Fête de Tabaski : Les ministres malien et sénégalais chargés de l’Elevage préparent l’approvisionnement du Sénégal, estimé à 250 000 moutons
Bamako, 02 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a eu une séance de travail, vendredi matin, 02 mai 2025, avec le ministre secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan du Sénégal, Alpha Ba, pour préparer l’approvisionnement du Sénégal, globalement estimé à 250 000, à l’occasion de la fête de Tabaski et dont le Mali fournira la moitié. Cette visite « témoigne de la volonté du gouvernement sénégalais de satisfaire les besoins alimentaires de sa population, notamment, en moutons de Tabaski. J’assure de l’entière disponibilité du Mali à vous offrir des parts importantes du bétail malien dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, basé sur les trois principes fondamentaux qui guident désormais l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix souverains du Mali et le respect des intérêts vitaux du peuple malien », a déclaré Youba Ba. « La réussite de l’opération Tabaski Mali-Sénégal nous tient particulièrement à cœur, car c’est le même peuple, la même culture et nous partageons le même espace géographique et les mêmes défis », a également dit le ministre malien. Il a salué la mise en œuvre efficace de l’accord zoo-sanitaire et l’accord règlementant la transhumance entre son pays et le Sénégal. Il a ajouté que « les cadres de concertation créés à cet effet ont beaucoup contribué au maintien d’un climat serein et paisible de la transhumance entre nos États. » Avant de souligner qu’au regard de l’engagement des éleveurs maliens à fournir des moutons de qualité aux populations sénégalaises pour la fête de Tabaski, il « ne doute point des dispositions idoines que les autorités sénégalaises feront prendre pour mettre leurs frères maliens dans les meilleures conditions de vente des animaux. » « Comme à l’accoutumée, le Mali fournit ,chaque année, à différents pays des moutons pour la fête de Tabaski, notamment, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire en grande partie. Cette année, comme en 2024, le gouvernement sénégalais a dépêché une délégation ministérielle pour demander l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons pour la fête de Tabaski », a rappelé le président de l’Inter-profession de la filière bétail-viande au Mali, Mamoudou Abdoulaye Diallo. « Cette année, le besoin s’élève à 250 000 têtes de moutons. Sachant que nous sommes parmi les premiers producteurs de la sous-région et le Mali est disposé à fournir le Sénégal 50% de leur besoin, c’est-à-dire environ 125 000 têtes de moutons », a-t-il précisé. Il a exprimé des préoccupations liées à la sécurité, l’approvisionnement en eau et en nourriture pour les animaux et, surtout, les conditions d’hébergement des acteurs. Si celles-ci ont été prises dans la capitale sénégalaise, l’année dernière, par les autorités sénégalaises, il y a quelques soucis que les marchands en bétails éprouvent dans les régions. M. Diallo a souligné à la délégation sénégalaise ces difficultés et d’autres, notamment « de rapatriement du bétail invendu qui constitue souvent un manque à gagner pour les marchands maliens. » A l’issue des échanges, le ministre secrétaire d’État sénégalais aux coopératives et à l’encadrement paysan a donné l’assurance d’« une solution idoine aux difficultés » soulevées par la partie malienne. Il a précisé que l’objet de sa visite est « de partager avec le Mali l’ensemble des dispositions prises par les autorités (de son pays) pour une bonne préparation de l’approvisionnement de la population sénégalaise en moutons de Tabaski. » Il a rappelé que pour la tabaski 2024, le besoin du marché au Sénégal était estimé à 81 000 têtes et les importations à partir du Mali ont contribué à couvrir cette demande. Il a indiqué que pour la Tabaski de cette année, les besoins d’importations du Sénégal sont estimés à 804 000 têtes dont 260 000 pour la capitale Dakar. Il a fait savoir que le chef du gouvernement du Sénégal a instruit l’ensemble des ministères concernés pour assurer de bonnes conditions d’accueil aux opérateurs maliens. ST/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Visite de l’ambassadrice des États-Unis au CSRef
Ouélessébougou, 1er mai (AMAP) L’ambassadrice des États-Unis d’Amérique au Mali, Mme Rachna Korhonen, accompagnée d’une délégation, a rendu une visite, jeudi 1er mai 2025, à l’équipe d’ophtalmologues américains, au Mali pour la campagne annuelle de soins et chirurgies gratuits des maladies de l’œil, de l’ONG américaine Utah Alliance, en cours depuis le début de la semaine. La diplomate américaine est venue s’enquérir de l’état d’avancement des opérations de soins et de chirurgie gratuits assurées par des compatriotes et s’imprégner de leurs conditions de travail. Elle s’est réjouie du bilan de la campagne de la mission médicale. Au Centre de santé et de référence (CSRéf) de Ouélessébougou, où opère l’équipe médicale américaine, Mme Korhonen a été accueilli par les autorités administratives, communales et le personnel du centre. Après les salutations d’usage aux autorités locales, la diplomate s’est, tout d’abord, rendue à l’Unité d’ophtalmologie où elle a pu constater le travail de l’équipe sur place, dirigée par Michael Clayton. Le médecin a fait à ses visiteurs le bilan des soins déjà prodigués au cours de la campagne. La représentante américaine s’est félicitée de la présence de mission médicale de son pays au Mali, plus particulièrement de l’équipe chargée de la prise en charge gratuite de maladies de l’œil de personnes vulnérables, tout en saluant « l’implication et la mobilisation des autorités locales et les responsables du CSRef pour la réussite de cette activité. » Pour sa part, le préfet du Cercle, Moussa Sagara, a salué la visite de la diplomate qui rentre dans le cadre de la bonne coopération, entre le Mali et les États-Unis d’Amérique, à travers l’ONG Utah Alliance. Il a, ensuite, dit sa « gratitude envers les ophtalmologues américains, pour leurs efforts consentis, depuis des années, en faveur des populations du Cercle de Ouélessébougou. » Il les a assurés de l’accompagnement de l’administration locale. La délégation s’est successivement rendue dans toutes les unités du centre, visité les malades et s’est imprégné des conditions de travail du personnel. AC/MD (AMAP)
Mali : Lancement de l’opération « Dougoukoloko » pour rétablir la souveraineté nationale
Bamako, 30 avr (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, a institué, par décret l’opération militaire « Dougoukoloko » qui vise à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien, en s’appuyant « sur les Forces armées et de sécurité pour garantir un environnement stable et répondre aux aspirations du peuple malien. » « L’opération ‘Dougoukoloko’ a pour ambition de réaffirmer la souveraineté de l’État, d’éradiquer les menaces terroristes et criminelles et d’assurer la libre circulation ainsi que la protection des personnes et de leurs biens », indique le décret présidentiel n°2025-0268/PT-RM du 25 avril 2025. L’objectif final est un Mali sécurisé, avec une administration publique performante et une cohésion sociale restaurée. L’opération couvre l’intégralité du territoire national, divisé en trois théâtres d’opérations : (Théâtre Est (Gao, Ménaka, Kidal), avec un poste de commandement interarmées (PCIAT) à Gao ; Théâtre Centre (Ségou, San, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou, Taoudenni), basé à Sévaré, Théâtre Sud (Kayes, Kita, Nioro, Koulikoro, Nara, Dioïla, Sikasso, Bougouni, Koutiala), localisé à Sénou. Le chef d’État-major général des Armées, désigné commandant de l’opération, aura la charge de coordonner les actions et de proposer les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs. Les commandants de théâtre, nommés par décret présidentiel, « disposeront d’une autorité étendue sur les forces engagées et pourront prendre des mesures comme des restrictions de circulation ou des opérations de bouclage et de fouille. » Ils collaboreront avec les représentants de l’État pour assurer la sécurité et la défense civile. L’opération « Dougoukoloko » s’inscrit, également, dans une dynamique de coopération transfrontalière, régionale et internationale. Elle bénéficie du soutien des autres ministères, coordonné par le ministre chargé des Forces armées. Ce décret abroge l’opération « Maliko », instituée en 2020, et marque une nouvelle étape dans la lutte pour la stabilisation du Mali. MMD/MD (AMAP)
Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes : Geste d’apaisement du Directeur régional de la police
Kayes, 29 avr (AMAP) La Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes a ordonné la reprise des cours mercredi 30 avril 2025 au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK) et dans d’autres établissements scolaires de la Cité des rails, après les excuses, la veille, du Directeur régional de la police, Issa Traoré domt le service est accusé de « violation du domaine scolaire. » Cette synergie qui regroupe le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivité (SYPESCO), le Syndicat national des enseignants du Mali (SYNEM), le Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), le Syndicat libre de l’enseignement fondamental (SYLBEF )et le Syndicat national des enseignants secondaire de l’état et des collectivités (SYNESEC), avait invité mardi ses militants à une Assemblée générale (AG) dans l’enceinte du LDKK pour parler de la « violation du domaine scolaire par la police ». Les deux lycées publics de la ville (Lycée Dougoukolo Konaré et Lycée de Kayes N’Di) sont secoués par des histoires de violences perpétrées par des individus incontrôlés. Le cas le plus récent est survenu au LDKK, qui compte plus de 3 000 élèves et est situé sur la rive gauche du fleuve Sénégal, celui de Kayes N’Di étant sur la rive droite de ce cours d’eau qui divise la ville de Kayes en deux (Kayes-ba et Kayes N’Di). \ « L’incident qui nous a réuni ce matin, s’est déroulé samedi 19 avril 2025, aux environs de 17 heures. Un individu armé s’est introduit dans l’enceinte du lycée, à l’étage. Le gardien, ayant constaté qu’après 30 minutes, personne n’est ressortie, s’est rendu sur les lieux pour voir ce qui s’est passé. A sa grande surprise, il a trouvé les deux malfrats. Il a réagi et s’est retrouvé sous leur contrôle », raconte Bakary Sissoko, professeur de français au Lycée Dougoukolo Konaré, également secrétaire général de la SYPRESCO. Le gardien a fait savoir aux inconnus que de telles actions ne doivent pas se dérouler dans une école. Ne se limitant pas à cette remontrance, il a invité les assaillants à sortir. « La personne a réagi violemment, en insultant le gardien. Elle a porté un coup au cou de sa victime, qui est tombée. N’eut été l’intervention des personnes présentes, l’incident aurait pris une tournure dramatique », souligne le leader syndical. Entre-temps, les gardiens ont confisqué la moto de l’intéressé pour la mettre à la disposition de l’administration scolaire. Ainsi, ils envisageaient d’entamer les négociations avec les assaillants afin de situer les responsabilités si ces derniers revenaient le lendemain. A la grande surprise des travailleurs du Lycée Dougoukolo Konaré, la personne qui a violé l’espace scolaire est allée porter plainte contre le gardien au Commissariat spécial de police. Alors qu’auparavant, la victime s’était rendue au niveau de la gendarmerie pour porter plainte contre son agresseur. « Sans chercher à comprendre le fond de l’histoire, les policiers (deux) sont venus, dans un pick-up, pour interpeller le gardien dans l’enceinte du lycée. Ce qui constitue une violation du domaine scolaire », déclare Bakary Sissoko du SYPESCO. Selon lui, le syndicat a suivi l’affaire jusqu’au niveau du parquet où il y a eu un non-lieu. « Pour nous, même si l’action judiciaire est terminée, il faut que le syndicat engage d’autres actions pour éviter que de telles choses ne se répètent », souligne-t-il. De ce fait, la branche syndicale de la Synergie a rencontré le proviseur du LDKK, le Comité de gestion scolaire (CGS). Ensuite, elle a convoqué une AG pour manifester son mécontentement et décréter un arrêt de travail de 48 heures qui a été bien suivi. Apparemment, ces actions n’ont pas porté les fruits escomptés. C’est pourquoi, le syndicat a déposé des lettres à l’administration scolaire, avec ampliation à la Mairie, l’Académie d’enseignement et le gouvernorat. Malheureusement, les syndicalistes déplorent le fait que ces lettres soient restées sans effet. « Mais quand la Synergie a pris l’affaire en main, on a mis une note sur les réseaux sociaux pour dire qu’il y aura une Assemblée générale, suivie d’un arrêt de travail. Les autorités scolaires, inquiétées d’une éventuelle grève, se sont précipitées pour nous rencontrer à l’Académie d’enseignement de Kayes pour éviter ce mouvement », explique le secrétaire général du SYPESCO. Soucieuse de maintenir la quiétude à l’école à moins d’un mois des examens de fin d’année, les autorités ont invité la Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes à des pourparlers au gouvernorat. « Le gouverneur a fait savoir qu’il va prendre le dossier en main et nous a demandé d’œuvrer dans le sens de l’apaisement. Ce qui relève du ressort de l’Assemblée générale, notre instance de prise de décision », lâche Bakary Sissoko, à l’issue de l’AG de mardi. Selon lui, le chef de l’exécutif régional avait prévu une réunion du Conseil régional de sécurité pour donner « des instructions fermes » au Directeur régional de la police par rapport à la violation du domaine scolaire. La Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes avait donné ces informations à sa base. Certains enseignants avaient pris la parole pour demander le départ du Commissaire chargé des enquêtes et de ses éléments du Commissariat spécial de police de Kayes. Les enseignants s’étaient indignés du fait qu’on leur avait suggéré de transférer l’affaire à la police, même si la ville est de son ressort. Mais, l’assemblée a vite pris fin quand un orateur a, sous le coup de l’émotion, demandé aux enseignants de reprendre les cours dès le lendemain, sans attendre les recommandations et la décision finale, créant du coup un sentiment de frustration chez certains participants qui avaient commencé à vider les lieux. Les syndicats avaient envisagé d’accorder un temps au gouverneur pour la gestion de leurs doléances. Les choses sont allées plus vite que prévues. En optant pour l’apaisement, le Directeur régional de la police s’est rendu dans l’établissement scolaire, juste après l’AG, pour présenter ses excuses au nom de ses éléments. Un geste qui a été fortement salué par les syndicalistes qui
2025, année de la Culture : Le parrain du mois d’avril, l’artiste peintre, Abdoulaye Konaté, donne sa 2e conférence
Bamako, 29 avr (AMAP) Le parrain du mois d’avril de l’année de la culture, l’artiste peintre, Abdoulaye Konaté, a animé une conférence de presse, mardi, au Mémorial Modibo Keita, sous le thème : « les étudiants et la culture africaine. » L’évènement, qui se situe dans le cadre des activités de 2025 année de la culture au Mali, décrété par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a été organisé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Selon le représentant du ministre chargé de la Culture, Abdoulaye Diombana, le thème de la conférence démontre tout l’intérêt des plus autorités « à bien former les enfants et les jeunes pour un avenir radieux pour notre pays. » Il a rappelé que le parrain et conférencier est un éminent cadre des arts et de la culture. « Il est un pionnier dans son domaine et l’un des plus grands des arts classiques sur le continent africain, lauréat de plusieurs grands prix », a-t-il dit. Il a fait savoir que l’apprenant universitaire doit être en mesure de renforcer l’identité culturelle avec des contenus qui résonne avec leur environnent. Il a, ce propos, paraphrasé le ministre Mamou Daffé qui a affirmé : « il n y a pas d’indépendance viable sans renaissance culturelle. » Le conférencier et parrain du mois d’avril de 2025, année de la culture au Mali, Abdoulaye Konaté a expliqué que la jeunesse est l’ossature future du pays. « Dans ce sens, il est important que vous preniez conscience de ce que vous êtes en termes de culture et en termes de connaissance de votre continent, de votre pays », a-t-il dit à l’endroit des jeunes. « Bien sûr, on a étudié d’autres cultures. Mais, le défi principal que nous avons est que nos cultures ne sont pas enseignées dans les universités. A un moment, époque où l’intelligence artificielle fait émergence au niveau de la jeunesse, dans le monde entier, il est important que les jeunes prennent conscience non seulement du rôle qu’ils doivent jouer dans la société mais aussi au niveau culturel. Ils sont différents des jeunes des autres continents. Il faut qu’ils prennent conscience de cela », a dit le conférencier. Il a également évoqué que le combat culturel est sans pitié aujourd’hui. « Tout le monde veut anéantir l’autre par sa culture. Aujourd’hui, on est inondé par les nouvelles technologies. Il faut que les jeunes que vous êtes, parviennent à prôner un compte unique à ces réseaux sociaux, en se basant sur vos cultures, sur nos réalités africaines », a-t-il conseillé. « Si ce n’est pas le cas, votre cerveau, vos raisonnements, votre esprit, votre économie tout ira de l’autre côté du monde. C’est pour cela, je pense que c’est important et urgent pour les jeunes de s’intéresser à nos format culturelle », a-t-il alerté. Cette conférence a enregistré la présence de nombreux étudiants du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté, l’Institut national des arts (INA) et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO). Ces jeunes ont dit avoir beaucoup appris et apprécié l’intervention du conférencier. ST/MD (AMAP)
Kayes : Débrayage des cours dans certains établissements scolaires
Kayes, 29 avr (AMAP) Le Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes et certains autres établissements scolaires de la ville ont connu un débrayage des cours, ce mardi matin, et la coordination régionale de la Synergie des enseignants a tenu une assemblée générale pour protester contre l’enlèvement du gardien de cet établissement secondaire situé sur la rive gauche du fleuve Sénégal. La coordination syndicale protège contre la violation du domaine scolaire et l’agression du gardien, un élément de l’administration de l’école, par la police. La synergie qui souhaite le départ du Commissaire de police du 1er Arrondissement et de ses compagnons d’armes, envisage la reprise des cours demain, mercredi. Certains enseignants réclament plutôt le départ du Commissaire du Commissariat spécial de police de Kayes et de ses éléments pour violation du domaine scolaire le samedi 19 avril 2025 vers 17h. Les enseignants reconnaissant les efforts fournis par le gouverneur de la Région, le général de brigade Moussa Soumaré, s’indignent du fait qu’on leur demande de saisir la police et non la gendarmerie pour trancher l’affaire qui, selon l’autorité, s’est déroulée en ville. La synergie, qui avait décidé de poursuivre ses consultations et les réflexions et de saisir sa base pour des actions, a, à l’issue de l’Assemblée, joué la carte de l’apaisement. Elle poursuit ses réflexions et attend la suite que le gouverneur va donner à ses revendications. Les cours reprendront jeudi 2 Mai 2025 à Kayes. BMS/MD (AMAP) . . Affaire à suivre pour
Kolondièba : Le CSCOM de Tousséguéla rénové porte le nom d’Amadou Konaté
Kolondièba, 28 avr (AMAP) Le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Tousséguéla, dans le Cercle de Kolondièba (Sud), a été officiellement baptisé « CSCOM Amadou Konaté », lors de deux jours de festivités, les 26 et 27 avril 2025, dans le Guantièdougou, sous la présidence du gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Welle. L’établissement a été rénové et équipé par Amadou Konaté, inspecteur général des douanes et natif de la localité. La cérémonie d’inauguration, marquée par la coupure symbolique du ruban par le gouverneur, a été suivie d’une visite guidée des installations modernisées. « Cette initiative est une fierté pour le Mali et le cercle de Kolondièba », a déclaré le préfet de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, lors de son intervention. Le maire de Tousséguéla, Yaya Konaté, et le chef de village ont également loué l’engagement d’Amadou Konaté pour le développement local. L’événement a réuni de nombreuses personnalités, dont des représentants de l’Association des Ressortissants pour le Développement de la Commune de Tousséguéla (ARDCT), les Forces de Défense et de Sécurité, les légitimités traditionnelles, les confessions religieuses, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO, la société civile, ainsi qu’une foule venue de plusieurs localités de la Région de Bougouni. La délégation du gouverneur a été accueillie dans une ambiance festive, rythmée par les folklores locaux, notamment le n’bolon, musique traditionnelle des cultivateurs. Amadou Konaté a été honoré par plusieurs distinctions, dont un trophée remis par le préfet et un cadeau spécial offert par les femmes de l’initiative Mah Ballo de Tousséguéla. Une projection vidéo retraçant son parcours, de son service à la douane à ses actions pour sa communauté, a captivé l’assistance. Les festivités ont également inclus des activités sportives. Le 26 avril, une finale de football a opposé les équipes de Kountio et Siala, remportée par Siala aux tirs au but. Le 27 avril, une course cycliste de 100 km a vu Yaya Sangaré de Koni (Commune de Nangalasso) remporter la première place, suivi de Yacouba Diallo et Salia Koné. Les cinq premiers ont reçu des prix, dont une moto Jakarta pour le vainqueur. Amadou Konaté a également offert un lot de kits scolaires, remis au directeur coordinateur des écoles de Tousséguéla, renforçant son soutien au développement éducatif de la commune. Les responsables régionaux et locaux ont salué l’initiative d’Amadou Konaté, espérant qu’elle inspire d’autres fils du terroir. « Ce geste montre la voie pour le développement communautaire », a conclu le gouverneur Ousmane Welle. NK/OS/MD (AMAP)
Bafoulabé : Les enfants honorent les traditions du « Yogoro » et du « Salawalé »
Bafoulabé, 28 avr (AMAP) À Bafoulabé, les enfants perpétuent avec ferveur les traditions du « Yogoro » pour les garçons et du « Salawalé » pour les filles, des pratiques ancestrales qui incarnent la solidarité et le respect des coutumes maliennes, particulièrement à partir du 10e jour du Ramadan. Une éducation ancrée dans les valeurs traditionnelles, Dans la société malienne, l’éducation des enfants reposait sur trois piliers : la famille, la communauté et l’école. Organisés en classes d’âge, les enfants apprenaient la sagesse, l’honnêteté et le respect des traditions. Au 10e jour du Ramadan, ils se réunissaient pour collecter l’aumône, une pratique unissant riches et pauvres dans la joie du chant et de la danse. « Ces moments renforcent l’entraide et la cohésion sociale », souligne un ancien de Bafoulabé. Le 28 avril 2025, les enfants de Bafoulabé ont honoré cette tradition. Les garçons, dans le cadre du « Yogoro », ont préparé une ripaille collective avec les céréales collectées, tandis que les filles, qui ont fait le « Salawalé », ont offert leur première tartine à la reine du fleuve « Bafaro » en signe de gratitude. Ces gestes témoignent de la solidarité et de l’attachement des jeunes à leur héritage culturel. Alors que le « Yogoro » et le « Salawalé » tendent à disparaître dans certaines régions du Mali, sous l’effet des nouvelles technologies et d’une méconnaissance croissante, Bafoulabé reste un bastion de ces pratiques. « Nos enfants montrent l’exemple en valorisant notre identité culturelle », affirme un membre de la société civile locale. Face aux risques d’hybridation culturelle, les habitants de Bafoulabé appellent à préserver ces traditions. « La culture est notre identité. Protégeons-la pour les générations futures », insiste un responsable communautaire. BM/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Grève de 96 heures des agents des collectivités territoriales
Kangaba, 29 avr (AMAP) Les agents des collectivités territoriales du Cercle de Kangaba ont entamé, ce mardi 29 avril 2025, une grève de 96 heures, suite à un préavis déposé le 24 avril par le Secrétaire général du bureau local du Syndicat national des agents des collectivités territoriales (SNACT), a constaté l’AMAP. L’arrêt de travail, qui se prolongera « jusqu’au vendredi 2 mai, est reconductible pour 120 heures à partir du lundi 5 mai si les revendications ne sont pas satisfaites », indique le syndicat. Le principal motif de la grève est le non-paiement des salaires et accessoires des mois de mars et avril 2025 pour les agents de la mairie de la Commune urbaine de Karan. « Nous exigeons simplement le versement des salaires dus pour mars et avril. Les fonds sont disponibles, mais des obstacles persistent », a déclaré un représentant du SNACT. Les grévistes dénoncent également l’ingérence répétée du délégué local du Contrôle Financier de Kangaba dans les dépenses des collectivités. « Cette immixtion bloque fréquemment nos salaires, perturbe le climat social et entrave le fonctionnement des collectivités », a ajouté un agent gréviste. Ce blocage, selon les manifestants, alimente un ras-le-bol généralisé au sein du personnel. Le préavis précise que la grève, débutée ce mardi, pourrait être prolongée si aucune solution n’est trouvée d’ici la fin du mouvement, vendredi. « Nous sommes déterminés à poursuivre jusqu’à ce que nos droits soient respectés », a martelé un membre du syndicat. SD/OS/MD (AMAP)
Madou Sidiki Diabaté : Le virtuose de la kora, trait d’union entre tradition et modernité
Bamako, 2 avr (AMAP) Dans l’univers de la musique mandingue, Madou Sidiki Diabaté brille comme une étoile. Né dans les années 80 à Bamako, ce djeli (griot) de la 71e génération perpétue une lignée de joueurs de kora, instrument emblématique d’Afrique de l’Ouest. Fils du légendaire Sidiki Diabaté, « roi de la kora », et de la griotte Mariam Kouyaté, Madou incarne un héritage millénaire qu’il enrichit d’une créativité audacieuse. Sur son site officiel, Madou est décrit comme un talent précoce. Dès l’âge de trois ans, la musique s’impose à lui comme une évidence. Madou accompagne sa mère aux cérémonies en jouant du tamani, un petit tambour traditionnel. Un an plus tard, à quatre ans, un ami de son père, Sounkalo, lui offre sa première kora. Sans maître ni contrainte, Madou apprend seul, laissant ses doigts danser sur les 21 cordes avec une aisance instinctive. « Pour moi, la kora est un don fait à ma famille, jouer est naturel », confie-t-il. Cette connexion profonde avec l’instrument se ressent dans chacune de ses notes, où se mêlent la puissance de la tradition et une inventivité résolument moderne. « La kora est un don à ma famille, jouer est naturel », confie-t-il. À cinq ans, il monte sur scène au Centre culturel français de Bobo-Dioulasso, aux côtés de ses parents. Enfant unique de sa mère et dernier fils de son père, Madou devient rapidement leur compagnon inséparable. À cinq ou six ans, il foule pour la première fois une scène, au Centre culturel français de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, aux côtés de ses parents. Ce baptême du feu marque le début d’une vie dédiée à la musique. En 1991, à tout juste dix ans, il traverse l’Atlantique pour son premier voyage en Europe. Lors du festival Africolor à Paris, il assure en solo la première partie du concert de ses parents, captivant déjà le public par son talent précoce, marquant les débuts d’une carrière exceptionnelle La disparition de son père en 1996, après un ultime concert commun au Festival Printemps des Cordes à Dakar, est un tournant. Madou, alors adolescent, puise dans cet héritage pour tracer sa propre voie. Influencé par son défunt frère aîné Toumani Diabaté et son cousin Ballaké Sissoko, il se forme à l’Institut National des Arts de Bamako et devient assistant au Conservatoire Balla Fasséké. Il s’inspire de leurs œuvres sans jamais bénéficier d’un enseignement formel. « J’écoutais leurs cassettes, c’était mon école », raconte-t-il. TALENT PRECOCE, TRADITION, PIONNIER MODERNE Formé à l’Institut national des arts (INA) de Bamako, puis assistant de son frère Toumani au Conservatoire Balla Fasséké, Madou Sidiki Diabaté ne se contente pas de préserver la tradition : il la révolutionne. Premier à intégrer pédales d’effets, séquenceurs Yamaha QY et kora MIDI, il repousse les limites de son art. En 1999, ses collaborations avec Kandia Kouyaté et le Ballet malien lancent sa carrière solo. Son premier album éponyme (2006) assoit sa réputation, suivi d’œuvres marquantes comme Mali Latino (2010), suivi d’une discographie riche de plus de dix opus, dont Mali Latino (2010), enregistré chez Real World Studio de Peter Gabriel nominé aux Songlines Awards. Figure internationale, Madou Sidiki Diabaté n’est pas seulement un griot malien, il est une figure mondiale. Il a donné plus de 2 000 concerts et participé à 200 festivals, du Royal Albert Hall avec Damon Albarn ou London Stadium devant 80 000 spectateurs avec Burna Boy et Salif Keïta. Ses collaborations avec Amadou & Mariam, Tony Allen, Dee Dee Bridgewater ou Tiken Jah Fakoly transcendent genres et frontières. En 2010, il fonde Madou Sidiki & The Manding Griot Groove, un orchestre fusionnant instruments traditionnels (kora, djembé, sabar) et instruments modernes (guitare, basse, batterie), revisitant et réinventant le répertoire ancien du Manding avec des arrangements novateurs. « Je puise dans la musique de mes ancêtres pour inspirer les générations d’aujourd’hui », explique-t-il. Malgré son statut de star internationale, Madou reste fidèle à son rôle de griot. Médiateur lors de cérémonies sociales, il incarne une modernité qui n’oublie pas ses racines. Ambassadeur de la culture malienne, il accumule les distinctions : Chevalier des Arts et de la Culture en 2025, prix Kandjoura Coulibaly en 2023, ou encore une nomination aux Songlines Awards pour Griot Jazz (2022). À Bamako, où il vit toujours, Madou Sidiki Diabaté est une icône pour la nouvelle génération de joueurs de kora, qui s’inspirent de son style unique. Entre tradition et innovation, il continue d’écrire l’histoire d’un instrument millénaire, prouvant que le passé peut résonner avec une vitalité éclatante dans le présent et le monde entier et que l’héritage mandingue est d’une vitalité contemporaine avec Madou Sidiki Diabaté, entre tradition et innovation, OS/MD (AMAP)

