Kangaba : Réunion cruciale du comité local de veille sur les inondations

Kangaba, 23 mai (AMAP) « La météo annonce une bonne pluviométrie, mais aussi des risques accrus d’inondations », a déclaré le représentant du service météorologique à la réunion du Comité local de veille contre les sinistres et catastrophes qui s’est tenue jeudi 23 mai dans la salle de réunion du cercle. Pour prévenir de nouveaux sinistres, le comité a recommandé aux populations plusieurs mesures : Entamer rapidement les travaux agricoles, éviter de cultiver des céréales sèches (mil, maïs, fonio, haricots) dans les bas-fonds, privilégier la culture du riz dans ces zones sans tarder. Mais, aussi, nettoyer les caniveaux pour faciliter l’écoulement des eaux, identifier des dépôts d’ordures pour éviter l’obstruction des caniveaux, éviter les zones inondables, notamment pour les ménages déjà touchés l’année dernière. Enfin, veiller au respect strict de ces consignes. Les responsables des services de la météo, de l’environnement, de l’agriculture, des eaux et forêts, de l’urbanisme et des domaines ont pris la parole pour alerter sur une pluviométrie abondante prévue cette saison. Présidée par le préfet Abou Dao, cette rencontre élargie à la société civile avait pour objectif d’informer et de sensibiliser sur les risques d’inondations et autres catastrophes naturelles attendues cette année. A la clôture, le préfet Abou Dao a insisté sur l’importance de la sensibilisation : « Je compte sur vous pour relayer ces informations afin que chacun soit préparé. » Il a appelé les participants à diffuser ces recommandations pour garantir une mobilisation collective face aux risques. Les inondations de l’année dernière, qui ont eu de lourdes conséquences, ont touché 614 ménages et affecté plus de 3 200 personnes à Kangaba SD/OS/MD (AMAP)

La Coalition islamique militaire mobilise le Sahel à Bamako pour contrer le financement du terrorisme

Bamako, 23 mai (AMAP) La Coalition islamique militaire pour combattre le terrorisme (CIMCT), une initiative régionale visant à renforcer les capacités nationales dans la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, a tenu ce vendredi une conférence à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), a constaté l’AMAP. C’était sur le thème « Défis et stratégie de lutte contre le financement du terrorisme dans la région du Sahel ». Cette initiative régionale ambitionne de doter les États du Sahel d’outils avancés pour traquer les flux financiers illicites. Le programme, qui inclut une conférence réunissant 200 participants et un atelier pour 40 experts à l’EMP-ABB, vise à renforcer les enquêtes financières. « Le terrorisme est une activité complexe, financée de manière transnationale », a expliqué le commissaire principal Amara Doumbia, conférencier et chef de la section stratégie et renseignement à la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). « Nous formons les enquêteurs pour détecter les financements, mais il faut plus de coordination et d’outils avancés », a-t-il insisté, notant que l’évaluation de 2019 a révélé un manque de condamnations au Mali. Les défis sont particulièrement aigus dans les zones reculées du Sahel. « Les groupes terroristes exploitent Internet et les réseaux sociaux pour collecter des fonds discrètement », a indiqué Doumbia. Il a également pointé les stratégies financières complexes des groupes qui opèrent via des réseaux affiliés et contrôlent des territoires reculés. « Ils utilisent le commerce local, comme des quincailleries, pour blanchir l’argent, et leurs méthodes évoluent constamment », a-t-il ajouté. Ali Sissoko, chargé de conformité à la Banque malienne de solidarité et participant à la conférence, a souligné le rôle des institutions financières. « Nous filtrons toutes les transactions à l’aide de bases de données internationales. Par exemple, un commerçant passant de 10 à 100 millions d’opérations en peu de temps déclenche une alerte », a-t-il expliqué. « Cet atelier a renforcé mes compétences, mais certains sujets sensibles, comme l’implication présumée de certains acteurs dans le financement, n’ont pas été assez débattus », a-t-il regretté. Les discussions ont aussi abordé les sources de financement du terrorisme, telles que le commerce d’armes, la traite humaine, l’exploitation de l’or et les cryptomonnaies. « L’État doit intensifier les contrôles sur tous les secteurs, y compris l’économie informelle », a plaidé M. Doumbia, rappelant que des décrets ont désigné des autorités pour superviser chaque domaine. La CIMCT met l’accent sur quatre axes : idéologie, communication, lutte contre le financement du terrorisme et action militaire. En s’appuyant sur les standards du GAFI et les technologies émergentes, le programme ambitionne de renforcer la coordination entre les cellules de renseignement financier, les forces de sécurité et les organes judiciaires pour stabiliser la région. « La lutte contre le terrorisme exige une collaboration étroite entre les pays », a déclaré le général Al-Mughidi lors de la cérémonie d’ouverture, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Il a rappelé que la CIMCT, initiée par l’Arabie saoudite en 2015, a développé 24 programmes sur 20 ans pour ses 41 pays membres, incluant des formations et un fonds spécial. « Nous renforçons la coopération pour coordonner nos efforts contre l’extrémisme violent », a-t-il ajouté. OS/MD (AMAP)

Miss scientifiques : La 5ème édition lancée

Bamako, 23 mai (AMAP) La 5ème édition de Miss scientifiques 2025, a été lancée ce vendredi, a Bamako et mettra en compétition quatre filles sélectionnées par Académie d’enseignements sur les 26 que compte le Mali, a constaté l’AMAP. Ce concours a pour objectif de susciter l’intérêt des jeunes filles et adolescentes pour les disciplines scientifiques et de favoriser leur orientation vers ces filières dans le but de valoriser les sciences techniques, d’ingénierie et mathématiques dans les écoles. Elle est organisée par la Commission nationale malienne pour l’UNESCO et l’ICESCO, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale et le bureau UNESCO de Bamako. Ces filles vont être coachées dans leur établissement pour la préparation d’un concours nationale qui aura lieu à Bamako. Leur sélection a été faite sur la base de la performance scolaire. Elles doivent avoir une moyenne supérieure ou égale à 14 pour être présentée au concours. Les nominées, présélectionnées après préparation locale, se rendront à Bamako pour l’évaluation finale et seront évaluées par niveau dans les disciplines scientifiques. Cette année, selon Ali Mohamed Sinane, chef de bureau Unesco-Mali, « le concours national miss science offre une nouvelle opportunité, afin de renforcer davantage le plaidoyer pour une meilleure fréquentation des filles dans les filières scientifiques. » « En ce sens, a-t-il souligné, seul un chercheur sur trois est une femme selon le dernier rapport de l’UNESCO sur la science. » Ajoutant que dans l’enseignement supérieur, les femmes ne représentent qu’à peine plus de 35% des diplômes dans les filières scientifiques et technologiques, selon l’Institut de statistique de l’UNESCO. Le chef de bureau UNESCO Mali a indiqué que ces inégalités de genre sont marquées par leur ancrage dans nos sociétés. « C’est à cause de la persistance des stéréotypes et des préjugés sexistes qui persuadent parfois les filles que les études scientifiques ne sont pas pour elles, malgré leur potentiel », a-t-il expliqué. Le conseiller technique du ministère de l’Education nationale, Dr Augustin Poudiougou, a, pour sa part, indiqué que l’éducation des filles « doit être aujourd’hui encouragée et renforcée, par rapport aux garçons, dans les disciplines scientifiques. » Par ailleurs, il a dit que notre pays accorde une place importante aux questions en rapport avec la femme dans la promotion des sciences et des techniques « le concours national miss sciences constitue donc l’une des stratégies nationales pour le développement des sciences », a-t-il dit. De son côté, le secrétaire général de la Commission nationale UNESCO, Diallo Kadia Maiga a indiqué que l’initiative du concours est partie des constats faits, entre autres,  sur les forts taux d’abandon des séries scientifiques et techniques, la diminution des effectifs, un déséquilibre notoire entre les séries scientifiques et technologiques et celle dite littéraires. « La situation est plus accrue chez les filles où l’effectif représente dans les séries scientifiques, au premier cycle, 41,3% de filles terminent contre 48,8% de garçons, au second cycle seulement 26,9% de filles terminent contre 33,2%. Les femmes professeurs de l’enseignement secondaires sont 3 295 tandis que les hommes sont 19 958 et à l’enseignement supérieur, elles sont 14% contre 86% d’hommes », a-t-elle ajouté. BT/MD (AMAP)  

Consultations AES-CEDEAO : Le compte rendu fait au président Goïta

Bamako, le 23 mai (AMAP) Le président de la Transition, président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le général d’armée Assimi Goïta, a recu en audience, ce vendredi, tôt dans la matinée, les ministres des Affaires étrangères des trois pays de l’AES, venus lui faire le point sur les échanges avec la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a appris l’AMAP sur place. Avec ses côtés les ministres des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, et du Niger,  Bakary Yaou Sangaré, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, a, à la sortie de l’audience,  déclaré à la presse qu’il s’agissait de rendre compte au général d’Armée Assimi Goïta. « De faire point des relevés des conclusions auxquelles nous sommes parvenus », a-t-il précisé, ajoutant que les chefs de la diplomatie de l’AES ont pris les orientations du président de la Transition en ce qui concerne les perspectives. « Je dois dire que nous partons satisfaits de cette rencontre, dans la mesure où les deux parties (AES et CEDEAO) ont pu convenir d’un certain nombre de principes, comme l’avait initialement arrêté les présidents des trois pays de l’AES, de mettre au cœur de tous les débats l’intérêt supérieur des populations », s’est réjoui le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré. Et de se féliciter de cette procédure qui doit, désormais, régir les négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO. OD/MD (AMAP)

Convergence de vues entre la Confédération AES et CEDEAO sur leur volonté d’intégration

Bamako, 22 mai (AMAP) La Confédération des Etats du Sahel (AES) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont affiché, jeudi, à Bamako,  leur volonté de faire de l’Afrique occidentale « un espace d’intégration réussie entre les peuples ». Lors d’une réunion, au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, afin de baliser le terrain, en prélude aux prochaines négociations entre les deux entités sous régionale, elles ont réitéré également « l’engagement et la détermination des chefs de l’Etat à inscrire leurs actions au bénéfice des intérêts inclusifs des populations. » L’AES et la CEDEAO ont discuté des modalités pratiques de retrait et leurs futures relations, tout en préservant les acquis. Ceux- se matérialisent par la libre circulation des personnes et des biens, la paix, la sécurité, la lutte contre le terrorisme et les investissements de part et d’autres des deux espaces. Les travaux ont été présidés par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, en présence du président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Turay et des ministres chargés des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean-Marie Traoré et Bakary Yaou Sangaré du Niger. Diop a déclaré que cette « réunion s’est déroulée dans un esprit de fraternité, d’écoute, de respect mutuel, de compréhension et de complémentarité. » Enfin, les représentants de la CEDEAO et de l’AES ont, dans un communiqué conjoint, noté que cette activité, « est le lancement du processus des pourparlers sur des sujets d’intérêt commun » NK/MD (AMAP)  

Bureau malien du droit d’auteur : bonne dynamique dans le paiement des redevances aux artistes (Conseil d’administration)

Bamako, 22 mai (AMAP) Le Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA) est dans une bonne dynamique et continue de représenter un véritable bol d’air pour les artistes dans le paiement des redevances de droit d’auteur et droits voisin, a conclu la 48è session ordinaire de son Conseil d’administration. La structure a recouvré les redevances de droit d’auteur et des droits voisins. Les administrateurs ont approuvé les états de paiement et les procédures seront enclenchées pour le paiement dans les jours à venir à ceux dont les œuvres ont été exploitées Le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, qui a présidé cette session, en présence de la directrice générale du BUMDA, Mme Diallo Aida Koné, et de la quasi totalité des administrateurs, a exprimé sa satisfaction pour la régularité des sessions et salué l’engagement constant des administrateurs. « Est-il besoin de rappeler que le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, lors de sa traditionnelle adresse à la nation, le 31 décembre dernier, a décrété 2025 comme Année de la cultur ? Certes, cela nous interpelle tous et nous engage à la construction du Mali Kura, gage de paix et de vivre ensemble », a déclaré Mahamadou dit Koumbouna Diarra. « La session à mi-parcours se tient dans un contexte particulier, marqué par le paiement des redevances de droit d’auteur et droits voisins de l’année 2024 par les sociétés de téléphonie mobile. Je fais allusion à Orange Mali et Moov Malitel Africa. S’y ajoutent les droits généraux » M. Diarra. Et le secrétaire général d’expliquer succinctement que cet argent est en train d’être reparti entre tous ceux dont les œuvres ont fait l’objet d’une exploitation. Le montant de ces redevances payées s’élève à un peu plus de 451 millions de Fcfa, soit une réalisation d’un taux d’exécution de plus de 53% des ressources propres sur une prévision de plus de  837 millions de Fcfa. Quant aux recettes, au titre de la subvention de l’État, elles se chiffrent à plus de 103 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution d’un plus de 63% sur une prévision de plus de 163 millions de Fcfa. La réalisation globale est estimée à un peu plus de 554 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution de 55%. Ces résultats très encourageants ont été aussi bien appréciés par le secrétaire général du ministère en charge de la Culture, qui a félicité la directrice générale du BUMDA et son équipe et pour le travail realisé.  Ces résultats démontrent leur « dynamisme à faire prospérer les redevances », a-t-il dit. Mais au-delà des chiffres satisfaisants, les administrateurs s’accordent à reconnaître que des efforts doivent être accomplis par le BUMDA en vue d’améliorer ses performances dans le recouvrement des arriérés de droits d’auteur et de droits voisins, dans la mise en œuvre de la rémunération pour copie privée et la reproduction par reprographie des œuvres. « La rémunération pour copie privée, faut-il le rappeler, constitue aujourd’hui l’enjeu du droit d’auteur. C’est pour cela que nous avons entamé le processus de relecture de la Loi 2017-012 du 01 juin 2017 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique », a expliqué Mahamadou dit Koumbouna Diarra. Il a, aussi, noté la mise en œuvre de l’Assurance volontaire pour la culture (AVOC) qui est une initiative prise par le département en charge de la Culture pour susciter l’adhésion des non-salariés des professions libérales, artistiques et artisanales. Il a invité le BUMDA à plus de communication afin de sensibiliser le maximum d’artistes à adhérer à cette assurance. Il a exprimé ses remerciements aux partenaires du BUMDA et souhaité que d’autres en prennent la graine pour accompagner les artistes qui constituent une frange importante de notre société. Au terme de son intervention, le secrétaire général a rendu hommage à Me Amadou Keïta, avocat et collaborateur du BUMDA, ainsi qu’à des célébrités du monde la culture qui ne sont plus, notamment le musicien Amadou Bagayoko et le cinéaste Souleymane Cissé, etc. « Pendant ce trimestre, nous avons pu mener des activités, notamment le recouvrement des arriérés de droit d’auteur et des droits voisins. Après ces recouvrements, nous avons pu faire le renforcement du cadre juridique en allant vers la relecture de la loi numéro 27012 du 1er juin 2017 qui fixe les régimes de la propriété littéraire et artistique qui nous permettra de nous conformer à l’évolution juridique nationale et internationale et de pouvoir transporter », a souligné, auparavant, la directrice du Bureau, Mme Diallo Aida Koné. Amadou SOW                          

Journée mondiale de la métrologie : L’AMAM invite au respect des normes

B amako, 22 mai (AMAP) L’Agence malienne de la métrologie (AMAM) a célébré jeudi, la Journée mondiale du 20 mai 2025 sous le thème : « Des mesures à tout le temps et à tous les peuples », lord d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en présence du directeur général de l’AMAM, Almaïmoune Ag Alhassane. Cette journée est la date d’anniversaire de la signature de laCconvention du mètre le 20 mai 1875. C’est aussi la base de l’établissement de l’uniformité mondiale des instruments de mesure pour l’ensemble de la communauté internationale. Pour le directeur général de l’AMAM, la célébration de la Journée mondiale de la métrologie est l’occasion de faire la promotion de la métrologie. «Elle joue un rôle important dans la vie quotidienne des citoyens, notamment s’agissant du contrôle de la production, de l’évaluation de la santé, de la protection des consommateurs, la qualité de l’environnement et la loyauté dans les transactions commerciales»,  a indiqué Almaïmoune Ag Alhassane. « Depuis la création de l’AMAM en 2017, a-t-il indiqué, d’importants progrès ont été enregistrés tels que la construction d’un laboratoire doté de matériels métrologiques, la construction d’une station de jaugeage de camions citernes, l’adoption de la loi instituant le système national de la métrologie, son décret d’application et des arrêtés ministériels. » Le ministre de l’Industrie et du Commerce, a quant à lui expliqué que ce thème est évocateur et interpellateur « parce qu’il exprime, à la fois, l’inscription du respect des normes et des qualités dans la durée mais, aussi, pour toutes les populations planétaires ». Moussa Alassane Diallo a souligné que le commerce et l’exigence d’industrialiser « notre pays vont de pair avec le respect des normes et celui de la règlementation pour que la prédiction industrielle puisse trouver toute sa place auprès de nos populations en termes de qualité mais aussi de norme. » Il a cité également les domaines de l’environnement et la santé dont les structures ont des instruments de mesures pour lesquels le respect des normes doit être remis.  Le ministre chargé du Commerce a fait savoir que la satisfaction des consommateurs est au cœur des préoccupations du gouvernement. Il a ajouté que « cette journée doit interpeller le gouvernement à s’engager afin d’assurer la promotion et le développement de la métrologie dans notre pays à travers des politiques publiques plus ambitieuses et pertinentes. » SC/MD (AMAP)  

Pour la bonne organisation des examens de fin d’année : Le ministre de l’Education rencontre la presse

Bamako, 22 mai (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Amadou Sy Savané, a organisé, ce jeudi, un déjeuner de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour parler de « l’organisation des examens de fin d’année », a constaté l’AMAP. « Cette rencontre se tient à un moment clé du calendrier scolaire. Les examens de fin d’année représentent une étape très importante pour les candidats, leurs parents, et aussi pour le système éducatif dans son ensemble », a déclaré Amadou Sy Savané. Le ministre de l’éducation a indiqué que « les examens constituent une période d’évaluation, de mérite, de justice et d’opportunités pour les candidats. » Et de souligner qu’« en décrochant le diplôme du DEF ou du baccalauréat, d’autres horizons et opportunités s’ouvriront aux apprenants ». Selon lui, le département de l’Education nationale accorde une attention particulière à l’organisation de ces examens. « Chaque détail et chaque action compte, car chacun a un rôle à jouer, y compris les journalistes », a-t-il affirmé. Il a expliqué qu’un « ensemble de mesures rigoureuses seront prises au niveau de la sécurisation de la chaîne de production et de distribution des sujets, de la mobilisation d’équipes conséquentes pour la surveillance et la correction. » « Il sera aussi question de renforcement de la logistique et du contrôle interne, ainsi que la sensibilisation des acteurs pour prévenir toute tentative de fraude ou d’irrégularités », a-t-il promis. Le ministre a précisé que « ces efforts ne porteront pas leurs fruits sans l’engagement actif et coordonné des acteurs de l’Education au Mali et des médias. » « Car, a-t-il dit, les professionnels de la presse sont des alliés de premier plan, et leur rôle ne se limite pas à informer, mais consiste aussi à sensibiliser et à instaurer une image de confiance autour de ces examens » estime le ministre Sy Savané. AND/MD (AMAP)      

Cour d’Assises spéciale : Affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires renvoyée au 02 juin prochain

Bamako, 22 mai 2025 (AMAP) L’audience de l’affaire de « l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », qui devrait reprendre ce jeudi 22 mai, a été renvoyée au 02 juin 2025, en raison de l’état de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko, actuellement hospitalisée dans un centre de santé, a constaté AMAP. A l’ouverture de la Session spéciale de la Cour d’assises, la défense, constituée en collective des avocats défenseurs, avec comme chef de file Me Mamadou Bobo Diallo, a formulé deux demandes au jury, présidé par le magistrat de classe exceptionnelle, Bamma Sissoko. Il s’agit de la liberté provisoire pour l’ex-ministre, Mme Bouaré Fily Sissoko, en prison depuis 2021 et le colonel-major Nouhoum Dabitao, lui aussi, en prison depuis le 14 mars 2024, et le renvoi du procès. Le jury s’est retiré pour examiner ces deux demandes de la défense. Quelques minutes après, le jury est revenu pour délibérer. La demande de la liberté provisoire a été purement et simplement rejetée et celle de renvoi de la session a été acceptée, La prochaine session est prévue le 02 mai, Ce permettra à la défense « de se donner les moyens de s’assurer de la santé Mme Bouaré Fily Sissoko », a dit le magistrat Bamma Sissoko. ST/MD (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : la Coalition islamique militaire lance une initiative régionale au Mali

Bamako, 22 mai (AMAP) La Coalition islamique militaire pour combattre le terrorisme (CIMCT), dirigée par le général de division Muhammad bin Saeed Al-Mughidi, a lancé jeudi à Bamako, une initiative régionale visant à renforcer les capacités nationales dans la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, a constaté l’AMAP. Cette initiative, qui s’inscrit dans le programme stratégique pour les États du Sahel, comprend une conférence et des ateliers spécialisés destinés à doter les personnels de sécurité et d’audit d’outils avancés. « La lutte contre le terrorisme exige une collaboration des pays », a déclaré le général Al-Mughidi. Il a souligné que le Royaume d’Arabie saoudite, à l’initiative de la CIMCT depuis 2015, a développé 24 programmes en 20 ans, incluant un fonds spécial et des formations militaires sur cinq ans pour les 41 pays membres, dont 22 nations islamiques. « Le Royaume travaille à renforcer la coopération avec les pays membres pour coordonner nos efforts contre l’extrémisme violent », a-t-il ajouté. Le ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le général Sadio Camara, a salué cette initiative lors de l’ouverture de la conférence. « Au nom de Son Excellence le général d’armée Assimi Goïta, je souhaite la bienvenue à Bamako à toutes les délégations. Le Mali est honoré d’accueillir cette conférence sur les enquêtes financières, un enjeu crucial pour couper les sources de financement des groupes terroristes », a-t-il affirmé. Il a également rendu hommage à la CIMCT et à l’Arabie Saoudite pour leur engagement. Le général Camara a insisté sur l’importance d’une action concertée face aux « menaces insidieuses » que représentent le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, qui nuisent à la paix, à la stabilité des institutions et au développement socio-économique. « Ces fléaux alimentent les groupes armés et affaiblissent nos États. La lutte contre le terrorisme est un défi mondial nécessitant une coopération sincère », a-t-il martelé. Il a rappelé les efforts du Mali, notamment à travers la Loi n°2016-008 du 17 mars 2016 et le rôle clé de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Cependant, il a dénoncé « l’hypocrisie » de certaines puissances qui, selon lui, « utilisent le terrorisme comme une arme géostratégique tout en imposant des embargos aux États souverains ». « Le vrai enjeu est de défendre notre souveraineté et de mener des politiques indépendantes pour protéger nos populations », a-t-il ajouté. La CIMCT, qui regroupe des pays du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, se concentre sur quatre axes : idéologie, communication, lutte contre le financement du terrorisme et action militaire. OS/MD (AMAP)