Club UNESCO : 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle à Kita
Kita, 19 août (AMAP) Le club UNESCO a célébré la 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle, lundi, à Kita (Ouest), a constaté l’AMAP. Placé sous le thème : « Les jeunes des clubs pour L’UNESCO pour l’action climatique », cette édition a été marquée par une plantation d’arbre et un rassemblement à la Place de l’indépendance. Mahamadou Hama Maiga représentant le gouverneur de la Région, a présidé cette activité, qui selon Mme Dicko Oumou Dicko du Club UNESCO de Bamako « a pour vocation la coordination de la coopération internationale en matière d’éducation, sciences, culture et communication. » Les programmes de l’UNESCO, selon Diallo Kadidia Maiga de l’UNESCO Bamako et Bana Moussa Bakhaga, chargé de mission au ministère de l’Education nationale, contribuent à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis dans l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015. Pour le représentant du gouverneur, Mamadou Hama Maiga, cette sortie sur Kita « honore la Région ». « Elle ajoute, a-t-il dit, une plusvalue à l’engagement des populations en faveur des efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. » La plantation d’arbres dans l’enceinte de la mairie de la Commune urbaine de Kita a été l’un des points saillants de la journée. MFK/MD (AMAP)
Mopti : Célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire
Mopti, 19 août (AMAP) Les acteurs humanitaires dans la Région de Mopti (Centre) ont célébré, mardi, la Journée mondiale de l’aide humanitaire, en communion avec les autorités administratives, politiques, les populations et les personnes déplacées interne. Des activités ont été organisées, avec en première ligne, une conférence-débat au Centre Jean Bosco de Sévaré et un match de football qui a opposé l’équipe des humanitaires à celle de la presse locale. Placé cette année sous le thème : « Agir pour l’humanité », la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée le 19 août de chaque année est mis à profit pour rendre hommage aux travailleurs humanitaires qui, parfois, au péril de leur vie, apportent secours et protection aux populations les plus vulnérables. La cérémonie officielle de lancement des activités de l’édition 2025 dans la Région de Mopti, sous la présidence du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, s’est déroulée en présence des représentants des ONG partenaires de la Région évoluant dans l’humanitaire, les élus, de nombreux déplacées interne et des familles d’accueil. « Au Mali, il est enregistré en 2024, 58 cas de violence contre les humanitaires dont 7 ont été enlevés ou détenus contre leur volonté. De janvier à juillet 2025, cinq travailleurs humanitaires ont été enlevés. Le plus marquant des incidents qui ont ciblé les humanitaires s’est soldé par la mort de deux agents alors qu’ils transportaient des vivres destinés à des personnes déplacées internes », a indiqué le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) à Mopti, Sylvain Batianga Kinzi. Il a rappelé que la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire est un moment de rappel « de notre engagement commun à défendre les principes humanitaires de neutralité, d’impartialité, d’indépendance et d’humanité, balises pour toutes les interventions au profit des personnes victimes des crises anthropiques et des catastrophes naturelles. » Selon le responsable d’OCHA, en 2025 le plan de réponse humanitaire au Mali prévoit d’assister 4,7 millions de personnes en besoin sur les 6,4 millions humanitaire vulnérables identifiées dont la proportion la plus importante de trouve dans la région de Mopti. Au regard de cette situation, il a invité les acteurs humanitaires « à poursuivre et intensifier les efforts. » Il a, aussi, au nom d’OCHA et de l’ensemble de la communauté humanitaire, réaffirmé leur « engagement à rester aux côtés des populations de Mopti et du Mali, avec la même détermination, la même humanité et la même solidarité. » Le conseiller du gouverneur, Ousmane Diallo, a salué » la grandiose mobilisation des acteurs humanitaires de la Région pour cette heureuse circonstance. » Il a rassuré les différents intervenants que les autorités administratives et politiques de la Région « ne ménageront aucun effort pour accompagner les humanitaires dans leur exaltante mission. » A la suite des interventions place, une conférence a eu lieu au cours de laquelle d’importantes thématiques ont été développées. Le Comité international de la croix rouge (CICR) a animé le thème : « La protection des civils pendant les conflits », le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM), dont le représentant, Abdramane Kaou Diallo, a développé « le concept de la redevabilité dans l’action humanitaire » et le modul, « Protection des femmes et des enfants en temps de crise » a été présenté par le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA). DC/MD (AMAP)
Bafoulabé : des femmes se forment à la médiation pour une paix durable.
Bafoulabé, 20 août (AMAP) Des femmes médiatrices de Bafoulabé, dans l’Ouest du Mali, ont bénéficié d’une formation de deux jours, les 19 et 20 août 2025, afin de les outiller en techniques de médiation et de consolidation de la paix., a constaté l’AMAP sur place. La formation, dans la salle de la mairie de Bafoulabé, sous la présidence du préfet, Siaka Souleymane Sanogo, est assurée par le projet PACINDHA, soutenu par la coopération Italienne, à travers ONU-Femmes. L’atelier s’inscrivaIt dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de la résilience, la participation et la protection des femmes et des filles dans les zones frontalières entre le Mali et le Sénégal. Cette formation qui a réuni les autorités administratives, les services techniques concernés, les élus communaux de Bafoulabé et de Mahina, des femmes médiatrices de Bafoulabé et de Mahina et les hommes de média a visé spécifiquement à renforcer les capacités des femmes dans la technique de négociation de la paix, de la médiation et la prévention des conflits dans le Cercle de Bafoulabé, à promouvoir la consolidation de la paix et la coexistence pacifique entre les communautés. Dans les prises de paroles, le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, s’est réjoui de la tenue de cet atelier car selon lui, « celui qui a renforcé les capacités d’une femme aura renforcé les capacités de toute une nation. » C’est pourquoi il a exprimé sa satisfaction à l’endroit du projet et de ses partenaires pour leur intervention dans sa commune. Il a invité les bénéficiaires à une large restitution pour une meilleure compréhension des causes, la genèse des conflits. Selon la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) locale, Kama Sakiliba, la formation a été bénéfique. « Nous sommes les premières touchées par les conflits, mais nous pouvons, aussi, être des actrices dans la consolidation de la paix. Nous allons, désormais, travailler ensemble pour créer un environnement plus sûr et plus juste pour tous », a-t-elle laissé entendre. Pour sa part, le représentant du projet PACINDHA, Youssouf Traoré, a dit que l’atelier valait « son pesant d’or » pour vaincre les maux dont « les braves femmes du Cercle de Bafoulabé sont victimes. » Enfin, M. Traoré a exhorté les participantes à faire preuve d’impartialité pour atteindre l’objectif visé. Le préfet du Cercle, Siaka Souleymane Sanogo a exprimé sa gratitude au projet PACINDHA pour son intervention dans le renforcement des capacités des femmes du Cercle de Bafoulabé. Il a invité les femmes « à se battre pour la cause », car selon lui, « l’absence de paix se traduit par une incapacité à vivre ensemble. » Cette formation des femmes médiatrices à Bafoulabé est attendue pour être un pas important vers une paix durable et une société plus juste. En donnant aux femmes les outils et les connaissances nécessaires, « il est possible de construire des communautés plus fortes, plus résilientes et plus pacifiques.» BM/MD (AMAP) |
Mali : Célébration de la 2e édition de la Journée nationale de la Brigade citoyenne
Bamako, 20 août (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga et spn homologue chef du gouvernement du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo ont co-présidé, ce mercredi après-midi, la célébration de la 2e édition de la Journée nationale de la Brigade citoyenne (BC), dans la salle Djéli Baba Sissoko, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a rappelé que la Brigade citoyenne dont le thème, cette année, est : « Deux ans de citoyenneté : Bâtir une brigade citoyenne plus forte, plus proche des communautés », s’articule autour de 10 domaines d’intervention. Il s’agit, entre autres, de la promotion des actions environnementales, la sensibilisation à la santé, les activités éducatives, les actions sociales, la promotion de la sécurité routière, la promotion de la paix et de la tolérance, des initiatives a rtistiques pour le changement social, la promotion d’un mode de vie sain drogue et les actions pour la préservation du patrimoine culturel et la promotion de la citoyenneté active… « Nous avons fait un pari audacieux, celui de croire en la jeunesse malienne, de lui donner un cadre structuré pour exprimer son patriotisme, son civisme et son sens de la responsabilité », a fait savoir M. Fomba. Le général de division Abdoulaye Maiga a salué le ministère Abdoul Kassim Ibrahim Fomba pour avoir conçu, structuré et accompagné cette initiative ambitieuse. « La BC est née de la volonté de doter notre pays d’un levier puissant de mo bilisation citoyenne autour des valeurs fondatrices : le civisme, la solidarité, la discipline, le respect de l’environnement et la promotion de la paix et de la cohésion sociale », a dit le général de division Abdoulaye Maiga. Il a exprimé sa reconnaissance à son « homologue et frère Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo » pour sa participation àcette cérémonie. « Votre participation cher frère traduit la volonté commune de nos trois Etats de faire de l’espace sahélien les passions de paix, d’unité, de fraternité et d’espérance pour nos peuples ». En qualité d’invité spécial, le Chef du gouvernement du Burkina Faso, accompagné d’une forte délégation dont le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Roland Sanda, s’est dit convaincu que cette initiative contribuera à consolider des bases. « C’est un instrument durable, de changement de mentalité de la jeunesse et de la société dans son ensemble », a-t-il déclaré. « Le Mali et le Burkina Faso partagent bien plus qu’une frontière géographique, partageant une histoire commune, des valeurs de courage et de résilience ainsi qu’un destin lié par les défis sécuritaires et la quête commune de paix et de souveraineté véritable », a fait noter M. Ouédrago. « Nos nations ont toujours puisé leurs forces en vous, la jeunesse, énergie vive et levier décisif capable de façonner l’histoire et de transformer les rêves collectifs en réalité », a-t-il souligné. « Nos trois nations : le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont choisi le chemin audacieux de l’indépendance véritable à travers la Confédération des Etats du Sahel », a lancé le Premier ministre burkinabè. « Chaque initiative comme celle-ci renforce notre capacité collective a ditre non à la domination et oui à la dignité africaine retrouvée », a-t-il affirmé. ST/MD (AMAP)
Kayes : Perturbations dans la fourniture de l’eau potable
Kayes, 20 août (AMAP) L’eau du robinet est devenue une denrée rare dans la Cité des rails, en dépit des efforts au quotidien de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA) pour satisfaire les populations. Dans un communiqué signé par son Directeur régional, Moussa Sissoko, et relayé par les réseaux sociaux, la SOMAGEP-SA informe ses abonnés qu’en raison des travaux en cours (remplacement du collecteur DN 500 dans la salle de refoulement) à la station de Traitement de Kayes, « des perturbations se feront sentir dans la distribution de l’eau potable du mercredi 20 août 2025 au jeudi 21 août 2025. » « La reprise normale du service pourra éventuellement intervenir plus tôt que prévu’, indique la société qui dit savoir « compter, une fois de plus, sur la bonne compréhension de (son) aimable clientèle et lui présente toutes ses excuses pour les désagréments que cela pourrait causer », conclut le communiqué. La semaine dernière, après un incident sur la pompe de refoulement N°3, il y a eu également des perturbations dans la fourniture de l’eau. « La gestion du problème d’eau potable fait partie des priorités des autorités régionales. Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, accompagné d’une importante délégation, s’est rendu ce 20 août 2025 à la station de pompage de la SOMAGEP-SA ». Il s’agissait pour le chef de l’exécutif régional et sa délégation « de faire le point de la situation et d’envisager des mesures en vue de soulager la population. » Selon la Cellule de communication du Gouvernorat, cette visite avait « pour but de constater l’état d’avancement des travaux en cours. » La SOMAGEP s’attèle, actuellement, au renouvellement de certaines machines, vieilles de 40 ans. La Direction régionale de la protection civile a été sollicitée pour assurer la distribution d’eau potable dans la ville, notamment à l’Hôpital régional Fousseyni Daou, à la Maison d’arrêt. Le général de Brigade Moussa Soumaré, s’est dit satisfait de l’état d’avancement ees travaux et a invité les habitants à faire preuve de patience ». En attendant, les abonnés sont obligés de recourir aux puits et aux châteaux d’eau. BMS/MD (AMAP)
Etats généraux sur la femme, l’enfant et famille : La phase régionale a commencé
Bamako, 20 août (AMAP) La phase régionale des États généraux sur la situation de la femme de l’enfant et de la famille s’est ouverte, mercredi, à la Maison de la femme a Bamako, avec objectif pour bâtir un Mali plus inclusif, plus équitable et plus résilient, a constaté l’AMAP. L’ancienne ministre en charge de la Promotion de la Femme, Mme Maiga Sina Damba, présidente de la Commission nationale d’organisation de l’événement, a présidé l’ouverture. Ces activités de trois jours du 20 au 22 août regrouperont les participants de seize régions du Mali. Selon la présidente du Comité d’organisation, la femme, l’enfant et la famille « sont les piliers de notre société. Leur bien-être conditionne notre développement, notre stabilité et notre avenir commun. » « Les états généraux ne sont pas un simple événement. Ils sont une réponse urgente à des défis structurels qui freinent notre progrès », a-t-elle indiqué. Aujourd’hui, face à certaines réalités notamment liées au temps, à la forte pluviométrie et à la logistique, « nous avons été amenés à un changement d’approche pour la suite du processus », a-t-elle ajouté. “Pour atteindre ces objectifs, une Commission nationale d’organisation a été mise en place par Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djénèba Sanogo », a indiqué Sina Damba. La gouvernance, le genre et l’autonomisation de la femme, la protection et la promotion de l’enfant, la promotion de la famille, les violences à l’encontre des personnes y compris les violences basées sur le genre, les questions transversales sont les cinq axes d’intervention stratégiques dégagés par la Commission d’organisation. La présidente du Parlement des enfants du Mali, Dicko Diamoussa Kane, pour sa part, a souligné le rôle essentiel que les enfants jouent dans la transmission des valeurs culturelles, sociales et morales. “En tant qu’enfants, nous sommes convaincus que nous avons un rôle d’apprenant. Notre engagement dans la promotion des valeurs de paix, de solidarité, de respect et de responsabilité est indispensable pour la consolidation d’un Mali fort et uni », a-t-elle dit. Et d’ajouter que « l’avenir de notre Nation dépendra de la capacité des familles à offrir un environnement propice à l’épanouissement de chaque enfant. » « Je fonde l’espoir qu’à l’issue des trois jours de travaux, sortiront des recommandations pertinentes en vue d’une amélioration considérable de la situation de la femme, de l’enfant et de la famille dans notre pays », a dit Sina Damba en conclusion de son intervention. Ont pris part à la cérémonie, plusieurs autorités dont les représentants des gouverneurs, des services techniques des régions, ainsi que des autorités et légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses FK/MD (AMAP)
Journée mondiale de la photographie : la MAP et l’AMAP signent une convention de partenariat
B amako, 19 août (AMAP) La Maison africaine de la photographie (MAP) et l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) ont signé, mardi à Bamako, une convention de partenariat destinée à renforcer leurs relations et à promouvoir la production, la conservation et la diffusion des œuvres photographiques au Mali« Ce partenariat vise à consolider les bonnes collaborations déjà existantes entre nos deux structures et à créer une véritable synergie d’action pour le développement du secteur de la photographie », a expliqué le directeur général de la MAP, Tidiane Sangaré, lors de la cérémonie organisée en marge de la Journée mondiale de la photographie. Le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, a rappelé que « les deux institutions œuvrent depuis longtemps pour la préservation de la mémoire collective du pays » et que cette convention permettra de conjuguer « leurs efforts pour la promotion, la production et la conservation des fonds photographiques. » La cérémonie a été, également, marquée par le vernissage de l’exposition « Yèrèya Sira », qui présente 70 œuvres issues d’un concours national sur le thème « Nos identités comptent. » Ces créations mettent en valeur les pratiques culturelles, les traditions et les savoir-faire endogènes maliens. Représentant le ministre de la Culture, le conseiller technique Djibril Niaré a rappelé que la Journée mondiale de la photographie commémore l’invention du daguerréotype en 1839 et constitue une occasion de « partager avec le monde les visions et les expériences des photographes ». Il a souligné que cette exposition, couplée à un master class sur la conception et le montage de projets photographiques, s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, Assimi Goïta. « Ces œuvres traduisent la substance des valeurs culturelles qui forgent notre identité et nous ouvrent la voie vers le Mali Kura », a affirmé M. Niaré, avant de féliciter la MAP et les artistes participants pour leur contribution à la promotion du patrimoine culturel national. OS/MD (AMAP)
L’AMAP et la Maison africaine de la photographie signent une convention de collaboration
Bamako, 20 août (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et la Maison africaine de la photographie (MAP) ont signé, mardi, au siège de la MAP, une convention de partenariat, en marge de la célébration de la Journée mondiale de la photographie, a constaté l’AMAP. Cette convention vise à créer un cadre formel de collaboration et d’échanges entre les deux structures pour le développement du secteur de la photographie. Il permettra, aussi, à chaque partie d’apporter un appui technique à l’autre dans l’atteinte de leurs objectifs respectifs, notamment l’exploitation et la valorisation des fonds photographiques, à travers la co-production d’activités, de services et de biens, la favorisation des échanges d’expériences, tout en facilitant l’accès aux prestations et divers services. Le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane et son homologue de la MAP, Tidiane Sangaré, ont apposé leurs signatures au bas du document, en présence du conseiller technique au ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, et beaucoup d’autres invités. Cet accord intervient à un moment où l’AMAP est engagée dans l’exécution de son Plan stratégique triennal qui porte sur 5 axes majeurs, notamment l’excellence éditoriale, la performance financière, la diversification des produits, l’amélioration de la gouvernance financière et la transformation digitale. Se prononçant sur les motivations qui sous-tendent ce partenariat, le directeur général de la MAP a indiqué que ce partenariat permet de consolider les relations de bonne collaboration qui existent déjà entre les deux structures « et faire en sorte qu’elles se donnent la main, dans une synergie d’actions. » Selon lui, « c’est un élément qui propulse le développement du secteur de la photographie, surtout pour ce qui concerne la production, la conservation et la diffusion des œuvres photographiques. » Pour sa part, Alassane Souleymane a tout d’abord exprimé sa satisfaction pour cette vision partagée autour de la restauration des archives photographiques. Il a fait un rappel historique de la création de L’Essor bien avant l’indépendance qui lui a permis de constituer la mémoire photographique du Mali. « La création de la MAP qui remonte à 2004 vient renforcer ce dispositif que notre pays avait déjà dans le cadre de la préservation de la mémoire », a-t-il dit. « Nous avons jugé nécessaire de signer cette convention de manière à ce qu’il y ait cette complémentarité continue entre nos deux structures », a-t-il ajouté. « La MAP est née justement de la volonté de nos autorités de mettre la photo au devant pour en faire véritablement un élément d’hommage de notre pays. Je pense qu’elle fait beaucoup de choses à travers la Biennale photographique de Bamako et en termes d’activités pour regrouper, justement les artistes et les artisans de la photo », a estimé le DG de l’AMAP. Et de renchérir : « Quand on parle de presse, quand on parle de journal, il faut forcément parler de photos à travers L’Essor. » Désormais les deux structures mèneront ensemble des activités, soit de promotion, soit de production ou de conservation des fonds photographiques que nous disposons. AS/MD (AMAP)
Mali : L’ex-Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, sous mandat de dépôt inculpé pour « atteinte aux biens publics »
Bamako, 20 août (AMAP) L’ancien Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt, pour « atteinte aux biens publics» présumée, par la Chambre d’instruction de la Cour suprême, mardi, à Bamako, a annoncé son avocat, Me Cheick Oumar Konaré, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. En garde à vue depuis le 12 août dernier au Pôle économique et financier de Bamako, l’ex-chef du gouvernement est poursuivi dans un dossier portant sur des irrégularités présumées relevées par des rapports du Vérificateur général transmis à la Cour suprême. Selon Me Konaré, l’ancien chef du gouvernement « conteste les faits reprochés, se dit serein et estime qu’un homme politique doit s’attendre à tout, y compris la prison et la mort ». Toujours selon son conseil, Dr Choguel Kokalla Maïga se réjouit que son directeur de cabinet de l’époque, Pr Issiaka Ahmadou Singaré (80 ans), « soit poursuivi non détenu dans le même dossier ». Le montant non justifié reproché à l’ancien PM par le rapport du Vérificateur général tourne autour de 1,7 milliard de Fcfa. Il implique plusieurs autres anciens responsables financiers de la Primature dont des ex-Directeurs des finances et du matériel (DFM). L’ancien Premier ministre a été interpelé suite à la publication de ce rapport du Vérificateur général sur la gestion de la Primature. Cette mission de vérification financière et de conformité de la gestion de la Primature a concerné les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre). Elle fait suite à une saisine. Dans le rapport, le montant total des irrégularités financières s’élève à 2.068.394.986 de Fcfa. Sur ce montant, 6.825.920 de Fcfa ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 330.218.000 de Fcfa ont été justifiés pendant la séance du contradictoire. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s’élève à 1.731.351.066 de Fcfa. Dans les faits, il est reproché à l’ancien Premier ministre d’avoir autorisé, à travers des mandatements signés par le directeur de cabinet, l’exécution de dépenses non éligibles sur le filet social. Il est, aussi, dit dans le rapport que le directeur des finances et du matériel de la Primature « a irrégulièrement ordonné le paiement de dépenses de souveraineté au Premier ministre dans le cadre de missions à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. » Dans un communiqué de presse rendu public, le procureur général Mamoudou Timbo a, sans citer nommément l’ancien locataire de la Primature, confirmé l’information. « En retenant sa compétence, la Chambre d’instruction de la Cour suprême a procédé, à la date de ce jour 19 août, à des interrogatoires dits de première comparution à l’occasion desquelles des inculpations ou mise en examen ont été prononcé(e)s, des notifications de poursuites pénales en étant non détenus, de même que des mandats de dépôt ont été décernés », précise le communiqué. La source précise que « les faits sont susceptibles de recevoir les qualifications juridiques pénales de faux et usages de faux, d’atteintes aux biens publics d’un montant égal à plusieurs milliards de Fcfa de blanchement d’argent et de complicité desdites infractions. » « Ces faits, souligne le document, sont reprochés à des opérateurs économiques et à des fonctionnaires. Il s’agit des fonctionnaires qui ont essentiellement géré les finances publiques relevant du Budget de la Primature sur une période allant de 2021 au 30 novembre 2024 et des fonctionnaires et opérateurs économiques ayant géré des contrats de marchés conclu dans le cadre de la convention de partenariat liant l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER) à la Primature. » En la matière, insiste le communiqué, « les volets relevant de la compétence du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre la délinquance économique et financière sont renvoyés au niveau du procureur national financier, ministère public, compétent en la matière. Le procureur général Mamoudou Timbo assure que la justice suivra son cours afin de tenir « un procès équitable (…) dans le strict respect des droits de la défense notamment le principe de la présomption d’innocence. » AT/MD (AMAP)
Kolondièba : Lancement de la campagne régionale de reboisement par le gouverneur de la région de Bougouni
Kolondièba, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé a présidé, lundi, le lancement de la campagne régionale de reboisement à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Depuis 1995, le Mali organise, chaque année, à travers le ministère en charge de l’Environnement, une Campagne nationale de reboisement. Cette année le thème est : « Reboiser pour restaurer les terres dégradées et lutter contre la désertification. » Après l’accueil par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, et la population, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé a procédé au lancement de la campagne régionale de reboisement sur une superficie 1/4 d’hectare dans le domaine de la résidence du préfet de Kolondièba. Le gouverneur de Bougouni a planté le premier pied d’arbre entouré de ses proches, du directeur régional des Eaux et Forêts de Bougouni, le préfet du Cercle de Kolondièba, du maire de la Commune de Kolondièba, les chefs de services techniques régionaux et locaux, les partenaires au développement, la société civile dans son ensemble. Ce bosquet, qui encadre la partie Est de la résidence du préfet, porte le nom de Boubacar Oumar Traoré actuel préfet du Cercle de Kolondièba. Cet honneur pour le chef de l’exécutif local est une reconnaissance pour son dévouement, son engagement, sa disponibilité dans l’exercice de sa fonction. Le chef de l’exécutif régional a dit que la campagne régionale de reboisement vise, entre autres, « à sensibiliser l’opinion régionale et locale sur l’importance du reboisement » et a rappelé aux partenaires techniques et financiers « la nécessité d’orienter les appuis vers les actions de lutte contre la dégradation des ressources naturelles, la perte de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets des changements climatiques. » L’atteinte des objectifs du reboisement requiert sa réplication au niveau des communes et l’accompagnement de tous les acteurs (collectivités, partenaires et autres). Le gouverneur a remercié les autorités administratives, politiques l’ensemble du personnel de la Direction régionale des Eaux et Forêts de Bougouni pour la bonne organisation de ce lancement. Il a, aussi, félicité et encouragé le préfet Boubacar Oumar Traoré pour « L’initiative 5/5 » développée par ses soins en vue d’accompagner la campagne de reboisement par la plantation de 5 arbres dans chaque structure technique du Cercle pour environ 800 plants. Cette année, la région de Bougouni prévoit une production d’environ 500 000 plants toutes espèces confondues, un reboisement de 1 225 hectares. Le coordinateur de la Société de gestion Forestière (SDF), Abdoulaye Halidou Cissé, a vivement salué l’initiative 5/5 de la préfecture de Kolondièba. «Car, a-t-il elle incarne une approche inclusive et mobilisatrice, appelant chaque acteur (institutionnel, communal, villageois, associatif) à planter, protéger et pérenniser. C’est une Vision que nous partageons pleinement et que nous soutenons avec conviction. » Le maire de la Commune de Kolondièba Abdoul Karim Sangaré a salué le gouverneur et sa délégation, la Direction régionale des Eaux et Forêts, le préfet de Kolondièba pour le choix porté sur sa commune. Il a, aussi, félicité le partenaire SGF pour son appui financier dans le cadre de cette campagne de reboisement, la Fédération régionale des exploitations forestiers, le service des Eaux et Forêts, les Forces de défense et de sécurité et tous ce qui ont participé au lancement de cette campagne régionale de reboisement. Plusieurs folklores du milieu comme le Ya, le Didadi ont émerveillé les participants. NMK/MD (AMAP)

