Préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026 : la résolution des problèmes éducatifs au cœur des débats
Bamako, 16 sept (AMAP) Le ministère de l’Éducation nationale a rencontré ce mardi ses partenaires dans la salle de conférence de la Direction nationale de l’éducation pour discuter des défis auxquels l’école malienne est confrontée afin de trouver des solutions rapides, a constaté l’AMAP. Pour cette rentrée qui se présente dans deux semaines, il y a des engagements, car elle est marquée par plusieurs défis, selon le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Boubacar Dembélé, représentant le ministre. L’augmentation des effectifs est un défi majeur. « Cette évolution n’est pas suivie par la réalisation d’infrastructures nécessaires pour pouvoir accueillir un grand effectif », a précisé le secrétaire général. Il a pointé, également, du doigt la nécessité accrue d’améliorer la qualité de l’Education. « Ces défis exigent une mobilisation collective, une collaboration solide entre l’État et tous les acteurs de la communauté éducative », a-t-il indiqué. Et d’ajouter qu’on ne peut pas parler d’éducation de qualité sans infrastructures et sans ressources humaines. « Mais, pour pouvoir surmonter ces défis, il faut un engagement de toute la communauté éducative en termes de dotation matérielle, en termes de suivi pédagogique, en termes de mobilité du personnel enseignant, a-t-il recommandé. Le respect des normes de qualité et une meilleure accessibilité aux infrastructures sont également attendus des établissements privés pour que cette rentrée soit effective et apaisée. Dr Modibo Kane Doumbia, président du Groupement des promoteurs d’écoles privées, a affirmé que la rentrée scolaire est toujours un moment de renouveau, d’espoir et de mobilisation collective autour de l’idéal commun : offrir à chaque enfant du Mali une éducation de qualité inclusive. « Nous sommes en phase de rentrée scolaire 2025-2026, Cependant, certains établissements sont verrouillés depuis trois ans. Et cela confine ces établissements dans l’illégalité, en contradiction totale avec toutes les règles et les lois qui régissent notre partenariat dans l’école malienne. » Selon lui, « ces établissements qui ont été verrouillés ont prouvé leur existence à travers l’acte d’exercice. » Il appelle les autorités éducatives à revoir la situation de ces écoles privées verrouillées. « Car ces acteurs jouent un rôle crucial dans l’épanouissement de l’éducation nationale. » Mme Nana Kadia Camara, présidente nationale de l’Association des promoteurs des écoles privées du Mali (APEPM), a, à son tour, revendiqué une résolution rapide concernant ces faux documents qui entravent le développement de l’école malienne. Le représentant du ministre a remercié tous les partenaires de l’Education nationale. Il s’agit des écoles privées, des promoteurs, des associations, des syndicats et des familles des écoles franco-arabes pour tous les efforts qu’ils ont engagés aux côtés du ministère de l’Éducation nationale durant l’année scolaire écoulée. « L’engagement de ces partenaires a permis une réussite de l’année scolaire, des examens transparents et des résultats fiables », a-t-il ajouté. Quant aux écoles catholiques, elles ont également été félicitées pour leur offre d’éducation de qualité. « Nous sommes conscients de ce que les écoles catholiques traversent en ce moment. Mais le ministère de l’Éducation nationale restera aux côtés de son partenaire pour lui manifester son soutien et sa considération », a assuré le secrétaire général. Il a rappelé que « l’école est un milieu social, mais la première socialisation commence dans la famille. L’accompagnement des parents est le premier maillon. » FK/MD (AMAP)
Koutiala : Semaine nationale de la réconciliation (SENARE)
Koutiala, 15 sept (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koutiala (Sud), le général de Division Abdoulaye Cissé a lancé officiellement la 4°Édition Semaine nationale de la réconciliation, au gouvernorat sous le thème de l’« Héritage culturel : Facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espaces AES. » Au menu une conférence débat sur le thème principal et celui de la « Mobilisation citoyenne autour des valeurs de solidarité et de paix. » Durant plusieurs heures, les conférenciers Adama Kouyaté, président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), Yacouba Dao, 1er adjoint au maire de Koutiala et ancien député et Ben chérif Diarra, juriste ont mis l’accent sur l’importance du vivre-ensemble, la paix et la cohésion sociale dans l’espace commun de l’AES. Pour le général de division Abdoulaye Cissé, « cette célébration nationale vise à replacer la culture au cœur des politiques publiques, à renforcer la souveraineté culturelle du pays et la cohésion sociale », d’où le thème « Héritage culturel : Facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES. » Et le gouverneur d ’ajouter qu’avec le thème de la SENARE, « il s’agira de mettre en avant les valeurs, les normes, les traditions, les symboles et les récits partagés qui ont façonné la mémoire collective des communautés du Mali et des autres pays de l’AES (Burkina Faso et Niger), afin d’en faire des instruments concrets de réconciliation et de résilience, d’une part, puis de reconstruction de la paix d’autre part. » Cette Semaine veut tenir toutes les promesses de l’institution d’un système efficient, en vue de mettre en exergue le dialogue permanent entre les cultures de l’espace sahélien, pour renforcer l’intégration et la fraternité au sein de l’AES. « Un Espace nouveau, bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble et respectueux des droits de l’Homme et des valeurs socio- culturelles », a-t-il conclu. ID/MD (AMAP)
Kéniéba : Arrestation de six braqueurs présumés avec un important butin
Kéniéba, 13 sept (AMAP) La Brigade territoriale de gendarmerie de Kéniéba (Ouest) a saisi, dans la nuit du 4 au 5 septembre, vingt-quatre millions six cent cinquante mille Francs CFA des armes, des munitions, des motos et douze téléphones Androïd et accessoires sur six braqueurs arrêtés à Mankouké, dans la Commune rurale de Dabia, a appris l’AMAP de sources proches de l’enquête. Cette arrestation est intervenue dans le cadre de la sécurisation de la circonscription administrative et de la protection de ses populations et de leurs biens, à travers des patrouilles diurnes et nocturnes, menées par le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Kéniéba, Falaye Fodé Keïta, son adjoint Mamadou B, Diallo et leurs hommes, Les suspects sont tous de nationalité étrangère, qui, soumis à des interrogatoires ont tout nié. Continuant leurs recherches, les gendarmes, à leur tête leur commandant, ont découvert, la nuit du Maouloud, dans une grotte, un arsenal comprenant un PM, un PA artisanal, des munitions (balles et cartouches de fusil de chasse), douze téléphones Androïd, un Power bank, des motos et la somme de vingt-quatre millions six cent cinquante mille, qui serait le fruit de la vente de l’or volé sur différents sites d’orpaillage appartenant à de ressortissants chinois, leurs zones de prédilection pour opérer. De sources sécuritaires, le chef présumé du gang est ressortissant d’un pays francophone où il aurait purgé cinq ans de prison pour, ensuite, se retrouver dans un pays francophone limitrophe du Mali. Les cinq autres sont, également, originaires de notre sous-région. Ils ont reconnu, devant les enquêteurs, être au Mali, depuis deux ans. Leurs théâtres d’opérations sont Sitakily, Tabacoto et Mankouké, précisément sur des sites d’orpaillage de Chinois qu’ils connaissent parfaitement. Leur dernière opération a eu lieu à Taya, dans la Commune rurale de Faléa. Les six hommes ont été présentés au Tribunal d’instance de Kéniéba. Le commandant de la Brigade territoriale, Falaye Fodé Keïta, au nom de tous ses agents, a remercié « sincèrement toute la population du Cercle, en particulier les chasseurs et toutes les bonnes volontés dont la parfaite collaboration, à travers la fourniture d’informations crédibles et l’appui logistique », leur ont permis de réaliser cette arrestation. Il a souhaité que ces « devoirs citoyens continuent pour mettre hors d’état de nuire, les malfrats et redonner confiance et quiétude aux paisibles populations. » MFS/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de la 1ère et 2ème année, dans le cadre du PRODEC 2
Ouélessébougou, 09 sept (AMAP) La Direction nationale de la pédagogie (DNP), avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA) a ouvert, ce mardi, l’atelier d’élaboration et de validation des livrets de lecture et de mathématiques en français et en bamanankan, pour les classes de 1ère et 2ème année, a constaté l’AMAP. Pendant deux semaines, au Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou, l’atelier va produire ces livrets « afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Selon le Directeur national de la pédagogie, Mahamadou Niaré, représentant le ministre de l’Education nationale, « cette première session durera 15 jours. Cet intrant est élaboré dans le cadre du Programme décennal de développement de l’éducation, deuxième génération (PRODEC 2). » La session. qui regroupe des personnes ressources des Directions nationales de la pédagogie et de l’Enseignement fondamental, des conseillers pédagogiques, des inspecteurs de l’enseignement et de nombreux autres acteurs clés du système éducatif malien, « est importante pour le département de l’Education dans la mesure où elle contribue à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’apprentissage au niveau du fondamental, a déclaré M. Niaré. Il a, également, rappelé son devoir en tant que représentant d’une structure technique du ministère de l’Education nationale, chargée de la politique de conception, d’élaboration, du suivi, de la mise en œuvre des manuels scolaires et des matériels didactiques, « à veiller au bon déroulement de la session. » Il a, ensuite, sollicité « l’implication de tous les participants pour pouvoir honorer les attentes et relever les défis afin que nos enfants des classes concernées puissent bénéficier d’un document pour améliorer leur condition d’apprentissage. » De son côté, Mme Fatoumata Bah, Coordinatrice du MIQRA, a réaffirmé l’engagement constant de son organisation « aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. » Dans son discours, le préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa Sagara, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a insisté sur le caractère stratégique de cet atelier. « La confection de ces manuels est bien plus qu’un simple exercice académique », a déclaré M. Sagara. « C’est un acte fondateur pour l’avenir de nos enfants. En leur offrant des outils dans une langue qu’ils comprennent et maîtrisent, élaborés par nos experts de l’Education nationale. Nous levons une barrière à l’apprentissage et nous plantons la graine de la réussite scolaire », a indiqué le préfet. Il a salué l’engagement des autorités du Mali pour le secteur de l’éducation, à travers la DNP, déclarant que « cet effort cadre bien avec les objectifs » du MIQRA. Il a rendu hommage « à tous les partenaires techniques et financiers de l’Education nationale qui accompagnent, au quotidien, le gouvernement et les collectivités territoriales dans la promotion de l’Education et l’amélioration de la qualité de l’enseignement » et souhaité pleins de succès à la première session de cet atelier. Les travaux de l’atelier consisteront en des sessions de conception, de rédaction, de relecture critique et de validation collégiale des contenus des différents livrets AC/MD (AMAP)
Mali : Atelier de relecture de la Politique nationale de migration
Bamako, 09 sept (AMAP) L’atelier interne de réflexion sur la relecture de la Politique nationale de migration (PONAM) s’est tenu, ce mardi, sous la présidence du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a constaté l’AMAP. La rencontre avait pour but de trouver, ensemble, une politique qui reflète les réalités du moment et apporter des suggestions afin de contribuer d’avantage à répondre aux exigences de nos compatriotes établies à l’extérieur. Selon le ministre Mossa Ag Attaher, la PONAM « vise à créer un cadre légal et des stratégies concrètes pour gérer l’entrée, le séjour et l’établissement des étrangers, tout en valorisant les contributions de la diaspora au développement de notre pays. » « Une migration n’est pas qu’une opportunité, elle comporte aussi des défis complexes qui sont, entre autres, la protection des droits des migrants, les changements climatiques et les déplacements forcés, sans oublier l’accueil et l’intégration des immigrés vivants au Mali », a-t-il expliqué. « C’est pourquoi, a insisté le ministre, les participants ont la responsabilité de repenser la Politique nationale de migration, adoptée en septembre 2014 et mise en œuvre à travers deux plans d’actions quinquennaux aux fins d’une adaptation aux réalités actuelles et aux exigences de demain. » Le responsable de la PONAM, Aboubacrine Aguissa, a annoncé que la nouvelle politique migratoire de notre pays « doit être moderne, inclusive, réaliste et, surtout, répondre aux défis afin de transformer la migration en un véritable levier de développement et de stabilité nationale ». « Dans cette perspective les orientations s’articuleront autour des priorités stratégiques concernant la migration et le développement, la politique économique, le genre climat, etc. », a-t-il précisé. BT/MD (AMAP)
Djenné : La ville où tous les vœux sont exaucés
Envoyée spéciale Anta CISSE Djenné, 9 sept (AMAP) À Djenné, cité millénaire et haut lieu spirituel du Mali, le Maouloud n’est pas une simple fête religieuse. C’est un moment de ferveur, de communion et d’espérance au cours duquel, chaque fidèle vient transmet ses vœux à Allah. Dans cette ville sainte, considérée comme l’une des premières à avoir célébré le Maouloud, la tradition se perpétue depuis des siècles. Depuis le début du mois, la ville se transforme. Les zikr (chants religieux), les invocations et les prières s’élèvent des mosquées et des foyers. Après la prière de Safo (20h jusqu’à 23h), les habitants entendent la ville résonner de chants aux noms d’Allah et de récitations du Coran dans les ruelles, donnant à l’atmosphère une dimension mystique. La naissance du Prophète Mohamed (PSL) est célébrée le 12 du mois, suivie du baptême le 17, deux dates phares qui rythment la ferveur religieuse locale. Selon Boubacar Thera, fils de Djenné et marabout, avant, le Maouloud n’était fêté qu’ici. Tout commençait dans un seul vestibule mais, aujourd’hui, plus de quarante lieux vibrent au rythme des zikr, des invocations et des prières. « Cependant, l’insécurité actuelle a freiné l’affluence, privant la ville d’une partie de son éclat, même si la ferveur, elle, demeure intacte », dit notre interlocuteur. Chaque année, les fidèles viennent de partout. Ibrahima Kontao, résident à Bamako, ne manque jamais le rendez-vous : « Djenné est une référence en matière de religion. Revenir ici, c’est raviver mes souvenirs et me rapprocher davantage de ma foi. » La fête est aussi porteuse d’espoir pour des fidèles en quête de grâces particulières. Fatoumata, une quadragénaire venue du Burkina Faso. « Je viens à Djenné depuis plus de dix ans pour demander à Allah le don d’un enfant. Même si ce n’est pas encore arrivé, chaque visite rallume en moi une nouvelle espérance », dit-elle. « Je viens chaque année pour bénir mon commerce et conjurer le mauvais œil », explique Mamadou Coulibaly, commerçant d’un village voisin. Sur son vélo, il parcourt des kilomètres pour rejoindre Djenné, espérant voir prospérer sa petite échoppe de vêtements. Dans les familles, l’organisation est tout aussi minutieuse. Chez les Cissé, le patriarche dresse une longue liste de prénoms confiés aux bénédictions nocturnes, suivies de la récitation du Coran et de l’immolation d’un taureau. Pour Ousmane Cissé, le plus jeune de la famille, ce moment est le plus attendu. « Le zikr est comme une drogue spirituelle, un plaisir mêlé d’utilité », dit-il, tout heureux. Une jeune dame venue de Bamako, ayant requis l’anonymat, confie qu’elle n’avait pas une idée de l’ampleur du Maouloud à Djenné, car elle n’avait pas l’habitude de le célébrer. C’est en appelant son frère pour l’informer de sa visite avec ses enfants qu’elle a appris l’existence de cette tradition. Une fois sur place, on lui a dressé une liste des mosquées à visiter, des lieux saints à découvrir et des zikr à accomplir. Djenné n’attire pas seulement les fidèles des villages et des grandes villes du Mali. Elle reçoit aussi ceux de la diaspora. Mohamed Touré, installé en Italie depuis plusieurs années, en est un exemple. « Après avoir traversé tant d’épreuves pour atteindre l’Europe et travaillé dur pendant cinq ans, je n’ai jamais oublié ma promesse de revenir à Djenné pour remercier Allah. Cette année, j’ai enfin pu rentrer. Je suis venu commémorer le Maouloud et exprimer ma reconnaissance », se réjouit-il. Au-delà de la dimension spirituelle, le Maouloud stimule également l’économie locale. Les petits hôtels affichent complet, les boutiques et marchés connaissent une activité accrue, même si l’affluence reste moindre que dans les années passées. Les commerçants, comme les fidèles, espèrent que cette fête bénie apportera prospérité et stabilité. AC/MD (AMAP)
Commémoration de la Journée internationale de l’alphabétisation, édition 2025
Bamako, 9 sept (AMAP) « Apprendre à lire et à écrire, c’est apprendre à vivre livre », a déclaré le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga lundi 9 septembre 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Selon le chef du gouvernement malien, qui s’exprimait au lancement de la commémoration de la Journée internationale de l’alphabétisation, sous le thème « L’alphabétisation numérique : clé pour un avenir inclusif et durable », chaque année, des dizaines de milliers d’adultes et de jeunes déscolarisés accèdent à la lecture, à l’écriture et au calcul dans leur langue maternelle. » Il a révélé que « notre pays compte, aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de citoyens alphabétisés grâce aux efforts conjoints du gouvernement, des collectivités territoriales, des Organisations de la société civile et de nos partenaires au développement. » Abdoulaye Maiga a souligné que l’introduction progressive des langues nationales comme langues officielles d’enseignement « renforce cette dynamique et constitue une avancée historique dans la démocratisation du savoir. » « Malgré les efforts enregistrés dans le domaine de l’alphabétisation, a-t-il dit, son taux estimé à 37% dans la proportion de la population âgée de 15% reste encore très faible. » A ce propos, le Premier ministre a fait savoir que les effets collatéraux des crises multidimensionnelles que traverse notre pays impactent négativement le secteur de l’alphabétisation avec la fragilisation des programmes éducatifs, la fermeture de nombreux centre dédiés et l’accès limité aux services sociaux de base. En parlant des thèmes retenus, au niveau mondial, « Promouvoir l’alphabétisation à l’ère numérique », et au niveau national, « L’alphabétisation numérique : clé pour un avenir inclusif et durable », le chef du gouvernement a indiqué qu’ils correspondent parfaitement à l’une de « nos préoccupations que constitue la prise en compte du numérique dans l’éducation non formelle et, particulièrement, dans l’alphabétisation. » Il a affirmé l’engagement du gouvernement du Mali, à œuvrer pour un accès de tous les Maliens à l’éducation et à l’alphabétisation. Abdoulaye Maiga a engagé le ministre de l’Education nationale avec l’ensemble des parties prenantes à travailler en synergie pour la promotion de l’alphabétisation numérique au sein des centres et des structures dédiées à cet effet. Avant de remercier l’ensemble des partenaires techniques et financiers, « qui sont à nos cotés », pour leur accompagnement dans le secteur de l’Education. ST/MD (AMAP)
Recrudescence des attaques terroristes au Mali : La Communication de l’Armée fait le point
Bamako, 08 sept (AMAP) La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a fait, ce lundi, le point sur les opérations militaires en cours, la sécurité publique, la guerre informationnelle et la tentative de déstabilisation des institutions, a constaté l’AMAP. « Ce point de presse intervient à un moment charnière où notre pays, à l’image de toute la zone de l’AES, est confronté à une recrudescence d’attaques terroristes, ciblant nos forces armées, nos infrastructures économiques, nos moyens de transport et nos citoyens civiles », a déclaré le Directeur général de la DIRPA, le colonel-major Souleymane Dembélé. Et d’ajouter que « ces actes barbares sont les derniers soubresauts d’un ennemi aux abois, qui tente désespérément de semer le chaos là où la stabilité reprend ses droits. » Parlant des opérations militaires en cours, le directeur général de la DIRPA, colonel-major Souleymane Dembélé dira que « les forces de l’AES sont en position de force. La dynamique militaire et sécuritaire impulsées dans l’espace AES est aujourd’hui, irréversible. L’ennemi est en repli stratégique, bousculé par la montée en puissance des forces de défense nationales. » Selon lui, l’ennemi, qui est « conscient de son isolement, a changé de tactique avec les pauses d’engins explosifs improvisés, l’utilisation de drone Kamikaze, le sabotage de nos infrastructures, les enlèvements, les attaques contre les civils. Leur objectif est de briser le moral des populations/ « Mais qu’ils sachent que le peuple malien ne cédera pas à la peur. » « La semaine, qui vient de s’écouler, a été très éprouvante pour les Groupe armés terroristes (GAT) , qui ont été délogés de plusieurs théâtre d’opérations. L’opération « Dougoukoloko, en cours sur l’ensemble du territoire, répond avec fermeté à cette nouvelle stratégie des terroristes », a fait savoir le directeur de la DIRPA. Il a expliqué que « les vidéos virales, reliées sur les réseaux sociaux sont en réalité hors contexte. L’embouteillage sur la route Bamako-Ségou n’était qu’un accident. La vidéo du bus incendié date du mois d’avril avril et n’a aucun lien avec le soi-disant blocus. » « Le vrai problème à Kayes, aujourd’hui, ce sont les conditions naturelles, liées à la saison des pluies et non les actions de ces groupes terroristes », a dit le colonel-major Dembélé. S’agissant de la sécurité publique, il a dit que les récents contrôles menés à Bamako, dans les capitales régionales, sur les principaux axes routiers, peuvent vous sembler contraignants « mais ils sont essentiels. » « Ils visent à prévenir les infiltrations et à sécuriser nos citoyens. », a-t-il précisé. En ce qui concerne la tentative de déstabilisation des institutions, en août 2025, impliquant des militaires maliens et un complice étranger qui a été déjoué. « Les services compétents sont en œuvre. Les enquêtes avancent. Ce complot visait à ébranler les fondations de notre République mais la diligence et la loyauté de nos forces ont permis de faire échouer cette entreprise. Nous demeurons toujours solidaires pour le bien du peuple malien. », a dit le chef de la DIRPA. Pour la guerre informationnelle, le colonel-major Dembélé a affirmé que «depuis quelques mois, nous assistons à une offensive médiatique internationale dirigée contre l’espace AES mais, particulièrement, contre les forces armées nationales. » « Méfions-nous de la désinformation. Ne relayons point leur mensonge », a-t-il dit, en guise de mise en garde. OD/MD (AMAP)
Diéma : Concombres à gogo !!!
Par Ouka Ba Diéma, 08 sept (AMAP) Le concombre est une plante potagère de la famille des cucurbitacées, d’origine orientale, qui produit des fruits allongés, et par extension est le fruit de cette plante, comme le défini le Dictionnaire français. Cette année, la culture du concombre prospère dans le cercle de Diéma, dans l’Ouest du Mali. A en juger par la disponibilité du légume très abondant sur les marchés. En effet, en marge de la culture de la pastèque, de nombreux producteurs agricoles s’intéressent, aujourd’hui, au concombre à cause surtout de sa rentabilité. Durant ces dernières années, plusieurs femmes commerçantes n’ont plus besoin de parcourir, souvent dans des conditions difficiles et incertaines, des dizaines de kilomètres pour se rendre jusqu’à Nonsombougou (Cercle de Kolokani) pour s’approvisionner en concombres et revenir revendre leurs marchandises à Diéma contre, parfois, de modiques gains, compte tenu du coût du transport et des moyens inappropriés de conservation. Les avantages du concombre sont multiples. On utilise ce légume dans plusieurs plats, notamment pour la préparation de la laitue, des hors d’œuvres, du riz au gras, du « gnougoubala yelen », de la pomme de terre, des grillades de viande ou de poisson. D’après certains, les étuves du concombre constituent des remèdes efficaces contre certaines maladies comme l’hypertension artérielle, les dermatoses…. UNE FILIERE PORTEUSE – Selon les constats, quasiment tous les acteurs impliqués dans la production et la commercialisation du concombre, se réjouissent des retombées positives de leur activité. Actuellement 50 kg de concombre coûtent 12 000 Fcfa, voire moins bord champ. Tandis que l’unité est vendue à 50 ou 100 Fcfa par endroit. A en croire le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, producteur agricole de son état, qui exploite un demi-hectare de concombres, cette plante rampante n’aime pas trop d’eau. « L’année où il pleut abondamment, les plantes de concombre produisent des fruits maigres et de mauvaise qualité », rapporte celui qui se dit « ami de la terre ». Il soutient que les plantes ont besoin d’être régulièrement traitées avec des produits phytosanitaires biologiques, pour les mettre à l’abri des nuisibles. L’homme assure que ces derniers temps, les clients affluent quotidiennement vers son champ de concombres, qui lui rapporte assez d’argent. EPOUSE GENTILLE ! Si Horiyé Coulibaly entretient des planches de concombre dans un coin de sa cour, c’est pour la consommation de sa famille. « C’est une manière pour moi de contribuer à réduire les frais de condiments », dit la dame, en épluchant deux gros concombres luisants, pour le dîner de son mari qui s’abstient de manger des aliments lourds pendant la nuit. A cause de ses vertus médicinales, Makan Coulibaly, domicilié à Fangouné Massassi, mange le concombre cru, sans l’éplucher, soutenant qu’il permet de normaliser la pression artérielle. Il explique qu’il a passé deux ans à Ambideidi, dans la Région de Kayes (Ouest), où il cultivait, principalement, du concombre. « Quand je suis rentré au village, j’ai aménagé une partie de mon verger de manguiers pour la culture du concombre. La majeure partie de ma clientèle constituée de femmes. Je leur cède souvent mes concombres à moindre coût pour leur permettre de réaliser de petits bénéfices », dit-il. « Ma brave épouse aussi m’aide à écouler mes produits. Avec les ressources générées, je parviens à entretenir correctement ma famille, sans être contraint de m’endetter auprès de qui que ce soit », ajoute notre interlocuteur, pas peu fier de sa réussite. Le conservateur Siaka Doumbia, sirotant son rituel thé, explique ce qui fait que le goût du concombre devient amer. « Selon une croyance populaire, cela dépend de la main qui sème les graines. Si votre main est mauvaise, comme on le dit, vos concombres seront forcément amers. De même, en matière de cuisine, cette croyance compte beaucoup. La ménagère a beau utiliser tous les condiments du monde, si elle n’a pas une bonne main, ses repas ne seront jamais appréciés », argue-t-il. Son ami, assis à côté de lui, ajoute sans ambages, que « ce sont surtout les enfants qui en sont friands. « Certains gamins le croquent en entier. C’est difficile à faire passer par la gorge. Mais, lorsque j’étais en exode, j’ai travaillé avec un asiatique qui mangeait crûment du concombre, parce que, soi-disant, si l’on l’épluche, il perd tous ses apports nutritifs. » Quelle ne fut la stupéfaction de cette femme en découvrant, un jour, que tous ses concombres sont avariés. « Quand on laisse les concombres en contact direct avec le sol jusqu’à ce qu’ils mûrissent, ils peuvent pourrir. De plus, cette plante réussit, surtout, pendant la saison froide. Au moment venu, je ferai du concombre Inch’Allah », rapporte Amorou Fofana, à la recherche d’un manœuvre, pour l’aider à désherber son champ de mil, à la suite de son départ, en catimini, de son fils à l’aventure. Sans la vente de concombres, la veuve Binta Aba, avait du mal. Cette vendeuse ambulante, du haut de ses trente ans, qui fréquente quotidiennement le quartier Razel, peut gagner de 7 500 à 10 000 Fcfa par jour. Suivie de son garçon, poussant brinquebalant la brouette chargée de concombres, elle sillonne allées du marché, les jours de foire, le poumon économique de la ville, pour proposer ses produits à la clientèle. Les producteurs de concombres, ils sont légion, ont besoin actuellement de soutien, pour promouvoir leurs activités. Ceci permettra de renforcer l’autosuffisance alimentaire dans le Cercle de Diéma et créer des emplois pour de nombreux jeunes, tout en réduisant le flux migratoire. Pour y parvenir, le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, propose aux producteurs de concombres, de se regrouper en association, afin de pouvoir bénéficier de certains avantages. Interrogé sur le sujet, le chef du Secteur de l’agriculture de Diéma, Mamadou Sy, soutient inconditionnellement les producteurs agricoles Il les invite à diversifier la gamme de leurs spéculations pour accroître davantage leur production et en tirer le meilleur profit. OB/MD (AMAP)
Mali : Libération de six routiers sénégalais (Communiqué)
Bamako, 6 sept (AMAP) Six chauffeurs routiers sénégalais enlevés, jeudi, dans la région de Kayes (Ouest) ont été libérés, a annoncé, samedi, l’Union des routiers du Sénégal, dans un dans un communiqué. « Nous remercions vivement les autorités, l’ensemble des acteurs routiers pour leur soutien, ainsi que notre Secrétaire général Gora Khouma pour son engagement constant », a déclaré l’organisation. Les routiers sénégalais ont été enlevés par des hommes armés, jihadistes présumés, dans l’Ouest du Mali, près de la frontière sénégalaise. L’attaque s’est produite alors que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), groupe affilié à Al-Qaïda, a annoncé un blocus visant les échanges commerciaux dans la région. Les camions transportaient des marchandises en provenance du Sénégal. Les chauffeurs circulaient à bord de camions transportant des marchandises dans cette région dans laquelle la violence islamiste s’est intensifiée ces dernières semaines. Mercredi soir, GSIM, affilié à Al-Qaïda, a annoncé un « blocus » dans plusieurs zones frontalières de l’Ouest du Mali. Ses combattants s’en prennent aux véhicules de transport et perturbent les échanges commerciaux avec le Sénégal, qui fournit au Mali une partie de ses marchandises, dont du carburant. OS/MD (AMAP)

