La concertation sur la relecture de la Charte des partis politiques dit oui à la dissolution de tous les partis politiques
Bamako, 30 avr (AMAP) La phase nationale de la concertation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur sur la relecture de la Charte des partis politique a recommandé, mardi, la dissolution de tous les partis politiques, a constaté l’AMAP. Au terme de deux jours de travaux, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les participants, elles ont également proposé le durcissement des conditions de création de partis politiques à travers une série de mesures allant de la fixation d’une caution de 100 millions de Fcfa pour la création d’un parti politique, à la limitation d’âge à 25 ans au moins et 75 ans au plus pour être dirigeant d’un parti politique. Les partis doivent aussi avoir une représentation significative au niveau des régions et des cercles, ainsi que dans le District de Bamako. « Les Forces vives de la Nation » ont, aussi, demandé l’installation du Général d’armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq ans, renouvelable à partir de 2025. Les participants ont planché sur la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement, la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition ainsi que le nomadisme politique en cours de mandat. Ainsi, des propositions, des reformulations et des recommandations ont été formulées pour le renouveau de l’arène politique dans notre pays. Au terme des débats autour de la première thématique (réduction du nombre des partis politiques), les participants ont, également, recommandé l’instauration de « plus de rigueur dans le fonctionnement » des formations politiques. Ainsi, les chefs de village, de fractions ou de quartiers, les leaders religieux ne doivent plus, de l’avis du groupe thématique, participer aux campagnes électorales. Cette recommandation est aussi valable pour les organisations de la société civile. S’agissant de la deuxième thématique, les forces vives de la Nation ont recommandé de supprimer le statut de chef de file de l’opposition. Et la troisième, interdit purement et simplement le nomadisme politique. Dans le volet de la recommandation sur un mandat de cinq ans renouvelable, à partir de 2025, à un « président de la République », à l’instar de ses pairs de l’AES, les participants l’ont justifié par le fait de « donner le temps qu’il faut aux dirigeants actuels de continuer la gestion de l’État, maintenir les organes actuels et de suspendre toutes questions électorales jusqu’à la pacification du pays. » Il s’agit, également, de faire l’audit du fichier électoral par une structure indépendante après la dissolution des partis politiques, de soumettre une demande d’autorisation de manifestation au représentant de l’État avant toute activité de manifestation, d’interdire les alliances contre nature dans la Charte des partis. De même, ils ont proposé l’augmentation du montant de la caution pour l’élection du président de la République à 250 000 000 Fcfa ou de la monnaie en vigueur et l’instauration d’un scrutin à un seul tour. Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie de clôture, a salué l’engagement et la détermination des Maliens à la réussite de cette concertation. Le général de division Abdoulaye Maïga a rappelé la lettre de cadrage du Chef de l’État, le Général d’armée, Assimi Goïta. Selon lui, la relecture de la Charte des partis politiques fait partie d’un paquet de projets de textes légitilatifs devant contribuer à l’application de la Constitution, promulguée le 22 juillet 2023. « La concertation a abouti à des recommandations claires et précises permettant au pays d’avancer et de tourner des pages obscures qui ont conduit à l’effondrement du Mali », a souligné le Premier ministre. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement dont le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré. NK/MD (AMAP)
Mali : Lancement de l’opération « Dougoukoloko » pour rétablir la souveraineté nationale
Bamako, 30 avr (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, a institué, par décret l’opération militaire « Dougoukoloko » qui vise à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien, en s’appuyant « sur les Forces armées et de sécurité pour garantir un environnement stable et répondre aux aspirations du peuple malien. » « L’opération ‘Dougoukoloko’ a pour ambition de réaffirmer la souveraineté de l’État, d’éradiquer les menaces terroristes et criminelles et d’assurer la libre circulation ainsi que la protection des personnes et de leurs biens », indique le décret présidentiel n°2025-0268/PT-RM du 25 avril 2025. L’objectif final est un Mali sécurisé, avec une administration publique performante et une cohésion sociale restaurée. L’opération couvre l’intégralité du territoire national, divisé en trois théâtres d’opérations : (Théâtre Est (Gao, Ménaka, Kidal), avec un poste de commandement interarmées (PCIAT) à Gao ; Théâtre Centre (Ségou, San, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou, Taoudenni), basé à Sévaré, Théâtre Sud (Kayes, Kita, Nioro, Koulikoro, Nara, Dioïla, Sikasso, Bougouni, Koutiala), localisé à Sénou. Le chef d’État-major général des Armées, désigné commandant de l’opération, aura la charge de coordonner les actions et de proposer les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs. Les commandants de théâtre, nommés par décret présidentiel, « disposeront d’une autorité étendue sur les forces engagées et pourront prendre des mesures comme des restrictions de circulation ou des opérations de bouclage et de fouille. » Ils collaboreront avec les représentants de l’État pour assurer la sécurité et la défense civile. L’opération « Dougoukoloko » s’inscrit, également, dans une dynamique de coopération transfrontalière, régionale et internationale. Elle bénéficie du soutien des autres ministères, coordonné par le ministre chargé des Forces armées. Ce décret abroge l’opération « Maliko », instituée en 2020, et marque une nouvelle étape dans la lutte pour la stabilisation du Mali. MMD/MD (AMAP)
Le ministre malien des AE exprime sa profonde gratitude à SM le Roi du Maroc pour la solidarité du Royaume avec l’Alliance des Etats du Sahel
Rabat, 29 avr (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a exprimé, lundi à Rabat, sa profonde gratitude à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour la solidarité continue du Royaume avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), rapporte Mahgreb Arab Presse (MAP) « Nous exprimons notre profonde gratitude d’être reçus par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à qui nous avons transmis les salutations fraternelles et les sentiments de fraternité, de solidarité, et d’amitié de Ses frères leurs Excellences le général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’Etat du Mali et président de la Confédération des Etats du Sahel, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, chef de l’Etat, et le général d’Armée Abdouramane Tchiani, président de la République du Niger, chef de l’Etat », a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse, à l’issue de l’audience que le Souverain a accordée aux ministres des Affaires étrangères des trois pays de l’AES. M. Diop, cité par la MAP, a précisé que l’audience royale a été aussi « l’occasion d’exprimer la profonde gratitude de nos pays et notre appréciation positive de l’état des relations amicales et de coopération qui existent entre le Royaume du Maroc et chacun de nos pays individuellement, ainsi qu’avec la Confédération des Etats du Sahel, des relations qui se renforcent au quotidien. » « Nous avons exprimé aussi notre appréciation de l’Initiative royale visant à faciliter l’accès de nos trois pays à l’océan Atlantique pour diversifier notre accès à la mer et renforcer la paix et la sécurité », a souligné le ministre malien. Les ministres de l’AES, Abdoulaye Diop, du Mali, Bakary Yaou Sangaré du Niger et Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso, ont, tout particulièrement, réaffirmé leur adhésion totale et leur engagement à accélérer la mise en œuvre de cette Initiative de Sa Majesté le Roi, qu’ils ont saluée en qu’elle est destinée à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Atlantique. Les trois ministres ont, également, exprimé à Sa Majesté le Roi « l’appréciation » des chefs d’Etat de leurs pays quant à la position constante du Maroc et de son Souverain vis-à-vis des pays dits en transition, dont le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a-t-il précisé, se félicitant « des voies du dialogue maintenues par le Royaume afin d’identifier des solutions et promouvoir les relations avec ces pays sur la base du respect mutuel. » Au cours de cette audience, les ministres des Affaires étrangères de l’AES ont transmis à Sa Majesté le Roi, la gratitude de leurs chefs d’Etat « pour l’intérêt constant accordé à la Région du Sahel, ainsi que pour les actions et initiatives royales en faveur du développement économique et social des pays de la région et de leurs populations. » « Sa Majesté le Roi a réitéré la disponibilité totale du Royaume du Maroc et Son engagement à faire en sorte que les relations de coopération puissent se renforcer et se densifier avec nos pays au service de la paix, de la sécurité et de la stabilité », a dit M. Diop. Par ailleurs, les ministres chargés des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel ont présenté au Souverain l’état d’avancement institutionnel et opérationnel de l’AES, créée comme cadre d’intégration et de coordination entre ses trois pays membres. Cette audience s’inscrit dans le cadre des relations fortes et anciennes du Royaume avec les trois pays frères de l’Alliance des États du Sahel, qui ont toujours été frappées du sceau de l’amitié sincère, du respect mutuel, de la solidarité agissante et de la coopération fructueuse. MD (AMAP)
Développement communautaire au Mali : le projet « Malidenko » voit le jour
Bamako, 28 avr (AMAP) Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a présidé, ce lundi, 28 avril 2025, la première session du comité d’orientation et de pilotage du Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali (Malidenko), dans la salle réunion du ministère de la Refondation de l’État. « Ce projet est conçu pour répondre aux besoins des communautés », a déclaré le ministre Wagué , ajoutant que le choix est porté sur la méthode 80-20 pour réduire les coûts liés à sa gestion. Cette méthode consiste à destiner les 80% du budget du projet aux populations bénéficiaires et les 20% aux coûts de gestion. C’est par le décret N°2025-0231/PM-RM du 04 avril 2025 que le Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali, appelé, « Malidenko » a été créé. Il a une durée d’exécution de quatre ans, un budget global de plus de 88 milliards, financé par l’État du Mali avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet est conçu pour améliorer les conditions de vie des individus et des communautés. Il cible principalement les zones nouvelles sécurisées dans le Nord du Mali (Tombouctou, Kidal, Taoudéni) et les zones à risques dans le Sud (Kayes, Nioro, Nara). « L’approche inclusive et participative adoptée par Malidenko constitue une rupture salutaire avec les méthodes directives qui ont souvent montré leurs limites », a encore dit le ministre en précisant que ce projet « est le nôtre », ce que traduit l’expression en Bamanan : « Mali denw ka ko de do ». Selon lui, c’est une initiative portée par son département qui « s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement en matière d’amélioration du cadre de vie des populations et qui cible les personnes les plus vulnérables. » « A travers la tenue de cette première session, les membres du comité de pilotage apporteront leur pierre à l’édifice du développement communautaire en statuant sur le Projet de plan de travail et de budget annuel (PTBA) et en formulant des recommandations. Ce document reflète, à la fois, la vision stratégique du projet et les besoins réels du terrain », a souligné le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Le ministre a remercié la Banque mondiale pour son appui constant et réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de ce projet un modèle de réussite. La quasi-totalité des membres et participants du comité d’orientation et de pilotage étaient présent dont le coordinateur du projet, Amadou Traoré. ST/MD (AMAP)
Casablanca : Le ministre Abdoulaye Diop met en avant la vision de la Confédération AES au Forum de Crans Montana
Bamako, 25 avr (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération, Abdoulaye Diop, a salué le soutien constant du Maroc et exposé les priorités de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), à la session exceptionnelle du Forum de Crans Montana, tenu à Casablanca, au Maroc, du 24 au 26 avril 2025, selon un communiqué du ministère malienne des Affaires étarngères. « Nous luttons contre le terrorisme tout en transformant nos économies pour attirer les investissements », a déclaré le chef de la diplomatie malienne, invité par l’ambassadeur Jean-Paul Carteron, Il a, également, insisté sur la nécessité de rompre avec les modèles néo-coloniaux : « Les chefs d’État de l’AES ont choisi de privilégier des actes constructifs, loin des mécanismes de dépendance. » Le ministre a poursuivi sa journée en participant à un panel intitulé « Perspectives pour l’Afrique de l’Ouest : la nouvelle Confédération des États du Sahel. » Accompagné du ministre nigérien Bakary Yaou Sangaré et de l’ambassadeur burkinabè au Maroc, il a rappelé le contexte de la création de l’AES et de sa Confédération. « Notre approche est constructive vis-à-vis de la CEDEAO et nous attendons un engagement fort de l’Union africaine », a-t-il affirmé. Les panélistes ont également évoqué un changement de paradigme dans la coopération internationale, notamment dans les domaines de la défense et de la souveraineté. « La Transition dans nos trois pays marque une appropriation des leviers de développement », a conclu M. Diop. Aux côtés de personnalités telles que le Grand-Duc Henri de Luxembourg, le vice-Premier ministre de la République démocratique du Congo (RDC), le président du Port de Dakar et le PDG d’une société émiratie, le ministre Diop a co-présidé la cérémonie d’ouverture ce 25 avril. Cette session du Forum de Crans Montana a offert une plateforme pour promouvoir la vision de la Confédération AES et renforcer les partenariats régionaux et internationaux. OS/MD (AMAP)
Centre de formation et champ solaire : La reconversion des femmes et des jeunes de Kéniéba en ligne de mire
Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a consacré une bonne partie de sa tournée dans le Cercle de Kéniéba à des visites de terrain pour s’imprégner des réalités locales. Ainsi, il s’est rendu au Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes et au « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo ». Ces deux structures contribuent à la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers la formation et l’insertion socio professionnelle des jeunes et des femmes. Situé dans le quartier de Ballabougou, le Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes a été créé, il y a plus de 10 ans. Cette structure est animée par la Coopérative des femmes du quartier de Ballabougou, depuis 3 ans. On y retrouve une salle de classe pouvant accueillir 29 à 60 apprenantes. Ici, les femmes apprennent à fabriquer du savon, du beurre et du miel sur la base de nos produits locaux (moringa, baobab, charbon…) Dans cette structure, les pensionnaires sont confrontés à des problèmes d’équipements et de toilettes. « Les femmes appuient les chefs de famille, en travaillant dans des conditions extrêmement dures. Dans les mines, certaines perdent leurs vies, comme ce fut le cas dans la Commune rurale de Dabia. Les dispositions prises par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, après cette tragédie permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. « Je suis venu voir comment on peut vous aider. Mettez l’accent sur la qualité de vos productions pour attirer les clients et les investisseurs », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré. Il a demandé aux femmes de ne pas mener des activités de teinture dans les familles et dans certains endroits à cause de leur impact négatif sur la santé et l’environnement. Le chef de l’exécutif régional a pu admirer quelques produits locaux de la coopérative Siguidia de Kéniéba que dirige Mme Fofana Djénéba Koné. On lisait la satisfaction sur le visage de ces braves femmes qui, par la voix de Mme Traoré Djénéba Kamiss oko, l’ont exprimé à leur hôte. Selon elles ont annoncé que seule la fermeture des mines peut les réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, comme la transformation des produits locaux. « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo » est le fruit du partenariat entre le Conseil régional de Kayes et la compagnie minière canadienne B2Gold. Ce centre, qui sera bientôt opérationnel, est doté de 5 ateliers, (électricité, mécanique auto, transformation, tamisage, restauration) pour la formation-adéquation-emploi. D’après son directeur, Moustapha Niasse, letablissement dispose de 6 hectares (ha) pour son extension. Ce centre de formation, comme l’atteste son nom malinké, est à l’actif de l’ex-Conseil de Cercle et du Conseil régional. Le président du Conseil régional Bandiougou Diawara faisait partie de la délégation du gouverneur. Le général de brigade Moussa Soumaré a achevé sa tournée par la visite du site du champ solaire à Yeremoundé, un hameau de culture du village de Sansanto, situé à 7km de la ville de Kéniéba. Couvrant une superficie de 2km2 soit 200 ha, des panneaux solaires y seront installés pour produire de l’électricité au profit des populations de Kéniéba et d’autres localités. Grâce à ce champ solaire, le problème d’électricité sera résolu dans ce cercle de la Région de Kayes. Ces centres de formation, tout comme le champ solaire, sont les bienvenus dans un cercle où l’exploitation des mines artisanales par les Chinois, bien que diversement appréciée par les populations, suscitent des inquiétudes liées aux conflits d’intérêts et du comportement de certaines personnes qui servent d’intermédiaires entre les villages et les Chinois. Des intermédiaires qui s’enrichiraient sur le dos des braves populations. D’après certains habitants, tout le monde (autorités et populations) trouve son compte dans l’exploitation de ces mines. Au terme de sa visite, le gouverneur a accordé une interview à la presse pour exprimer sa satisfaction et a invité les populations à respecter les nouveaux textes. BMS/MD (AMAP)
Cercle de Kéniéba : Le général de brigade Moussa Soumaré en tournée d’explication sur le nouveau Code minier
Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a effectué, du 22 au 25 avril 2025, une visite dans la circonscription administrative de Kéniéba, dans le Sud-Ouest du Mali, pour informer les populations sur les nouveaux lois et textes régissant le secteur des mines, a annoncé que les sites miniers clandestins seront fermés. La mort des braves femmes survenue le 15 février 2025 à la suite à l’effondrement d’une mine artisanale dans la Commune Rurale de Dabia, Cercle de Kéniéba, ressemble à un cauchemar. Elle plonge les populations du Cercle de Kéniéba dans le désarroi, poussant le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, à recadrer l’exploitation aurifère. Il est important d’informer les habitants du Mont Tambaoura sur cette mesure et d’autres, afin de lutter contre l’exploitation illicite de l’or. C’est ce qui explique la visite d’information et de sensibilisation qu’a effectuée le gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, dans le Cercle de Kéniéba. Accompagné d’une forte délégation, Il s’agissait également pour le général de brigade Moussa Soumaré d’échanger avec les forces vives du Cercle de Kéniéba afin de recueillir leurs préoccupations. Le gouverneur et sa délégation sont arrivés dans la ville sous un temps ensoleillé. Le soleil se dirigeait vers l’Ouest et ses rayons rouges rivalisaient avec la poussière rouge provenant des mines, des placers. Cette poussière marque aussi la densité du trafic menant vers les zones aurifères et l’excès de vitesse des véhicules sur ces voies très dégradées, en plusieurs endroits. Bien que des travaux de réfection sont en cours sur l’axe Sadiola-Dialafara-Sitakaly-Kéniéba. Après avoir été accueilli par le 1er adjoint au préfet de Kéniéba, Sékou Kanta, et échangé des poignées de main avec d’autres autorités locales, le gouverneur et sa délégation ont entamé leur périple par une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles au domicile de Sékou Sissoko, chef de village de Kéniéba. « Je suis venu vous voir. Touché par la perte de 40 braves dames dans la Commune de Dabia, le président de la Transition a pris des dispositions pour que de tels drames ne se reproduisent plus. C’est pourquoi, j’ai effectué cette mission. Nous comptons sur vous pour l’application de ces dispositions », a expliqué le général de brigade Moussa Soumaré. Répondant au chef de l’exécutif régional, les chefs de quartiers de Kéniéba ont réaffirmé leur soutien à la Transition « qui se soucie du devenir des populations. » « Nous voulons accueillir le président de la Transition à Kéniéba, en compagnie du gouverneur de la Région. Les autorités de la Transition font un bon travail », a déclaré le porte-parole des légitimités traditionnelles de Kéniéba. D’une part, ces chefs traditionnels sont pour le maintien de leur cercle dans la Région de Kayes. D’autre part, ils demandent au gouverneur de s’investir pour l’érection de cette circonscription administrative en région. ECOUTE, ECHANCES : S’agissant de la gestion du pays, les légitimités traditionnelles souhaitent que les autorités composent avec les populations et non avec les partis politiques qui ne se soucient, selon elles, que de leurs propres intérêts. Elles ont également évoqué des problèmes de route, de véhicules, notamment pour la gendarmerie, de sécurité et d’électricité. Après le domicile du chef des quartiers de Kéniéba, le chef de l’exécutif régional et sa délégation se sont rendus au domicile de Aboubacar Baldé, Iman de la grande mosquée de Kéniéba pour une visite de courtoisie. Aboubacar Baldé, qui dirige cette grande mosquée depuis 1988, a fait des bénédictions et de prières pour le pays. Au deuxième jour de tournée, le général de brigade Moussa Soumaré a eu une série de rencontres à huis-clos à la préfecture. Il a rencontré d’abord le 1er adjoint au préfet et les sous-préfets. Ensuite, successivement, les services locaux, les forces de défense et de sécurité, puis les maires, leurs 1er adjoints, les délégations spéciales, ainsi que les secrétaires généraux des mairies. Le général de brigade Moussa Soumaré s’est livré au même exercice avec les légitimités traditionnelles et la société civile, y compris les femmes et les jeunes. La journée s’est achevée par le huis-clos avec les compagnies minières évoluant dans le Cercle. Celles-ci ont dénoncé l’occupation illicite de leurs zones par des orpailleurs. Lors de ces huis-clos, le général de brigade Moussa Soumaré a informé ses différents interlocuteurs des textes relatifs aux mines, à la gestion des mairies. Il a demandé à la jeunesse de s’investir dans la restauration des terres dégradées. Pour cela, ils bénéficieront de l’appui des mines. Selon le gouverneur, les populations doivent s’approprier les nouvelles lois et dispositions régissant l’activité minière. Il a annoncé un inventaire des différents sites miniers se trouvant dans ce cercle. L’État prévoit la fermeture de tous les sites illégaux pour éviter l’effondrement des puits d’or qui occasionne des dégâts humains et matériels. A l’issue de cette concertation, le maire de la Commune rurale de Kassama, Habib dit Koura Sissoko, a qualifié la rencontre d’instructive. « Le gouverneur nous a donné des explications sur les nouveaux textes et les nouvelles mesures. Il a insisté sur la restitution des sessions et a évoqué la question du recouvrement des taxes », a dit l’édile. Dans le Cercle de Kéniéba, certaines communes connaissent des problèmes liés au développement, à la désignation des chefs de village, à la décentralisation et à l’insuffisance de personnel, notamment dans le domaine de l’enseignement. L’un des temps forts de la deuxième journée (jeudi) de cette visite a été consacrée à une conférence, suivie de débats, sur les nouveaux textes et dispositions concernant les secteurs des mines, de l’eau et de l’assainissement, de l’environnement. La rencontre qui s’est déroulée à l’ex-Conseil de Cercle, a enregistré une forte participation des forces vives. BMS/MD (AMAP)
Le CNT adopte cinq projets de loi majeurs lors de sa première séance plénière d’avril 2025
Bamako, 24 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi vinq projets de loi, visant à renforcer le développement économique, agricole et linguistique du Mali, lors de sa première séance plénière de la session d’avril dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB, sous la présidence du général de corps d’Armée, Malick Diaw. Selon la Direction de la communication, de la documentation et de l’information du CNT, les membres de l’institution ont adopté, à l’unanimité, la création de la Caisse des dépôts et consignation du Mali (CDC-Mali), un outil clé pour la gestion des ressources financières, et la ratification d’un accord d’appui budgétaire avec le Fonds du Qatar pour le développement, destiné à soutenir les priorités nationales. Trois autres projets ont recueilli un large consensus avec 122 voix pour, 1 contre, et, pour l’un d’eux, 1 abstention : La ratification d’un prêt avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour financer la Phase 2 du Programme d’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué, visant à booster la productivité agricole. Ensuite, la création du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou (Mord), pour promouvoir la sécurité alimentaire. Enfin, la détermination des conditions d’emploi des langues officielles du Mali, renforçant l’identité culturelle et la cohésion nationale. « Cette séance, marquée par une forte participation des 122 membres présents, illustre l’engagement du CNT à faire avancer les réformes essentielles pour le développement du Mali dans le cadre de la transition » indique le communiqué des services de presse du CNT. OS/MD (AMAP)
Le Conseil national de Transition (CNT) met à jour ses canaux de communication officiels (Communiqué)
Bamako, 25 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) annonce la création de nouveaux canaux de communication officiels » pour renforcer la proximité et la transparence avec les citoyens », selon un communiqué de l’institution rendu public jeudi. « Ces plateformes visent à faciliter l’accès à l’information institutionnelle » indique la Direction de la communication, de la documentation et de l’information du CNT. Le communique du CNT invite le public à suivre uniquement les adresses officielles indiquées, précisant que « tout autre page ou lien non répertorié n’est pas authentique. » OS/MD (AMAP)
La Turquie réaffirme son soutien à la position algérienne sur le Sahel
Bamako, 23 avri (AMAP) Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, en visite officielle en Algérie, a réaffirmé, mardi, le soutien d’Ankara à la position d’Alger concernant le Sahel, soulignant l’importance de la coopération algéro-turque pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme, ont rapporté les médias locaux algériens. « S’agissant de la Région du Sahel, nous considérons que pour régler le problème du terrorisme et de l’extrémisme, nous allons continuer à travailler ensemble. Nous soutenons la position algérienne, qui perçoit la résolution des questions régionales avec clarté et discernement », a déclaré M. Fidan à l’issue d’une audience avec le président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Le ministre turc participe dans la capitale algérienne à la troisième réunion du groupe de planification conjointe algéro-turque, tenue hier à Alger. Le chef de la diplomatie turque a abordé l’un des sujets de discorde entre Alger et Ankara : la situation au Sahel, notamment au Mali qui bénéficie de l’aide militaire de la Turquie. Il a également salué le rôle de l’Algérie au Conseil de sécurité de l’ONU, où elle « fait entendre avec succès les préoccupations de notre région ». Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a qualifié le partenariat algéro-turc de « stratégique », mettant en avant la volonté des deux pays de renforcer leur coopération. « La décision de nos deux Présidents de fonder cette commission comme un espace institutionnel permet de traiter des priorités communes et de lever les obstacles à leur concrétisation », a-t-il affirmé. Outre le Sahel, les discussions ont porté sur d’autres dossiers régionaux, notamment la situation en Libye et la crise à Gaza. Sur ce dernier point, M. Fidan a insisté sur la nécessité d’« intensifier les concertations » pour acheminer l’aide humanitaire et instaurer un cessez-le-feu immédiat. OS/MD (AMAP)

