Koulikoro : Le Comité régional de gestion des risques et des catastrophes réactivé
Koulikoro 15 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo a présidé, ce mardi, la réunion de réactivation du Comité régional de gestion des risques et des catastrophes (CRGRC) dont les membres ont évalué le bilan de l’exercice 2024 et mis en place des stratégies pour anticiper les défis futurs, dans un contexte climatique de plus en plus incertain, a constaté l’AMAP sur place. Les échanges ont porté sur la prévention, l’importance de l’entretien des infrastructures de drainage, la nécessité pour les collectivités d’agir en amont afin de minimiser les impacts des futurs risques et catastrophes dans la région de Koulikoro. Le gouverneur, président du Comité, a félicité les membres pour leur engagement et les efforts consentis lors des inondations de l’année dernière. Le colonel Sanogo a apprécié « la solidarité des entreprises et des bénévoles pour leurs apports déterminant pour la prise en charge des populations sinistrées » et a souligné « l’importance d’une mobilisation collective face aux aléas climatiques. » AD/MD (AMAP)
Lancement de la Phase 2 du Projet NORAD pour l’éducation à Kayes et Nioro (Ouest)
Kayes, 15 avr (AMAP) La phase 2 du Projet Accès à une éducation de qualité dans les Régions de Kayes et Nioro (Ouest), a été officiellement lancée, ce mardi, au gouvernorat de Kayes, sous la présidence du gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré. Financé par l’Agence norvégienne de coopération au développement (NORAD) et piloté par l’UNICEF, ce projet appelé projet NORAD ambitionne de toucher 44 000 enfants scolarisés et déscolarisés, avec un accent particulier sur les filles, pour leur permettre d’achever le cycle fondamental. Le projet vise à surmonter les barrières majeures à l’éducation dans les Régions de Kayes et Nioro, où le taux d’achèvement du primaire a chuté de 80 % en 2019 à 73 % en 2023. Couvrant 16 écoles dans 12 communes des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Bafoulabé, Kayes Rive Droite, Yélimané et Faléa, il s’excutera de janvier à décembre 2025. Les actions incluent la réhabilitation de 150 salles de classe, la distribution de kits pédagogiques et un programme radio pour un apprentissage alternatif. « Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, il est impératif de redoubler d’efforts pour garantir que chaque enfant, indépendamment de son sexe, puisse obtenir son Diplôme d’études fondamentales », a déclaré le Dr. Hamadoun Ba, chef de Bureau de Zone UNICEF à Kayes. Le projet s’articule autour de cinq objectifs majeurs : un accès inclusif, pour offrir une éducation à 7 000 enfants, à parité filles-garçons, dans un cadre sûr ; la qualité de l’apprentissage pour améliorer les compétences de 30 000 enfants réintégrés, en priorisant les filles ; un environnement protecteur qui consiste à créer des conditions sécurisées pour 7 000 élèves, un engagement communautaire pour renforcer la gouvernance scolaire via les Comités de gestion scolaire (CGS) et un suivi ainsi qu’une visibilité afin d’assurer une coordination rigoureuse et communiquer sur les résultats. Depuis 2016, le projet NORAD a permis d’insérer 2 340 enfants, dont 1 262 filles, dans le système scolaire (2020-2022), et de transférer 3 129 autres, dont 1 573 filles, vers des classes supérieures (2021-2023). Par ailleurs, 300 adolescentes ont bénéficié de kits pour des activités génératrices de revenus, favorisant leur autonomisation. Malgré ces avancées, le gouverneur Soumaré a souligné que « des efforts restent nécessaires pour intégrer les enfants marginalisés dans les politiques éducatives nationales ». Il a salué les réformes comme le PRODEC 2, qui promeut un accès équitable à l’éducation. L’UNICEF et ses partenaires mettront l’accent sur la formation des enseignants, le renforcement des CGS et l’intégration d’une perspective de genre. Mahamadou Kéîta, directeur de l’Académie d’enseignement (AE) de Kayes, a insisté sur l’importance de la collaboration communautaire pour pérenniser les acquis. Ce projet ambitionne de transformer l’environnement scolaire en un espace inclusif et équitable, au bénéfice de tous les enfants des régions de Kayes et Nioro. BMS/MD (AMAP)
Kangaba : Le préfet exige l’arrêt immédiat des activités illégales d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining
Kangaba, 15 avr (AMAP) « Les travaux d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining sont illégaux et incontrôlés. Les populations et la société minière doivent arrêter immédiatement les travaux pour se conformer à la loi », a déclaré, mardi, le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao Abou Dao, qui à la tête d’une mission de contrôle, avait constaté, la veille, le non-respect de l’interdiction d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining, a présidé une rencontre d’information ce mardi 15 avril 2025 dans la salle de conférence du cercle. L’objectif de la réunion était d’informer les participants « des violations répétées » de la décision d’interdisant toute activité aurifère sur le site de Kokoyo, où un éboulement a causé 12 décès, ainsi que de la lettre confidentielle ordonnant le retrait immédiat des engins lourds (pelleteuses, bulldozers, Caterpillar) pour protéger les vies humaines, l’environnement et éviter les conflits d’intérêts. En présence du Secrétaire général de la mairie de Nouga, les responsables des sociétés minières, les légitimités traditionnelles, les « Tombolomas », la jeunesse et la société civile de la Commune rurale de Nouga, le préfet a rappelé que « le nouveau Code minier précise les conditions d’ouverture d’un couloir d’orpaillage sur un permis, invitant tous les acteurs à agir dans la légalité. » Les participants ont accueilli favorablement ces directives. « Nous avons compris le message. Nous nous engageons à rompre avec les anciennes pratiques pour un développement harmonieux en accord avec les sociétés minières », a déclaré un représentant de la société civile. Les communautés promettent de restituer ces informations dans leurs villages respectifs. De leur côté, les responsables des sociétés minières ont prôné l’entente et le dialogue. « Nous sommes prêts à respecter le cahier des charges par tous les moyens », a affirmé l’un d’eux, soulignant leur engagement à collaborer pour un progrès commun. Le préfet a conclu en exhortant à une mobilisation collective pour préserver la sécurité et l’environnement, tout en garantissant un développement durable de la commune. SD/MD (AMAP)
Canicule : la Commission Nationale des Droits de l’Homme appelle à des mesures urgentes face à la surpopulation carcérale
Bamako, 14 avr (AMAP) La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) alerte ce lundi 14 avril 2025 sur la situation alarmante des prisons maliennes en période de canicule et pointe du doigt la surpopulation carcérale qui menace les droits fondamentaux des détenus, dans un communiqué. « La surpopulation expose les détenus à des risques graves notamment des atteintes à leur droit à la vie et à leur santé en cette période de fortes chaleurs » déclare le président de la CNDH Pr Alkadri Diarra La CNDH appelle le gouvernement à agir rapidement pour prévenir les violations des droits humains dans les prisons « Nous exhortons les autorités à prendre des mesures urgentes afin de protéger les détenus dans ces conditions extrêmes » insiste le Professeur DIARRA elle s’appuie sur la Constitution malienne du 22 juillet 2023 la Convention contre la torture de 1984 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 ainsi que la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples de 1981 pour fonder son plaidoyer La Commission encourage également les efforts pour améliorer les conditions de travail du personnel pénitentiaire « Le Gouvernement doit continuer à soutenir les agents de l’administration carcérale pour garantir un environnement de travail décent » ajoute le président de la CNDH Enfin la CNDH rappelle l’importance d’une responsabilité collective « La protection des droits de l’Homme nous concerne tous car nul n’est à l’abri d’une violation de ses droits » conclut le Professeur Alkadri DIARRA Chevalier de l’Ordre National OS/MD (AMAP)
Prévision Météo hebdo : De la pluie et moins de canicule dans la semaine du 14 au 20 avril 2025
Bamako, 14 avr (AMAP) La période du 14 au 20 avril 2025 sera caractérisée par un ciel nuageux à couvert et une visibilité assez bonne, annonce, lundi, Mali-Météo, dans son bulletin hebdomadaire. « Les températures minimales seront comprises entre 21°C à 28°C. Les plus basses sont prévues dans la Région de Taoudenit (Nord). Les températures maximales seront comprises entre 37°C à 44°C. Les plus fortes températures sont prévues dans les régions de Kayes et Nara (Ouest) ». La pluie est prévue du lundi au vendredi dans le District de Bamako et les Régions de Sikasso, Bougouni, (Sud), Kita (Ouest), Dioila, Koulikoro, Mopti, Ségou (Centre). OS/MD (AMAP)
Festival des arts et de la culture de Djitoumou « N’gonidjiguisso » : la 14ème édition a vécu
Par Abdoulaye COULIBALY AMAP Ouélessébougou Ouélessébougou, 14 avr (AMAP) La 14ème édition du Festival des arts et de la culture de Djitoumou » N’gonidjiguisso », « le retour du Ngoni »,s’est déroulée, du vendredi 11 au dimanche 13 avril 2025, avc plus de deux cent festivaliers, dans le village de N’dabougou, à 8 kilomètres de la ville de Ouélessébougou, L’évènement, destiné à promouvoir et sauvegarder le patrimoine artistique et culturel local de Djitoumou, en mettant en avant les pratiques artistiques ancestrales, a rassemblé toutes les autorités administratives, communales et coutumières de Ouélessébougou, ainsi que des festivaliers, venus de divers horizons du pays, sous la présidence du conseiller technique, représentant du Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Abdoulaye Diombana, accompagné d’une forte délégation. L’un des objectifs clés de ce festival, est la valorisation des instruments locaux en voie de disparition, notamment le « Ngoni » Dans son discours d’ouverture, le conseiller technique du ministre, après les salutations et remerciements d’usage a la population de N’dabougou, pour l’accueil chaleureux réservé à la délégation et aux autorités locales, a félicité les organisateurs d’avoir initié « un festival dont le contenu est très riche en activités, visant non seulement à promouvoir la culture locale de Djitoumou, mais aussi la préserver. » Djombana a rappelé le ferme engagement des hautes nationales « à sauvegarder notre culture. » « Notre présence à cet événement s’inscrit en droite ligne de l’initiative adoptée par le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goita, de faire de 2025, l’Année de culture. » Le représentant du ministère en charge de la Culture, a officiellement lancé les activités de la 14ème édition du Festival des arts et de la culture de Djitoumou, « N’gonidjiguisso ». Durant trois jours, le festival a offert une gamme impressionnante d’activités culturelles notamment, un concours de musique, une conférence débat, sous le thème: « Cousinage à plaisanterie, solidarité et la transmission du savoir », une exposition culturelle, une foire artisanale et gastronomique, des animations folkloriques, des concerts grand public, comme menu de cette rencontre culturelle. AC/MD (AMAP)
L’Union des travailleurs de Gao dénonce une crise énergétique et appelle les autorités à prendre des mesures urgentes (Communiqué)
Bamako, 14 avr (AMAP) L’Union régionale des travailleurs de Gao (URT-Gao) alerte sur une pénurie sans précédent de carburant dans la région, entraînant une flambée des prix et aggravant les difficultés quotidiennes des populations, dans un communiqué publié le 13 avril. Dans ce communique signe par son secrétaire général de l’URT-Gao, Mamadou Abdoulaye, l’organisation syndicale dénonce une situation économique chaotique et appelle les autorités à intervenir pour soulager les habitants. « En un clin d’œil, les prix du carburant ont flambé de 1 500 F voire 2 000 F le litre par endroit », s’indigne l’URT-Gao, pointant du doigt une crise énergétique qui exacerbe les problèmes existants, notamment la hausse des prix des denrées de première nécessité et les coupures fréquentes d’eau et d’électricité. Selon le syndicat, cette situation menace l’économie locale, car « la question énergétique est vitale pour l’économie d’un pays ». L’URT-Gao critique vivement l’absence de régulation, affirmant que « chacun vend le carburant au prix qu’il veut et les populations sont abandonnées à leur triste sort ». Le communiqué insiste sur la nécessité pour l’État d’assumer son rôle régalien en garantissant le bien-être des citoyens, faute de quoi « la grogne sociale commence à prendre place. » Pour remédier à cette crise, l’organisation exhorte les autorités à prendre des mesures concrètes, notamment en matière d’approvisionnement, de contrôle des prix et de gestion des stocks de carburant. « Le service chargé de la règlementation joue le rôle du médecin après la mort », déplore le syndicat, qui appelle également les organisations de la société civile à se mobiliser. Mamadou Abdoulaye, conclut le communiqué en soulignant que l’apaisement du climat social reste la priorité de l’organisation face à cette flambée des prix « sans raison valable ». OS/MD (AMAP)
Kangaba : rencontre communautaire dans les communes frontalières
Kangaba, 14 avril (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné par des chefs de services techniques s’est rendu, vendredi 11 avril 2025, respectivement à Keniegoué, chef-lieu de la Commune rurale de Kaniogo et à Banankoro, chef-lieu de laCcommune rurale de Nouga, pour rencontrer les communautés en vue de prendre des dispositions pour accueillir les transhumants maliens en provenance de la Guinée. Un communiqué interministériel du gouvernement de la Guinée a annoncé l’interdiction formelle de la transhumance transfrontalière sur toute l’étendue du territoire guinéen pour la période allant du 1er janvier 2025 au 1er mars 2026. Une autre lettre signée le 28 mars 2025 par le gouverneur de la Région de Kankan (Guinée), en prélude au retour des transhumants maliens avant le 15 avril 2025, a été adressée au gouverneur de la région de Koulikoro, au Mali. Le préfet Dao agit après s’être vu répercuter cette lettre du gouverneur de Kankan, par le gouverneur de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo a répercuté sur le préfet du cercle de Kangaba l’invitant « en rapport avec les services techniques, à prendre les dispositions idoines pour un bon accueil et une bonne gestion des transhumants maliens à leur retour », Il a, effectivement, engagé « les communautés des localités frontalières à ne rien ménager pour réserver un bon accueil à leurs compatriotes en provenance de la Guinée. » Il a demandé aux légitimités traditionnelles de leur réserver des pâturages le long de leur passage. Toujours pour atténuer les souffrances des transhumants maliens, le préfet de Kangaba a, dans des correspondances, demander à ses homologues de Mandiana et Siguiri, en Guinée, de sensibiliser les populations frontalières guinéennes à réserver un bon traitement aux transhumants maliens dans leurs manœuvres de retour dans leur pays. Le préfet Dao, aux nombreuses questions qui lui ont été posées, par rapport à l’existence d’un protocole d’accord réglementant la transhumance Inter-Etats entre les deux pays, a dit que la lettre du gouverneur de Kankan invite les transhumants maliens à quitter le sol guinéen sans aucune précision. « C’est en respect de la souveraineté de la Guinée que nous invitons nos transhumants à respecter le contenu de cette lettre » a-t-il ajouté. Cela signifie en claire que tous les transhumants maliens se trouvant sur le territoire guinéen doivent quitter avant le 15 de ce mois. SD/MD (AMAP)
Kangaba: La société Bagama Mining ne respecte pas l’interdiction d’activités sur son site (Mission de contrôle du préfet sur le site aurifère)
Kangaba, 14 avril (AMAP) Une mission de contrôle conduite par le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a constaté, lundi, que l’interdiction de toute activité aurifère sur le site d’orpaillage du permis de la société Bagama Mining, n’est pas respectée. Cette interdiction est portée par une décision, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, sur le site de la société Bagama Mining qui a fait 12 victimes et également par une lettre confidentielle signe aussi par le préfet et adressée aux maires des communes concernées. Le préfet en compagnie des responsables des services techniques de l’assainissement, des eaux et forêts, de la Brigade de gendarmerie, de la Police et de la Garde nationale ont noté sur le site en question que « si des travaux de restauration ont débuté, force est de constater que les travaux d’exploitation d’or se poursuivent et s’intensifient. » Pour preuve, plusieurs pelleteuses sont alignées devant les fausses et excavations. Un grand groupe électrogène est également en marche non loin. A part quelques éléments de la Société de gardiennage et de surveillance du Mali (SOGESBA), tous les autres travailleurs ont quitté les lieux. Le préfet du Cercle de Kangaba a fustigé l’attitude des responsables de Bagama Mining qui « doivent jouer leur rôle et responsabilité dans cette affaire. » En matière de couloirs d’orpaillage, le préfet a invité les responsables de Bagama Mining « au respect des textes en vigueur. » « Ceux qui sont présentement sur leur permis travaillent dans l’illégalité totale », a précisé le préfet. « En cas d’accident, la société minière sera tenue pour responsable », a-t-il ajouté. Avant de quitter le site, Abou Dao a demandé « aux hautes autorités de l’Etat plus de moyens pour les forces de l’ordre dans le Cercle de Kangaba pour permettre le retrait de tous les engins lourds d’une part et arrêter les travaux clandestins d’autre part. » Pour rappel, la lettre Confidentielle no2025-31 /PCK-C demande aux maires « de veiller au retrait immédiat des sites d’orpaillage, des pelleteuses, bulldozers et Caterpillar pour préserver les vies humaines et l’environnement et prévenir les éventuels conflits d’intérêt. » SD/MD (AMAP)
Tragédie sur la RN7 à Bougouni : trois morts et huit blessés graves dans un accident de car
Bougouni, 13 avr (AMAP) Un grave accident de la route survenu ce dimanche sur la RN7, au virage de Diallobougou, près de Bougouni (Sud), a fait 42 victimes dont trois morts et huit blessés graves, dont pour lesquels les autorités locales se sont mobilisées pour la prise en charge. L’excès de vitesse serait la cause de cette tragédie impliquant un car de la compagnie AK Transport, en provenance de Yanfolila pour Bamako. Il s‘est renversé vers 6h30 au virage de Diallobougou, entre Kokélé et Zambouroula, dans le Cercle de Bougouni. « Le chauffeur roulait trop vite dès la sortie de Yanfolila », ont témoigné plusieurs passagers interrogés sur place. « Nous avons admis 42 victimes au Centre de santé de référence (CSReF) de Bougouni, dont 17 femmes et 25 hommes », a indiqué le Dr Malla Sylla, médecin-chef du CSREF. Parmi elles, trois personnes ont succombé à leurs blessures à leur arrivée : deux enfants, âgés de 1 et 6 ans, et une personne de 70 ans. Huit cas graves ont été recensés dont un polytraumatisé, transféré d’urgence à Kati, en raison de son état critique. « Toute notre équipe s’est mobilisée pour administrer les premiers soins », a ajouté le Dr Sylla. Alerté, le gouverneur de la Région de Bougouni a dépêché une délégation conduite par son directeur de cabinet, Dramane Diakité, accompagné du conseiller à la sécurité, le colonel Bassirou Diarra, et du préfet du Cercle, Hamadoun Tamboura. « Nous nous sommes rendus au chevet des blessés au CSREF pour évaluer leurs besoins », a déclaré M. Diakité. Sur ses instructions, des mesures ont été prises pour la prise en charge immédiate des victimes, Quatre blessés graves ont été évacués vers Bamako pour des soins spécialisés. La protection civile de Bougouni a joué un rôle clé dans l’évacuation des victimes vers le CSREF. « Nos équipes sont intervenues rapidement pour secourir les passagers coincés », a rapporté un responsable sur place. Cet accident relance le débat sur la sécurité routière, l’excès de vitesse étant régulièrement dénoncé sur la RN7, connue pour sa dangerosité. « Nous espérons que le ministère des Transports prendra des mesures fermes pour endiguer ce fléau », a plaidé un soignant du CSREF. BHT/OS/MD (AMAP)

