Mali : L’orpaillage suspendu du 15 juin au 30 septembre 2025 (Ministre des Mines)
Bamako, 2 juin (AMAP) Le ministre des Mines, Amadou Keïta, a annoncé, jeudi 29 mai 2025, la suspension des activités d’orpaillage sur l’ensemble du territoire malien, du 15 juin au 30 septembre 2025, conformément à l’Arrêté interministériel du 1er juillet 2015. Dans un communiqué officiel, rendu public le 3 juin 2025 sur la page Facebook du ministère, M. Keita a appelé les autorités administratives des districts miniers, les chefferies coutumières, les organisations de presse et les exploitants des localités concernées « à collaborer pour assurer le respect strict de cette disposition pendant la période indiquée. » OS/MD (AMAP)
Affaire de « l’achat de l’avion présidentiel et équipements militaires » : L’ancienne ministre Mme Bouaré Fily Sissoko à la barre
Bamako, 04 juin (AMAP) Suspendu lundi pour raison de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko, le procès dans l’affaire « Achat de l’avion présidentiel et équipements militaires », a bien repris hier, mardi, à la Cour d’appel de Bamako, en présence de certains accusés et des témoins importants dont l’ancien Premier ministre Moussa Mara a constaté l’AMAP. Après la vérification des identités, le retrait des témoins de la salle d’audience pour une autre pièce aménagée et la lecture de l’Arrêt de renvoi du dossier, le président de l’audience, Bamassa Sissoko, a demandé à Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre des l’Économie et des Finances, au moment des faits, installée dans un fauteuil adapté à la circonstance, de réagir par rapport au contenu de l’arrêt qui retrace les manquements reprochés aux 11 accusés dans cette affaire. Il s’agit, entre autres, de « faux et usage de faux en écriture », « atteinte aux biens publics », « corruption et favoritisme »… tournant autour d’un manque à gagner d’environ 55 milliards de Fcfa. Le juge de siège a aussi signalé l’extinction des poursuites contre feu Soumeylou Boubeye Maïga, ancien Premier ministre, pour cause de décès. Aussitôt, l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances a demandé une permission de 10 minutes pour aller prendre ses médicaments et se reposer un peu. Le président de l’audience, après l’avis favorable du ministère public, a suspendu le procès à 12h 02mn pour permettre à l’accusée d’aller prendre ses médicaments. À la reprise vers 13h 30 mn, le juge Bamassa Sissoko a fait comprendre que les débats du jour vont concerner, uniquement, le contrat d’achat de l’avion présidentiel et que les contrats des équipements militaires seront débattus les jours suivants. À la question de savoir pourquoi, en tant que ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré n’a pas déconseillé le Chef de l’État d’alors par rapport à l’achat de cet avion, eu égard aux difficultés financières du moment. Elle a répondu que le Président, feu Ibrahim Boubacar Keïta avait informé le gouvernement lors du Conseil des ministres de son intention d’acquérir un avion de commandement pour l’honneur du Mali. Mais, surtout, pour faire de l’économie sur les frais de location pour ses déplacements qui coûtaient environ 300 millions de Fcfa par vol au Trésor public, y compris le changement permanent de l’équipage. Toute chose qui, selon elle, « mettait à rude épreuve la confidentialité de l’action gouvernementale puisque très souvent, il arrivait que le Président travaille avec certains ministres en plein vol. » Pour sa part, le représentant du parquet, Kokè Coulibaly, a tenu à connaître le coût réel de l’acquisition de l’avion présidentiel. « À la date du 23 décembre 2014, le montant total de l’acquisition de l’avion était d’environ 21,5 milliards de Fcfa », a répondu Mme Bouaré Fily Sissoko. Kokè Coulibaly a voulu aussi comprendre comment, la ministre de l’Économie et des Finances a ordonné le décaissement des 21,5 milliards de Fcfa représentant le prix d’achat et des factures supplémentaires liées à des dépenses d’exploitation et de réaménagement de l’avion avec les Sceaux et les Armoiries de l’État pour des contrats qui lui sont parvenus déjà signés. En réponse, l’ancienne ministre chargée des Finances a expliqué qu’elle a été mise en marche forcée puisque le contrat d’achat qui a été élaboré par le ministre de la Défense d’alors, feu Soumeylou Boubeye Maïga, était couvert par le sceau du Secret défense. « Car ce dernier était le seul membre du gouvernement habilité à passer des contrats en dehors du champ de vérification ordinaire du Code des marchés publics. » « L’avion présidentiel entre dans le cadre de la sécurité du Président de la République », a-t-elle argumenté. Les questions des conseillers de la Cour ont porté essentiellement sur la non-conformité du contrat d’achat de l’avion présidentiel qui ne rentre pas, à leur avis dans le cadre du secret défense. Pour le parquet général, Mme Bouaré Fily Sissoko en tant que garante des deniers publics aurait dû refuser d’ordonner les décaissements pour motifs de non-conformité aux règles de passation des marchés publics. L’accusée a rétorqué, en expliquant que le rôle d’un ministre des Finances n’est pas d’agir dans le sens du blocage de l’action gouvernementale, puisque le président de la République a exprimé l’urgence d’acquérir un avion. Suite à une nouvelle sollicitation de pause exprimée par Mme Bouaré Fily Sissoko, l’audience a été suspendue pour reprendre ce mercredi 4 juin. AT/MD (AMAP)
Oeuvres sociales du président de la Transition : de l’énergie solaire pour les Centres de santé communautaire de Daoudabougou et Sabalibougou
Bamako 03 mai (AMAP) Les Centres de santé communautaire (CSCOM) de Daoudabougou et de Sabalibougou, en Commune V du district de Bamako, ont été dotés en installations solaires dont l’inauguration a eu lieu, mardi 30 avril, sous la présidence du conseiller spécial ,Aguibou Dembélé, en charge des Oeuvres sociales du président de la Transition, a constaté l’AMAP. L’objectif principal de cette initiative est de permettre à ces structures sanitaires de fonctionner de manière autonome, sans interruption, notamment en cas de coupure d’électricité. Une action saluée par les bénéficiaires et les responsables locaux. « Aujourdhui, nous avons inauguré des installations solaires dans deux CSCOM, à travers les Oeuvres sociales du président de la Transition, Assimi Goita. Le présiddent a tenu à doter ces centres d’une source d’énergie fiable pour améliorer la qualité des services de santé aux populations », a déclaré M. Dembélé. Il a invité les bénéficiaires à veiller à l’entretien des équipements. « Une campagne de formation sera bientôt lancée au profit des agents de santé afin qu’ils puissent réparer les petites pannes, sans attendre l’intervention de techniciens », a-t-il ajouté. Selon le maire Amadou Ouattara, cette action s’inscrit pleinement dans le programme des ambitions énergétiques porté par les autorités de la Transition. « Elle témoigne de la volonté du Président de la Transition de renforcer l’autonomisation énergétique des infrastructures socio-sanitaires », a-t-il déclaré. Il a. également, souligné que la mise en place du système photovoltaïque dans ces CSCOM marque une avancée majeure dans la sécurisation de l’accès à l’énergie dans les structures sanitaires de proximité. Au nom des bénéficiaires, le président de l’Association de gestion du CSCOM de Daoudabougou, Soumaila Ballo, n’a pas caché sa joie en confiant que leur « centre de santé faisait face à de grandes difficultés énergétiques. » Les agents de santé ont été souvent obligés de travailler avec des torches ou à la lumière de leurs téléphones portables. Il a, aussi, rassuré sur la bonne utilisation des équipements. « Nous avons reçu 42 panneaux solaires et 4 batteries au lithium. Nous en ferons bon usage pour encourager le président à poursuivre ses Oeuvres sociales », a assuré M. Ballo. Sur la même lancée que ses prédécesseurs, le président de l’Association de gestion du CSCOM local de Sabalibougou, Mahamadou Togo, a rappelé les nombreux défis auxquels ils étaient confrontés. « Cela fait plus d’un an que nous vivions dans des difficultés liées à l’énergie. Nous avons dépensé plus d’un million de francs CFA en carburant pour faire fonctionner les groupes. Aujourd’hui, ces panneaux solaires vont nous permettre de travailler en continu, Ce qui est un immense soulagement pour le personnel comme pour les patients » a-t-il ajouté. MMD/MD (AMAP)
Kangaba : le préfet du cercle sensibilise contre les risques d’accident à la veille de Tabaski
Kangaba, 03 juin (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a convoqué, mardi, une rencontre pour réfléchir sur des solutions immédiates afin de réduire et minimiser les risques d’accident de la circulation au maximum, en cette veille de fête qui est généralement une situation alarmante marquée par des drames. Les statistiques de secours, de mai 2025, fournies aux autorités administratives et politiques de Kangaba par le lieutenant sapeur-pompier, Djibril Coulibaly, chef de poste de secours routier, font état de 15 sorties avec un bilan de 47 victimes dont 30 blessés et 01 décès. Les solutions préconisées par les uns et les autres ont porté essentiellement sur la sensibilisation et la répression. A cet effet, le préfet a publié un communiqué officiel dans lequel il rappelle aux populations du Cercle de Kangaba que « les veilles de fête sont marquées par des accidents de la circulation entraînant souvent des pertes en vies humaines. » Pour prévenir ces accidents, les populations doivent obligatoirement respecter les mesures sécuritaires suivantes : « interdiction des excès de vitesse, de l’usage du téléphone au volant, de la surcharge des véhicules, des supports à trois sur les motos, de hausse des tarifs des transports. » La rencontre a pris fin par une mini caravane de sensibilisation qui a conduit les participants aux sièges des syndicats et au poste de sécurité, à la sortie de la ville, pour faire passer les messages du communiqué. La copie du communiqué a été envoyée à la radio locale pour une large diffusion. Ont pris part à la rencontre, les maires des communes du Minidian, du Kaniogo et du Nouga qui longent la Route nationale (RN) 24, les responsables des services de sécurité, les syndicats de transporteurs routiers et leurs collègues de tricycles et motos taxi. SD/MD (AMAP)
Ségou : Instauration de trente (30) jours de couvre-feu à partir de ce mercredi (officiel)
Ségou, 03 juin (AMAP) Un couvre-feu d’une durée de trente jours, renouvelables, en vigueur chaque nuit, de 21 heures à 6 heures du matin, est instauré sur l’ensemble du territoire de la Région de Ségou (Centre), à partir du mercredi 4 juin 2025, annonce un communiqué signé par le Directeur de cabinet du Gouverneur de la région et rendu public mardi. Pendant « toute la période concernée, la liberté de circulation des personnes ainsi que celle de tous les engins de transport est strictement restreinte, selon la décision. » Elle précise, toutefois, que les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité, ainsi que les ambulances munies d’un ordre de mission, ne sont pas concernés par cette mesure. « Le Commandant de la Zone de Défense n°2, le Commandant de la Région n°4 de la Gendarmerie nationale, le Commandant de la 4ᵉ Région de la Garde nationale, ainsi que les Directeurs régionaux de la Police nationale et de la Protection civile sont, chacun, chargés, en ce qui les concerne, de l’application de la présente décision », indique le communiqué officiel. Selon Boureima Ongoïba, directeur de Cabinet du Gouverneur, cette mesure fait suite à une demande des autorités militaires. « Elle intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire, marqué par une menace persistante et des informations faisant état de l’infiltration d’individus armés. L’objectif est de permettre à l’armée de manœuvrer librement, d’effectuer des patrouilles et de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sécurisation des personnes et de leurs biens », a-t-il expliqué. Il a, également, précisé qu’il s’agit là de mesures préventives. « Loin de restreindre les libertés des citoyens, il est question de garantir la sécurité de tous, en permettant aux forces de défense d’agir avec efficacité et sans risque de victimes collatérales », a-t-il souligné. Le directeur de Cabinet du Gouverneur a lancé un appel pressant à l’endroit de la population, l’invitant « à observer scrupuleusement les dispositions du couvre-feu, qui n’a d’autre finalité que (leur) protection et celle de leurs biens ». À noter que dans la matinée de ce mercredi, des détonations ont été entendues dans la ville. Selon nos sources, des individus s’apprêtaient à lancer des engins explosifs. ADS/MD (AMAP)
Mali Météo : Une semaine du 2 au 8 juin 2025 marquées par la chaleur et des pluies isolées
Bamako, 2 juin (AMAP) L’ Agence Mali Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, a publié, lundi 2 juin 2025, à Bamako ,ses prévisions météorologiques pour la semaine du 2 au 8 juin, annonçant une hausse des températures et des pluies isolées à travers le Mali. « Nous anticipons des conditions météorologiques variées, nécessitant vigilance et suivi des mises à jour », rapporte un communiqué du ministère des Transports et des Infrastructures. La semaine débutera avec un ciel peu nuageux, évoluant vers un ciel nuageux à localement couvert en fin de semaine. Les vents de mousson domineront, sauf dans la région de Taoudéni (Nord), où des conditions plus sèches persisteront. « Ces vents de mousson favoriseront des épisodes pluvieux, particulièrement en fin de semaine », précise Mali Météo. HAUSSE DES TEMPERATURES – Les températures connaîtront une augmentation significative. Les maximales varieront entre 36°C et 45°C, tandis que les minimales se situeront entre 21°C et 32°C. Cette chaleur intense touchera particulièrement les régions du Nord et du Centre, où des précautions seront nécessaires. La poussière en suspension réduira la visibilité dans les régions du Nord et du Centre. « Les habitants doivent prendre des mesures pour leurs déplacements et leur santé respiratoire face à ce phénomène », recommande l’agence. Des activités pluvio-orageuses isolées sont attendues, principalement en fin de semaine, dans la plupart des régions. Ces précipitations pourraient impacter les activités agricoles et extérieures, bien qu’elles restent localisées. Mali Météo exhorte la population à rester prudente et à consulter les bulletins météorologiques sur les plateformes du ministère des Transports et des Infrastructures. « Des actualisations seront effectuées si nécessaire pour garantir la sécurité de tous », assure l’agence. Face à ces prévisions, les Maliens sont invités à s’adapter aux conditions changeantes, combinant chaleur intense, poussière, et risques de pluies, tout en restant attentifs aux mises à jour officielles. OS/MD (AMAP)
L’affaire d’achat de l’avion présidentiel : Le procès a repris ce mardi, par la lecture de l’arrêt de renvoi
Bamako, 3 juin 2025 (AMAP) L’audience du procès de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, a repris, mardi, à Bamako, devant la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers, pour être suspendue, aussitôt après la lecture, de 10h 45 à 11h 55 environs de l’acte de renvoi pendant une heure de temps L’accusée, Mme Bouaré Fily Sissoko, a demandé à la Cour quelques minutes de repos. Et aussi pour relire l’acte de renvoi. Après consultation de ses conseillers et l’avis favorable du représentant du Parquet général, Koké Coulibaly, le président d’audience, Bamassa Sissoko, a suspendu l’audience à 12h 02 pour une trentaine de minutes. La reprise est attendue incessamment Cette reprise du procès, aujourd’hui mardi, fait suite à une autre suspension, hier lundi, La composition de la Cour a été réaménagée : deux des quatre conseillers ont été remplacés. Avec la reprise du procès, une vingtaine de témoins de premier plan seront entendus, parmi lesquels : Moussa Mara et Oumar Tatam Ly, anciens Premiers ministres et Madani Touré, ex-ministre du Budget au moment des faits. Des hauts gradés de l’Armée malienne et d’anciens ministres sont également cités dans cette procédure de « détournement et d’atteinte aux bien publics « pour un montant d’environ 130 milliards de Fcfa ou, selon d’autres sources, de plus de 88 milliards Fcfa injectés dans des contrats controversés. Les faits remontent à 2014 sous le pouvoir du défunt président, Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Le 22 mai 2025 devant la même Cour d’assises spéciale, Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre malienne de l’Économie et des Finances, est arrivée à son procès allongée sur une civière, recouverte d’un drap. Avant cette nouvelle phase du procès, ses avocats avaient alerté la Cour sur son état de santé, plaidant pour un report ou un aménagement des conditions de comparution. Ces demandes ont été refusée par la juridiction criminelle. Transportée en ambulance médicalisée, de Bouaré Fily Sissoko est entrée dans la salle d’audience, pâle et immobile, allongée sur une civière. Sa présence dans ces conditions a suscité une vive émotion, certains membres du public ont quitté la salle en larmes. La scène de Bouaré Fily Sissoko sur une civière a suscité des réactions devant un tel événement qui ne s’est jamais produit dans un procès d’envergure au Mali. Et des interrogations sur l’équilibre entre justice et humanité, notamment dans les procès impliquant des personnalités politiques. L’ancien ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly, a exprimé son indignation dans une tribune intitulée « Tempérance pour Bouaré Fily Sissoko ». Il s’est dit profondément « peiné de voir une femme âgée ayant servi l’État, allongée sur une civière devant ses juges. » Il a suggéré un système de vidéoconférence, permettant à l’accusée de suivre et participer aux débats depuis l’hôpital, à condition que son état le permette et dans le respect de sa dignité. « Que Dieu confère aux sages de la Cour d’assises spéciale la lucidité de percevoir ce qui est juste, le courage de le défendre et la volonté de l’appliquer », a-t-il écrit. ST/MD (AMAP)
Cercle de Kangaba : Mission de l’ANPE pour la mise en œuvre de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi
Kangaba, 02 juin (AMAP) Une mission de la Direction régionale de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) de Koulikoro, conduite par son Directeur, Ibrahima Garango, a effectué une visite de terrain et de prospection dans la Commune rurale de Nouga, dans le Cercle de Kangaba (Ouest), dans le cadre de la mise en œuvre des activités de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi du Plan de travail annuel 2025 de la Direction régionale de l’ANPE. Accompagné par ses chefs de service de l’intermédiation et de la promotion de l’emploi, le Directeur régional s’est rendu, précisément à Samaya et Niaouléni, sur la rive droite du fleuve Niger et à Banankoro sur le site minier de la société minière de Bagama Mining. situé sur la rive droite. A Samaya et à Niaouléni, deux localités d’orpaillage par excellence, les visiteurs ont échangé avec les autorités locales et les orpailleurs sur leurs outils de travail, les offres de services, le mécanisme de financement des projets, les revenus et les difficultés. A Banankoro, sur le site minier de Bagama Mining, le Directeur régional et sa suite ont été reçus par le chef des Ressources humaines de l’entreprise. Les échanges ont porté sur l’immatriculation des employés de la mine, le partage d’informations relatives au recrutement et les propositions sur un éventuel accompagnement dans la réalisation d’Activités génératrice de revenus (AGR) au profit des femmes et des jeunes. En organisant cette visite de prospection dans le Cercle de Kangaba, la Direction régionale de l’ANPE de Koulikoro souhaite reprendre la main dans le dispositif de l’intermédiation dans la Région. Il s’est agi de faire connaître d’avantage l’ANPE et ses missions, d’identifier et recenser les besoins des entreprises en vue de leur satisfaction, d’acquérir des offres d’emploi au profit des demandeurs d’emploi, de convaincre les entreprises sur les assises juridiques et administratives de l’intermédiation des travailleurs de l’ANPE, de communiquer sur les offres de services de l’ANPE et d’expliquer l’importance des statistiques sur l’aide à la prise de décision par les autorités compétentes. A l’issue de la visite de prospection le chef de mission et sa suite se sont dit pleinement satisfait. Selon M. Garango, cette mission a permis aux structures visitées de mieux comprendre la nouvelle vision de la Direction régionale de l’ANPE, de créer un nouveau partenariat entre l’ANPE et les entreprises nouvellement créées. Elle a permis, aussi, de pérenniser les liens de bonne collaboration avec les entreprises déjà existantes, d’identifier les différentes entreprises de la localité, d’échanger avec différents promoteurs sur leurs besoins en formation, en main d’œuvre et éventuellement en stagiaires. SD/MD (AMAP)
Sikasso : Le festival international triangle du balafon prévu les 9, 10 et 11 octobre 2025(Ministère chargé de de la Culture)
Sikasso, 03 juin (AMAP) Une délégation du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a annoncé la tenue de la 9ème édition du Festival international triangle du balafon à Sikasso, les 9, 10 et 11 octobre prochains, dates provisoires. En séjour, la semaine dernière, dans la Cité verte du Kénédougou, la délégation, composée du directeur national de l’action culturelle, Alamouta Danioko et du Conseiller technique du ministre de la culture, Abdoulaye Diombana, a également expliqué les enjeux et les attentes par rapport à cette grande compétition de balafongistes du Mali, Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et d’ailleurs. « Notre motivation, c’est l’année de la Culture. C’est donc la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », a affirmé le conseiller technique Abdoulaye Diombana. Les autorités, selon lui, ont décidé de faire revivre le Festival triangle balafon dans la Région de Sikasso. Il a invité la population de Sikasso « au bon accueil et à tout faire pour que ce festival soit une réussite. » Pour sa part, le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Danioko a précisé que Sikasso est considéré comme « la capitale du balafon. » Le balafon, à ses dires, reste l’identité de la région. A cet effet, il a rappelé la construction du monument du balafon sur la route de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) dans la ville de Sikasso. Toute chose qui fait de la région, la capitale du balafon. Selon lui, Sikasso est sous les projecteurs depuis l’annonce du festival. Faisant le point des préparatifs de l’évènement, Alamouta Danioko a dit que les termes de références ont été élaborés. Ils sont à pied d’œuvre pour bien mener le reste des préparatifs. De son côté, le président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba,a indiqué que la population avait la nostalgie du Festival international triangle du Balafon dont la dernière célébration date de 2017. « C’est un honneur pour la Région de reprendre le festival. On fera de notre mieux pour que l’évènement soit à la hauteur des souhaits », a confié M. Bamba. Et d’inviter toute la population ainsi que tous les balafonistes à s’impliquer davantage pour la réussite de la fête. « Nous préparons cet évènement avec beaucoup de patriotisme et de fierté. Sikasso est déjà dans les activités de l’année de la Culture. Le Testival international triangle du balafon ne viendra que renforcer cela », a souligné le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly. A l’issue des échanges, les préoccupations des participants ont porté sur les critères de sélection des pays participants, la construction du balafon, le dispositif sécuritaire etc. La réunion de la délégation avec les acteurs culturels a été présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly. Ont pris part à la rencontre le président du Conseil régional, Yaya Bamba, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Oumar Goïta et des forces vives de Sikasso. MFD/MD (AMAP)
Tabaski à Bamako : Entre ferveur religieuse et vie chère
Par Souaré Coulibaly Bamako, 02 juin (AMAP) À l’approche de la fête de Tabaski, Bamako s’anime dans une ambiance de préparatifs intenses. Entre les marchés bondés, la hausse des prix et le respect des obligations religieuses, les habitants jonglent avec leurs contraintes économiques pour célébrer cette fête majeure, symbole de sacrifice et de partage. À quelques semaines de l’Aïd-El-Kebir (Tabaski), les marchés de Bamako, comme celui de Faladiè, l’un des plus grands de la capitale, grouillent d’activité. Sous les bêlements des moutons, éleveurs, revendeurs et clients négocient âprement les prix des bêtes, élément central du rituel de Tabaski. Les prix des moutons varient cette année entre 100 000 et 300 000 FCFA, selon l’embonpoint et la race. Seydou Traoré, éleveur, explique : « Les prix sont plus élevés cette année à cause du coût du transport et de l’alimentation des animaux. Ce bélier, je le vends à 250 000 FCFA. » Dans les marchés de Médina-Coura et Dabanani, l’ambiance est tout aussi animée. Les clients affluent pour acheter vêtements, tissus, bazins, chaussures et accessoires. Certains achètent en gros pour revendre, tandis que les cris des vendeurs rythment les lieux. VIE CHERE, L’OBSTACLE MAJEUR – La hausse des prix complique les préparatifs. Les commerçants, selon certains témoignages, profitent de l’approche de la fête pour augmenter les tarifs. Mamie Dabou, mère de trois enfants, déplore : « Les condiments coûtent 10 000 Fcfa pour une petite quantité. Je dois attendre avant d’acheter les accessoires pour mes enfants. » Malgré ces difficultés, le devoir religieux reste prioritaire. Madou Coulibaly, père de famille, confie : « C’est cher, mais on ne peut pas fêter sans mouton. On économise des mois pour ce sacrifice. » Les couturiers, comme Alassane Camara à Kalaban-Coura, sont débordés. « Pas de repos, on dort à peine. Ce moment est crucial pour notre chiffre d’affaires », explique-t-il, concentré sur ses boubous traditionnels. En cas de coupure d’électricité, certains utilisent des groupes électrogènes ou des machines manuelles pour honorer les commandes avant la fête. Dans les mosquées et les foyers, l’esprit de Tabaski domine. Les imams appellent à la prière, au jeûne et à la générosité envers les plus démunis. Les femmes, quant à elles, planifient menus et courses, achetant condiments et accessoires pour leurs enfants, malgré les prix élevés. À Bamako, la fête de Tabaski incarne un équilibre fragile entre contraintes économiques et ferveur religieuse. Malgré la vie chère, les habitants s’efforcent de préserver les traditions de sacrifice et de partage, faisant de cette célébration un moment de communion et de solidarité. SC/OS/MD (AMAP)

