Kangaba : Mission d’information et de sensibilisation sur la situation du réseau électrique
Kangaba, 8 août (AMAP) Une délégation de la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM), conduite par le directeur des Ressources humaines, Ousmane Traoré, a tenu Kangaba (Ouest), jeudi, pour une séance de travail avec les autorités administratives et locales afin d’échanger sur les perturbations du réseau électrique affectant la ville, a constaté l’AMAP. Depuis près de deux mois, Kangaba subit des coupures d’électricité régulières, plongeant la ville dans l’obscurité de 21 heures à 6 heures du matin. Une première rencontre avec les forces vives locales n’avait pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, les explications du chef de centre EDM de Kangaba ayant été jugées insuffisantes. Face à cette situation persistante, la Direction générale d’EDM a dépêché une mission d’information et de sensibilisation, accompagnée de responsables du département de maintenance du réseau, tous membres du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’électricité (SYNACOME. Cette délégation a engagé un dialogue approfondi avec les forces vives de Kangaba, lors d’une rencontre au cours de laquelle, les participants ont exprimé leur exaspération face aux coupures nocturnes prolongées. Les techniciens de l’EDM-SA, spécialisés dans l’entretien et la maintenance des lignes et des postes électriques, ont fourni des explications techniques détaillées. Le chef de la mission, Ousmane Traoré, a rassuré l’assemblée en affirmant l’engagement d’EDM à résoudre les problèmes d’approvisionnement électrique à travers le Mali. « Notre mission est d’écouter les préoccupations, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de mettre en œuvre des solutions adaptées », a-t-il déclaré. Il a précisé que des équipes techniques sont mobilisées depuis une semaine pour diagnostiquer le réseau, examiner les postes et les lignes, et apporter des solutions concrètes. Le chef de la mission s’est montré optimiste, espérant une résolution définitive du problème dans les jours ou semaines à venir. Cet espoir a été partagé par le premier adjoint au préfet du Cercle de Kangaba et les autres participants. SD/OS/MD (AMAP)
𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐞 1𝐞𝐫 𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐞́𝐥𝐚𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟
𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨, 7 août (AMAP) Le ministre malien de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, a lancé, jeudi, à Bamako, un appel à une mobilisation accrue des ressources auprès des partenaires techniques, bilatéraux, multilatéraux et privés pour les actions humanitaires, indique le ministère de la Santé et du Développement social du Mali dans un communiqué. « Notre devoir collectif est de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux réalités de nos pays », a déclaré le ministre Kassogué, s’adressant à la 1ère édition du Forum humanitaire des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Saluant l’engagement et le courage des acteurs humanitaires, tant nationaux qu’internationaux, « qui interviennent souvent dans des conditions extrêmement périlleuses », il a lancé un appel solennel aux partenaires techniques et financiers bilatéraux, multilatéraux et privés afin de : mobiliser davantage de ressources pour répondre efficacement à l’ampleur des besoins ; adapter les mécanismes de financement aux réalités locales ; soutenir les solutions durables initiées par les États de la région. La capitale malienne, accueille, du 7 au 9 août 2025, ce forum ouvert pour trois jours au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour renforcer la coopération sous-régionale en matière d’action humanitaire et à identifier des mécanismes innovants et durables de financement. Placée sous le haut parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi GOÏTA, la rencontre régionale se tient autour du thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement dans l’espace AES : Enjeux, Défis et Perspectives ». Ce forum réunit les délégations ministérielles du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que de la Mauritanie, du Tchad et du Togo. Le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, cité par le communiqué, a salué la tenue de ce forum comme une initiative salutaire dans un contexte marqué par des crises multidimensionnelles (conflits, insécurité alimentaire, changement climatique et déplacements forcés). L’initiatrice du forum, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social du Mali, a accueilli ses homologues et les délégations avec enthousiasme, saluant « cette plateforme de concertation comme un pas décisif vers une meilleure solidarité régionale. » Représentant les partenaires humanitaires, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Ghassim Diagne, a insisté sur « la nécessité de placer la protection des populations civiles, notamment les femmes et les enfants, au cœur des interventions. » Ce forum marque un tournant dans la coordination des réponses humanitaires dans l’espace AES, avec l’ambition de traduire la volonté politique en actions concrètes en faveur des populations les plus vulnérables. De son côté, la ministre mauritanienne Savia Mint Tahah a partagé l’expérience de son pays en matière d’accueil de réfugiés, soulignant l’importance de cadres stratégiques et de coopération régionale. Souhaitant la bienvenue aux délégations des pays frères et amis, le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, a dressé un tableau sans complaisance de la situation humanitaire dans la région. Il a rappelé qu’ « au cours de la dernière décennie, les pays de l’espace AES sont confrontés à une combinaison de défis majeurs : conflits armés persistants, déplacements forcés de populations, insécurité alimentaire croissante et effets aggravants du changement climatique. » Autant de facteurs « qui fragilisent profondément les communautés et compromettent l’accès aux services sociaux de base. » Face à cette réalité, il a souligné « la nécessité impérieuse de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux contextes spécifiques de chaque pays ainsi qu’aux besoins réels des populations.» Le ministre Kassogué a, également, tiré la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des ressources : « en 2024, au Mali, seule la moitié des personnes en situation de besoin ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire, faute de financements adéquats. » Une situation similaire prévaut au Burkina Faso et au Niger, a-t-il indiqué. 𝐌𝐃 (AMAP)
Confédération des États du Sahel : 1ᵉʳ Forum à Bamako des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres
Bamako, 7 août (AMAP) Le 1er Forum des ministres en charge de l’action humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouvert, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) avec pour de partager les expériences et les bonnes pratiques mais, aussi,d’identifier les meilleurs moyens de relever les défis et d’exploiter les potentiels. a constaté l’AMAP.. Sous le thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement de l’action humanitaire dans l’espace AES : enjeux, défis et perspectives », ce forum de trois jours, du 7 au 9 août, est placé sous le haut patronage du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. « Le Mali est honoré d’abriter ce premier forum qui se tient dans un contexte marqué par des défis humanitaires et sécuritaires », a affirmé le ministre des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie. Il a également relevé que, depuis plus d’une décennie, les conflits armés, les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique se combinent, « fragilisant chaque jour nos communautés et affectant nos services sociaux de base. » Face à cette réalité, le ministre de la Justice a indiqué que le thème de ce premier forum illustre bien cette vision qui consiste à adopter des réponses concrètes, inclusives et coordonnées « pour mieux assister les populations, tout en préparant l’avenir à travers des mécanismes durables de résilience et de développement. » Pour une aide humanitaire plus efficace, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Khassim Diagne, a affirmé que « cette rencontre offre l’occasion de discuter des opportunités à travers une approche collective et mieux coordonnée, dans un contexte où ces défis humanitaires sont de plus en plus liés à des dynamiques régionales. » « Les programmes phares sur les systèmes alimentaires, l’éducation, la santé, la protection sociale et l’énergie, élaborés conjointement par les pays de l’AES et le système des Nations unies, constituent un exemple d’intégration de ces trois dimensions (articulation étroite entre urgence, paix et développement), permettant d’inscrire l’action humanitaire dans une approche de développement et de consolidation de la paix à long terme », a-t-il poursuivi. « Il s’agira, au cours de ces journées, de : faire l’état des lieux de notre situation humanitaire dans l’espace AES ; de partager nos bonnes pratiques, avec la contribution des pays invités que je remercie pour leur participation à ce forum ; d’améliorer la coordination entre les acteurs étatiques, humanitaires et communautaires dans le respect des principes humanitaires et de la souveraineté de nos États ; d’explorer des pistes de financements innovants, y compris auprès de notre diaspora, de nos partenaires privés et de nos communautés ; et surtout, réfléchir à des solutions durables qui jetteront les bases de la consolidation de la paix, du relèvement et du développement », a indiqué le ministre Kassogué à l’issue de son discours. Ce forum intervient deux ans après la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, qui a permis d’accélérer l’intégration régionale dans de nombreux domaines. Après des réunions ministérielles dédiées à la défense, à l’économie, à la justice et plus récemment à la jeunesse, la rencontre d’aujourd’hui, consacrée à l’action humanitaire, marque un jalon significatif dans la recherche continue de solutions durables à l’échelle de la confédération. Ont pris part à la cérémonie plusieurs officiels, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille de Mauritanie, Mme Savia Mint Tahah, les ministres chargés de l’Action humanitaire des États de l’AES, du Togo et du Tchad, ainsi que des experts d’organisations et d’ONG internationales. FK/MD (AMAP)
Awaza : Le ‘Las Vegas turkmène’
Awaza, 7 août (AMAP) À quelques 21 kilomètres de l’Aéroport de Turkmenbasy, on aperçoit des buildings encadrés par des espaces verts. À tous les 100 mètres, on constate la présence d’un agent de sécurité, généralement seul à vélo, soit en binôme. Et c’est la porte d’entrée de la cité touristique «Awaza» qui est à l’actif du fondateur de la République de Turkménistan Gurbanguly Berdimuhamedow, le père de l’actuel Président de la République. Ville très propre chargé d’un riche héritage du désert, selon les informations recueillies auprès des organisateurs. C’est une zone désertique qui a été transformée par les dirigeants pour en faire une véritable citée touristique. Ville lumineuse où la nuit commence aux environs de 21, heures locales. En plus d’une verdure exceptionnelle sur le sable, la beauté de cette ville réside également à dans présence de la mer caspienne qui n’offre pas le statut de pays non enclavé malgré sa présence dans la ville de Awaza. La présence des hôtels de luxes, du Palais des congrès ou Palais des sports fait d’elle un lieu pour les grands événements comme la Troisième Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral. Awaza est un district Turkmenbasy et est considéré comme le « Las Vegas turkmène » a tous tous lesopportunités pour devenir une cité touristique du Turkménistan. On peut y apercevoir des centres de jeux, des théâtres, des hôtels, des sites touristiques artificiels comme le fleuve qui traverse la ville. C’est, également, un quartier réservé pour les grandes rencontres internationales et une zone de résidence. AS/MD (AMAP)
Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral : Le Mali se fait entendre
Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 07 août (AMAP) « En qualité de pays invité, nous dénonçons le non-respect des textes et lançons un appel à la Communauté internationale d’agir urgemment contre les manquements », a lancé la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, jeudi, à la 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL), au Palais des sports d’Awaza, au Turkménistan. La ministre Madina Sissoko, qui a modéré les débats du jour sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les pays en développement sans littoral », a ajouté que « cette tribune offre l’occasion au Mali d’être visible et de montrer au monde que le pays sera « toujours présent aux grands rendez-vous. ». « L’une des raisons principales qui bloque l’opportunité des pays sans littoral est la vision politique de certains pays qui prennent des décisions contraires à la Convention de Vienne », a-t-elle également soutenu. Le panel a été animé par l’ancienne ministre malienne chargée de l’Emploi et de la Formation professionnelle au Mali, Mme Fatou Haïdara, le ministre d’État burkinabè, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité (ME/MATM) Emile Zerbo, ainsi que d’autres panelistes. La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a modéré les débats. Après deux heures d’échanges, les panélistes ont largement souligné les impératifs de relance économie pour les PDSL. Ils ont tous jugé nécessaire pour ces pays en développement de s’unir et de constituer un bloc contre les barrières qui entravent leur développement socio-économique. À l’issue de cette rencontre, la ministre Madina Dembélé a fait un résumé des différentes interventions, avant de préciser que le Mali reste debout. « La problématique de la mobilité des marchandises est un constat général dans les 32 pays concernés. Les PDSL ont les mêmes défis. Le problème est déjà connu et nous sommes dans la dynamique de trouver des solutions pour mettre fin à toute action qui bloque le développement de ces pays sans littoral », a expliqué la ministre chargée des Transports. La question est de savoir comment raccourcir le délai de transit du port jusqu’à la destination finale, digitaliser et faire une interconnexion pour faciliter les démarches douanières. Selon elle, « trouver des réponses à ces interrogations est une exigence pour les dirigeants des pays en développement sans littoral. » Elle a rappelé que l’objectif du Mali est de réduire le coût des transports, conformément à la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour baisser les prix des produits de première nécessité. « Déjà un programme (2024-2034) a été élaboré et nous demandons l’application pure et simple de la Convention de Vienne », a laissé entendre la ministre des Transports et des Infrastructures. Pour elle, cette convention prend en compte les difficultés des PDSL. Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, évoqué les cas des facteurs endogènes comme les vents violents, les inondations ou d’autres facteurs qui peuvent influencer la relance de l’économie des pays enclavés. En marge des travaux plusieurs forums se tiennent en vue d’accompagner les gouvernements dans la lutte contre l’injustice. Plus de dix rencontres (panels et plénières) ont été organisées pendant les trois premiers jours pour débattre les difficultés des 32 Pays en développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le Plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Parmi ces discussions, celles de la jeunesse des pays membres, des parlementaires et de la Société civile. Le Mali est valablement représenté pour accompagner le gouvernement dans sa démarche contre les abus et injustice contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le représentant de la jeunesse, Aly Kouma, (président de la Commission de la jeunesse de Bamako) a salué et remercié les organisateurs pour cette une tribune pour soutenir les autorités. « Nous sommes venus pour ajouter notre voix à celle du gouvernement dans le développement des pays sans littoral. » À noter que cette 3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral a montré la détermination de ces Etats et des dirigeants du monde à trouver les solutions aux problèmes brûlants. Elle a réuni plus de 2 400 participants, selon les statistiques fournies par les organisateurs. Il y a environ une trentaine de stands tenus par des organisations et sociétés offrant une opportunité de contact en vue de sceller des partenariats. AS/MD (AMAP)
Recensement général agricole 2024-2027 : La 3ème session du comité technique national fait le bilan de deux mois
Bamako, 07 Août (AMAP) Le Comité technique national du recensement général agricole (RGA), annoncé, jeudi, que sur les 34 actions, 38% ont été déjà exécutés, 38% autres qui sont en cours d’exécutions et 12% ne sont pas connus, a appris l’AMAP, lors de la 3ème session du Comité technique dans la salle de conférence du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Faisant le point de deux mois de travail, en termes de défis, perspectives et difficultés, Balla Keita, directeur de la Cellule de planification et statistique (CPS), du secteur du développement rural (SDR), couvrant les ministères de l’Agriculture, et de l’Elevage et de la Pêche, a ajouté que à l’issue de ces deux mois de travaux, plus de 4 millions d’hectares ont été déclarés sur plus d’un million de parcelles. « Et, dans le million, il y a un peu plus de cinq cent milles parcelles qui ont été visés. Ce qui a donné à plus de deux millions d’hectares », a fait savoir directeur de la CPS du secteur du développement rural. En terme de matériel, il a expliqué : « on a fait la liste des matériels qui devaient être aussi recensés avec l’objectif d’avoir une typologie complète, à la suite de ce recensement, quel type d’exploitation qui va imposer non seulement le genre de parcelles, leur taille, notamment, le nombre d’hectares, d’équipements et de main d’œuvre », a-t-il dit. Comparé aux statistiques référentielles, le Recensement général de la population humaine (RGPH) en 2022, a-t-il rappelé, a dénombré 992 665 ménages pratiquant l’agriculture. Le directeur de la CPS a précisé que ce recensement a capté, à peu près, 16 320 tracteurs et « nous nous sommes à peu près à 16 100 tracteurs. Il nous reste, à peu près, 160 000 exploitations qui n‘ont pas encore déclaré leurs équipements. Ce qui veut dire qu’on sera dans ce schéma », a succinctement dit Balla Keita. La rencontre était co-présidé par les secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture, Oumar Tamboura, et de l’Elevage et de la Pêche, Madi Matenè Keita. Oumar Tamboura a indiqué qu’au terme de deux mois écoulés dans cette deuxième phase, « il est opportun de faire le point des travaux de collecte et d’en instruire les orientations pour boucler l’opération. » ST/MD (AMAP)
Lutte contre la drogue au Mali : La Mission interministérielle de coordination appelle à un engagement collectif
Bamako, 05 août (AMAP) La Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue (MILD) appelle à une mobilisation générale pour faire face à la consommation de drogues, devenue un enjeu majeur de santé publique et de sécurité au Mali. Dans un entretien avec l’AMAP, le secrétaire permanent de la MILD, le médecin colonel Ismaël Macalou, a souligné que « la lutte contre la drogue n’est pas uniquement une affaire de jeunes ou de vieux, de civils ou de militaires, mais un engagement de tous. » Créée par décret en 2015, la MILD situé sur la route de Kati, près de la nouvelle École nationale d’administration (ENA), est placée sous la tutelle du ministère en charge de la Sécurité et de la Protection civile et opérationnelle depuis la nomination du secrétaire permanent, il y a bientôt deux ans. Elle a pour mission d’élaborer et de valider la Politique nationale en matière de lutte contre la drogue, de coordonner les actions des départements ministériels, de la société civile et des partenaires internationaux dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et la toxicomanie. Le secrétaire permanent précise que la mission prépare les décisions du gouvernement, aussi bien au niveau national qu’international, dans ce domaine. Elle est également chargée de proposer des mesures pour renforcer les capacités des services en charge de la lutte contre la drogue, et veille à l’application des conventions et protocoles relatifs aux stupéfiants et substances psychotropes. La MILD comprend cinq commissions : la commission politique et stratégique, la commission législation et répression, la commission prévention et sensibilisation, la commission trafic et prise en charge des toxicodépendants, ainsi que la commission coopération internationale. Chacune de ces commissions est composée de représentants des ministères concernés. Le médecin-colonel Macalou, médecin chef du service psychiatrique des armées de Kati, s’est alarmé de la hausse de la consommation de drogue chez les jeunes au Mali. « Le constat est amer : plus de 70 % de la jeunesse malienne consomme de la drogue, dont 25 % de filles », a-t-il déploré. Ces chiffres selon lui, sont un indicateur pour amener les gens à réfléchir. Il appelle à un renforcement de la prévention et de la prise en charge, insistant sur le caractère transversal de la problématique. Pour appuyer cette lutte, une Commission nationale de sensibilisation des jeunes a été mise en place sous le leadership du ministre de la Jeunesse, Abdoul Kassim Fomba. Elle agit en collaboration étroite avec la MILD et a pour slogan « Drogou bla sa ni a ki bla », « Non à la drogue oui à une vie saine. » À ce jour, des campagnes de sensibilisation ont été menées dans treize localités dont Bagadadji, Kayes, Gao, Ségou et Sikasso. Le médecin-colonel Macalou a rappelé que la drogue est toute substance naturelle ou synthétique qui modifie le comportement d’un individu. Il déplore que certains continuent de ne pas considérer l’alcool ou la cigarette comme des drogues, malgré leurs effets addictifs. « Plus un jeune commence tôt à consommer de la drogue, plus il devient dépendant et plus son traitement est compliqué », a-t-il indiqué. Dans son service, sur 60 malades hospitalisés, 40 sont des toxicodépendants, dont certains n’ont pas encore 18 ans. « Beaucoup ont entre 11 et 15 ans », a-t-il affirmé, en insistant sur la nécessité d’une prise en charge adaptée. MMD/MD (AMAP)
Assurance : La gestion des sinistres expliquée au Petit déjeuner professionnel du Patronat du Mali
Bamako, 6 août (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisé, ce mercredi 6 août 2025, son huitième Petit déjeuner professionnel (PDP) à la Maison de l’Entreprise, sur « Prévention, Gestion et Réparation de sinistres », a constaté l’AMAP. « Les sinistres, qu’ils soient climatiques, techniques ou humains, nous imposent de réagir avec rigueur, anticipation et solidarité », a déclaré Mossadeck Bally, président du CNPM, en ouverture de l’événement. Le PDP, instauré en 2023 dans le cadre du Dialogue public-privé, vise à réunir les acteurs institutionnels, privés, communautaires et techniques pour échanger sur la Loi de Finances et formuler des recommandations concrètes. Pour cette session, le CNPM, a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de gestion et de réparation des sinistres face à des risques croissants, tels que les inondations, incendies, accidents professionnels et conflits, exacerbés par le changement climatique et l’urbanisation non maîtrisée. Mossadeck Bally a souligné l’urgence d’adapter les pratiques et de promouvoir une culture de l’assurance au Mali. Il a également interpellé l’État pour rétablir l’obligation de souscription d’assurances pour certaines activités comme l’importation, afin de dynamiser le marché de l’assurance, qui reste sous-développé par rapport à des pays comme le Burkina Faso. Abdrahamane Kouyaté, président de l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Mali (APSAM), a mis en avant le rôle clé du secteur de l’assurance. « En 2023, nous avons versé 20,7 milliards de Fcfa aux bénéficiaires et 15 milliards de Fcfa en taxes à l’État », a-t-il indiqué, précisant que le secteur emploie directement près de 1 000 personnes, et jusqu’à 1 500 avec les intermédiaires. Il a également détaillé les procédures d’indemnisation qui incluent une déclaration rapide des sinistres, des mesures conservatoires et la transmission des pièces nécessaires pour un règlement dans un délai maximum de 30 jours. Les objectifs de ce PDP incluent la présentation des impacts sociaux, économiques et environnementaux des sinistres, l’échange sur les meilleures pratiques de gestion – de la prévention à l’indemnisation – et l’exploration des méthodes de réparation pour assurer un retour rapide à la normale. « L’assurance, c’est transférer ses risques à un spécialiste pour garantir sérénité et sécurité », a résumé M. Kouyaté, plaidant pour une sensibilisation accrue pour dépasser les freins sociologiques et religieux à la souscription d’assurances. M. Bally a conclu en insistant sur le rôle de l’assurance comme outil de financement du développement, via la collecte d’épargne, et a appelé à une meilleure éducation du public. « Une société moderne va de pair avec un marché de l’assurance développé », a-t-il affirmé, invitant les compagnies d’assurance à intensifier leurs efforts de sensibilisation. L’événement, qui a réuni un large public, a été apprécié pour sa pertinence et son apport à la résilience des entreprises et à la sécurité des populations maliennes. OS/MD (AMAP)
Grandes vacances : Dur dur pour les enseignants du secteur privé
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 06 août (AMAP) Il est 19 h 30 environs. Bourama Coulibaly n’est pas encore arrivé chez lui. Pourtant, sa femme dit qu’il est en vacances depuis le mois de mai. Le professeur d’histoire et de géographie, qui sert dans une école privée de Tiéguena, dans la Commune de Kalaban-Coro, Cercle de Kati, a passé toute la journée sur un chantier de fabrication de briques. Depuis plus d’un mois, il travaille dans ce domaine. « Pendant les vacances, je n’ai d’autres choix que de me lancer dans les travaux durs. Parce que la profession d’enseignant du secteur privé ne paie pas pendant cette période, alors que nous avons des familles à prendre en charge », se plaint ce père de 4 enfants, l’air épuisé. Selon lui, les promoteurs de ces écoles ne se soucient pas des conditions de vie de leurs employés. Il estime que les écoles privées jouent un rôle primordial dans l’éducation dans le pays, en comblant le vide laissé par l’État qui, malheureusement, n’a de moyens pour inscrire tous les élèves et étudiants dans les établissements publics. Et ce cadre pense que les enseignants qui évoluent dans ce secteur, méritent une considération. Pendant les grandes vacances, les écoles sont fermées. C’est une période de repos pour les acteurs de l’éducation. Beaucoup de maîtres ou professeurs d’enseignement mènent d’autres activités pendant ces trois mois de vacances pour faire face aux besoins de leur famille. Les promoteurs d’écoles privés ne payant pas de salaire en cette période creuse. Certains enseignants du secteur privé changent de métier. Ils se convertissent dans d’autres activités pour gagner leur pain quotidien. Car, pendant les vacances qui s’étendent sur trois mois, si la rentrée scolaire est maintenue en octobre, ces cadres du secteur privé ne reçoivent rien comme salaires. En général, les promoteurs d’écoles ne payent pas de salaire durant ces mois de repos qui ne sont pas pris en compte dans leurs budgets respectifs. Pour pouvoir joindre les deux bouts, ces maîtres ou professeurs deviennent des vendeurs de circonstance, conducteurs de mototaxis, chauffeurs ou apprenti-chauffeurs, plombiers, soudeurs, réparateurs de motos ou de radios, dans une palette de petits métiers parmi tant d’autres. Dans une localité, l’enseignant, qui est prêt à tout faire. se fait, ironiquement, attribuer le sobriquet sarcastique de « L’homme aux douze métiers ». Pour lui, peu importe l’activité : l’objectif est d’avoir une stabilité financière, afin de faire face aux besoins de la famille qui ne prennent pas de vacances. Certains enseignants estiment que l’Etat peut faire « un geste » en direction de ceux du secteur privé, en prenant en charge une partie de leur salaire, si les conditions le lui permettent. Il y a un précédent : en 1991, le gouvernement de Transition a pris en charge les salaires des six premiers mois des vacataires du privé. Au cours de nos conversations, un appel téléphonique interrompt la discussion. C’est un maçon qui sollicite Bourama Coulibaly pour une activité le lendemain. « Je ne veux plus travailler comme manœuvre cette année, C’est une exploitation. Non seulement, le travail n’est pas payant mais, les maçons ne nous respectent pas », s’est-il plaint Après avoir raccroché, l’enseignant précise qu’il préfère aller mouler des briques, en signant un contrat avec un particulier, que d’évoluer près des maçons sur les chantiers. « Le salaire d’une journée varie de 2 500 à 3 000 Fcfa alors que la fabrication des briques me fait gagner 5 000 voir 10 000 Fcfa par jour », dit M. Coulibaly. Cette année, le natif de San a un calendrier bien établi, pendant cette période sans salaire. En plus de la fabrication de briques, il veut aider son grand-frère à concrétiser un projet agricole portant sur le maraîchage, l’élevage et la pisciculture. Après avoir obtenu son diplôme, en 2022, à l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Tominian, l’enseignant en Histoire-Géographe a tenté le concours d’entrée dans la Fonction publique des Collectivités territoriales. Sans succès. Il suggère que « l’État change de politique afin d’intégrer plusieurs enseignants de formation dans la Fonction publique », surtout que le besoin s’y fait énormément sentir à tous les niveaux. L’histoire de M. Coulibaly est celle des conditions de vie de plusieurs enseignants du secteur privé pendant les trois de repos. Contrairement à son collègue, Lamine Togola, enseignant généraliste de formation, n’a pas d’activité précise pendant les vacances. Entre les chantiers et autres business, il gagne son pain quotidien. « Précisément, je n’ai pas une seule activité pendant ce moment. Parfois, je fais la main-d’œuvre, tantôt je mène de petites affaires ou business », soutient Togola. « Pendant cette période, je rame, financièrement parlant. La plupart de mes collègues finissent par s’endetter. Si certains ont d’autres métiers, moi, personnellement, je n’en ai pas. Donc, nous sommes obligés de fréquenter les chantiers de construction pour pouvoir subvenir aux besoins de nos familles. D’autres vont dans les usines ou encore se lancent dans le secteur du transport en commun » renchérit-il. Oumar Diallo enseigne, également, l’Histoire et la Géographie dans une école privée à Kabala, la zone universitaire. Nanti d’une Licence en Lettres modernes, le jeune enseignant a, à l’instar de certains de ses collègues, tenté le concours d’entrée dans la Fonction publique mais, la chance ne lui a pas encore souri. Il n’échappe pas à la condition des enseignants du privé, à cause de son statut. « Pendant les vacances scolaires, ma situation en tant qu’enseignant du secteur privé devient très précaire. Comme beaucoup de mes collègues, je ne perçois aucun salaire durant cette période, puisque mon contrat ne couvre que les mois d’enseignement, c’est-à-dire ceux de l’année scolaire », fait savoir le jeune enseignant. Pour joindre les deux bouts, il est impératif pour M. Diallo de se lancer dans d’autres activités génératrices de revenus. « Je suis obligé de chercher des petits travaux ou d’organiser des cours de soutien, parfois même dans des conditions très précaires », fait-il noter. « Pourtant, ces vacances pourraient être une occasion de repos ou de formation, mais le manque de moyens m’empêche, souvent, de profiter de ces moments pour chasser le stress, le
Diéma : Une campagne agricole prometteuse !
Par Ouka BA Diéma, 6 août (AMAP) La campagne agricole est prometteuse cette année 2025 dans le cercle de Diéma, (Ouest) sur la base de l’ancien découpage territorial. A en juger par les statistiques fournies par le chef Sous-secteur de l’arrondissement de Diéma, Koman Dembélé, que l’AMAP a rencontré dans son bureau, « du 1er mai au 5 août 2025, la quantité de pluies recueillie est de 298, 58 mm en 20 jours contre 162 mm en 13 jours en 2024 à la même période. » « Les pluies sont aussi réparties dans l’espace et dans le temps. L’état végétatif des champs est satisfaisant dans l’ensemble. Le mil et le maïs sont au stade de montaison, le sorgho au stade de germination et de levé. Les différents marchés sont bien approvisionnés en céréales », a indiqué notre interlocuteur. A propos, Mahamadou Sissoko, producteur agricole à Souranguédou, dont le champ s’étend à perte de vue, explique que « lorsque tu as plusieurs bouches à nourrir, et que tu n’as pas assez de moyens, la meilleure solution, c’est de se rabattre sur l’agriculture. » « La terre ne ment pas ! », dit ce paysan consciencieux qui dit éviter de brader toutes ses récoltes qu’il réserve pour la consommation de sa famille. Il utilise le fumier organique qu’il a appris à préparer lui-même grâce à une formation initiée par une ONG de la place. Dans le village de Souranguédou, beaucoup de paysans sont occupés en ce moment au désherbage. Selon Bouyagui Diarrisso, venu de Koungo, pour particioer à une rencontre, « malgré la rupture des pluies durant 10 jours, les cultures présentent une bonne physionomie. » Dans cette zone, on cultive surtout du gros mil à cause de la résistance de cette spéculation aux attaques de prédateurs et aux poches de sécheresse. Peu d’agriculteurs utilisent des engrais chimiques, qui selon certains, demandent souvent suffisamment d’eau après leur utilisation, sans quoi, leurs effets pourraient affecter les cultures. « A Dioumara, rapporte Djiguiba Coulibaly, il n’y a pas eu de rupture de pluies. Seuls quelques rares producteurs poursuivent encore leurs semis. » Le producteur Bourama Coulibaly de Gomitradougou explique que depuis le 27 juillet, les pluies n’arrêtent pas de tomber. L’homme craint surtout que « les champs ne soient submergés par les eaux, ce qui pourrait décroître les rendements. » Fodié Korkossi, résidant à Béma, signale que dans leur Commune, il n’existe que deux tracteurs pour labourer les champs, et que la location de cette machine coûte cher : de 20 000 à 25 000 Fcfa par heure. « C’est pourquoi, a-t-il ajouté, beaucoup de producteurs préfèrent utiliser des charrues ». La localité de Béma a connu plus de deux semaines de rupture de pluies. Mais, aujourd’hui, « tout est rentré dans l’ordre », nous assure notre interlocuteur. Il a sollicité l’Etat afin d’aménager les bas-fonds qui existent dans leur Commune, pour permettre aux paysans de pratiquer de la riziculture, tout en leur octroyant du matériel agricole. Douga Konaté, domicilié à Diéoura, indique que les tiges de maïs dépassent largement la taille d’un homme. Il affirme être « totalement satisfait » de l’état des cultures. Un peu de réserve de la part de Mamadou Diawara, en provenance de Lattakaf, qui soutient que « pour que la campagne réussisse, il faut que les pluies continuent d’arroser les terres jusqu’à fin septembre. » Avec ses 500 hectares de terres emblavées, Tata Traoré, à Lambidou, croisé au quartier Razel de Diéma, avait un sourire évocateur aux lèvres lorsqu’on notre équipe de reportage lui a demandé la situation de la campagne. Pour Modibo Kamissoko, producteur à Kassé-Kara, c’est quand le mil commence à porter des épis qu’il a besoin de plus d’eau. Dans ces conditions, tout arrêt de pluies pourrait lui être fatale. Les variétés les plus utilisées dans cette zone sont le gros mil et le maïs qui subissent moins les attaques des nuisibles. Dix-neuf jours de rupture de pluies à Guédébiné ! D’après Poulo Coulibaly, les pluies ont repris normalement ces derniers temps. Le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, a évoqué la non disponibilité des engrais subventionnés par l’Etat. Par rapport à la réussite de la campagne, il a souhaité que les pluies continuent jusqu’en octobre. Il a sollicité des autorités du pays de soutenir davantage les producteurs pour une meilleure vulgarisation de leurs activités. « Certes, des efforts ont été faits mais, beaucoup restent encore à faire », fait-il remarquer Boubou. Mme Tounko Diaby, surveille constamment son champ d’arachide pour le protéger contre la divagation des animaux. Dans le cadre de leurs missions régaliennes, les équipes du Secteur de l’agriculture apportent aux producteurs agricoles des appuis-conseils nécessaires. OB/MD (AMAP)

