À Sougoubougou : Au rythme des travaux champêtres collectifs

Par Moussa M. DEMBELE Envoyé spécial Bamako, 15 oct (AMAP) Le trajet Bamako-Zantiguila prend plus d’une heure. Les bus, assurant la liaison entre la capitale et Ségou (Centre) ou d’autres localités dans cette partie centrale et septentrionale du Mali, ne respectent pas toujours le code de la route. Dépassements dans les virages, notamment au niveau de la forêt classée de Zantiguila, vitesse extrême… sont fréquents, Ce jeudi 21 août, ce n’est pas une odyssée matinale mais, un court voyage. En cette saison d’hivernage, la nature est splendide. La chaleur moins accablante. Le soleil plus doux quand notre équipe de reportage s’est rendue à Sougoubougou, un hameau situé du village de Korokoro, Commune de Zan Coulibaly, Cercle de Fana. Les fortes pluies enregistrées début août ont rendu les pistes difficilement praticables. À moins de 200 mètres, nous rencontrons un groupe de jeunes cultivateurs dans un champ de sorgho. Cette année, les céréales se portent bien. Le seul champ de coton visible dans les environs progresse lentement. Ils sont au total 19 gaillards engagés et motivés. L’ambiance est conviviale, empreinte de joie et d’esprit d’équipe. Depuis 6 heures du matin, ils travaillent dans le champ de Balla Coulibaly. Âgés de 16 à 29 ans, les jeunes sont dirigés par Moussa Coulibaly, le plus âgé. Ce travail collectif, transmis de génération en génération, vise à s’entraider pendant l’hivernage. La prestation coûte 10 000 Fcfa par jour.  La recette des travaux est destinée à financer les festivités du 22 septembre qui marquent aussi la fin des travaux champêtres. C’est ainsi que les ressortissants de Sougoubougou commémorent l’indépendance. La solidarité pour une célébration grandiose du 22 septembre, fête de l’indépendance du Mali ! En début d’hivernage, la liste des travaux est établie, afin de tirer au sort les bénéficiaires qui recevront le groupe dans leur exploitation, l’une après l’autre. Cette année, ce sont 14 familles, qui figurent sur la liste. Ce jeudi marque la septième intervention pour une recette (à mi-chemin) de 70 000 Fcfa. C’est le propriétaire du champ, qui offre les deux repas de la journée (petit-déjeuner et déjeuner des travailleurs). Vêtu d’un pantalon coupé au genou et d’un t-shirt marron, Moussa Coulibaly, chef du groupe,  âgé de 29 ans, explique les règles du jeu. « Depuis 6 heures, nous sommes ici. Celui qui ne respecte pas cet horaire est sanctionné. Il doit offrir des bonbons au groupe », dit-il, la daba sur l’épaule, avant d’ordonner à son équipe d’aller prendre le petit-déjeuner. M. Coulibaly ajoute qu’ils ont hérité ce travail de leurs aînés. « Aujourd’hui, c’est notre tour de respecter la tradition. Nous travaillons pour 10 000 Fcfa par jour, pour les ressortissants du village. Ceux qui sont d’ailleurs, qui nous sollicitent, doivent payer entre 40 000 et 50 000 Fcfa par jour », affirme-t-il. Le village compte deux groupes de jeunes : ceux de 16 à 30 ans, et ceux de moins de 16 ans. La nuit du 22 septembre, chaque clan célèbre à sa manière. Trois jours de festivités et de partage. Tongasse Coulibaly, membre du groupe, âgé de plus de 20 ans, explique que l’initiative vise à s’entraider pendant l’hivernage mais, aussi, à renforcer la cohésion et la paix entre les jeunes dans le village. Il précise que derrière cette idée, il y a la célébration de l’indépendance du Mali, « une date inoubliable pour tout Malien. » N’tchi Coulibaly, 25 ans, souligne l’importance de leurs interventions pendant l’hivernage. « À chaque passage chez quelqu’un, nous finissons par cultiver ses champs. Le paiement est symbolique. Ce qui compte, c’est le travail », précise-t-il. Après les travaux collectifs, c’est tout le village qui est mobilisé pour célébrer le 22 septembre. « Et le jour de la fête, c’est la joie totale dans tout le village. Dans l’avenir, nous espérons qu’une ONG pourra nous soutenir dans d’autres projets », dit-il, insistant sur l’union de leur groupe. Au départ, c’était des activités collectives organisées entre les membres du petit groupe de maisons. Une compétition entre les jeunes, était organisée dans le but de prouver leur bravoure dans les champs. Chaque génération formait un groupe. L’objectif était de développer le village et unir ses ressortissants. « Nous avons toujours voulu organiser des fêtes à la fin de nos travaux champêtres. Avant, ce n’était pas le 22 septembre mais, plutôt, la fête de nos instruments de musique traditionnels. Tout le monde se retrouvait à la place du village pour célébrer la fin de l’hivernage », a rappelé, Djamako Coulibaly, chef du hameau de Sougoubougou, âgé plus de 80 ans. Aux premiers jours de l’indépendance, le 22 septembre était célébré dans les chefs-lieux. C’était une grande rencontre culturelle pour commémorer cette date historique. Chaque village montrait son savoir-faire. « Nous fêtions le 22 septembre à Fana. C’était sur l’invitation du commandant. Chaque village apportait ses instruments de musique. Des concours de danse, de course de vélos, des matchs de football étaient organisés. C’est un rendez-vous exceptionnel entre tous les habitants du cercle », se souvient Djamako Coulibaly. Au fil du temps, la célébration a pris une autre forme. Plus de rencontre au chef-lieu d’arrondissement. Chaque localité célèbre en sa manière. Si d’autres font des cotisations, la population de Sougoubougou a opté pour des travaux champêtres collectifs. « Ce sont les jeunes qui ont eu l’idée de mettre en place cette activité collective.  À la fin des travaux, c’est la fête du 22 septembre. Et je trouve que l’initiative est bonne parce qu’elle permet de renforcer les liens sociaux », se réjouit Zan Coulibaly, 60 ans révolus. Aujourd’hui, beaucoup estiment que l’idée mérite un soutien pour sa pérennisation. Demba Coulibaly, âgé de 46 ans, constate qu’avec son époque, il y a une différence, non seulement au niveau du travail mais, aussi, dans la célébration d’hier et aujourd’hui. « L’idée de cohésion demeure toujours, sinon des jeunes d’aujourd’hui fournissent peu d’efforts dans les champs. Même pour la célébration, ils n’impliquent pas assez les personnes âgées comme nous le faisions », conclut-t-il. MMD/MD (AMAP)            

Mali : Décès de l’ancien Premier ministre Soumana Sako

Bamako, le 15 oct (AMAP) L’ancien Premier ministre malien, Soumana Sako, est décédé, ce mercredi 15 octobre 2025, a appris l’AMAP sur les réseaux sociaux. Né à Nyamina (Centre) en 1950, Soumana Sako a obtenu le Diplôme d’études fondamentales (DEF) en juin 1967 et le Bac trois ans plus tard, en se classant dans les cas deux Premier national. Il est, également, titulaire d’une licence de l’École nationale d’administration (ENA) ainsi que d’un Master en planification de gestion de projets et d’un Ph.D. en économie du développement avec mention H, décernée par l’Université de Pittsburgh, Pennsylvanie (États-Unis). Feu Soumana Sacko a naturellement suivi des stages et séminaires de formation, entre autres, à la Fondation ouest-allemande pour le développement international, au Gosplan de l’ex-Union des républiques socialistes et soviétiques (URSS), à l’Institut de développement économique de la Banque mondiale et au General Accounting Office du Congrès des États-Unis d’Amérique. Il fut ministre des Finances sous le régime de Moussa Traoré entre 1986 et 1987, avant d’être nommé à la tête du gouvernement transitoire 1991-1992 sous feu, le général Amadou Toumani Touré. Homme politique, Soumana Sacko a été plusieurs fois candidat à l’élection présidentielle. Dors en paix Soumana Sacko OD/MD (AMAP)

Kangaba: Rappel de l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger (Communiqué du préfet)

Kangaba, 14 oct (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao a publié, lundi 13 octobre 2025, un communiqué officiel, rappelant aux populations du Cercle ,l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger, a appris l’AMAP. Le texte du préfet, sur la base de l’article 62 du Code minier du Mali, interdit la fabrication, et le transport des dragues sur toute l’étendue du Cercle de Kangaba. Le communiqué rappelle, également, « l’interdiction d’entrée, dans tout le ressort du Cercle de Kangaba, des machines pelleteuses, des bulldozers, Caterpillar sans documents dûment délivrés par les services compétents. » Le communiqué officiel du préfet du cercle de Kangaba indique, aussi, la fin de la période de suspension de l’orpaillage artisanal qui s’étendait du 15 juin au 30 septembre 2025. Le préfet Dao précise dans que « ces mesures ont pour but principal de préserver non seulement des vies humaines et les espèces aquatiques mais, aussi, l’environnement et prévenir les conflits communautaires. » SD/MD (AMAP)

Programme décennal de développement de l’éducation : Clôture de l’atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de 1e et 2e année

Ouélessébougou, 13 oct (AMAP) L’atelier d’élaboration et de validation des livrets pédagogiques destinés aux premières classes du fondamental s’est bouclé, ce lundi, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. Lancé en septembre, par la Direction nationale de la pédagogie (DNP) avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA), l’objectif principal de cette intense session de travail était de concevoir et de valider des livrets de lecture et de mathématiques, en français et en bamanankan, pour les élèves de la 1ère et de la 2ème année. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme décennal de développement de l’éducation (PRODEC 2), l’atelier avait réuni une palette d’acteurs clés du système éducatif malien dont des conseillers pédagogiques, des enseignants-chercheurs, des maîtres d’écoles expérimentés et des experts. Pendant un mois, ils ont mis en commun leur expertise pour produire des supports qui tiennent compte du contexte culturel local et des meilleures pratiques en matière de pédagogie. La cérémonie de clôture, présidée par le préfet de Ouélessébougou, Moussa A. Sagara , s’est déroulée en présence des autorités éducatives dont le Directeur national adjoint de la pédagogie, des représentants du projet MIQRA, ainsi que de tous les participants et partenaires techniques et financiers impliqués. Dans son discours de clôture, le préfet Sagara a salué l’engagement et le travail acharné des participants.  Selon lui, leur assiduité et leur participation « sans réserve » aux travaux de cet atelier, « témoigne de l’importance » qu’ils accordent « aux manuels scolaires pour un apprentissage de qualité au niveau de l’enseignement de base » « En dotant nos classes de base de ces livrets essentiels, vous posez une pierre angulaire pour l’avenir de notre nation », a-t-il déclaré, avant de réitérer la gratitude des autorités à l’endroit du projet MIQRA pour son soutien constant des collectivités territoriales et tous les partenaires « qui accompagnent au quotidien, le gouvernement dans la promotion de l’éducation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Pour sa part, le Directeur national adjoint de la pédagogie, Mamadou Sanogo, a au nom du ministre de l’Education nationale et celui du Directeur national de la pédagogie, adresse des remerciements au projet MIQRA,  pour tous leur accompagnement. Dr. Amidou Namapara, représentant la Directrice du projet MIQRA a réaffirmé l’engagement constant de son organisation aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. Les participants ont, quant à eux, exprimé leur satisfaction quant à la richesse des échanges et la qualité de la collaborative lors des travaux. Ils ont également souligné l’importance de l’utilisation des langues nationales, comme le bamanankan, pour faciliter la compréhension et l’alphabétisation des enfants. AC/MD (AMAP)  

Célébration de la Journée internationale de la jeune fille

Bamako, 13 oct (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, lundi, la célébration officielle de la Journée internationale de la jeune fille présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djenéba Sanogo, a constaté l’AMAP. Dans son intervention, le directeur pays adjoint de Plan International Mali, Drissa Dabone, a souligné qu’ « il est temps d’écouter la voix des filles et de faire en sorte que chaque fille au Mali puisse jouir de son plein potentiel. » Pour y parvenir, il a recommandé, entre autres, d’adapter et d’appliquer une loi fixant l’âge du mariage à 18 ans pour les filles et les garçons, ainsi que « d’investir dans des programmes visant à lutter contre les croyances, pratiques et normes sociales néfastes qui favorisent le mariage d’enfants. » De son côté, le représentant de l’UNICEF, Pierre Ngom, a lancé un appel fort articulé autour de quatre priorités qui sont de renforcer le plaidoyer pour relever l’âge légal au mariage à 18 ans, d’accroître les investissements dans l’autonomisation des adolescentes, notamment à travers l’éducation et la formation professionnelle, d’intensifier les efforts pour lutter contre les carences nutritionnelles et l’anémie chez les adolescentes et les femmes et de faciliter l’accès humanitaire aux acteurs œuvrant pour les droits des filles et des femmes. « Les filles sont des actrices majeures du changement. À nous de leur offrir les moyens et les espaces nécessaires pour exercer pleinement leur leadership », a-t-il déclaré. Pour Koumba Diarra, présidente du Parlement des enfants du district de Bamako, « la situation de crise que traverse le Mali depuis 2012 accentue la vulnérabilité des filles. » « Face à la précarité, certains parents recourent au mariage précoce de leurs filles, les exposant à la déscolarisation et à de multiples risques », a-t-elle poursuivi. Elle a insisté sur la nécessité d’une approche globale et coordonnée impliquant les familles, les communautés, les institutions, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers, « afin de créer un environnement favorable à l’épanouissement des filles. » Dans son allocution, la ministre Diarra Djenéba Sanogo a rappelé que la Journée est célébrée, cette année, sous le thème international : « La fille que je suis, le changement que je mène : les filles en première ligne de la crise ». Compte tenu du contexte national marqué par des crises affectant les familles et particulièrement les filles, le Mali a choisi comme thème national « Situation de crises et mariage d’enfants : impacts et perspectives. » Elle a précisé que ce thème s’inscrit dans la continuité des États généraux sur la Situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, en lien avec l’axe 3, qui a permis de donner la parole aux Maliens et Maliennes afin d’identifier des pistes de solutions aux obstacles à l’épanouissement des enfants, notamment des filles. Ces débats ont porté, entre autres, sur les situations de crises, les mariages d’enfants, l’éducation, la gestion de l’hygiène menstruelle et la participation des enfants à la vie publique, selon leur degré de maturité. AC/MD (AMAP)  

Abdoulaye Diop au Lomé Peace and Security Forum (Communiqué)

Bamako, 11 oct (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a pris part, ce samedi 11 octobre 2025, à l’ouverture de la 2e édition du «», sous la présidence du chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé, annonce une source officielle. Selon un communiqué du Bureau de l’information et de la presse du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), le président togolais, en présence de son homologue Joseph Boakai, du Liberia et de l’ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, a donné le démarrage des travaux du Forum en intervenu sur le thème central : « l’Afrique face aux défis sécuritaires complexes : comment construire et consolider la paix et la stabilité dans un monde en mutation ? » « Pendant deux jours, les acteurs clés issus des sphères politique, institutionnelle, diplomatique et de la société civile poursuivront les échanges dans les panels et discussions interactives de haut niveau pour explorer des approches novatrices de consolidation de la paix et de résolution des conflits dans un contexte marqué par des défis sécuritaires de plus en plus complexes », précise la même source. Le ministre Diop, pour sa part, coanimera, dimanche 12 octobre, le panel des leaders portant sur des « Partenariats entre pays africains et autonomie stratégique en matière de sécurité ». Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), présents dans la capitale togolaise, feront « écho de la voix de l’AES dans ses efforts communs de sécurisation de l’espace confédéral, contribuant à la stabilisation de la sous-région », ajoute le communiqué du MAECI MD (AMAP)      

Journées nationales du patrimoine culturel à Sikasso : Le maaya et le danbe aux cœurs des échanges

Sikasso, 11 oct (AMAP) Les Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2025. « Place et rôle du maaya et du danbé dans la formation et l’éducation du maliden kura », se sont tenues, vendredi, à Sikasso, à la Chambre de commerce et d’industrie a constaté l’AMAP sur place. « Sikasso est la capitale culturelle et créative du Mali aujourd’hui », a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, qui a présidé la rencontre. Il a indiqué que cette journée « est celle de l’appropriation et de l’éducation à nos valeurs ancestrales et a souligné qu’il y’a beaucoup de disfonctionnement dans nos sociétés. Il s’agit notamment « de la perte de nos repères et de nos valeurs. » Il a rappelé qu’auparavant, c’est le « Danbé et le maaya » qui régissaient tout en tant que « lien intégral entre l’individu et la communauté. » « Aujourd’hui, c’est le patrimoine culturel qui permet de nous identifier et de nous unir », a-t- il affirmé. Et de poursuivre : « les arts et la culture sont les moteurs qui permettent d’identifier et d’exprimer notre identité. » S’agissant de la prise en compte du « maaya et du danbé » dans le programme scolaire, le ministre a dit que le président de la Transition les a instruits « de travailler ensemble afin de mettre en place des curricula qui seront introduits très prochainement dans toutes les écoles. » Sur le contexte, le ministre, présence des membres de son cabinet, de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, et du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, a fait savoir que cette conférence-débat a été intégrée aux activités du Festival triangle du balafon, pour lui donner un cachet particulier » car Sikasso est une ville historique importante. » « L’innovation de ce festival est qu’il a été couplé avec ces journées du patrimoine culturel », a-t-il conclu. Pour sa part, la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a invité les jeunes à suivre la conférence-débat avec intérêt. « La thématique de cette conférence fera l’objet d’une interrogation dans les classes », a-t-elle souligné. Pour ce faire, la cheffe de l’exécutif régional a affirmé qu’elle suivra de près, avec le directeur de l’Académie d’enseignement de Sikasso. Ceci, selon elle, permettra aux élèves du lycée public 3 de relayer l’information. De son côté, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, a souligné l’importance de la conférence, précisant que « nous devons retourner à la source. » Les thématiques des conférenciers étaient relatifs à la signification du « maaya et du danbé », la transmission des connaissances et des savoirs- faire, les valeurs culturelles identitaires, la technologie de l’information, la méconnaissance des valeurs culturelles. Les préoccupations de l’assistance ont porté sur l’impact de la toxicomanie sur le « maaya et le danbé », la signification du Mali, la violation des valeurs du « maaya et du danbé… » Etaient aussi présents, les chefs de services régionaux, les responsables des forces de défense et de sécurité, les acteurs de la culture ainsi que les élèves du lycée public 3 MFD/MD (AMAP)

AMAP : Le mot d’ordre de grève suspendu

Bamako, 10 oct (AMAP) Le Comité syndical des travailleurs de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a suspendu son mot d’ordre d’arrêt de travail, après avoir obtenu des garanties de paiement salaires du personnel à partir d’aujourd’hui, vendredi, au terme d’une Assemblée générale (AG) extraordinaire dans la cour de l’Agence. Selon le secrétaire général du Comité syndical et président du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL), Bassaro Haidara, l’administration a pris des engagements pour le paiement des salaires du mois de septembre à compter de ce vendredi 10 octobre. « Mieux, le comité syndical a obtenu des garanties pour le paiement, à partir du lundi prochain, de la première tranche des indemnités de départ à la retraite session 2023 et 2024 et le reste avant fin octobre. » L’AG extraordinaire de ce matin, en présence du bureau du SNIPIL, solidaire du mouvement,  fait suite au dépôt, mercredi 8 octobre 2025, d’un préavis de grève prévoyant un arrêt de travail à partir du lundi prochain, 13 octobre 2025, pour l’ensemble des travailleurs de l’agence. Cette action syndicale a été décidée, aussi, lors d’une AG extraordinaire, avec pour objectif de relancer le dialogue, tout en laissant une dernière chance aux négociations avant le déclenchement effectif du mouvement de grève. Le dépôt du préavis donnait une opportunité aux autorités pour trouver une solution et éviter la grève. BBC/MD (AMAP)  

L’Autorité de protection des données à caractère personnel et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public signent un partenariat

Bamako, 10 oct (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) ont signé, ce vendredi, une convention de partenariat  stratégique pour renforcer la protection des données à caractères personnels dans le domaine de la commande publique au Mali, a constaté l’AMAP. Conclue pour trois ans, cette convention engage les deux structures à unir leur expertise face à la multiplication des traitements de données personnelle dans le cadre des marchés publics et des délégations de services public. Selon, le président de l’APDP, le Pr Mamoudou Samassekou, la signature de cette convention est bien plus qu’un acte administratif. Elle « symbolise une convergence de missions, une union d’expertises et une volonté partagée de renforcer la gouvernance publique au service de la transparence, de l’efficacité et du respect des droits fondamentaux des citoyens ». La convention vise, aussi, à renforcer et à valoriser la collaboration entre les deux structures, « par le partage de leur expertise et la mise en œuvre d’action commune pour la promotion et la protection des données à caractères personnel, particulièrement dans le domaine de la commande public », a expliqué le président de l’APDP. Pour le président de l’ARMDS, le Dr Alassane Ba, il a dit que, pour ce faire, « les deux structures s’engagent à mener des actions conjointes d’information et de formation auprès des agents publics et des opérateurs économiques intervenant dans la commande publique. » « Ainsi, l’ARMDS développera des dispositifs de formation et procédera à la vulgarisation des contenus et outils pédagogiques produits par l’APDP », a déclaré le président de l’ARMDS. Ensuite, selon Dr Ba, l’APDP contribuera à définir, en commun, les thématiques prioritaires des dispositifs de formation. Ainsi l’APDP accompagnera l’ARMDS dans la mise en conformité de ses propres traitements de données à caractère personnel et l’aidera à accomplir ses formalités déclaratives. « L’APDP proposera, également, des normes ou recommandations visant le renforcement de la protection des données personnelles dans les contrats de marchés publics » a souligné le président de l’ARMDS. BT/MD (AMAP)   

Mairie de la Commune V de Bamako : Le projet du budget 2026 en hausse de 3%

Bamako, 09 oct (AMAP) Le projet de budget primitif de l’exercice 2026 de la Commune V du district de Bamako, est estimé à  9 826 170 262 de Fcfa contre 9 526 581 200 de Fcfa, soit une augmentation de 3%, a annoncé le maire Amadou Ouattara, jeudi, lors d’un débat public. L’édile a indiqué que « le débat public permet aux acteurs de développement local de prendre connaissance du contenu du projet de budget et d’y apporter des propositions d’amélioration dont la pertinence sera appréciée par le Conseil communal au cours de la session relative à son adoption. » « Le présent projet de budget comprend une section fonctionnement estimée à 9 380 918 912 Fcfa soit 96% et une section investissement d’un montant total de 445 251 350 Fcfa soit 5% », a fait savoir le M. Ouattara. L’élaboration de ce budget, selon lui, intervient dans « un contexte de crise sécuritaire et énergétique sans précédent dont les conséquences ont impacté négativement certaines prévisions budgétaires. C’est pourquoi, le Conseil communal a orienté ses efforts sur la mobilisation de la Taxe de développement régional et local. » Il a ajouté : « Nous avons procédé à l’enrôlement des personnes assujetties au paiement de cette taxe. Cette opération a permis d’identifier 73 208 contribuables, pour un montant estimé à 219 624 000 Fcfa. Les recettes propres au titre de l’exercice 2026 sont estimés à 1 848 918 912 Fcfa contre un 1 715 500 000 Fcfa soit une augmentation de 7, 21 %. » Amadou Ouattara a sollicité l’implication effective de la population dans la mobilisation de ces ressources « indispensable pour l’atteinte des objectifs de développement communal. » Cette cérémonie a enregistré la présence des autorités locales, religieuses et de la Société civile qui ont aussi fait des propositions pour l’amélioration de la gestion de la commune. MMD/MD (AMAP) .