Diéma : Concombres à gogo !!!

Par Ouka Ba Diéma, 08 sept (AMAP) Le concombre est une plante potagère de la famille des cucurbitacées, d’origine orientale, qui produit des fruits allongés, et par extension est le fruit de cette plante, comme le défini le Dictionnaire français. Cette année, la culture du concombre prospère dans le cercle de Diéma, dans l’Ouest du Mali. A en juger par la disponibilité du légume très abondant sur les marchés. En effet, en marge de la culture de la pastèque, de nombreux producteurs agricoles s’intéressent, aujourd’hui, au concombre à cause surtout de sa rentabilité. Durant ces dernières années, plusieurs femmes commerçantes n’ont plus besoin de parcourir, souvent dans des conditions difficiles et incertaines, des dizaines de kilomètres pour se rendre jusqu’à Nonsombougou (Cercle de Kolokani) pour s’approvisionner en concombres et revenir revendre leurs marchandises à Diéma contre, parfois, de modiques gains, compte tenu du coût du transport et des moyens inappropriés de conservation. Les avantages du concombre sont multiples. On utilise ce légume dans plusieurs plats, notamment pour la préparation de la laitue, des hors d’œuvres, du riz au gras, du « gnougoubala yelen », de la pomme de terre, des grillades de viande ou de poisson. D’après certains, les étuves du concombre constituent des remèdes efficaces contre certaines maladies comme l’hypertension artérielle, les dermatoses…. UNE FILIERE PORTEUSE – Selon les constats, quasiment tous les acteurs impliqués dans la production et la commercialisation du concombre, se réjouissent des retombées positives de leur activité. Actuellement 50 kg de concombre coûtent 12 000 Fcfa, voire moins bord champ. Tandis que l’unité est vendue à 50 ou 100 Fcfa par endroit. A en croire le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, producteur agricole de son état, qui exploite un demi-hectare de concombres, cette plante rampante n’aime pas trop d’eau. « L’année où il pleut abondamment, les plantes de concombre produisent des fruits maigres et de mauvaise qualité », rapporte celui qui se dit « ami de la terre ». Il soutient que les plantes ont besoin d’être régulièrement traitées avec des produits phytosanitaires biologiques, pour les mettre à l’abri des nuisibles. L’homme assure que ces derniers temps, les clients affluent quotidiennement vers son champ de concombres, qui lui rapporte assez d’argent. EPOUSE GENTILLE ! Si Horiyé Coulibaly entretient des planches de concombre dans un coin de sa cour, c’est pour la consommation de sa famille. « C’est une manière pour moi de contribuer à réduire les frais de condiments », dit la dame, en épluchant deux gros concombres luisants, pour le dîner de son mari qui s’abstient de manger des aliments lourds pendant la nuit. A cause de ses vertus médicinales, Makan Coulibaly, domicilié à Fangouné Massassi, mange le concombre cru, sans l’éplucher, soutenant qu’il permet de normaliser la pression artérielle. Il explique qu’il a passé deux ans à Ambideidi, dans la Région de Kayes (Ouest), où il cultivait, principalement, du concombre. « Quand je suis rentré au village, j’ai aménagé une partie de mon verger de manguiers pour la culture du concombre. La majeure partie de ma clientèle constituée de femmes. Je leur cède souvent mes concombres à moindre coût pour leur permettre de réaliser de petits bénéfices », dit-il. « Ma brave épouse aussi m’aide à écouler mes produits. Avec les ressources générées, je parviens à entretenir correctement ma famille, sans être contraint de m’endetter auprès de qui que ce soit », ajoute notre interlocuteur, pas peu fier de sa réussite. Le conservateur Siaka Doumbia, sirotant son rituel thé, explique ce qui fait que le goût du concombre devient amer. « Selon une croyance populaire, cela dépend de la main qui sème les graines. Si votre main est mauvaise, comme on le dit, vos concombres seront forcément amers. De même, en matière de cuisine, cette croyance compte beaucoup. La ménagère a beau utiliser tous les condiments du monde, si elle n’a pas une bonne main, ses repas ne seront jamais appréciés », argue-t-il. Son ami, assis à côté de lui, ajoute sans ambages, que « ce sont surtout les enfants qui en sont friands.  « Certains gamins le croquent en entier. C’est difficile à faire passer par la gorge. Mais, lorsque j’étais en exode, j’ai travaillé avec un asiatique qui mangeait crûment du concombre, parce que, soi-disant, si l’on l’épluche, il perd tous ses apports nutritifs. » Quelle ne fut la stupéfaction de cette femme en découvrant, un jour, que tous ses concombres sont avariés. « Quand on laisse les concombres en contact direct avec le sol jusqu’à ce qu’ils mûrissent, ils peuvent pourrir. De plus, cette plante réussit, surtout, pendant la saison froide. Au moment venu, je ferai du concombre Inch’Allah », rapporte Amorou Fofana, à la recherche d’un manœuvre, pour l’aider à désherber son champ de mil, à la suite de son départ, en catimini, de son fils à l’aventure. Sans la vente de concombres, la veuve Binta Aba, avait du mal. Cette vendeuse ambulante, du haut de ses trente ans, qui fréquente quotidiennement le quartier Razel, peut gagner de 7 500 à 10 000 Fcfa par jour. Suivie de son garçon, poussant brinquebalant la brouette chargée de concombres, elle sillonne allées du marché, les jours de foire, le poumon économique de la ville, pour proposer ses produits à la clientèle. Les producteurs de concombres, ils sont légion, ont besoin actuellement de soutien, pour promouvoir leurs activités. Ceci permettra de renforcer l’autosuffisance alimentaire dans le Cercle de Diéma et créer des emplois pour de nombreux jeunes, tout en réduisant le flux migratoire. Pour y parvenir, le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, propose aux producteurs de concombres, de se regrouper en association, afin de pouvoir bénéficier de certains avantages. Interrogé sur le sujet, le chef du Secteur de l’agriculture de Diéma, Mamadou Sy, soutient  inconditionnellement les producteurs agricoles Il les invite à diversifier la gamme de leurs spéculations pour accroître davantage leur production et en tirer le meilleur profit. OB/MD (AMAP)

Mali : Libération de six routiers sénégalais (Communiqué)

Bamako, 6 sept (AMAP) Six chauffeurs routiers sénégalais enlevés, jeudi, dans la région de Kayes (Ouest) ont été libérés, a annoncé, samedi, l’Union des routiers du Sénégal, dans un dans un communiqué. « Nous remercions vivement les autorités, l’ensemble des acteurs routiers pour leur soutien, ainsi que notre Secrétaire général Gora Khouma pour son engagement constant », a déclaré l’organisation. Les routiers sénégalais ont été enlevés par des hommes armés, jihadistes présumés, dans l’Ouest du Mali, près de la frontière sénégalaise. L’attaque s’est produite alors que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), groupe affilié à Al-Qaïda, a annoncé un blocus visant les échanges commerciaux dans la région. Les camions transportaient des marchandises en provenance du Sénégal. Les chauffeurs circulaient à bord de camions transportant des marchandises dans cette région dans laquelle la violence islamiste s’est intensifiée ces dernières semaines. Mercredi soir, GSIM, affilié à Al-Qaïda, a annoncé un « blocus » dans plusieurs zones frontalières de l’Ouest du Mali. Ses combattants s’en prennent aux véhicules de transport et perturbent les échanges commerciaux avec le Sénégal, qui fournit au Mali une partie de ses marchandises, dont du carburant. OS/MD (AMAP)

Un bus de transport en commun incendié dans la Région de Koutiala (Sud)

Koutiala, 05 sept (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont incendié, vendredi, un car de la Compagnie Diarra transport, qu’ils ont intercepté, entre 10 h et 11 h, près de l’usine de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) de Karangana, sur la route de Koury, entre 10 et 11 h. Selon des sources proches de la compagnie, après avoir fait descendre les passagers du véhicule, qui rallie Bamako et le Burkina Faso, les assaillants y ont mis le feu. Aucune perte en vie humaine ni blessé parmi les passagers. Samedi matin, les différentes gares de la compagnie de transport à Koutiala sont fermées. Approché par nos soins, un responsable qui a préféré garder l’anonymat, affirme avoir  reçu  « des instructions de sa hiérarchie d’annuler tous les voyages des bus de Diarra Transport  jusqu’à nouvel ordre. » IB/MD (AMAP)

Kéniéba : Renforcement des capacités des femmes, filles, jeunes et légitimités traditionnelles

Kéniéba, 05 sept (AMAP) Le service local de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Kéniéba, a organisé, du 1er au 04 septembre 2025, une série de formations au profit de 200 femmes et filles, 50 jeunes et de légitimités traditionnelles du Cercle de Kéniéba (Ouest) sur la prévention, la gestion des conflits et la cohésion sociale dans le Cercle, dans la salle de conférence de l’ex-conseil de Cercle. En partenariat avec la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et l’appui technique et financier du Pôle des actions d’intégration des droits humains en Afrique (PACINDHA), ONU-Femmes, l’Agence italienne de coopération et le gouvernement malien, cet atelier était placé sous la présidence du 1er adjoint, assurant l’intérim du préfet, Sékou Kanta. La formation a porté sur le thème : « Formation des femmes médiatrices défenseurs de la paix, des jeunes et de légitimité traditionnelle sur la prévention, la gestion des conflits et la cohésion sociale dans le Cercle de Kéniéba. » Du 1er au 02 septembre 2025, 50 femmes ont été formés sur la paix, la prévention et la gestion des conflits dans le cercle de Kéniéba ; le 02 septembre 202 ; la formation sur les Violences basées sur le genre (VBG)a concerné 50 jeunes; du 03 au 04 septembre 2025, celle de 50 leaders femmes sur la paix, la prévention et la gestion des conflits; et le 04 septembre 2025, 50 leaders femmes et le légitimité traditionnelle ont été formés sur les VBG. Ces activités saluées par les autorités et les populations du Cercle de Kéniéba sont le point de départ d’un vaste programme que le PACINDHA et ses partenaires compte exécuter dans le Cercle à travers le Projet d’appui au renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans les zones frontalières Mali-Sénégal. MFS/MD (AMAP)  

Macina : Réunion préparatoire de la Semaine régionale artistique et culturelle

Macina, 04 sept (AMAP) Une rencontre du préfet de Macina (Centre), Albaraka Ag Amarizag, avec les acteurs et partenaires, s’est tenue, jeudi, sur la préparation de la Semaine régionale artistique et culturelle Ségou du 16 au 20 septembre Le préfet à rencontré d’abord, dans la matinée, la troupe artistique et culturelle et son encadrement dans la salle de conférence de la mairie, Accompagné des chefs de service techniques impliqué, il a donné des conseils et les a sensibilisés « afin de réussir le pari de l’organisation et une participation de qualité à cette fête. » Le porte-parole des acteurs est intervenu pour assurer l’administration qu’ils donneront « le meilleur d’eux-mêmes en vue de rehausser la culture de Macina dans toutes sa diversité. » Il a, cependant, attiré l’attention des autorités sur leur prise en charge totale durant l’internat et le séjour à Ségou La seconde rencontre avec les forces vives et partenaires a porté sur la mobilisation des ressources nécessaires pour l’organisation et la participation jusqu’à de Ségou. Un soutien est demandé à tous sans exception : organisation de la Société civile, services techniques ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté. Sur place, on a pu collecter un peu d’argent et sacs de Paddy. La quête continue. Sept sous-commissions ont été créées (accueil et hébergement, finances, arts et culture, transport de la délégation, sous-commissions presse et information, santé, sécurité) DG/MD (AMAP)

Macina : Double réunions du Comité de veille et sur la prévention des risques et catastrophes  

Macina, 04 sept (AMAP) Les réunions du Comité de veille et sur les crises et catastrophes, sous la présidence du préfet de Macina (Centre), le lieutenant-colonel Albaraka Ag Amarizag ont eu lieu dans la salle de conférence du Cercle, a constaté l’AMAP sur place Les membres des deux comités ont fait le point sur la situation globale du Cercle de Macina et sur les activités prévues dans le cadre de la prévention de crises et catastrophes il en présence du maire adjoint Dian Diallo, le chef du service local de Développement et de l’Economie solidaire, le coordinateur des Forces armées maliennes (FAMa, Abordant le premier point, le chef service local de développement et de l’économie solidaire, Drissa Traoré a passé en revue les activités menées, notamment r la mise en place des relais par quartier comme point focal en cas d’inondation, Les villages de Founou, Damidié et Ouani ont enregistré de nouveaux mouvements de Personnes déplacées Internes (PDI). Quant aux assistances apportées aux populations, quelque 200 ménages PDI et hôtes vulnérables ont été appuyés par des partenaires : (Alphalog, Centre d’études et de coopération internationale (CECI-Mali : ACF (Action contre la faim) : Assistance en vivres à 103 ménages sur 104 PDI, Le Conseil appui à l’éducation de base (CAEB) a doté 10 enfants en situation difficile en kits alimentaires Une prise en charge sanitaire et nutritionnelle à été realisée au profit de ménages PDI à Macina à travers l’ONG Alima et l’équipe mobile Terre des hommes (TDH) et Aide pour l’émergence et le développement (IEDA). Comme difficultés, la réunion a relevé l’enregistrement en compte-gouttes des PDI et leur prise en charge ainsi que la gestion des informations sur les sites. Le 2e point inscrit à l’ordre du jour a porté sur la prévention des risques et catastrophes sur laquelle la réunion a noté la mise en place de comités par quartier pour identifier les victimes en cas d’inondation. La rencontre a fait remarquer qu’aucun cas d’inondation n’a été relevé « car les pluies tombent de manière modérée dans le temps et dans l’espace à Macina et les services techniques impliqués nous rassurent que cette année on ne connaitra pas d’inondation. » L’ONG allemande Wilfe Hunger Hilfe (WHH), « Pour un monde sans faim), a pris contact avec le maire en vue de faire face au même problème. WHH intervient contre le réchauffement climatique et les urgences. Elle a déjà sélectionné quelques jeunes pour les former Enfin, en recommandation, la mairie est invitée à chercher un site pour les PDI avant la rentrée scolaire pour libérer les salles de classe. Ont pris part à la rencontre, les forces de défense et de sécurité, les faitières de la Société civile, les chefs de service technique et les autres membres des comités. DG/MD (AMAP)  

Région de Kayes (Ouest) : Démenti de menace terroriste (Gouvernorat)

Kayes, 6 sept (AMAP) La Cellule de communication du Gouvernorat de Kayes (Ouest) a démenti, samedi, sur les réseaux sociaux, une menace terroriste, face à la persistance de rumeurs ou « fausses nouvelles » qui risquent de troubler la quiétude dans la Cité des rails, voire toute la Région de Kayes. Les populations de la ville de Kayes (Ouest) et certains villages voisins vivent, ces temps-ci, dans la crainte d’une éventuelle attaque terroriste visant leurs localités. « L’information qui circule dans la ville de Kayes est infondée », indique le message. Au regard de la situation qui prévaut actuellement au niveau de certains carrefours de la Route internationale Bamako-Kayes-Dakar, notamment les tronçons Kayes-Diéma-Didiéni-Kolokani, et de la route Kayes-Yélimané, l’Etat continue à renforcer le dispositif sécuritaire dans ces zones afin de sécuriser les personnes et leurs biens. La Zone de défense N°4, qui regroupe les Régions de Kayes, Nioro et Kita (Ouest) reçoivent régulièrement des renforts afin qu’elle puisse bien mener sa mission de défense du territoire dans un contexte marqué par une guerre asymétrique à laquelle elle fait face. Selon des témoignages recueillis à travers la ville, des individus armés non identifiés, portant souvent des turbans, auraient arrêté des bus et autres moyens de transport en commun au niveau de certains carrefours, faisant descendre les occupants. Après avoir procédé à la vérification de l’identité des passagers, ces inconnus ont relâché ceux qui sont de Bamako, en leur demandant de changer de véhicule. Ceux de Kayes auraient été détenus, puis libérés plus tard. D’après d’autres témoignages, les assaillants retiennent les voyageurs originaires de Kayes et de Nioro. « Les travaux de notre chantier prendront fin bientôt. De ce fait, nous avons décidé de redéployer certains maçons à Bamako. Ils ont quitté Kayes hier (Ndlr, vendredi 5 septembre 2025). Ils sont arrivés dans la capitale le lendemain », a indiqué un entrepreneur « Des hommes armés non identifiés ont intercepté leur car. Ces derniers ont demandé aux passagers kayésiens de se mettre de côté et ont libéré les autres. Notre maçon et d’autres passagers qui ne sont pas de la région, ont été relâchés », a-t-il ajouté. Ce samedi 6 septembre 2025, les riverains du carrefour des logements sociaux de Kayes ou ATTbougou ont eu vent d’une rumeur sur une présence « djihadiste » dans la partie nord du Cercle de Kayes, précisément entre Kayes et Goumera. Entre 14 heures et 17 heures, les gens étaient sur le qui-vive. Du haut de certaines maisons de Soutoucoulé (côté Ouest des logements sociaux de Kayes), on apercevait des gens regardant vers la Route internationale. Il y a eu plus de peur que de mal. Et pas de panique, surtout que les Forces de sécurité mènent discrètement et régulièrement leur patrouille. Ce samedi matin, entre 9 heures et 10 heures, un cortège de pickups, suivi d’un autre de pickups et de camions, remplis d’éléments des Forces de défense et de sécurité, se dirigeait vers une destination inconnue. A leur passage dans le quartier de Kayes N’Di et environnant, ces troupes étaient ovationnées par les riverains qui faisaient aussi des bénédictions pour elles. D’après certaines informations relayées sur les réseaux sociaux, les commanditaires des attaques terroristes survenues le 1er juillet 2025 dans la ville de Kayes et d’autres villages des régions de Kayes et Nioro, n’auraient pas apprécié le soutien des populations de la cité des rails aux Forces de défense et de sécurité. BMS/MD (AMAP)  

Bla : Le commissariat visé par une attaque armée

Bla, 4 sept (AMAP) Une attaque armée a visé le commissariat de police de Bla (Centre) dans la soirée du jeudi 4 septembre 2025, sans qu’on puisse établir un bilan. Les premiers tirs ont retenti vers 22h, brisant le calme de la ville. Les affrontements ont duré environ 30 minutes, avant qu’une accalmie ne s’installe. Cependant, la situation s’est de nouveau tendue à 23h30 avec la reprise des hostilités. ​Les assaillants, des « hommes armés non identifiés », présumés terroristes, ont mené un acte de violence qualifié de barbare par les témoins sur place. L’attaque est survenue alors qu’un couvre-feu a été reconduit dans la Région de Ségou (Centre), du 3 septembre au 2 octobre, de minuit à 5h du matin. ​Pour l’instant, peu de détails sont disponibles, Les habitants et les forces de sécurité s’étaient retranchés. Les autorités appellent la population « au calme » et leur demandent « de rester à l’abri afin de ne pas entraver le travail des forces de défense et de sécurité ». Les opérations sont en cours pour sécuriser la zone et repousser les assaillants. MO/MD (AMAP)  

Lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA)

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce jeudi, le lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) dont le budget prévisionnel s’élève à 793 millions de Fcfa, financé par l’État, le sponsor officiel et des partenaires comme la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Le salon accueillera environ 20 pays, majoritairement africains et attend 219 351 visiteurs. Le site offrira 540 stands climatisés, 120 stands ordinaires et 50 espaces dédiés à la restauration.Un programme riche et diversifié « C’est l’espace de célébration de l’unité nationale et de notre identité, un hommage à l’héritage ancestral et au savoir-faire traditionnel », a déclaré Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Organisé par le ministère en charge de l’Artisanat, en collaboration avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) et les Organisations professionnelles d’artisans (OPA), le SIAMA 2025 se tiendra du 27 novembre au 7 décembre 2025 au Parc des expositions de Bamako. Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, , cet événement s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture, avec pour thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Le Burkina Faso et le Niger en seront les pays invités d’honneur. Le SIAMA constitue une vitrine majeure pour la créativité et la compétitivité de l’artisanat africain. « L’objectif général du SIAMA est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens », a expliqué Mamadou Minkoro Traoré, président de l’APCMM et Commissaire général du salon. Parmi les ambitions spécifiques figurent la stimulation de l’innovation, la valorisation des savoir-faire locaux, la promotion des jeunes talents et l’encouragement de la consommation des produits artisanaux. Cette édition mettra, particulièrement, en lumière la transformation des métaux, notamment pour la fabrication de meubles, de mobiliers de bureau et de machines agricoles. Le SIAMA 2025 proposera une exposition-vente, des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des défilés de mode, des animations socioculturelles, un circuit touristique et une soirée de gala pour récompenser les lauréats. Des compétitions entre régions, jeunes talents ecréateurs confirmés, ainsi que des rencontres B to B et des conférences, enrichiront l’événement. Le ministre Mamou Daffé a souligné l’importance économique et culturelle de l’artisanat, qui représente 24 % du Produit intérieur brut (PIB) national et mobilise plus de 40 % de la population active. « Promouvoir l’artisanat, c’est soutenir le peuple, c’est soutenir le Mali » Cette édition marque, également, une étape dans la stratégie de promotion de la consommation locale, avec une mobilisation des commandes publiques pour stimuler l’économie. Elle insiste sur la nécessité pour les artisans de s’organiser avec rigueur pour répondre à ces opportunités avec qualité et professionnalisme. Ses organisateurs présentent le SIAMA 2025 comme un rendez-vous incontournable pour célébrer l’âme du Mali et renforcer son positionnement comme pilier de l’artisanat ouest-africain. Ils ont invité les médias à en assurer une couverture optimale. OS/MD (AMAP)

Justice : 2e édition du Café des droits de l’Homme sur la réinsertion socio-professionnelle en milieu carcéral

Bamako, 4 sept (AMAP) « La réinsertion socio-professionnelle en milieu carcéral, gage de paix sociale » était le thème de la 2e édition du Café des droits de l’Homme, organisé par le ministère de la Justice, des droits de l’Homme et Garde des Sceaux, jeudi, a constaté l’AMAP. « Lancées le 11 décembre 2023, les causeries-débats du Café des droits de l’Homme visent à améliorer la compréhension des droits humains par la population en abordant des thématiques sectorielles essentielles telles que les droits des femmes, les droits des enfants, les droits des personnes privées de liberté et bien d’autres », a déclaré le secrétaire général du ministère en charge des droits de l’Homme, Boubacar Sidiki Diarrah. Selon lui, la tenue de cette 2e édition vise à renforcer l’engagement citoyen et à promouvoir un dialogue constructif entre les institutions et la population malienne. M. Diarrah a précisé que « cette activité s’inscrit dans le cadre des missions assignées à la Direction nationale des droits de l’Homme avec comme objectif principal de favoriser l’information, la sensibilisation et la responsabilisation des citoyens. » Ce Café est présenté comme une plateforme de choix pour sensibiliser les citoyens, renforcer les capacités des acteurs locaux et aligner les pratiques nationales sur les normes internationales en matière de droits humains. « En associant d’une manière interactive un expert et en instaurant un cadre d’échanges, de réflexion, de propositions et de suggestions à travers une approche du donner et du recevoir entre les participants, le Café des droits de l’Homme encourage une meilleure appropriation des droits humains et renforce la prévention des violations », a-t-il dit. « La personne détenue doit bénéficier de divers programmes d’inspiration cognitivo-comportementale, en ciblant les facteurs identifiés comme étant à l’origine du comportement délinquant », a indiqué M. Diarrah. Ces programmes peuvent opportunément porter sur « la gestion de la colère », « la prévention de la violence », « le traitement de l’alcoolisme » ou de « la toxicomanie », tout comme ils peuvent, aussi, porter sur divers domaines en visant « l’acquisition d’habiletés sociales » permettant une bonne congruence de l’individu avec les convenances sociales du pays, selon Boubacar Sidiki Diarrah. « Il s’agit d’offrir aux personnes détenues des activités professionnelles qui leur permettent d’acquérir des compétences facilement transférables à l’extérieur », a-t-il ajouté. « De ce point de vue, il faudrait un volontarisme remarquable de la part des établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée disposant d’espace et de moyens pour l’organisation des activités », a souligné le secrétaire général, relevant « la nécessité pour la prison de générer auprès des détenus des attitudes favorables à une véritable prise de conscience et à l’engagement dans un autre rapport avec la loi et les autres membres de la société. ST/MD (AMAP)