Bamako : Une filière universitaire en alphabétisation et éducation non formelle dévoilée à l’ENSup

Bamako, 18 avr (AMAP) Une nouvelle filière universitaire en Alphabétisation et éducation non formelle (AENF) a été présentée, vendredi, dans la salle de conférence de l’Académie malienne des Langues (AMALAN), rapporte le Ministère de l’éducation nationale (MEN). “L’ouverture de cette filière répond à un besoin d’améliorer la qualité des ressources humaines et de valoriser le sous-secteur de l’AENF”, a affirmé le ministre Sy Savané. Les ministres de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, qui a co-présidé la cérémonie avec son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye. Des membres des cabinets élargis des deux ministères, ainsi que des représentants des partenaires UNESCO et DVV International, étaient présents. Le processus, initié en 2022 dans le cadre du PRODEC 2, prévoit l’ouverture des classes à l’École normale supérieure (ENSup) de Bamako dès la rentrée 2025-2026. “Nous accueillerons des sortants des Instituts de formation de maîtres (IFM) ou équivalents, via concours, pour des cycles de Licence sur trois ans et de Master sur deux ans”, a précisé la Directrice nationale de l’éducation non formelle. Elle a ajouté : “90 modules d’apprentissage ont été définis, et des scripts sont en cours d’élaboration pour les futurs enseignants.” Les partenaires UNESCO et DVV International, impliqués depuis 2016, ont exprimé leur enthousiasme. “Cette filière renforcera le système éducatif malien et soutiendra le développement du pays avec sa richesse culturelle”, ont-ils déclaré. Le ministre Sy Savané a salué leur appui constant, notamment pour l’élaboration des documents, du cadre d’orientation et des maquettes des programmes Licence et Master. OS/MD (AMAP)

Kidal : La ministre Oumou Sall Seck s’engage pour l’emploi et la formation des jeunes

Bamako, 17 avr (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a reçu en audience, mercredi 16 avril 2025, Mohamed Ag Itouss, président de la Délégation spéciale du Conseil régional de Kidal pour des échanges axés sur les défis de l’emploi et de la formation dans cette région dans le Nord du Mali. Mohamed Ag Itouss a exposé les difficultés majeures de Kidal, notamment le manque d’opportunités pour les jeunes. « Cette audience est essentielle, vu le rôle stratégique de votre ministère dans la lutte contre le chômage et la promotion de l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude à la ministre. Il a plaidé pour le retour des services déconcentrés du ministère dans la région, soulignant que « la formation professionnelle et l’emploi sont des leviers pour maintenir les jeunes, encourager le retour des déplacés et des réfugiés, et assurer leur ancrage durable ». En réponse, Oumou Sall Seck a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes envers Kidal. « Cette région est une priorité pour le président de la Transition », a-t-elle assuré, dévoilant les grandes lignes d’un programme national ambitieux, suivi par le Premier ministre, le général de Division, Abdoulaye Maïga, et dédié au développement de la région. Elle a encouragé M. Ag Itouss à poursuivre ses efforts pour le retour des populations et à s’impliquer dans les projets du ministère. D’autres rencontres sont prévues pour renforcer cette collaboration et soutenir le développement local de Kidal. OS/MD (AMAP)

Le Mali dévoile sa Vision « Mali Kura 2063 » et la SNEDD 2024-2033 aux partenaires internationaux

Bamako, 17 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé jeudi au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) la présentation de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) aux Partenaires techniques et financiers (PTF). Placée sous le haut patronage du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, la rencontre marque une étape clé dans la construction du « Mali nouveau ». « Cette vision trace une voie claire vers le développement à l’horizon 2063, en s’appuyant sur les aspirations exprimées par le peuple malien lors des Assises nationales de la refondation », a affirmé le Premier ministre. Il a ajouté : « Nos choix stratégiques privilégient l’indépendance, la souveraineté et l’émergence économique, en valorisant les potentialités nationales et la résilience face aux crises. » La SNEDD repose sur cinq priorités majeures, à savoir le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité, la refondation de la gouvernance, la transformation économique et la croissance durable, le développement du capital humain et la résilience territoriale, ainsi que la gestion durable de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques. « Le coût global de la SNEDD s’élève à 61 232,1 milliards de FCFA, soit 6 123,3 milliards par an, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de FCFA », a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. La Vision Mali Kura 2063 se décline en onze projets structurants, dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour l’accès universel à l’électricité, Industrialiser le Mali pour la relance industrielle, Kankou Moussa Seguina pour la valorisation du patrimoine, et Mali Vert et Bien-être pour l’écologie et la qualité de vie. « Ces initiatives visent à moderniser le pays, à promouvoir l’innovation et à renforcer notre intégration régionale et internationale », a souligné le Premier ministre. Le Coordonnateur résident des Nations Unies au Mali, Khassim Diagne, a salué l’ambition de cette vision. « Nous allons mettre en place un cadre d’échange et de collaboration pour garantir un financement cohérent avec les priorités du Mali », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement des PTF à accompagner le pays. Le Premier ministre a rappelé les principes énoncés par le Président Goïta, inscrits dans la Constitution. « Nos partenariats doivent respecter la souveraineté de l’État, les choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts », a-t-il insisté. Il a conclu : « Ces valeurs sont au cœur de notre vision pour bâtir un avenir prospère. » OS/MD (AMAP)

Le Mali et la Banque mondiale renforcent leur coopération lors de la visite de Wencai Zhang à la Primature

Bamako, 17 avr (AMAP) Le Directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque mondiale, Wencai Zhang, a rendu, jeudi une visite de courtoisie au Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, pour des discussions renforcer les liens de coopération entre le Mali et cette institution internationale de développement La visite a permis d’échanger sur la vision des autorités maliennes en matière de coopération au développement et de discuter des stratégies pour maximiser l’impact de l’appui de la Banque sur la résilience et le développement socio-économique du pays. « Nous saluons la qualité de notre collaboration avec le Mali et réaffirmons notre engagement à accompagner la Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ainsi que la SNEDD 2024-2033 », a déclaré M. Zhang. Il a également proposé un accompagnement technico-politique pour soutenir les efforts du gouvernement de la Transition. DEMANDE D’APPUI BUDGETAIRE ET DES PROJETS STRATEGIQUES – Le Premier ministre, général de Division Abdoulaye Maïga, a sollicité la reprise de l’Appui budgétaire général (ABG) de la Banque mondiale pour soutenir le déficit budgétaire du Mali. « Nous comptons sur la Banque mondiale pour nous accompagner dans la réalisation de nos priorités nationales », a-t-il affirmé. Il a également évoqué la reprogrammation du projet de réhabilitation de la route Sévaré-Gao, précisant que ce chantier sera conduit par le Génie militaire dès que les conditions sécuritaires le permettront, notamment dans les zones affectées par l’insécurité. Le Chef du gouvernement a rappelé les trois principes fondamentaux définis par Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. « Toute coopération doit respecter la souveraineté du Mali, les choix stratégiques et de partenaires opérés par notre pays, ainsi que la défense des intérêts vitaux de nos populations », a-t-il insisté. Il a salué l’alignement de la Banque mondiale sur les priorités exprimées dans la Vision Mali Kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. UN PORTEFEUILLE ACTIF DE 19 PROJETS – Les échanges ont également porté sur la prochaine reconstitution des ressources de l’IDA21, en cours de préparation. À la date du 31 mars 2025, le portefeuille actif de la Banque mondiale au Mali comprend dix-neuf projets, dont onze à caractère national et huit à caractère régional, pour un montant total approuvé de 1 796 millions de dollars US, soit environ 1 077,6 milliards de FCFA. « Ces projets reflètent notre engagement à soutenir le développement durable du Mali », a ajouté M. Zhang. La rencontre, qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée, alignée sur les ambitions du Mali pour un avenir souverain et prospère. OS/MD (AMAP)

76è anniversaire de l’écriture n’ko : Conférence sur la valorisation de nos cultures

Bamako, 17 avr (AMAP) Le Mouvement de l’écriture n’ko, en partenariat avec la Bibliothèque nationale (BN), a célébrée son 76ème anniversaire, ce jeudi matin, en organisant une conférence-débat dans les locaux de la BN, qui s’inscrit dans l ecadre d’un soutient à l’initiative des autorités qui ont décrété 2025, Année de la culture. « Ecriture enseignée dans plusieurs écoles à travers le monde, la langue n’ko a été créé en 1949 à Bingerville (Côte d’Ivoire). Depuis 1949, nous avons travaillé pour valoriser notre culture et nos langues, tout en créant un dictionnaire avec plus de 100 mille mots et Google traduction pour plus de 200 langues en n’ko. Nous devons expliquer notre histoire à la génération future pour leur inculper nos connaissances », soutient, Mamady Keita, professeur de l’écriture n’ko, conférencier du jour. « Aucun pays ne peut se développer, sans valoriser ses us et coutumes. Cette idée s’inscrit dans la droite ligne de la réalisation du Mali Kura, envisagé par les plus hautes autorités du pays », a dit le Pr Keita. Et d’ajouter : « le dialogue doit être utilisé pour mettre fin à cette guerre. Nous devons expliquer à nos enfants l’histoire du pays pour que la paix puisse revenir. » Quant au ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie, en présence du directeur de la bibliothèque nationale, Amadou Bekaye Sidibé, il a d’abord salué la participation massive des légitimités traditionnelles et l’ensemble de tous les invités et réaffirmé l’engagement de son ministère à soutenir l’initiative du mouvement n’ko. « Aujourd’hui, nous sommes dans un espace de souveraineté retrouvée qui nécessite une valorisation de nos langues. Je voudrais rendre un vibrant hommage à nos frères du n’ko qui, depuis de longues années, se battent sans moyens pour que nos langues puissent être valorisées et reconnues. Le n’ko est un dénominateur de langues qui peut traduire toutes nos langues nationales », a déclaré Mamou Daffé. Il a précisé que « cette initiative doit mettre en lumière les professeurs du n’ko, qui vont venir nous étaler leurs connaissances ». « Je pense que l’initiative prise par ce mouvement doit être soutenue afin de valoriser nos us et coutumes », a dit Seydou Sangaré, coordinateur général des chefs du quartier du District de Bamako, qui s’est réjoui des réalisations du mouvement n’ko pendant tout ce temps. MD/MD (AMAP)

Mali : Suspension des puces non identifiées par Orange Mali, Moov Malitel et Telecel, les usagers en colère

Bamako, 17 avr (AMAP) Les sociétés de téléphonie mobile au Mali ont suspendu, depuis le 15 avril 2025, les numéros non identifiés conformément aux exigences de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications (AMRTP), provoquant une vague de mécontentement parmi les usagers, a constaté l’AMAP à Bamako. De longues files d’attente se forment dans les agences Orange, Moov et Télécel  dans la capitale malienne , notamment à Hamdallaye ACI, Lafiabougou, Daoudabougou et Tokorobougou, où les clients expriment leur frustration face à la désactivation de leurs puces. Dans un communiqué, Orange Mali précise que les numéros suspendus peuvent être réactivés gratuitement via ses agences, l’application Max it, ou le site identification.orangemali.com, en présentant une carte d’identité nationale, un passeport, une carte NINA ou une carte de résident pour les étrangers. « L’identification est gratuite, rapide et obligatoire », indique le communiqué. Cependant, sur le terrain, la colère domine. « Depuis ce matin, nous sommes là pour les puces. On n’a rien compris », déplore une cliente à Hamdallaye ACI. Une autre usagère, brandissant sa carte biométrique, s’indigne : « Je suis venue personnellement faire l’identification de la puce dans cette même agence. Qu’ils nous disent pourquoi c’est bloqué ! » Un autre ajoute : « L’identification est une bonne chose, mais ils ont bloqué nos puces. C’est incroyable. » Aicha Koumaré, cheffe d’agence Orange Mali, explique que cette mesure vise à sécuriser les services de télécommunications. « Plusieurs personnes ont des puces enregistrées au nom d’autres personnes. Il faut l’identifier à votre nom. Pour d’autres, leur photo est dégradée sur leur carte d’identité, et la machine rejette ces identifications », précise-t-elle. Certains usagers signalent également des perturbations du réseau ralentissant le processus de réactivation. Moussa Diaby, chef d’agence Moov Malitel regrette la situation : « Nous sommes débordés. C’est dommage que les gens attendent la date limite pour effectuer leur identification » L’AMRTP avait initialement fixé un délai au 15 décembre 2024 pour l’identification des puces, avant de le repousser au 15 avril 2025. Malgré les alertes répétées, de nombreux clients semblent avoir été pris au dépourvu par la suspension. Orange Mali appelle ses clients à régulariser leur situation rapidement et réaffirme son engagement à garantir des services de qualité. Les usagers, eux, espèrent une résolution rapide des perturbations pour retrouver l’accès à leurs lignes. OS/MD (AMAP)

Mali : Grève nationale de 72 heures du Syndicat des banques dès ce jeudi 17 avril

Bamako, 16 avr (AMAP) Le Syndicat bational des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali (SYNABEF) a annoncé, mercredi dans la soirée, une grève de 72 heures à parti de ce jeudi 17 avril 2025, à 00H00, sur l’ensemble du territoire national Dans un communiqué, le SYNABEF, qui signale « l’échec des négociations sur son préavis de grève du 2 avril 2025 », ajoute que le mouvement « se prolongera jusqu’au samedi 19 avril 2025 à minuit. » « Cette grève sera reconductible pour une durée de 120 heures, du mardi 22 avril 2025 à 00H00 au samedi 26 avril 2025 à minuit », précise le Syndicat qui poursuit : « Nous avons le regret de constater que les discussions n’ont pas abouti ». Le Bureau exécutif du SYNABEF appelle les travailleurs à respecter « strictement » le mot d’ordre. « Aucun service minimum ne sera observé », souligne le communiqué du Syndicat qui insiste « sur la mobilisation collective pour faire aboutir ses revendications. » OS/MD (AMAP)

Approvisionnement des Régions du Nord : Le ministre de l’Industrie rencontre des opérateurs des hydrocarbures pour une stratégie nationale

Bamako, 16 avril (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Alassane Moussa Diallo, a rencontré les opérateurs du secteur des hydrocarbures, mercredi après-midi, pour l’élaboration d’une stratégie nationale d’approvisionnement régulier de toutes les Régions dans le Nord du Mali. Après la rencontre avec des opérateurs économiques, commerciales et transporteurs le lundi dernier, cette démarche du ministre Diallo intervient à la suite de la fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Mali. « Nous avons l’obligation et la responsabilité d’anticiper, sur le plan commercial, l’approvisionnement correct des régions du Nord pendant cette crise diplomatique. Nous suivons l’évolution de la situation de ces régions depuis quelques jours et nous veillons aussi sur la flambée des prix que nous constatons sur le marché », a précisé le chef du département en charge du Commerce. Il a reconnu qu’il y a des difficultés d’approvisionnement dues, notamment, à certains facteurs et paramètres et fait appel au sens du patriotisme de l’ensemble des opérateurs économiques. « Ce n’est pas parce que le Mali a des difficultés, qu’il faut en rajouter. Il faut que les gens fassent preuve de patriotisme pour ne pas augmenter les prix de façon délibérée en cette période », a également plaidé Alassane Moussa Diallo. Selon lui, cette la rencontre du jour permettra d’échanger sur un chemin opérationnel, qui s’inscrit dans la durée en approvisionnement des hydrocarbures des régions du Nord de notre pays, notamment Gao, Tombouctou, Kidal. Pour le secrétaire général permanent du Groupement professionnel du pétrole, Ibrahim Touré, depuis un bon moment, « il y a pénurie des hydrocarbures dans les  Régions du Nord, surtout, l’essence et le gasoil, au point que le prix du litre d’essence atteint 2 000 Fcfa. » « Le ministre a jugé nécessaire de faire appel aux deux regroupements professionnels de pétrole au Mali (le Groupement malien de pétrole qui est composé par les pétroliers maliens et le Groupement des professionnels du pétrole composé par les multinationales), pour voir comment approvisionner les régions du Nord du Mali… », a-t-il dit. « Nous lui avons répondu que nous sommes prêts pour l’approvisionnement en hydrocarbures des régions du Nord. Mais, le seul problème qu’on peut avoir, c’est la sécurité et la rentabilité », a souligné M. Touré. Il a poursuivi, en insistant sur la sécurisation du matériel des opérateurs, de Bamako jusqu’aux régions concernées. « En tant que Maliens et citoyens qui sont soucieux de nos concitoyens, nous sommes prêts à faire tout le sacrifice qu’il faut pour que ces régions soient approvisionnées. » Il faut, aussi, débloquer l’axe Gao-Niger pour qu’on puisse approvisionner ces régions en produits d’hydrocarbures », a-t-il posé comme condition. Le directeur général de Oryx-Mali, Jean-Bruce R. Koua, a salué l’initiative du ministre. « Cette démarche va nous permettre de livrer tout le Mali. Parce qu’actuellement, nous livrons seulement Bamako. Avec la mise en place des actions sécuritaires, toutes les régions du Mali pourront avoir du carburant », a-t-il expliqué. Avant de préciser qu’il faut parvenir à se mettre d’accord sur les conditions et les moyens. La rencontre va reprendre demain, jeudi. ST/MD (AMAP)

Barrick Gold, sous le coup d’une fermeture de ses bureaux au Mali, dénonce l’escalade des tensions (Communiqué)

Bamako, 16 avr (AMAP) Barrick Gold Corporation, opérateur de la mine de Loulo-Gounkoto au Mali dont les bureaux à Bamako ont été fermés par le gouvernement malien, a appelé, mardi, ce dernier à un « leadership responsable » face à l’aggravation de la situation dans le pays, marquée par l’arrestation de ses employés, la suspension de ses exportations d’or et cette récente fermeture de ses bureaux dans la capitale. Dans un communiqué publié le 15 avril, la société minière canadienne exhorte les autorités maliennes à signer un protocole d’accord négocié en février 2025 pour résoudre les litiges en cours. Barrick affirme avoir agi « de bonne foi, s’engageant dès octobre 2024 dans un cadre visant à régler tous les différends avec le gouvernement.» « Nous avons versé 85 millions de dollars américains dans le cadre des négociations en cours et signé le protocole d’accord comme demandé en février », indique le communiqué. Cependant, la signature du gouvernement reste en suspens, entravée, selon Barrick, par « un petit groupe d’individus qui placent leurs intérêts personnels ou politiques au-dessus des intérêts à long terme du Mali et de son peuple ». La situation s’est aggravée avec des mesures gouvernementales jugées hostiles par l’entreprise, notamment l’arrestation de ses employés, toujours « injustement détenus », et la menace de placer la mine de Loulo-Gounkoto sous administration provisoire si la production ne reprend pas. Barrick considère qu’ «Il est regrettable que le gouvernement continue d’entraver les exportations d’or tout en exigeant le paiement d’impôts sur des revenus qu’il a activement empêché de générer. » L’entreprise souligne les conséquences économiques et humaines de cette impasse. La mine de Loulo-Gounkoto, un « contributeur clé à l’économie nationale », génère des impôts et redevances essentiels au budget malien. Une inaction prolongée menace sa viabilité à long terme et prive le pays de revenus substantiels, selon l’opérateur minier Par ailleurs, « quatre citoyens maliens innocents continuent d’être privés de leur liberté, sans justification », déplore Barrick, qui malgré les tensions, se dit prête à honorer l’accord négocié, ce qui permettrait de relancer la production, de libérer les employés détenus et d’abandonner les poursuites pénales. L’entreprise, présente depuis longtemps au Mali, insiste sur son engagement en faveur du développement local, ayant maintenu le paiement des salaires et le soutien à la chaîne d’approvisionnement malgré la crise. « Cette situation n’est pas viable sur le long terme », avertit, toutefois, le communiqué. En l’absence de solution, Barrick se réserve le droit de recourir à l’arbitrage international et à d’autres voies légales contre le gouvernement de Bamako, et « les acteurs agissant de mauvaise foi. » La société appelle les autorités maliennes à conclure l’accord « dans l’intérêt du peuple et de l’économie nationale ». OS/MD (AMAP)

Réunion du Comité de pilotage à la Primature sur la digitalisation du système éducatif

Bamako, 16 avril (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a présidé, mardi, une réunion du Comité de pilotage de la digitalisation de l’administration, consacrée au secteur de l’Education et de l’Enseignement supérieur, annonce un communiqué de la Primature. « Plusieurs solutions numériques ont été présentées, dans le but d’instaurer une gestion centralisée, harmonisée et modernisée du système éducatif malien. Une application web innovante, composée de 14 modules, permet de gérer notamment la présence, les examens, les concours, les inscriptions et les orientations », précise la même source. Elle est déjà fonctionnelle à tous les niveaux du système éducatif, du central au local, y compris dans les établissements scolaires. « Ce dispositif améliore la prise de décision grâce à la centralisation des données, modernise les services aux usagers (élèves, parents, enseignants), renforce la transparence et l’efficacité du système éducatif. Il a déjà permis au département de l’Éducation nationale de constater une économie de quatre milliards de francs Cfa », assure le ministère. Parmi les outils de l’enseignement supérieur figure le Progiciel de Gestion Intégrée PGI « Cocktail+ Campus Mali », qui comprend plus de 30 modules couvrant l’ensemble des processus des universités, grandes écoles et instituts. Ce portail facilite la gestion des offres de formation, des candidatures en ligne, des inscriptions administratives et des ressources humaines. Dans cet élan, d’autres solutions ont été exposées au Premier ministre, notamment l’application mobile « Mon CENOU à domicile » pour les inscriptions, demandes de transport et d’assistance; le Système intégré de gestion des oeuvres universitaires (SIGOU) assure un traitement rapide et sécurisé des allocations étudiantes selon des critères bien définis ; le service « Cenou Kibaru », via le numéro Sms 36100, permet aux étudiants de suivre l’évolution de leurs demandes. Ces innovations numériques modernisent et optimisent la gestion de l’enseignement supérieur au Mali. Elles facilitent l’accès aux allocations, sécurisent la gestion des fonds, réduisent les délais de traitement, améliorent la communication avec les étudiants, apaisent le climat social dans les établissements et renforcent la gouvernance administrative. Un autre système, celui ntégré de gestion d’université, a également été développé. Il centralise et optimise l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. Ce système permet au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs Cfa. En conclusion, le Premier ministre a appelé « à la mise en place d’un dispositif de suivi et d’évaluation pour mesurer l’impact de ces solutions. » Il a également instruit l’harmonisation de tous les systèmes de digitalisation dans les différents secteurs de l’administration. OS/MD (AMAP)