Santé de la femme et de la fille à Kangaba : Atelier pour renforcer le plaidoyer et les capacités des acteurs de la transformation des normes sociales

Kangaba, 25 sept (AMAP) Un atelier pour renforcer le plaidoyer et les capacités des acteurs pour la transformation des normes sociales qui affectent la santé de la femme et de la fille, s’est tenu à Kangaba, jeudi 25 septembre 2025, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville Il s‘est agi, de façon générale, pour les participants, de renforcer la mobilisation communautaire autour de la promotion des droits des femmes et des filles et sur le nouveau Code pénal et le chapitre relatif au genre pour l’abandon des Violences basées sur le genre (VBG) et des Pratiques traditionnelles néfastes (PTN). Cette rencontre, sous la présidence du 1er adjoint au maire de Minidian, Kamory Keita, a été organisée par l’Association malienne pour le suivi et l’orientation des pratiques traditionnelles (AMSOPT). Elle a permis d’informer les communautés sur le contenu du nouveau code pénal et le chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN à travers des sessions de plaidoyer, d’apporter une prise de conscience des communautés et de leur engagement en faveur de la promotion du nouveau code pénal du Mali et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN et d’amener les décideurs communautaires (administration, élus, leaders religieux, coutumiers etc.) à constituer un groupe communautaire pour la promotion du nouveau Code pénal du Mali et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN. La rencontre a rappelé les conséquences de la pratique de l’excision, du mariage des enfants et des autres VBG telles le harcèlement, l’exploitation sexuelle, la pédophilie, l’esclavage et le trafic sexuel, le viol, le mariage forcé ou précoce. Le contenu du nouveau code pénal et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG et des PTN a été exposé par un spécialiste. A l’issue des travaux, les participants ont créé un Groupe VBG Kangaba. Ils ont recommandé d’élaborer des plans d’action de vulgarisation du nouveau code pénal, de partager les informations du Groupe VBG sur le groupe WhatsApp de la mairie de la Commune de Minidian et de renforcer, de façon continue, les capacités des membres du Groupe VBG Kangaba. SD/MD (AMAP)

Préparatifs de la rentrée scolaires à Bamako : Difficile pour les parents d’élèves

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 25 sept (AMAP) À quelques jours de la rentrée scolaire, les familles s’activent pour que leurs enfants retrouvent le chemin de l’école dans les meilleures conditions. Entre les listes de fournitures, les inscriptions scolaires, la rentrée est un véritable casse-tête pour acheter cartable, habits, manuels et transports : le coût de la rentrée reste élevé. Mamadou Dembélé, la cinquantaine révolue. Il a cinq enfants, tous inscrits dans des écoles privées. Cette année, la situation socio-économique du pays fait que ce père de famille a des difficultés à joindre les deux bouts. « Les dépenses sont énormes pour cette rentrée scolaire. Rien que pour les inscriptions, je dois payer plus d’un million de Fcfa. Il y a les fournitures scolaires et le transport, après la reprise. Chaque année, c’est le même scénario. Je pense que c’est un moment qui doit être préparé en termes de dépenses », estime-t-il. Même constat pour Mme Mariam Karo, qui reconnaît que la conjoncture économique est mondiale. « Ce n’est pas le Mali seulement qui traverse des moments difficiles. Je pense que c’est mondial. Mais, j’estime que la seule solution, c’est de se donner la main pour bâtir ensemble un Mali de paix et de cohésion », dit cette mère de foyer, rencontrée au marché Dabanani de Bamako. Elle a acheté certaines fournitures, notamment des cahiers et des livres. « Je viens d’acheter des cahiers et des livres pour les classes de 7è et 8ème année. Pour ce qui est des sacs et autres effets, cela peut attendre, car les moyens ne sont suffisants », affirme-t-elle. Contrairement à Mariam Karo, Salimata Traoré n’a rien acheté comme fournitures, pour le moment. Elle attend son époux qui doit envoyer de l’argent depuis l’étranger. Mais avant, la commerçante est venue se renseigner sur les prix auprès des vendeurs de sacs et de gourdes. « Le souhait de chaque parent est d’offrir tout le nécessaire aux apprenants pour le jour de la reprise des cours. Ce qui n’est pas commode cette année car les temps sont durs. « Les deux petites gourdes coûtent 7 000 Fcfa. Je vais y renoncer pour chercher le nécessaire », avance la femme au foyer, assise sur sa moto. Abdoulaye Maïga, enseignant n’est pas encore prêt financièrement pour l’achat des fournitures scolaires mais, il espère une amélioration de sa situation financière d’ici la fin du mois. « Je me renseigne sur le prix de certains matériels didactiques. Je dois trouver des encadreurs pour les cours à domicile. La rentrée scolaire coûte très chère aux parents. » Les écoles privées sont souvent les plus sollicitées pour l’éducation des enfants. Mais ce sont les moyens financiers qui font défaut. Chaque année, les frais d’inscription augmentent. Ce qui a poussé Kassim Coulibaly, ancien travailleur d’une ONG, d’inscrire ces enfants dans une école publique. « Cette année, je ne suis pas en mesure de faire face aux frais de scolarité de mes enfants. Ils sont au nombre de quatre, tous inscrit dans des écoles privées. Mais avec les difficultés financières, j’ai décidé de les inscrire dans une école publique. Même si cela pourrait affecter leur niveau d’études », a-t-il fait savoir, presque désespéré. Des marchands de fournitures scolaires se plaignent du manque d’affluence aux lieux de vente. Si certains pensent que les clients viendront à la dernière minute, d’autres constatent que les parents d’élèves manquent d’argent. Il est 10h34, en mois de septembre au marché Dabanani de Bamako. Les vendeurs de fournitures scolaires ne sont pas nombreux. Les quelques rares qui y sont, déplorent également le manque d’affluence. Bakary Dramé, jeune vendeur de cahiers et d’autres matériels didactiques, en est à sa première année, dans ce commerce. Mais, il risque d’abandonner car le marché n’est pas rentable. « Les clients se font rares. Ceux qui viennent, veulent juste prendre les prix de nos marchandises. La majorité se plaint du manque de d’agent », dit-il. Siaka Boïté vit la même situation. Il affirme qu’il n’y a pas de marché. « L’année dernière, à la même période, nous n’avions même pas de temps pour discuter avec un journaliste. Cette année, c’est le contraire. À une semaine de la rentrée scolaire, nous avons l’impression que les parents ne sont pas prêts. Aucune vente depuis ce matin », se plaint-il. En dépit de cette conjoncture économique, Kèlè Traoré, vendeur de fournitures scolaires à Sogoninko, en Commune VI du district de Bamako, reçoit des clients. Installé au bord de la route, il avoue que les clients sont fréquents chez lui. La preuve ? A 14 heure, son petit kiosque est débordé.  « Je peux dire que les clients viennent. Même si d’autres attendent la dernière minute. Comparativement aux années précédentes, le marché est bon », ajoute, M. Traoré âgé d’une vingtaine d’années. MMD/MD (AMAP)        

Mois de l’Amnistie en Afrique : Un appel au désarmement volontaire

Bamako, 25 sept (AMAP) Le démarrage du mois de l’amnistie en Afrique s’est tenue au Mémorial Modibo Keita, jeudi 25 septembre 2025 sous le thème « Collecte et dépôt volontaire des armes. Les volontaires sont amnistiés et garantis de toute poursuite judiciaire. » L’événement a été présidé par le représentant du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le chef de cabinet, Seydou Mamadou Doumbia, aux côtés du secrétaire permanent de la Lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, le colonel Adama Diarra. Dans son allocution, le colonel Diarra a rappelé que « le Mali connaît encore les blessures profondes causées par les conflits, l’instabilité et les divisions internes. » Toutefois, il a insisté sur le fait que le Mali demeure porté par une force inébranlable : celle d’un peuple debout, résilient et profondément attaché à la paix et à l’unité. « Ainsi, a-t-il souligné, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de renouveler l’engagement envers les principes de justice transitionnelle, de dialogue national, de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, afin de reconstruire la société sur les bases solides de la confiance, de la vérité et de la cohésion sociale. « Pour sa part, le représentant du ministre, Seydou Mamadou Doumbia, a mis en avant l’importance de l’amnistie comme facteur de paix. Selon lui, sa plus-value réside dans l’apaisement des ressentiments et la réduction des tensions et violences. Il a également réaffirmé la disponibilité totale des forces de sécurité à accompagner tout processus sincère de désarmement et de réinsertion, dans le respect des droits humains et de la dignité des citoyens. AC/MD (AMAP)  

Réforme du secteur de la sécurité : Validation externe des documents d’avant-projet de la stratégie nationale

Bamako, 25 sept (AMAP) Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité organise, du 25 au 26 septembre, au gouvernorat du District de Bamako, un atelier de validation externe des documents d’avant-projet de la Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité révisée et son plan d’action 2025-2029, a constaté l’AMAP. Avec l’accompagnement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD, à travers le Projet d’appui à la stabilisation du Mali et le Renforcement de l’Etat de Droit (PROSMED), cette validation intervient, en prélude à celle par l’organe stratégique afin de doter le Mali d’une nouvelle Stratégie plus efficace et adaptée aux réalités sécuritaires du pays. La validation permettra de partager et s’approprier des avant-projets de documents de stratégie de la réforme du secteur de la sécurité et de son Plan d’action 2025-2029 suivant les orientations stratégiques par les acteurs nationaux. Elle permettra, également, de formuler des recommandations et avis sur le document par les acteurs nationaux visant à relever les défis et à définir des mesures pour renforcer la durabilité et l’efficacité des réformes urgentes. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de Division, Abdoulaye Coulibaly, la finalité de cet exercice est l’élaboration et la validation d’un document de Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité avec l’ensemble des parties prenantes et répondant aux besoins de sécurité du peuple malien. « L’activité se situe dans la continuité de la première génération de la Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité et son plan 2022-2024 qui visait la mise en place des institutions du secteur de la sécurité efficaces, responsables et respectueuses des Droits de l’Homme et de l’État de droit pour la stabilité du pays », a-t-il rappelé. Le général de division Coulibaly a ainsi invité les acteurs de la sécurité de notre pays, représentants les institutions de gestion, de prestation, de contrôle et d’alerte du secteur de la sécurité de veiller à l’élaboration d’une politique de réforme du secteur de la sécurité adaptée et intégrée afin de léguer aux générations futures, un pays où la qualité de la vie au quotidien sera préservée. OD/MD (AMAP)

Communauté humanitaire : Présentation du rapport de réalisations des ONG internationales 2024

Bamako, 24 sept (AMAP) Le Forum des ONG internationales du Mali (FONGIM) a présenté, mercredi, à Bamako, son deuxième rapport de réalisation des ONG internationales membres pour 2024 qui met en lumière les efforts des ONG internationales pour répondre aux défis multidimensionnels au Mali pour la période considérée. Ce rapport compile les données et les résultats de 82 ONG sur les 110 membres du FONGIM. « Il n’est pas un simple document », selon le président du FONGIM, Mamadou Diop. « Il est le reflet d’un engagement collectif, le témoignage concret de l’impact des ONG internationales qui œuvrent sans relâche, chaque jour au service des populations maliennes », a-t-il dit. L’année 2024 a été jalonnée de défis multiples et complexes. L’insécurité persistante dans le Nord et le Centre du Mali a considérablement restreint l’accès humanitaire, tandis que la baisse du financement et des contraintes logistiques et administratives ont accentué les difficultés. « Malgré ces contraintes, les ONG se sont mobilisées, sans relâche, pour répondre aux urgences et accompagner les dynamiques locales de développement », a expliqué le président. Le rapport illustre les réalisations des ONG dans plusieurs domaines tels que la sécurité alimentaire et les moyens d’existence, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, l’éducation, la santé, la nutrition et la protection. Au sujet des différentes réalisations, le président du FONGIM a indiqué : « Nous avons pu mobiliser 277 milliards de Fcfa dont 11 milliards de Fcfa versés en impôts et taxes à l’État malien. Nos organisations ont employé 6 347 personnes dont 94 % de personnel national, témoignant de notre engagement pour l’emploi local et le renforcement des capacités. »  Il a ajouté que les ONG internationales ont touché directement près de 5 millions de bénéficiaires. Derrière ces chiffres, il y a des vies transformées. Plus de 100 points d’eau et 1 631 latrines ont été construites ou réhabilitées, améliorant l’accès à l’eau potable et à l’hygiène. Plus de 1 589 écoles ont été appuyées pour garantir la continuité et la qualité de l’apprentissage. À cela s’ajoute la construction de 2 388 abris d’urgence, dont 988 bâtiments permanents. Selon Mamadou Diop, 5 666 ménages ont été soutenus par des kits essentiels, 288 centres de formation construits et réhabilités et plus de 143 575 enfants malnutris ont été pris en charge. Il a, également, mentionné qu’en 2024, plus de 160 projets ont été mis en œuvre, avec une collaboration étroite avec 170 organisations nationales et 70 services techniques de l’État. « Au-delà de ces résultats, ce rapport témoigne de notre volonté de bâtir une relation de confiance durable entre les acteurs humanitaires, les autorités maliennes et les communautés. » « Il traduit, aussi, l’engagement des ONG à travailler en harmonie avec les priorités nationales, à renforcer la coordination entre les membres et à promouvoir une meilleure mutualisation des ressources », a-t-il indiqué Quant au représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Pamanta, il a indiqué que la présentation de ce rapport « constitue un témoignage précieux des réalisations et met en lumière l’impact de la collaboration fructueuse entre les organisations nationales et internationales, ainsi qu’avec les services techniques de l’État. » « Cette présentation est également une invitation à poursuivre et à renforcer le dialogue entre les autorités maliennes et les organisations internationales », a-t-il indiqué. « Avec des ressources limitées mais une détermination sans faille, ces organisations ont poursuivi leur objectif premier : celui de sauver des vies et renforcer la résilience des communautés vulnérables. Leur rôle est essentiel dans le développement, dans la promotion des droits de l’homme et dans l’amélioration des conditions de vie des populations. » Étaient présents à l’atelier, les représentants des organisations nationales et internationales, l’ambassadeur de Palestine, Hassan Al Balawi, l’ambassadeur de la Türkiye, Efe Ceylan, les représentants du corps diplomatique, les représentants des agences des Nations Unies et des directeurs nationaux généraux de services centraux. FK/MD (AMAP)  

Lancement des activités de la Semaine nationale de la réconciliation.

Mopti, 17 sept (AMAP) Les activités de la 4e édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE), sous le thème « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES », ont démarré, mercredi 17 septembre 2025, au gouvernorat de Mopti (Nord). Instituée par la loi n 2019-042 du 24 juillet 2019 portant loi d’entente nationale, la SENARE est célébrée du 15 au 21 septembre de chaque année. Dans la Région de Mopti, plusieurs activités sont au programme comme des émissions radios, une conférence-débat sur le thème : « Femme : vecteur de paix et de réconciliation », une plantation d’arbres au Bosquet de la paix, des prières dans les lieux de culte et des activités sportives dominées par la lutte traditionnelle. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Abdoulaye Daga Théra, qui a présidé le début des activités, a rappelé que le thème de cette édition vise à replacer la culture au cœur des politiques publiques et en faire un levier de développement et de cohésion sociale. L’objectif recherché étant aussi de valoriser et promouvoir l’héritage culturel sahélien comme levier de paix, de réconciliation et de cohésion dans l’espace AES. En présence des chefs de services régionaux, les autorités militaires, les légitimités traditionnelles, les organisations de la société civile, les femmes et les jeunes, Abdoulaye Daga Théra a engagé les populations « à valoriser et à promouvoir notre riche héritage culturel durant cette année de la Culture. » La cérémonie d’ouverture a été suivie de la conférence sur le thème « Femme : vecteur de paix et de réconciliation » animée par Mme Coulibaly Salimata Sanogo de la direction régionale de la femme et Mme Ouédraogo Aissata Baby, chef sous bureau UNFPA- Mopti. Selon le chef de l’équipe d’appui à la réconciliation, Ali Kampo, la 4e édition de la SENARE est placé sous le sceau de la réconciliation « avec une base de l’héritage culturel de notre pays cité comme une terre des civilisations, de culture qui a fécondé l’humanisme et l’humanité des siècles durant, nous renvoie à nos fondements. » Le sous thème « Femme vecteur de paix et de réconciliation » traité en conférence interpelle « pour que les femmes qui doivent être à la pointe du combat pour asseoir la paix ne soient pas des sujets de seconde zone », a indiqué M. Kampo. Il a rappelé que « c’est aussi un appel du pied pour que les hommes, les femmes et les jeunes mettent du sien afin que la paix ne soit pas un vain mot » DC/MD (AMAP)

Système intégré de gestion des ressources humaines : 36 enseignants de Youwarou non enrôlés

Youwaro, 17 sept (AMAP) Les enseignants du Centre d’Animation pédagogique (CAP) de Youwarou (Centre) victimes de non enrôlement sont au nombre de trente-six (36) dont trois (3) femmes, a appris, mardi, l’AMAP sur place. Dès l’annonce de la nouvelle, les enseignants concernés ont communiqué à travers les réseaux sociaux pour trouver la solution à leur problème. La plupart d’entre eux détiennent, pourtant, le récépissé attestant qu’ils ont été enrôlés. Les différents syndicats d’enseignants représentés à Youwarou indiquent avoir saisi « qui de droit « pour un nouvel enrôlement des concernés au CAP de Youwarou. Il règne parmi les enseignants une ambiance et un sentiment de peur, de crainte de ne pas percevoir le salaire du mois en cours. Ils se regroupent, souvent, en petits nombres pour parler de leur omission sur la liste des fonctionnaires et agents enrôlés dans le cadre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) de l’Etat. Beaucoup de ces enseignants s’apprêtent à se rendre à Bamako afin de reprendre l’enrôlement bien que l’ouverture des écoles arrive bientôt. SC/MD (AMAP)

Etats généraux sur la Femme, l’Enfant et la Famille : De nouvelles perspectives attendues

Bamako, le 16 sep (AMAP) Les Etats généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ont démarré, ce mardi, au Centre internationale de conférences de Bamako (CICB), avec pour objectif de permettre aux participants « d’approfondir la réflexion en vue de proposer des solutions pour l’amélioration de la situation de la femme et des enfants du Mali », a constaté l’AMAP. Selon la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo, qui a présidé l’ouverture des travaux, les Etats généraux « sont bien plus qu’un cadre de dialogue. » « Elles sont l’expression concrète d’une volonté politique affirmée. Celle de remettre la femme l’enfant et la famille au cœur du projet de société malien », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « Au cours de cette phase nationale, les participants vont passer en revue les recommandations issues des régions, évaluer la pertinence et la fiabilité. Et, surtout, valider un document final qui sera le produit de leur intelligence collective, le socle de nos actions futures en faveur de la femme de l’enfant et de la famille. » Le ministre en charge de la promotion de la femme a dit que « ce document constituera un outil stratégique qui orientera l’action de l’Etat et de ses partenaires dans les années à venir. » Pour améliorer la condition de la femme de l’enfant et de la famille, de nombreuses actions sont nécessaires dont promouvoir l’égalité professionnelle et l’autonomisation économique, soutenir le leadership féminin, lutter contre les violences et discrimination, garantir l’accès à l’éducation et à la santé, mettre en œuvre des politiques basées sur les données de genre, l’implication des hommes et le soutien au xassociation Cette cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des gouverneurs et d’autres invités. BT/MD (AMAP)  

Préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026 : la résolution des problèmes éducatifs au cœur des débats

Bamako, 16 sept (AMAP) Le ministère de l’Éducation nationale a rencontré ce mardi ses partenaires dans la salle de conférence de la Direction nationale de l’éducation pour discuter des défis auxquels l’école malienne est confrontée afin de trouver des solutions rapides, a constaté l’AMAP. Pour cette rentrée qui se présente dans deux semaines, il y a des engagements, car elle est marquée par plusieurs défis, selon le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Boubacar Dembélé, représentant le ministre. L’augmentation des effectifs est un défi majeur. « Cette évolution n’est pas suivie par la réalisation d’infrastructures nécessaires pour pouvoir accueillir un grand effectif », a précisé le secrétaire général. Il a pointé, également, du doigt la nécessité accrue d’améliorer la qualité de l’Education. « Ces défis exigent une mobilisation collective, une collaboration solide entre l’État et tous les acteurs de la communauté éducative », a-t-il indiqué. Et d’ajouter qu’on ne peut pas parler d’éducation de qualité sans infrastructures et sans ressources humaines. « Mais, pour pouvoir surmonter ces défis, il faut un engagement de toute la communauté éducative en termes de dotation matérielle, en termes de suivi pédagogique, en termes de mobilité du personnel enseignant, a-t-il recommandé. Le respect des normes de qualité et une meilleure accessibilité aux infrastructures sont également attendus des établissements privés pour que cette rentrée soit effective et apaisée. Dr Modibo Kane Doumbia, président du Groupement des promoteurs d’écoles privées, a affirmé que la rentrée scolaire est toujours un moment de renouveau, d’espoir et de mobilisation collective autour de l’idéal commun : offrir à chaque enfant du Mali une éducation de qualité inclusive. « Nous sommes en phase de rentrée scolaire 2025-2026, Cependant, certains établissements sont verrouillés depuis trois ans. Et cela confine ces établissements dans l’illégalité, en contradiction totale avec toutes les règles et les lois qui régissent notre partenariat dans l’école malienne. » Selon lui, « ces établissements qui ont été verrouillés ont prouvé leur existence à travers l’acte d’exercice. » Il appelle les autorités éducatives à revoir la situation de ces écoles privées verrouillées. « Car ces acteurs jouent un rôle crucial dans l’épanouissement de l’éducation nationale. » Mme Nana Kadia Camara, présidente nationale de l’Association des promoteurs des écoles privées du Mali (APEPM), a, à son tour, revendiqué une résolution rapide concernant ces faux documents qui entravent le développement de l’école malienne. Le représentant du ministre a remercié tous les partenaires de l’Education nationale. Il s’agit des écoles privées, des promoteurs, des associations, des syndicats et des familles des écoles franco-arabes pour tous les efforts qu’ils ont engagés aux côtés du ministère de l’Éducation nationale durant l’année scolaire écoulée. « L’engagement de ces partenaires a permis une réussite de l’année scolaire, des examens transparents et des résultats fiables », a-t-il ajouté. Quant aux écoles catholiques, elles ont également été félicitées pour leur offre d’éducation de qualité. « Nous sommes conscients de ce que les écoles catholiques traversent en ce moment. Mais le ministère de l’Éducation nationale restera aux côtés de son partenaire pour lui manifester son soutien et sa considération », a assuré le secrétaire général. Il a rappelé que « l’école est un milieu social, mais la première socialisation commence dans la famille. L’accompagnement des parents est le premier maillon. » FK/MD (AMAP)    

Koutiala : Semaine nationale de la réconciliation (SENARE)

Koutiala, 15 sept (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koutiala (Sud), le général de Division Abdoulaye Cissé a lancé officiellement la 4°Édition Semaine nationale de la réconciliation, au gouvernorat sous le thème de l’« Héritage  culturel : Facteur  de paix  et de cohésion  sociale dans l’espaces AES. » Au menu une conférence débat sur le thème principal et celui de la « Mobilisation citoyenne autour des valeurs de solidarité et de paix. »  Durant plusieurs heures, les conférenciers Adama Kouyaté, président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), Yacouba Dao, 1er adjoint au maire de Koutiala et ancien député et Ben chérif Diarra, juriste ont mis l’accent sur l’importance du vivre-ensemble, la paix et la cohésion sociale dans l’espace commun de l’AES. Pour le général de division Abdoulaye Cissé, « cette célébration nationale vise à replacer la culture au cœur des politiques publiques, à renforcer la souveraineté culturelle du pays et la cohésion sociale », d’où le thème « Héritage culturel : Facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES. » Et le gouverneur d ’ajouter qu’avec le thème de la SENARE, « il s’agira de mettre en avant les valeurs, les normes, les traditions, les symboles et les récits partagés qui ont façonné la mémoire collective des communautés du Mali et des autres pays de l’AES (Burkina Faso et Niger), afin d’en faire des instruments concrets de réconciliation et de résilience, d’une part, puis de reconstruction de la paix d’autre part. » Cette Semaine veut tenir toutes les promesses de l’institution d’un système efficient, en vue de mettre en exergue le dialogue permanent entre les cultures de l’espace sahélien, pour renforcer l’intégration et la fraternité au sein de l’AES. « Un Espace nouveau, bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble et respectueux  des droits  de l’Homme et des valeurs socio- culturelles », a-t-il conclu. ID/MD (AMAP)