Clôture de la 4e Semaine culturelle et artistique du Lycée public de Tenenkou, dimanche
Tenenkou, 25 mai (AMAP) La 4e Semaine culturelle et artistique du Lycée public de Tenenkou, qui vise à mettre en avant l’immense richesse culturelle du Mali et permettre de valoriser nos savoirs locaux, a connu son épilogue, dimanche 25 Mai 2025 avec un programme riche en couleur, a constaté l’AMAP sur place. Pour cette édition, en partenariat avec le Comité de gestion scolaire (CGS) de l’établissement, les organisateurs ont décidé d’innover, en cette année 2025 dédiée à la culture par le président de la Transition, afin de lui donner un cachet particulier. Le deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, a rappelé « la place de choix qu’occupe la culture dans notre société, avant d’inviter « les organisateurs à pérenniser ce genre d’initiative afin que les élèves puissent s’approprier notre immense patrimoine culturel. » Il a adressé ses remerciements le corps professoral pour l’ensemble des efforts déployés et son implication au cours de cette année scolaire. Quant au proviseur du Lycée public, Ladji Yaya Diarra, il s’est félicité de l’organisation de cette semaine culturelle. Il a rappelé que « notre diversité culturelle est un atout majeur dans la préservation de la paix et le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble dans notre pays. » Les activités se sont étalées sur trois jours dont le premier a été consacré à un concours de lecture, le deuxième à un concours de culture générale et pour, le troisième jour marquant la fin de ces 72 h de festivités, plusieurs personnalités se sont déplacées au Lycée public de Tenenkou. Au programme de la dernière journée de festivités : montée des couleurs, chorégraphies de danses traditionnelles et modernes, poésies aux titres évocateurs « : « La paix », « La ville de Tenenkou », « Sauvons l’école », « L’AES » et « Une fille mère »), défilés pour mettre en valeur les différentes ethnies vivant à Tenenkou (Peulh, Sonrhaï, Bozo, Dogon, Bamanan, Soninké et Mossi) , imitation d’artistes et un sketch portant sur l’éducation des enfants à la maison. Ces différentes prestations ont permis aux très nombreux spectateurs, venus au lycée cet après-midi, d’admirer et d’apprécier les immenses potentialités du Mali dans le domaine de la Culture. Ces prestations de haute volée des lycéens ont permis au public présent de vibrer et de communier ensemble autour de notre culture. En marge de ces festivités, les meilleurs élèves du lycée public ont été récompensés. Ils ont reçu des kits scolaires des mains des personnalités présentes. Ont pris part à cette cérémonie de clôture, l’adjoint au directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), les représentants des services techniques, des ONG, des organisations de la Société civile et les membres du CGS. AS/MD (AMAP)
Commémoration Journée de l’Afrique : L’AES mène le même combat que les pères fondateurs de l’OUA, selon le Premier ministre, Abdoulaye Maïga
Bamako, 25 mai (AMAP) Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, a déclaré, ce dimanche 25 mai que « le combat que mènent les leaders de la Confédération AES s’inscrit dans le sillage de celui des pères fondateurs de l’Union africaine, jadis l’OUA, pour une Afrique unie et véritablement souveraine.» Ils « mènent le combat pour une véritable souveraineté », a ajouté le chef du gouvernement qui présidait la cérémonie de montée des couleurs, à la Tour de l’Afrique de Bamako, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique. Selon le Premier ministre, « c’est un combat pour la dignité. » « Les Africains l’ont bien compris. Ce combat pour la dignité de notre continent est aujourd’hui véritablement porté par les peuples de la Confédération AES. Donc, la célébration de cette journée est une occasion pour saluer, reconnaitre le combat des pères fondateurs de l’Union africaine mais, c’est aussi l’occasion de saluer et de reconnaitre le combat et la détermination des pères fondateurs de la Confédération AES, a indiqué Abdoulaye Maiga. C’est en 1963 que l’Organisation de l’unité africaine (OUA), a été créée avant de devenir ensuite l’Union africaine (UA) en 2002. Elle a été portée sur les fonts baptismaux par de dignes fils de l’Afrique dont feu le premier président du Mali, Modibo Kéïta. Depuis 62 ans, l’organisation continentale commémore la date de sa création. En dehors de son caractère festif, cette commémoration représente, également, une occasion pour les pays africains de réfléchir sur les défis auxquels le continent est confronté. Cette année, l’organisation fête son 62e anniversaire placé sous le signe des réparations afin que justice soit rendue aux Africains ainsi qu’aux personnes d’ascendance africaine. Dans ce cadre, le chef du gouvernement a rappelé la nécessité, pour les Africains, de rester « mobilisés face à l’oppresseur colonialiste qui continue sa pratique esclavagiste sous diverses formes. » « Même si les chaines ne sont plus visibles, la pratique demeure. L’oppresseur change juste de méthode, mais sa pratique continue », a dit Abdoulaye Maiga. AC/MD (AMAP)
L’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma en passe de devenir une agence d’exécution de l’AES
Bamako, 24 mai (AMAP) Le Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) a décidé, samedi, à Bamako, de soumettre à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement un projet de transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. « Le rapport des Experts sur la transformation de l’ALG en Agence d’exécution devrait être déposé dans un délai n’excédant pas deux mois », a précisé le communiqué final lu par la Secrétaire exécutive de l’ALG, Mme Hawa Aw, dans l’une des principales résolutions de la 13ᵉ session extraordinaire du Conseil des ministres, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), en prélude à la 8ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État ou de Gouvernement. Selon la même source, le Conseil a décidé de soumettre à la Conférence des chefs d’État un projet d’acte portant transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. Il avait, auparavant, pris acte du rapport de la réunion préparatoire des experts ainsi que du rapport relatif à l’intégration de l’ALG dans l’architecture institutionnelle de la Confédération des Etats du Sahel (AES). La réunion, présidée par le ministre des Mines du Mali, Pr Amadou Keita, président en exercice du Conseil des ministres, a réuni le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, ainsi que le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine. Les travaux en plénière ont porté sur les conclusions et recommandations de la réunion préparatoire des experts, suivis d’échanges autour des dossiers inscrits à l’ordre du jour. Le Conseil des ministres a, également, décidé de soumettre le projet d’acte mettant fin au mandat de Saidou Oua, précédemment Secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, au président de la Conférence pour signature à titre de régularisation. Il a proposé, également, la régularisation du mandat de Mme Hawa Aw pour le temps qu’elle a exercé en qualité d’intérimaire, ainsi que la nomination d’un administrateur provisoire pour un mandat de six mois en vue de gérer les affaires courantes de l’ALG et coordonner les travaux du Comité d’experts qui sera mis en place. Le Conseil des ministres a décidé de tenir sa 61ᵉ session ordinaire au Niger, conformément aux conclusions de la 60ᵉ session tenue à Ouagadougou. À l’issue du huis clos, le Conseil des ministres a demandé au Mali de désigner un administrateur provisoire et à chaque pays membre de désigner trois personnes pour composer le Comité d’experts dans un délai de 15 jours après cette session extraordinaire. Il a félicité la Secrétaire exécutive et lui a adressé ses remerciements pour les performances réalisées par l’ALG sous son mandat. Rappelons que l’ALG est une des plus anciennes institutions internationales en Afrique. Elle a été créée en 1970 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans le but de promouvoir le développement harmonieux et intégré de la Région du Liptako Gourma, par la mise en valeur, dans un cadre régional, des ressources naturelles existant dans l’espace sahélien. AG/MD (AMAP)
Bal des costumes traditionnels : Le rendez-vous de la diversité du Mali un
Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 24 mai (AMAP) Sous un ciel étoilé, l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB) a vibré, samedi, au rythme du Bal des costumes traditionnels, organisé par l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM). Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, cet événement, porté par le thème : «Culture malienne, unité dans la diversité», a célébré avec éclat la richesse du patrimoine malien. Proclamée Année de la culture par le Président Goïta, 2025 offre un cadre idéal à cette manifestation annuelle de l’ORTM. Des milliers de participants se sont réunis pour célébrer la mosaïque des identités ethniques maliennes, fusionnées en un vivant symbole d’unité nationale. Une innovation marquante de cette édition a été la participation de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES), renforçant les liens régionaux à travers la culture. Dès les premières heures de la soirée, les projecteurs ont illuminé une scène éclatante de couleurs : boubous basin ornés de broderies dorées, tuniques bogolan aux motifs ocre, tenues peules parées de perles et de cauris, et robes en wax inspirées des traditions locales. Le défilé des costumes a mis en lumière la diversité des cultures bambara, peule, tamasheq, dogon, soninké, bwa, sarakolé, minianka, sénoufo et bien d’autres, incarnant pleinement le thème de l’unité dans la diversité. AMBIANCE DE FETE DES SENS – Une atmosphère saturée de parfums envoûtants : l’encens brûlant dans des calebasses, le thé à la menthe servi dans des verres fumants et les arômes alléchants des stands où s’empilaient des plats de tiga dèguè (sauce d’arachide), de fari (beignets de haricot) et d’autres mets traditionnels, attirant les visiteurs dès l’entrée. La musique des djembés, des balafons et des flûtes peules résonnait, portée par une brise douce qui faisait danser les feuilles des flamboyants bordant l’esplanade. À l’écart, des stands illuminés proposaient des bijoux en argent, des étoffes en wax et des sculptures en bois, captivant les curieux. L’enthousiasme était palpable, notamment chez les jeunes. Des groupes de filles en tenue peule, leurs coiffes tressées et ornées de perles multicolores, riaient en se prenant en photo, tandis que des enfants surexcités couraient entre les adultes, imitant avec énergie les pas de danse qu’ils observaient. Sur la scène principale, des troupes de danseurs Minianka, parées de tenues taillées dans de la cotonnade, ont captivé le public avec des chorégraphies puissantes. Les danseurs tamasheq, drapés dans des boubous éclatants, ont enflammé l’assistance au rythme envoûtant du takamba et des sons des ngonis des chasseurs. Les troupes du Burkina Faso et du Niger, invitées dans le cadre de l’AES, ont également émerveillé l’assistance par leur savoir-faire, ajoutant une dimension sahélienne à cette célébration. « Ce bal est une vitrine de notre identité », a déclaré Fatoumata Keïta, étudiante de 19 ans, rayonnante dans une tenue peule. « En 2025, porter ces vêtements, c’est dire au monde que notre culture est vivante et qu’elle nous rassemble. » Un sentiment partagé par Moussa Diarra, enseignant à la retraite, observe la scène, très ému. « L’initiative du président de la Transition de faire de 2025, l’Année de la culture nous rappelle que nos traditions sont un trésor. Ce soir, je vois l’espoir dans les yeux des jeunes », s’est-il réjoui. Pour le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé l’évènement, ce bal illustre pleinement l’objectif de l’An née de la culture, proclamée par le Chef de l’État pour promouvoir le patrimoine malien comme levier d’unité nationale et de développement. Il a souligné le rôle clé des médias dans la valorisation de cette richesse culturelle et a félicité les organisateurs pour le thème choisi, qu’il juge « vecteur de cohésion sociale». « C’est une activité à pérenniser, à renforcer et à poursuivre, car les bonnes choses se bonifient avec le temps», conclut le ministre Alhamdou Ag Ilyène. Le directeur général de l’ORTM, Hassane Baba Diombélé, a salué l’engagement de la jeunesse dans cette initiative présidentielle. Il s’est également réjoui de la participation des délégations de la Confédération AES, et vois dans ce rendez-vous culturel « une illustration de la vision commune des dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger pour harmoniser leurs actions de développement. » Ce bal des costumes traditionnels de l’ORTM a transcendé son statut de simple événement culturel pour devenir un puissant symbole de cohésion, non seulement pour le Mali, mais aussi pour la région sahélienne. En célébrant la diversité tout en affirmant l’unité, l’ORTM a relevé avec brio le pari de valoriser le patrimoine culturel comme un moteur de rassemblement et d’espoir. Le rendez-vous a réuni les ministres de l’Intégration africaine et des Maliens établis à l’extérieur, Mossa Ag Attaher, et de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière était représenté par son chef de cabinet, Nohan Sow. Des représentants du Conseil national de Transition (CNT) et des ambassadeurs accrédités au Mali ont également honoré l’événement de leur présence. ABT/MD (AMAP)
Bamako : Les travaux de libération des lits de marigots ont commencé samedi
Bamako, 24 mai (AMAP) Les travaux de libération des lits et servitudes de marigots à Bamako, ont débuté ce samedi à Lafiabougou Koda, en Commune IV, dans la capitale malienne où les membres de la Commission nationale de libération ont entrepris de démolir plus d’une centaine de concessions (maisons familiales) érigées dans le lit de collecteurs naturels et de cours d’eau, devenus des zones inondables en cas de fortes pluies. Une grue a été mobilisée dès l’aube, appuyée par les forces de l’ordre, pour démolir les installations et dégager les berges du marigot. L’initiative fait suite aux inondations meurtrières survenues au Mali, en 2024, mettant en évidence les dangers liés à l’occupation illégale des zones inondables. L’occupation des lits de marigots est une cause majeure des inondations. Selon Almaïmoune Ag Al Moustapha, conseiller technique au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines et de l’Aménagement du territoire, » les travaux concernent toutes les constructions dans les lits de marigots et leurs servitudes. » « Les servitudes sont toutes les constructions situées dans les lits de marigots et dans une bande de 10 m. Tout ce qui est dans ce périmètre est concerné par cette opération de libération ». Et de déclarer que l’opération intervient après plusieurs séances de sensibilisation. Par ailleurs, Almaïmoune Ag Al Moustapha a indiqué que l’opération concernera 11 collecteurs dans le district de Bamako. Le président de la Commission nationale de libération des lits et servitudes des marigots du District de Bamako, Mahamadou Ouologuem, a assuré que la sensibilisation a porté ses fruits auprès des personnes concernées. IL a, ensuite, indiqué que des mesures d’accompagnement sont mises en place pour les familles et ménages concernés. En ce sens, il a évoqué des frais de relogement forfaitaires couvrant trois mois de loyer. « C’est des montants forfaitaires qui leur seront alloués. Ils concernent ceux qui sont en location », a-t-il précisé. Des familles ont vu leur maison ou des parties de la maison démolies. Sur le terrain, certains déguerpis affirment ne pas avoir été suffisamment avertis ou n’avoir eu que peu de temps pour se réorganiser. « On comprend la nécessité, mais nous aurions voulu plus de délais », se plaint Mamadou Camara, un habitant dont le domicile a été partiellement détruit. Rappelons que cette opération s’inscrit dans un vaste programme gouvernemental visant à prévenir les inondations récurrentes dans la capitale malienne. L’initiative, lancée en mars 2025, concerne également d’autres marigots. TC/MD (AMAP)
Région de Kayes : Une quarantaine de véhicules d’une entreprise chinoise incendiés par une attaque à Tringa-Marena (Ouest)
Kayes, 24 mai (AMAP) Des individus armés non identifiés ont incendié, ce samedi 24 mai 2025, dans la matinée, vers 10 heures, une quarantaine de véhicules appartenant à une entreprise chinoise, lors d‘une attaque sur le tronçon Ségala-Sandaré, à l’entrée du village de Tringa-Marena, Cercle de Ségala, à 87 km de Kayes (Ouest). D’après la Direction régionale des routes de Kayes, il n’y a pas eu de pertes en vies humaines mais, des pertes matérielles. L’attaque a semé la terreur chez les travailleurs de cette entreprise chargée des travaux de réhabilitation de la rtronçon Sandaré/Kayes. sur la route internationale Bamako-Kolokani-Diéma-Dakar qui relie le Mali au Sénégal, un pays côtier. Après avoir eu vent de la mauvaise nouvelle, le mouvement citoyen « Je suis les Routes de Kayes » a exprimé sa profonde indignation « face à cette violence gratuite qui vise à déstabiliser la région et à entraver son développement. » L’entreprise chinoise, « en tant qu’acteur majeur dans la construction de nos infrastructures routières vitales, contribue directement à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Attaquer une telle entité, c’est s’attaquer aux progrès et à la stabilité de la Région de Kayes », indique ce mouvement dans un communiqué relayé par des réseaux sociaux. A travers ce texte, le mouvement « Je suis les Routes de Kayes » exprime sa solidarité aux Forces armées maliennes (FAMa), ainsi qu’à tout le personnel de l’entreprise victime. I Il a lancé un appel aux autorités compétentes pour qu’elles prennent « toutes les mesures nécessaires afin d’identifier les auteurs de ce crime odieux, d’engager des poursuites judiciaires contre eux et de renforcer la sécurité le long de nos axes routiers. » Déjà, dès le 12 mai 2025, une partie des préoccupations de ce mouvement a été pris en compte. Le nouveau Commandant de la Région militaire N°4, le colonel Boubou Bocoum entend œuvrer pour renforcer la sécurité dans la partie septentrionale des régions de Kayes, Nioro et Kita, en concentrant ses efforts sur les zones frontalières de la Mauritanie et du Sénégal. « Les actions futures iront dans le sens des défis à relever. Il y a des enjeux sécuritaires dans la région, à travers les nombreux flux commerciaux sur le plan économique entre, d’une part le Mali et le Sénégal, et d’autre part, entre le Mali et la Mauritanie », a-t-il déclaré à la presse, après le passage de témoin entre lui et son successeur, le colonel Moussa Ongoïba. Il faut rappeler qu’une bonne partie de nos marchandises transite par ces deux pays, notamment le Sénégal, à travers le Port autonome de Dakar (PAD). D’après les statistiques fournies par les services compétents, au moins 500 gros porteurs empruntent cet axe tous les jours. A Kayes, on espère que cette attaque devrait inciter le Département des transports à accélérer les travaux de reconstruction de la voie, en cours depuis 2022, sans oublier la seconde route internationale qui relie Bamako à Dakar, en passant par Kita et Kéniéba au Sud de la Région. Des braquages et autres actes de violences sont aussi commis sur cette deuxième voie. BMS/MD (AMAP)
Présentation de la Zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako
Koulikoro, 23 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP sur place Le PDZSTA -KB est la phase pilote d’un programme de douze agropoles prévues qui s’insère dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) du Mali. Le programme est censé contribuer au renforcement de l’activité économique, notamment dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie et le commerce dans la région de Koulikoro et la zone péri urbaine de Bamako. Son objectif est de contribuer à la réduction des importations des produits agro-alimentaires et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Mali, à travers la création de pôles de développement agro-industriels porté par le secteur privé ; développer la transformation, la valorisation et la commercialisation des produits agricoles; augmenter les investissements dans la transformation agro-alimentaire, réduire les importations des denrées alimentaires ; rehausser la valeur ajoutée des exportations agricoles maliennes. Le programme couvre trois Cercles, à savoir Kangaba, Kati, Koulikoro et le district de Bamako avec une population de 1,6 million d’habitants dont au moyen 79% sont occupés par l’agriculture. Dans cette Région se trouvent les communautés les plus vulnérables du pays du fait de la dégradation alarmante des ressources naturelles, du changement climatique, de la perception erronée de l’orpaillage et de la migration comme activité de prospérité. Le site prévu pour la Zone spéciale de transformation agro-industrielle (ZSTA) est situé dans la zone industrielle de la Commune rurale de Bancoumana, relevant du Cercle de Kati et la Région de Koulikoro. Bancoumana se situe à 53 km au sud de Bamako et est facilement accessible par la RN26 reliant Bamako à Kangaba. Le site est distant de 2,5 km de la ville et à environ 200 mètres de la RN26. Il s’étale sur une superficie de 200 ha (2000 X1000 m). Les installations prévues à l’agropole de Bancoumana occuperont environ 164 hectares et seront composées d’un parc agro-industriel, une zone industrielle et des activités connexes, une zone logistique et pôle qualité, une zone d’extension future, des espaces verts, des parkings, des voiries. La commune de Bancoumana s’est dotée d’un Schéma directeur d’urbanisme approuvé par le décret N 0880 P-RM du 23 Novembre 2016 et adopté en conseil des ministres le 23 janvier 2017. AD/MD (AMAP)
Koulikoro : Mission de supervision de la Banque africaine de développement pour appuyer l’exécution du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako
Koulikoro 22 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation Agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP. La mission conduite par Dr Samba Tounkara, avait aussi pour objectifs d’accélérer le rythme d’exécution des activités du projet, de s’enquérir du niveau d’exécution du projet, d’échanger avec les autorités responsables du suivi du projet. « Nous sommes réunis ce matin (Ndrl : jeudi) pour parler et prendre une décision définitive sur un problème qui, depuis presque un an, est devenu un blocage de cet important projet de développement et de transformation agro industrielle de Bancoumana dédié à la mise en œuvre des activités de l’Agro Parc », a fait savoir le directeur de cabinet du gouverneur, Mohamar Haïdara. « Jusqu’à ce jour, rien n’a été fait en termes de travaux, à cause de l’opposition des membres de trois familles empêchant le démarrage des activités par les experts recrutés, l’unité de coordination, les partenaires et les autorités », a expliqué M. Haïdara. Bancoumana, dans la Région de Koulikoro, est un site du projet PDZSTA-KB destiné á accueillir un pôle de développement agro-industriel porté par le secteur privé. La construction de cette infrastructure est censée agir sur les facteurs de fragilité liés à la migration dans la Région de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, par la sédentarisation des populations. Ce projet devrait permettre de réaliser 35 usines, des routes, des écoles, des stations d’épuration, des centres d’agrégation pour un financement de près de 13 milliards de Fcfa et de générer plus de 8 000 emplois, entre autres. Pourtant selon le coordinateur du programme, Demba Sidibé, « tout allait bien depuis le démarrage du projet. » « Il n’y a pas eu d’obstacles si bien qu’on a signé les contrats de construction, les contrats d’études d’impa ct environnemental, le contrat pour le géomètre. C’est à la délimitation du site du projet que les oppositions sont apparues empêchant le géomètre de faire son travail », a précisé Demba Sidibé. « Si le site n’est pas délimité, nous ne pouvons rien faire, parce que c’est à partir de là que toutes les activités vont commencer», a regretté le coordinateur du PDZSTA -KB, Demba Sidibé. Malgré l’intervention des autorités locales, des communautés de bonnes foi et les bonnes et sages dispositions envisagées par le gouverneur, les opposants sont restés sur leur position et n’ont répondu à aucune convocation de l’autorité régionale. Il faut rappeler qu’en dépit des efforts consentis par les autorités du pays et par la BAD, le démarrage des travaux reste toujours bloqué. Le 11 juin est la date butoir du démarrage des travaux. C’est pour cela que les risques d’annulation des financements planent sur le projet à cause de ce blocage qui met en retard toutes les activités planifiées et programmées, alors que la BAD a prolongé l’exécution du projet à 2027. Au cours de cette rencontre, les associations et organisations démocratiques, les chefs de village de trois zones ont réaffirmé leur adhésion au projet et ont demandé aux autorités de prendre leurs responsabilités, avant de remercier le gouverneur de la Région, pour tous les efforts consentis pour convaincre les opposants. AD/MD (AMAP)
Médias: Premier atelier intensif SputnikPro, pour des journalistes de l’ORTM et de MaliJet
Bamako, 23 mai (AMAP) Des journalistes de l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM) et du portail d’information MaliJet ont suivi le cours pratique intensif SputnikPro de deux jours par vidéo-conférence, rapporte, vendredi, l’Agence de presse internationale Sputnik. Les participants à Bamako ont été accueillis par Zarah Walet Hamed Idda, représentante du ministère de la Communication, de l’économie numérique et de la modernisation de l’administration de la République du Mali. Le programme, très chargé, comprenait des master classes sur le journalisme multimédia et l’utilisation d’outils d’Intelligence artificielle (IA) par la directrice de Sputnik Afrique, Victoria Boudanova, et la rédactrice senior de Sputnik Afrique, Anna Kalinkina. Au cours des séances pratiques, les journalistes maliens ont réalisé des montages vidéo, des sous-titrages, des traductions et des voix off à l’aide de l’IA. Le cours a été animé par Anastasia Alyamovskaïa, responsable des projets de la direction de la coopération internationale de Sputnik. « C’est la première fois que nous travaillons de manière aussi interactive et dynamique, malgré le format à distance. Des collègues maliens ont suggéré d’inclure le thème du leadership féminin dans les médias dans notre programme éducatif », a déclaré Victoria Boudanova. « Pour le Mali, où la tendance est à l’augmentation du nombre de femmes aux postes de cadres moyens et supérieurs, ce sujet est très pertinent. Nous avons été ravis de répondre aux questions de nos collègues et de partager nos expériences »,a ajouté la directrice de Sputnik Afrique. L’ORTM est le radiodiffuseur du service public du Mali, responsable de la diffusion télévisuelle et radiophonique dans le pays. Il comprend des chaînes de télévision et des stations de radio nationales. L’ORTM est la principale source d’information, de programmes éducatifs et culturels pour les téléspectateurs et auditeurs maliens. SputnikPro est un projet éducatif international dans le domaine des médias, initié par l’Agence de presse internationale Sputnik. Il s’agit d’un système de séminaires, de conférences et d’ateliers uniques pour les journalistes, les attachés de presse, les blogueurs et les étudiants seniors des départements spécialisés des universités, dispensés par des professionnels des médias russes et étrangers, les experts et les principaux spécialistes de l’agence. Depuis 2018, des formations ont eu lieu en présentiel dans 24 pays et en ligne dans plus de 80 pays. Le nombre de participants à SputnikPro dépasse les 12 700 personnes. MD (AMAP)
4ème édition du Facej Sugu : Ce sera du 29 mai au 1er juin 2025
Bamako, 22 mai (AMAP) La 4ème édition de la Foire des jeunes entrepreneures du Mali, aura lieu à la place du Cinquantenaire, du 29 mai au 1er juin, sous le thème « Entrepreneuriat vert et féminin, Facej Sugu 4 », ont annoncé, ce vendredi, les responsables du projet « Facej Sugu » Au cours d’une conférence de presse au ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, les organisateurs ont déclaré que le Facej Sugu, initié en 2021 par le Fonds d’appui à la création d’entreprise par les jeunes (FACEJ), s’est imposé comme un évènement clé pour célébrer l’entrepreneuriat des jeunes au Mali. Cette foire, qui marque aussi le financement des premières entreprises bénéficiaires du programme, constitue une vitrine des succès réalisés depuis le lancement du projet en 2019 ». D’après les responsables de FACEJ Sugu, grâce au soutien de l’ambassade du Danemark et des Pays Bas, plus de 1 800 ont déjà été créés et accompagnées à travers le pays. La phase II du projet en cours jusqu’en 2027, ambitionne d’appuyer 1 500 entreprises supplémentaires, renforçant ainsi la dynamique entrepreneuriale nationale. Dans la continuité de ses précédentes éditions, le FACEJ Sugu 4 offre une plateforme de visibilité aux jeunes entreprises soutenues par le programme, tout en favorisant les échanges, les opportunités de financement et le renforcement des compétences entrepreneuriales. Selon le secrétaire général du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Drissa Guindo, l’entrepreneuriat joue un rôle important dans l’amélioration de la croissance économique et le développement d’un pays. « C’est un levier important de la diversification et de la transformation économique du pays », a-t-il dit. « La pertinence de l’approche du FACEJ, dit-il, n’a pas échappé à l’attention des participants aux Assises nationales de la refondation qui, dans le relevé de leurs conclusions (CSRE 2022-2031), ont recommandé la création d’un ministère dédié à l’Entrepreneuriat national et l’élaboration d’une Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat. ST/MD (AMAP)

