Le Conseil économique, social, environnemental et culturel recueille les besoins 2025 de la Région de Ségou
Ségou, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduite par Mme Keïta Estelle Florence Zomahoun a tenu une rencontre ce vendredi consacrée au recueil annuel 2025 des attentes, des besoins et des problèmes de la population de Ségou,, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP. La rencontre d’une journée, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly. Dans son intervention Mme Keïta a rappelé que les dispositions de l’article 165 de la constitution assignent au CESEC la mission de collecte et de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations, à l’adresse du président de la République, du Premier ministre et des présidents des deux chambres du Parlement. Elle a en, outre, souligné que des missions sont présentement sur toute l’étendue du territoire pour le même exercice dont les rapports seront remis au Président de la République, au Premier ministre et aux deux chambres du Parlement conformément aux dispositions constitutionnelles. A sa suite, Aboubacrine Ag Mohamed Aly a précisé que cet exercice intervient après une phase locale au niveau des cercles. Il a souligné que les problèmes évoqués dans le document « synthèse régionale de Ségou » sont réels. Et ce sont les mêmes besoins de l’année dernière qui sont ressortis. Il a salué la participation massive et la contribution de tous à l’exercice. Au cours de la rencontre les participants ont fait un tour d’horizon des attentes, besoins et problèmes de la région de Ségou dans divers secteurs : agriculture, maraichage, élevage, eau, énergie, industrie, mine, administration, sécurité, élevage, pêche, environnement, assainissement, artisanat, tourisme entre autres. En ce qui concerne l’énergie et l’eau, l’on note la faible connexion aux réseaux d’eau et d’électricité, l’insuffisance de points d’eau potable dans plusieurs localités, l’insuffisance d’éclairage public dans les villes, les délestages d’électricité et le tarif élevé de l’électricité et de l’eau. En termes de solutions proposées pour l’amélioration de ce secteur, il a été recommandé de doter les villes et les principales localités de la région d’eau potable, multiplier les forages et les bornes fontaines, renforcer le système d’éclairage public dans toutes les villes et les chefs-lieux de communes, régulariser la fourniture de l’électricité et de l’eau. En termes d’infrastructure et d’équipements, on note les difficultés d’accès de la rive gauche vers la rive droite au niveau du chef-lieu de Région à Ségou, le non-bitumage de certaines voies principales, l’insuffisance de la couverture téléphonique, télévisuelle radiophonique en bande FM ; l’insuffisance de petits barrages de retenue d’eau, la vétusté des bacs (Tamani- Falo, Macina – Ségou). Comme solutions, la Région de Ségou a proposé de construire un pont reliant les deux rives au niveau du chef-lieu de région à Ségou, bitumer les axes routiers Ségou-Fatine, Ségou-Belin, renforcer et étendre la couverture téléphonique, télévisuelle et radiophonique en bande FM à l’ensemble de la région, construire davantage de petits barrages de retenue d’eau partout où il y a le besoin, réhabiliter les bacs défectueux de la région. ADS/MD (AMAP)
Koulouba : le chef de l’Etat malien reçoit le ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie
Bamako, 10 avr (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta a recu en audience, dans la matinée de ce jeudi 10 avril, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, Dr Mohamed Salem Ould Merzoug, porteur d’un message du président Mohamed Ould El- Ghazaouani. » Les deux chefs d’Etat ont cette volonté commune de consolider, diversifier et renforcer cette relation dans l’intérêt des deux peuples et au bénéfice de toute la sous-région », a déclaré Mohamed Salem Ould Merzoug, à sa sortie d’audience. Cet échange, qui s’inscrit dans le cadre de la concertation régulière entre les deux chefs d’Etat et témoigne de la solidité de la relation bilatérale, « a permis d’aborder des questions d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération bilatérale et la gestion concertée des flux migratoires », indique un communiqué de la présidence malienne. Les échanges ont mis en lumière la volonté commune des deux pays de poursuivre et de diversifier leur coopération dans l’intérêt mutuel de leurs peuples. Une attention particulière a été portée à la question migratoire, perçue comme un phénomène naturel et historique dans la région, où la mobilité constitue une composante essentielle des modes de vie. Dr. Ould Merzoug a rappellé que la majorité des mouvements migratoires africains s’effectuent à l’intérieur du continent : « 80 % des migrants africains restent en Afrique, dans le cadre de migrations traditionnelles souvent bénéfiques aux économies locales et à la cohésion sociale. » Il a, cependant, exprimé sa vive préoccupation face à la montée inquiétante de l’immigration irrégulière, orchestrée par des réseaux de trafiquants de personnes. « En 2024, plus de 500 corps de jeunes Africains ont été repêchés sur nos côtes, et plus de 100 depuis le début de cette année. C’est une tragédie humaine que nous devons affronter ensemble », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, le ministre mauritanien a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée et anticipée, fondée sur la coopération entre les États. « Il est impératif de combattre ces réseaux criminels et d’encourager une migration régulière, sûre et ordonnée, dans le strict respect des législations nationales et des accords bilatéraux », a-t-il ajouté. S’agissant des ressortissants maliens vivant en Mauritanie, Dr. Ould Merzoug a réaffirmé le caractère fraternel et hospitalier des relations entre les deux peuples. « Un Malien qui arrive en Mauritanie est chez lui, tout comme un Mauritanien qui se rend au Mali. Ceux qui sont en situation régulière vivent en toute quiétude. Les difficultés concernent principalement les personnes non enregistrées, ce qui requiert une meilleure organisation de part et d’autre », a-t-il précisé. « Ce que nous demandons aux gens est de faire en sorte que ce que nous sommes en train de préparer ensemble soit respecté », a-t-il dit. Avant de se réjouir d’avoir une parfaite identité de vue avec la partie malienne sur l’ensemble des questions abordées. Cette visite intervient à la suite de celle d’une délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au Chef de l’Etat de la Mauritanie, il y a quelques semaines. Ce déplacement visait à améliorer les conditions de séjour des Maliens vivant en Mauritanie. BD/MD (AMAP)
Ouverture d’une enquête judiciaire après la destruction d’un drone malien à Tinzawatène (Communiqué)
Bamako, 10 avr (AMAP) « Une information judiciaire a été ouverte pour des faits graves d’association de malfaiteurs, d’actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, ainsi que de complicité », a annoncé le Procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, Amadou Bocar Touré. Dans un communiqué publié, mardi, le Procureur Touré, infdique que cette « décision fait suite à la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d’un drone » des Forces Armées et de sécurité du Mali, immatriculé TZ_98D, à Tinzawatène, dans le Cercle d’Abeibara (Région de Kidal),dans le Nord du pays, ainsi que rapporté le gouvernement de la Transition et le Collège des chefs d’États de la Confédération des États du Sahel (AES). « L’objectif est de faire toute la lumière sur ces événements, d’identifier et d’interpeller les présumés auteurs, coauteurs et complices afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice », a précisé le Procureur. Il a, également, assuré que des informations supplémentaires seront communiquées « en temps opportun » à mesure que les investigations progresseront. En outre, Amadou Bocar Touré a lancé un appel à la population pour « la collaboration de tous pour fournir toute information utile à (ses) services, en lien avec les autres autorités compétentes. » OS/MD (AMAP)
Les États-Unis réaffirment leur reconnaissance de la marocanité du Sahara
Bamako, 08 avr (AMAP) Les Etats-Unis ont réaffirmé leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, confirmant la position communiquée par le président américain Donald Trump au Roi Mohammed VI, rapporte, mardi, Mahgreb Arab Press (MAP). Lors d’un entretien, le même jour, entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et le secrétaire d’Etat Marco Rubio, à Washington, ce dernier « a réitéré que les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara ». En décembre 2020, le président Donald Trump avait informé le Souverain marocain, lors d’un entretien téléphonique, de la promulgation d’un décret présidentiel, avec ce que cet acte comporte comme force juridique et politique indéniable et à effet immédiat, portant sur la décision des États-Unis d’Amérique de reconnaître la pleine souveraineté du Royaume sur l’ensemble de la région du Sahara marocain. En outre, le chef de la diplomatie américaine a réaffirmé que les États Unis « soutiennent la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste en tant que seule base pour une solution juste et durable à ce différend », a indiqué la porte-parole du Département d’Etat, Tammy Bruce. Marco Rubio a réaffirmé que les États Unis « continuent de croire qu’une autonomie authentique sous souveraineté marocaine est la seule solution faisable ». Dans ce cadre, il a affirmé que « le président américain exhorte les parties à s’engager dans des discussions sans délai sur la base de la proposition marocaine d’autonomie comme seul cadre en vue de négocier une solution mutuellement acceptable ». Le secrétaire d’Etat « a noté que les Etats-Unis faciliteraient le progrès vers cet objectif », a conclu la porte-parole. MD (AMAP)
Conseil national de Transition : une session d’avril sous le signe de la refondation et de l’unité
Bamako, 7 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) du Mali a commencé, lundi, sa session ordinaire d’avril à Bamako, en présence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement, d’ambassadeurs et de nombreuses personnalités, annonce la Cellule Communication du CNT. Conformément à l’article 107 de la Constitution, cette session, limitée à 90 jours, s’ouvre dans un contexte de défis mais aussi de progrès. Avec 39 textes à examiner, dont 27 nouveaux, les travaux s’annoncent intenses. Le président a conclu en citant Nelson Mandela, lançant un appel à la mobilisation collective avant de déclarer la session ouverte. L’intersession a été marquée par des ateliers sur la loi organique des finances, la Charte nationale pour la paix et la lutte contre la pollution plastique, renforçant les capacités des parlementaires. Sur la scène internationale, le CNT a assisté à l’investiture de Nicolás Maduro au Vénézuela, à la 69e session de la Commission de la femme à New York et au forum de Rabat, où le membre du CNT, Aboubacar Sidiki Koné, a été élu 1er vice-président. À l’interne, l’adoption du Règlement administratif, du Règlement financier et, pour la première fois, d’un Règlement intérieur du personnel, vise à moderniser l’institution. Dans son discours, le président du CNT a réaffirmé le rôle clé de l’institution dans la Transition et appelé à l’unité pour un « Mali Kura » prospère. « La Transition est un combat générationnel porté par le peuple malien », a déclaré le président du CNT, saluant les avancées comme l’amélioration de la fourniture d’électricité grâce aux taxes sur les services téléphoniques. La Confédération des États du Sahel (AES), unissant Mali, Burkina Faso et Niger, a été qualifiée de « réalité porteuse d’espoir ». « Le passeport commun, la Banque confédérale dotée de 500 milliards de Fcfa et la sortie de la Francophonie sont des pas décisifs », a souligné le président. Il a dénoncé l’Algérie pour la destruction d’un drone malien à Tin-Zaouatène le 31 mars 2025, un acte perçu comme « un soutien au terrorisme international ». Sur le plan sécuritaire, le CNT a salué la fermeture de sites d’orpaillage dangereux et le lancement du processus Désarmement, démobbilisation réinsertion (DDR), tandis que la solidarité envers la diaspora malienne et le peuple palestinien a été réaffirmée. En écho à l’« Année de la Culture » décrétée pour 2025 par le président Goïta, le « sinankouya » et la solidarité ont été mis en avant comme remparts contre la division. OS/MD (AMAP)
Réunion du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes
Bamako, 7 avr (AMAP) Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné, ce lundi 7 avril 2025, sous la présidence du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, l’état d’avancement du Plan d’actions visant à libérer les servitudes et les lits des marigots dans le district de Bamako, un dispositif destiné à limiter les risques d’inondation et de pollution dans la capitale, rapporte le service de la Primature. « La balle est dans notre camp. Le chef de l’État nous a ouvert la voie. Je souhaite que ce comité soit celui de l’anticipation. Nous devons faire le maximum avant l’hivernage », a déclaré le Premier ministre en clôture de la réunion, exhortant les membres à s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre des mesures décidées. Au cœur des discussions, les travaux des sous-commissions ont porté sur des priorités clés : la sensibilisation des populations, la libération des servitudes des collecteurs naturels, l’accompagnement et l’indemnisation des personnes affectées. Des actions communautaires, incluant des rencontres avec les notabilités des zones concernées, sont également prévues. Concernant les collecteurs de Missabougou, des études ont mis en lumière des infrastructures défectueuses, pour lesquelles des solutions ont été proposées. La réunion a aussi abordé des problématiques spécifiques, comme les inondations à Bla (Centre), le contournement du pont de Woyowayanko et de Kassaro pour relancer le trafic ferroviaire, ainsi que le curage et l’aménagement des caniveaux à Bamako, dans une optique de prévention durable. En parallèle, des réformes contre la pollution et les nuisances ont été évoquées, avec des sessions de formation, des campagnes de vulgarisation et un encadrement renforcé. Dans le secteur éducatif, des efforts d’anticipation ont été soulignés pour assurer une rentrée scolaire 2025-2026 sans perturbations. Le Premier ministre a félicité les sous-commissions pour leurs avancées, tout en insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis à venir. OS/MD (AMAP)
Mali-Royaume d’Espagne : Vers le renforcement de la coopération à travers la formation
Bamako, 7 avr (AMAP) Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a reçu, ce lundi 7 avril 2025, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Son Excellence Antonio Guillén Hidalgo, pour une audience visant à renforcer la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la formation et les échanges éducatifs, rapporte le service de presse. du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) « Il y a plusieurs Maliens en Espagne qui rencontrent des problèmes d’insertion, souvent parce qu’ils n’ont pas appris la langue du pays d’accueil », a déclaré l’ambassadeur espagnol, soulignant la nécessité de programmes certifiés en langue espagnole au Mali cité par la memme source. Il a également exprimé le souhait de son pays d’ouvrir un centre de certification sous l’égide de l’Institut Cervantes à Bamako, tout en plaidant pour davantage de bourses d’études. Le diplomate espagnol a loué la conduite exemplaire des Maliens en Espagne, affirmant qu’elle « est en parfaite harmonie avec celle du peuple du Royaume d’Espagne ». Il a insisté sur le renforcement des liens déjà solides entre les deux nations. En réponse, le ministre Kansaye a salué la qualité de cette coopération. « C’est pendant les périodes de difficultés que l’on reconnaît ses vrais amis », a-t-il affirmé, rappelant que « les liens entre nos deux pays sont bons et datent de très longtemps ». Il a qualifié l’initiative du centre de certification de « très salutaire », ciblant des structures maliennes prêtes à y contribuer. Le ministre a également mis en avant l’importance des échanges universitaires, notamment la mobilité des enseignants et des étudiants. « Je suis disponible pour soutenir toute initiative respectant les trois principes guidant l’action publique au Mali », a-t-il conclu, réaffirmant son engagement à entretenir les acquis de cette relation bilatérale. OS/MD (AMAP)
L’Algérie réfute les accusations du Mali et dénonce une violation répétée de son espace aérien
Bamako, 07 avr (AMAP) L’Algérie a fermement rejeté, lundi, les accusations maliennes et de et la Confédération des États du Sahel (AES) mettant en cause son armée dans la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d’un drone malien, selon un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères à Alger. « Ces allégations mensongères traduisent une tentative vaine de faire de l’Algérie un bouc émissaire face à l’échec manifeste d’un projet putschiste », déclare le ministère des Affaires étrangères dans son communiqué dans lequel Alger exprime sa « grande consternation » face à ces déclarations jugées « malveillantes. » L’incident au cœur de la discorde concerne la destruction d’un aéronef sans pilote malien par les Forces algériennes de défense aérienne du territoire. « À minuit huit minutes, le drone viole notre espace aérien sur 1,6 km, s’éloigne, puis revient avec une trajectoire offensive », précise le communiqué. Qualifiées de « manœuvres d’hostilité caractérisée », ces actions entraînent l’ordre de destruction du drone, confirme le ministère de la Défense Nationale. « Ce n’est pas une première », insiste Alger. Deux violations similaires sont signalées les 27 août et 29 décembre 2024. « Toutes les données, y compris les images radar, sont disponibles dans nos archives », ajoute le gouvernement algérien, qui rejette les accusations maliennes et dénonce « une junte cherchant à masquer ses revers politiques, économiques et sécuritaires. » Le ministère algérien en charge des Affaires étrangères fustige également l’alignement du Niger et du Burkina Faso sur la position malienne. « Nous condamnons avec une extrême fermeté ce langage outrancier et injustifié », dit le communiqué. En réponse, l’Algérie rappelle ses ambassadeurs au Mali et au Niger pour consultations et diffère la prise de fonction de son nouvel ambassadeur au Burkina Faso. OS/MD (AMAP)
Le Mali ferme son espace aérien aux avions en provenance ou à destination de l’Algérie (Communiqué)
Bamako, 07 avr (AMAP) – Le ministère malien des Transports et des Infrastructures a annoncé, ce lundi 07 avril 2025, la fermeture « immédiate de l’espace aérien malien à tous les aéronefs civils et militaires en provenance ou à destination de l’Algérie », selon un communiqué officiel dont l’AMAP reçu copie. « En raison de la persistance du régime algérien à parrainer le terrorisme international et en guise de réciprocité, l’espace aérien national est fermé à tous les aéronefs en partance ou à destination de l’Algérie à compter de ce lundi 07 avril 2025, et ce, jusqu’à nouvel ordre », a déclaré la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, dans le communiqué. Cette décision intervient en réaction à la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions maliens, communiquée plus tôt dans la journée par le ministère algérien de la Défense annoncée par voie de presse. La ministre qui dit avoir appris la mesure algérienne « par voie de presse, aoute savoir compter « sur la bonne compréhension de tous », appelant « à l’adhésion des populations et des partenaires » à cette décision. OS/MD (AMAP)
Destruction d’un drone des Forces armées maliennes : Le ministre des Affaires étrangères a protesté vivement devant l’ambassadeur d’Algérie au Mali
Bamako, 07 avr (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a protesté vivement, lundi, contre la destruction d’un drone des Forces armées maliennes par l’Algérie et dénoncé une collusion avec les groupes terroristes, devant l’ambassadeur d’Algérie, Kamel Retieb, convoqué au ministère des Affaires étrangères à Bamako « Il est incompréhensible que le gouvernement algérien ait pris la décision extrême de détruire un drone d’un pays voisin, souvent appelé ‘frère’, alors que cet appareil est resté à tout moment dans l’espace aérien malien », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la télévision nationale. La destruction d’un drone des Forces armées et de sécurité maliennes par un tir algérien, survenu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, a été qualifié d’ « acte hostile » par le gouvernement malien, dans un communiqué lu, lundi, à la télévision nationale par Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine. Au nom des autorités maliennes, le ministre Diop a exprimé une « vive protestation » contre cette agression. Le ministre a déploré « l’attitude belliqueuse de l’Algérie, » soulignant que « là où le peuple malien attendait légitimement de la solidarité, en raison de l’engagement historique du Mali pour l’indépendance du peuple algérien, les autorités actuelles (de l’Algérie) ont choisi la voie de la belligérance ». Il a ajouté que cet acte confirme « une nouvelle fois la collusion entre le régime algérien et les groupes terroristes qui reçoivent asile, protection et soutien de l’Algérie. » Selon le M. Diop, la destruction de ce drone, qui effectuait une mission ordinaire de surveillance du territoire malien, « compromet les efforts de lutte contre le terrorisme dans la région. » « Cette attitude agressive ouvre la voie à l’instabilité et à la violence au Sahel, alors que les États de la Confédération AES sont résolument engagés dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes », a-t-il averti. Face à cet incident jugé « d’une extrême gravité », il a réitéré la « ferme condamnation » du Mali, déplorant que cette action ait entravé la neutralisation de terroristes de haut rang. « Cela démontre, hélas, la voie conflictuelle choisie par les autorités algériennes, malgré les mesures de confiance et d’apaisement longtemps privilégiées par le Mali », a-t-il regretté. En conclusion, Abdoulaye Diop a réaffirmé la détermination du gouvernement de la Transition à intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. « Pour la paix et la sécurité au Mali et dans l’espace AES, nous poursuivrons sans relâche notre engagement », a-t-il assuré. OS/MD (AMAP)

