Ségou : Le couvre-feu prorogé (Communiqué)

Ségou, 5 nov (AMAP) Le couvre-feu, institué dans la Région de Ségou (Centre) depuis le 4 juin 2025, est prorogé pour une durée de 30 jours, reconductible, annonce un communiqué rendu public mardi 4 novembre. Le gouverneur de la Région, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, la même source, indique que « le couvre-feu sera en application du mardi 4 novembre au mercredi 3 décembre 2025, entre 23 heures 00 minute et 5 heures 00 minute. : La même source précise que « pendant la durée du couvre-feu, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transport, demeure restreinte. » « Toutefois, les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité et les ambulances munies d’ordre de mission, ne sont pas concernés par la mesure », ajoute-t-on Le commandant de la zone de défense N°2, le commandant de la région de gendarmerie N°5, le commandant de la 4 ème région de la garde, les directeurs régionaux de la police nationale et de la protection civile, « sont chargés de l’application de la décision (qui) fait suite à la recrudescence des attaques terroristes et vise donc à protéger les populations. » MS/MD (AMAP)

Les propriétaires sommés d’enlever les véhicules abandonnés devant les stations-service

Bamako, 04 nov (AMAP) Le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) invite les propriétaires de véhicules abandonnés devant les stations-service du district de Bamako à les retirer immédiatement, pour des raisons de sécurité publique, a appris mardi l’AMAP. « Il a été constaté que des véhicules sont stationnés et abandonnés depuis plusieurs jours devant plusieurs stations dans le district de Bamako. Pour des raisons de sécurité publique, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) invite les propriétaires desdits véhicules à les enlever immédiatement », précise un communiqué. Par ailleurs, le CECOGEC informe « la population que l’abandon de véhicules ou de tout autre engin sur la voie publique, notamment devant les stations-service, est strictement interdit. » Selon son communiqué, « cette mesure vise à réduire les risques liés à la sécurité et à fluidifier la circulation autour des stations de distribution. » « Le non-respect de cette disposition entraînera, à compter de ce jour, la mise en fourrière des véhicules ou engins abandonnés sur la voie publique », prévient le CECOGEC MMD/MD (AMAP)

Dioila : Face à la pénurie d’hydrocarbures, la gouverneure sensibilise

‎Dioila, 4 nov (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, a appelé, mardi, à plus de solidarité face à la crise des hydrocarbures, lors d’une rencontre, dans la salle de réunion du gouvernorat, visant à sensibiliser et partager avec les populations les dernières nouvelles sur la situation. Mme Coulibaly a rencontré l’ensemble des forces vives du Banico, les préfets de cercles, les sous-préfets, les leaders religieux, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), les chasseurs traditionnels « donsos », les directeurs régionaux, les chefs des services centraux, les femmes, les jeunes et la presse locale. Après l’hymne national et la minute de silence en la mémoire des victimes militaires, civiles et les transporteurs tués sur les différentes routes, le maire de la Commune rurale du Kaladoudougou, Yacouba Dowélé Marico, a rappelé « les raisons profondes de ces différentes crises que connaissent les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). ‎Selon le maire, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, « autrefois soumis à toutes sortes d’humiliation et d’exploitation ont décidé de prendre en main leur destin, en restaurant leur honneur et leur dignité, toute chose qui a mis le feu aux poudres. » « Afin de faire plier les autorités de ces pays, les ennemis de la souveraineté de ces trois nations mettent en oeuvre toutes sortes de moyens pour opposer les populations et leurs autorités souverainistes », a-t-il ajouté. ‎Dowélé Marico a salué « les initiatives des autorités maliennes pour explorer toutes les voies pour un Mali libre et prospère. »  Il a, en conclusion, invité les populations « à plus de résilience car, nous n’avons que le Mali. » ‎Le directeur régional du Commerce et de la Concurrence, Fousseyni Koné, dans son intervention, a laissé entendre que le département et les autorités du Mali « sont à pied d’oeuvre pour écourter la crise dans un plus bref délai. » ‎Il a exprimé ses remerciements aux propriétaires de stations-service avant de leur rappeler la priorité, pour lui et les autorités du pays, de respecter « les prix à la pompe et les règles qui régissent (leur) secteur. » « La situation actuelle ne sera qu’un mauvais souvenir, tout comme le coronavirus, les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », a-t-il conclu. ‎Quant à la gouverneure, à l’initiative de la rencontre, elle a magnifié « les efforts inlassables » du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita et du gouvernement « pour mettre un terme à la crise qui leur coupe le sommeil. » ‎Elle a, également, rappelé « la volonté affichée des impérialistes à faire soulever les populations maliennes contre leurs propres autorités qui n’ont qu’un seul et unique agenda, restaurer au Mali son honneur, sa dignité, sa grandeur et sa souveraineté politique, économique et culturelle. » « Ces différentes crises sont orchestrées, planifiées, financées par des sponsors étrangers et nationaux à travers les mécanismes de manipulation d’une partie de notre propre population », a soutenu la gouverneure. Elle a invité les populations « à avoir une vision d’avenir, en se mettant ensemble pour bouter hors du Mali les sanguinaires sans foi ni loi qui sapent les efforts de développement de nos autorités. » ‎Elle a, pour finir, salué la résilience des populations de Dioila, des opérateurs économiques de la Région et a invité le Banico « à rester débout comme toujours et à soutenir les actions de développement de la Transition. » ‎Cette rencontre a pris fin par des questions-réponses et plusieurs motions de soutien aux autorités c du Mali. ‎DF/MD (AMAP)

Fourniture de l’eau potable : Le ministre en charge de l’Energie en visite de suivi et de contrôle

Bamako, 4 nov (AMAP) Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané a visité, ce mardi, des installations et chantiers de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), a Bamako, dans le cadre du suivi et du contrôle, dans un contexte de crise des hydrocarbures. « Nous sommes venus voir comment la SOMAGEP s’y prend avec cette situation difficile. Nous avons constaté comment la production et la desserte se font », a déclaré Boubabcr Dianée ministre de l’Energie et de l’Eau, qui s’est rendu à la station de pompage de Djicoro-Para, sur le chantier des travaux de reconfiguration d’Hamdallaye ACI-Bocoum et des deux forages en construction au quartier de Lafiabougou. La visité a été commencé par la station pompage de Djicoroni-Para. « Nous avons vu la station de comptabilisation et d’ingéniosité de la direction. A ce niveau, ils ont utilisé un nouveau produit qui a considérablement amélioré la production. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 25 000 mètres cubes. Cela est dû au fait qu’ils ont utilisé une nouvelle méthode avec un nouvel produit, fabriqué localement, par une société nationale », a résumé le ministre. La seconde étape de la visite a concerné les travaux de pose de tuyaux. « Là, aussi, les travaux avancent à hauteur de souhait. Il faut poser de nouveaux tuyaux de grand diamètre pour améliorer la desserte », a expliqué le chef du département de l’Energie et de l’Eau. Enfin, la troisième étape s’est déroulée au quartier de Lafiabougou où la SOMAGEP construit deux forages de 50 mètres cubes chacun. « C’est une grande satisfaction. Cinquante mètres cubes ! Ce n’est pas négligeable », s’est réjoui M, Diané. « Les riverains vont avoir l’eau de manière satisfaisante. Ces deux forages concernent les 22 quartiers de part et d’autre sur les deux rives du fleuve dans le district de Bamako », a fait savoir le ministre. Il a, au nom des autorités du pays, félicité et encouragé la direction de la SOMAGEP pour tous ses efforts pour améliorer et maintenir la production. La directrice générale de la SOMAGEP, Mme Bocoum Fatoumata Siragata Traoré a rappelé que cette visite de terrain avait pour but de faire le constat : « La SOMAGEP est restée mobilisée, en ces temps difficiles, pour maintenir le service public de l’eau potable, garantir la desserte auprès des populations. » « Et, pour maintenir ce cap, ce sont beaucoup d’actions, de mesures envisagées, allant de l’augmentation des capacités de production au niveau de certaines de nos stations », a-t-elle souligné. « Les travaux de reconfiguration du réseau, pour améliorer la desserte, tout comme les travaux des deux forages, prendront en charge, aussi, la desserte difficile dans certaines zones qui ont été identifiées comme très déficitaires », a fait savoir la directrice générale de la SOMAGEP. « Nous sommes, aujourd’hui, dans un contexte d’approvisionnement difficile en carburant. Et vous savez que produire de l’eau, c’est avec de l’alimentation électrique. Donc, ces deux sources d’alimentation aujourd’hui pour nous, ce sont EDM et les groupes électrogènes, des groupes de secours », a-t-elle dit. « Ainsi, vous pouvez comprendre naturellement que certaines zones soient déficitaires dû au fait que, par moment, il y a des coupures ou des interruptions de la production. Mais le personnel de la SOMAGEP est resté mobilisé pour maintenir cette production », a ajouté Mme Bocoum. « Toutes ces actions cumulées nous ont permis, non seulement de maintenir le niveau de production mais, également d’augmenter la capacité de production. » « Pratiquement vingt-cinq mille mètres cube de production additionnelle par jour sur un volume attendu d’environ quarante-cinq mille mètres cubes », a révélé la directrice générale de la SOMAGEP. « Nous sommes aussi dans l’anticipation de la période de pointe qui s’approche. Les périodes de février à mars sont des celles de forte consommation. Et la SOMAGEP s’est inscrite dans une dynamique d’anticipation », a-t-elle expliqué.  D’où tous ces travaux et forages réalisés SUR plusieurs sites de la rive gauche et de la rive droite « pour justement réduire le stress hydrique que nous avons identifié dans certaines zones », a également expliqué Mme Bocoum. Mme Bocoum Fatoumata Siragata Traoré a rappelé la mission de service public de la SOMAGEP dédié au « bien-être des populations » et qui exécute « cette mission, conformément aux orientations stratégiques des plus hautes autorités dont la priorité est la satisfaction des besoins des populations. » « Nous nous nscrivons dans cette dynamique », a-t-elle conclu. ST/MD (AMAP)

Kangaba : un camion tombe du bac et s’enfonce dans le fleuve avec son chauffeur

Kangaba, 04 nov (AMAP) Un accident a fait un disparu, lundi, au petit soir, quand un camion sur le bac assurant la traversée des véhicules lourds et légers et des personnes est tombé dans le fleuve Niger, à Samaya, dans la Commune rurale de Nouga (Ouest). Après avoir envoyé les forces de l’ordre et la protection civile pour les premiers secours, le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao s’est rendu sur les lieux, tôt ce mardi matin. Le premier constat est que le camion est toujours sous les eaux et le conducteur qui était seul à bord demeure introuvable. Une défaillance technique serait à l’origine de l’accident. Selon les conducteurs du bac, les freins du camion ont lâché et le véhicule a continué pour tomber dans le fleuve. Le préfet a présenté, au nom des autorités, les condoléances les plus attristées au grand frère du défunt. Il a invité les populations riveraines à tout mettre en œuvre pour sortir le camion et retrouver le corps. Entre le moment de l’accident et l’arrivée du préfet, plusieurs véhicules attendent de traverser. Pendant que les recherches se poursuivent, le préfet a donné l’ordre de reprendre vite la traversée avec le bac. Il a également prodigué des conseils aux transporteurs en les invitant à respecter scrupuleusement les visites techniques des véhicules pour éviter de tels incidents. SD/MD (AMAP)

Mois de la Solidarité : La BDM offre des kits alimentaires au Centre d’accueil et de placement de Niamana

Bamako, 04 nov (AMAP) La Banque de développement du Mali (BDM-Sa) a offert, ce mardi, au Centre d’accueil et de placement de Niamana des kits alimentaires, d’une valeur de 10 000 000 de Francs Cfa, dans le cadre du mois de la solidarité, de la lutte contre l’exclusion destiné à aider les couches les plus vulnérables du Mali. Ce don composé de 295 sacs de riz, 121 sacs de sucre et 448 bidons d’huile alimentaire a été remis lors d’une cérémonie dans l’enceinte du centre, en présence du Secrétaire général de la BDM-SA, Cheick Fantamady Keita, du directeur du Centre d’accueil et de placement de Niamana. Amadou Dembélé et de plusieurs invités. Selon Fantamady Keita, « la BDM a une claire compréhension des dynamiques sociaux, en particulier l’importance et la place de l’enfant dans la marche de la société. » Cependant selon toujours le secrétaire général, « ce rôle sacré de l’enfant, acteur incontournable du Mali de demain, interpelle sur ses conditions de vie et d’encadrement d’aujourd’hui. » « C’est pourquoi, la direction générale de la BDM-sa a décidé d’unir ses efforts à ceux de la direction du Centre d’accueil et de placement et a son personnel dont elle reconnait le rôle hautement humain, voire sacerdotal pour l’accueil et le suivi de ces êtres fragiles en détresse, souvent abandonnées, donc sans repère et sans espoir », a dit M. Keita. Il a indiqué que « sans prétendre répondre à tous les besoins du centre, la BDM-SA espère que cette donation contribuera à résoudre certains problèmes quotidiens de la vie des pensionnaires. » Quant au Directeur général du Centre d’accueil et de placement de Niamana, Amadou Doumbia, il  a qualifié cette donation  de « démonstration concrète de ce que peut être la solidarité, l’engagement pour le Mali et le bien-être des couches les plus vulnérables. » « En plaçant les enfants en situation de vulnérabilité au cœur de votre action de solidarité, vous avez rappelé à chacun de nous que la solidarité est un pilier de notre société », a déclaré M. Doumbia « Votre engagement à penser aux orphelins et aux enfants vulnérables honore la République et constitue un témoignage fort de l’esprit d’inclusion de solidarité et de fraternité qui doit présider à la construction d’une paix durable dans notre pays », a poursuivi Amadou Doumbia. Au-delà de l’instant de joie et d’animation’, selon lui, « cette action ouvre un horizon d’espérance et rappelle que chaque enfant, quelle que soit son histoire, a droit à l’amour à la protection et à un avenir digne. » Le Centre d’accueil de placement de Niamana héberge un effectif de 118 pensionnaires dont 65 garçons et 53 filles. Parmi cet effectif, 61 enfants (34 garçons et 27 filles) vivent avec un handicap. BT/MD (AMAP)

Faits divers : Un vol de moto avorté dans une station service à Ouélessébougou

Ouélessébougou 04 nov (AMAP) La pénurie de carburant qui frappe le pays crée un terrain propice aux malfaiteurs. Une station-service a été le théâtre d’un vol de moto de marque Djakarta, ce mardi, aux environs de 08 h à Ouélessébougou, près de Bamako. Alors que le propriétaire de l’engin patientait dans la longue file d’attente pour s’approvisionner, s’est absenté brièvement pour une course, à son retour, sa moto avait tout simplement disparu. Le voleur, après s’être enfui avec le deux-roues, s’est rendu compte que le réservoir était presque vide. Ne pouvant plus aller loin, au risque d’être appréhendé, il a abandonné le deux-roues dans une maison inachevée, à proximité de la station. Heureusement, le propriétaire a pu retrouver sa moto intacte, après quelques heures de recherches mais vidée du peu d’essence qu’elle contenait. Cet incident, heureusement résolu, est un sérieux avertissement et un appel à la plus grande vigilance des populations. Il est donc fortement recommandé de ne jamais quitter son véhicule des yeux, même pour un court instant, et de s’assurer qu’il est correctement verrouillé en cas d’absence. AC/MD (AMAP)

Kangaba : La société minière australienne Toubani Resources veut relancer le projet Kobada

Kangaba, 04 nov (AMAP) Le comité local de réinstallation du projet minier Kobada, désormais détenu par la société minière australienne Toubani Resources, a tenu, lundi, à Kangaba, une réunion de prise de contact et pour expliquer le rôle de ses membres, a constaté l’AMAP sur place. Toubani Resources souhaite relancer le projet Kobada, situé sur la rive droite du fleuve Niger et construire une grande mine sur ce permis, initialement détenu, tout comme le permis d’exploitation, par la Société minière African Gold Group (AGG) qui y a mené des recherches, pendant plusieurs années. La société minière australienne, qui dispose d’assez de moyens, doit, pour réaliser le projet minier à son compte, renouveler le permis environnemental qui a expiré après trois ans d’existence. D’où cette réunion du comité, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Le comité a été mis en place par décision du préfet du Cercle de Kangaba portant mise en place de la commission technique locale d’évaluation des impacts dans le cadre de la préparation du Plan d’action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le projet minier de Kobada de la société Toubani Resources. Selon le directeur du Bureau d’études Africa Business Consulting Mali (ABCOM), Fousseyni Traoré, représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnemental du projet minier de Kobada, le comité local joue un rôle très important. « Il est, non seulement, l’interface entre la mine et les autorités locales, mais, aussi, le premier interlocuteur des communautés, notamment les personnes qui seront affectées par le projet minier », a-t-il expliqué. Cette rencontre, aux allures de pré consultation, sera suivie d’autres jusqu’à la tenue d’une consultation publique afin d’obtenir le nouveau permis environnemental. Le 1er adjoint au préfet a invité les membres du comité « à travailler correctement avec la nouvelle société minière qui est dans la légalité » et a appelé la société minière à « travailler dans la transparence avec les membres du comité. » L’installation de cette deuxième grande mine individuelle ferait du Cercle de Kangaba, dans quelques années, une zone aurifère industrielle par excellence. SD/MD (AMAP)

Dioila : Le couvre-feu reconduit par la gouverneure

Dioila, 3 nov (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly a reconduit le couvre-feu sur toute l’étendue du territoire de la région, du 1er au 30 novembre 2025, de 00 heure à 06 heures du matin, dans une décision rendue publique lundi,. Cette décision constitue l’une des mesures préventives en vue de mieux sécuriser les populations de la région où, depuis fin juin, les premiers groupes armés ont été signalés dans la Commune de Nangola, frontalière de Bougouni et Koutiala (Sud). Quelques mois après, leur présence ne fait l’ombre d’aucun doute dans plusieurs communes de la Région. C’est toutes ces raisons qui motivent la décision de reconduite du couvre-feu de La restriction des libertés de mouvement des populations, de 00 heures à 06 heures, instituée par la décision fait partie des moyens préventifs permettant aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de bien mener leur mission de protection des personnes et de leurs biens. Depuis leur arrivée sur le territoire de la treizième Région administrative du Mali (Dioila), ces hommes armés ont mené des campagnes de sensibilisation, invitant les populations à fédérer leurs efforts contre l’Administration et les FDS. Ils se sont montrés, souvent généreux, dans certaines localités. Cependant, selon des sources locales, la plupart de leurs combattants sont des jeunes (enfants de la rue, talibés) facilement manipulables. Quant aux autorités administratives et sécuritaires, elles assurent organiser des patrouilles, « régulièrement, de jour comme de nuit, afin de traquer ces ennemis de la paix au Mali. » DF/MD (AMAP)

Région de Kayes : Des hommes armés enturbannés non identifiés aperçus dans le Cercle de Kéniéba (Ouest)

Kayes, 3 nov (AMAP) Des mouvements suspects d’hommes armés non identifiés ont été signalés dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), ont alerté des habitants de la localité qui ont vu les suspects aux alentours de Yatiya et d’autres localités situées sur la montagne. Le village de Yatiya est une zone d’orpaillage, dans la Commune rurale de Sitakily où opère l’une des plus importantes mines du Mali. Entre 10 heures et 11 heures, un orpailleur de Yatiyabougoudanding, qui partait à Tabacoto, aurait aperçu 12 hommes enturbannés et 6 motos près du marigot. « Certains étaient au bord de la route sur 6 motos. D’autres se cachaient dans la brousse et étaient invisibles à cause de hautes herbes. Il est difficile pour nous de connaître le motif de leur présence dans la zone. Je ne peux pas dire, avec certitude, que ces hommes armés non identifiés guettaient les gens qui quittaient la localité de Djidjan pour la ville minière de Tabacoto ou Kéniéba, le chef-lieu de Cercle ou s’ils avaient d’autres objectifs », a dit l’orpailleur à ses proches. Selon des sources locales, ces personnes « suspectes » auraient demandé à l’orpailleur ce qu’il faisait dans le parage, à trois cent mètres de Yatiya. Lorsque les hommes non identifiés ont su que l’orpailleur se rendait à Tabacoto pour acheter des sacs, ils lui ont demandé de rebrousser chemin. Pour sauver sa tête, l’homme a, dans un premier temps, suivi à la lettre l’injonction du groupe, avant de se rétracter et se rendre à Tabacoto. Le voyageur a rejoint le village afin d’indiquer aux « Tombolomas (maîtres des placers) » le lieu où se trouvaient les hommes enturbannés. Mais, quand ces « Tombolomas » sont arrivés sur le site indiqué,  les inconnus avaient déjà quitté le marigot pour se diriger vers les villages de Baroya et de Sitadiya, dans la partie ouest du Cercle. D’après certaines sources locales, des éléments des Forces de défense et de sécurité ont été déployées dans la zone et y mènent des patrouilles et contrarier d’éventuels actes terroristes ou de banditisme. Le couvre-feu a été reconduit, samedi, 1er novembre, pour un mois, pour la troisième fois, dans la Région de Kayes, victime d’attaques terroristes le 1er juillet 2025, indique une décision du gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré. Le chef de l’exécutif régional, a pris cette décision au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans cette zone. D’après cette décision, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transport, à l’exception des véhicules et engins des Forces de Défense et de Sécurité et des ambulances munies d’un ordre de mission.