discours d’ouverture, le préfet a salué les notabilités pour leur présence et a replacé la rencontre dans son contexte. Il a rappelé qu’une première réunion, tenue le 13 février à Faraba, a permis de trouver un accord et les parties s’étaient accordé leur pardon. « Cette nouvelle assemblée, a-t-il précisé, répond à une directive des hautes autorités maliennes visant à consolider la cohésion sociale, mise à rude épreuve par les défis sécuritaires dans le Nord de notre pays et les tensions communautaires dans le Sud. M. Sagara a exhorté « les collectivités à plus de transparence dans la gestion des ressources communales et à impliquer les notabilités dans les décisions pour favoriser le développement de Faraba. » Les représentants des chefs de village, conseillers communaux, des ressortissants et des femmes ont pris la parole, salué majoritairement l’initiative et affichaé leur volonté d’œuvrer pour une paix durable. En conclusion, le préfet a souligné que « cette rencontre ne visait pas à rendre une justice, mais à instaurer un dialogue dans un climat apaisé. » Il a appelé au calme et à privilégier le développement communal. AC/OS/MD (AMAP)

