Commémoration Journée de l’Afrique : L’AES mène le même combat que les pères fondateurs de l’OUA, selon le Premier ministre, Abdoulaye Maïga

Bamako, 25 mai (AMAP) Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, a déclaré, ce dimanche 25 mai que « le combat que mènent les leaders de la Confédération AES s’inscrit dans le sillage de celui des pères fondateurs de l’Union africaine, jadis l’OUA, pour une Afrique unie et véritablement souveraine.» Ils « mènent le combat pour une véritable souveraineté », a ajouté le chef du gouvernement qui présidait la cérémonie de montée des couleurs, à la Tour de l’Afrique de Bamako, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique. Selon le Premier ministre, « c’est un combat pour la dignité. » « Les Africains l’ont bien compris. Ce combat pour la dignité de notre continent est aujourd’hui véritablement porté par les peuples de la Confédération AES. Donc, la célébration de cette journée est une occasion pour saluer, reconnaitre le combat des pères fondateurs de l’Union africaine mais, c’est aussi l’occasion de saluer et de reconnaitre le combat et la détermination des pères fondateurs de la Confédération AES, a indiqué Abdoulaye Maiga. C’est en 1963 que l’Organisation de l’unité africaine (OUA), a été créée avant de devenir ensuite l’Union africaine (UA) en 2002. Elle a été portée sur les fonts baptismaux par de dignes fils de l’Afrique dont feu le premier président du Mali, Modibo Kéïta. Depuis 62 ans, l’organisation continentale commémore la date de sa création. En dehors de son caractère festif, cette commémoration représente, également, une occasion pour les pays africains de réfléchir sur les défis auxquels le continent est confronté. Cette année, l’organisation fête son 62e anniversaire placé sous le signe des réparations afin que justice soit rendue aux Africains ainsi qu’aux personnes d’ascendance africaine. Dans ce cadre, le chef du gouvernement a rappelé la nécessité, pour les Africains, de rester « mobilisés face à l’oppresseur colonialiste qui continue sa pratique esclavagiste sous diverses formes. » « Même si les chaines ne sont plus visibles, la pratique demeure. L’oppresseur change juste de méthode, mais sa pratique continue », a dit Abdoulaye Maiga. AC/MD (AMAP)

La Coalition islamique militaire mobilise le Sahel à Bamako pour contrer le financement du terrorisme

Bamako, 23 mai (AMAP) La Coalition islamique militaire pour combattre le terrorisme (CIMCT), une initiative régionale visant à renforcer les capacités nationales dans la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, a tenu ce vendredi une conférence à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), a constaté l’AMAP. C’était sur le thème « Défis et stratégie de lutte contre le financement du terrorisme dans la région du Sahel ». Cette initiative régionale ambitionne de doter les États du Sahel d’outils avancés pour traquer les flux financiers illicites. Le programme, qui inclut une conférence réunissant 200 participants et un atelier pour 40 experts à l’EMP-ABB, vise à renforcer les enquêtes financières. « Le terrorisme est une activité complexe, financée de manière transnationale », a expliqué le commissaire principal Amara Doumbia, conférencier et chef de la section stratégie et renseignement à la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). « Nous formons les enquêteurs pour détecter les financements, mais il faut plus de coordination et d’outils avancés », a-t-il insisté, notant que l’évaluation de 2019 a révélé un manque de condamnations au Mali. Les défis sont particulièrement aigus dans les zones reculées du Sahel. « Les groupes terroristes exploitent Internet et les réseaux sociaux pour collecter des fonds discrètement », a indiqué Doumbia. Il a également pointé les stratégies financières complexes des groupes qui opèrent via des réseaux affiliés et contrôlent des territoires reculés. « Ils utilisent le commerce local, comme des quincailleries, pour blanchir l’argent, et leurs méthodes évoluent constamment », a-t-il ajouté. Ali Sissoko, chargé de conformité à la Banque malienne de solidarité et participant à la conférence, a souligné le rôle des institutions financières. « Nous filtrons toutes les transactions à l’aide de bases de données internationales. Par exemple, un commerçant passant de 10 à 100 millions d’opérations en peu de temps déclenche une alerte », a-t-il expliqué. « Cet atelier a renforcé mes compétences, mais certains sujets sensibles, comme l’implication présumée de certains acteurs dans le financement, n’ont pas été assez débattus », a-t-il regretté. Les discussions ont aussi abordé les sources de financement du terrorisme, telles que le commerce d’armes, la traite humaine, l’exploitation de l’or et les cryptomonnaies. « L’État doit intensifier les contrôles sur tous les secteurs, y compris l’économie informelle », a plaidé M. Doumbia, rappelant que des décrets ont désigné des autorités pour superviser chaque domaine. La CIMCT met l’accent sur quatre axes : idéologie, communication, lutte contre le financement du terrorisme et action militaire. En s’appuyant sur les standards du GAFI et les technologies émergentes, le programme ambitionne de renforcer la coordination entre les cellules de renseignement financier, les forces de sécurité et les organes judiciaires pour stabiliser la région. « La lutte contre le terrorisme exige une collaboration étroite entre les pays », a déclaré le général Al-Mughidi lors de la cérémonie d’ouverture, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Il a rappelé que la CIMCT, initiée par l’Arabie saoudite en 2015, a développé 24 programmes sur 20 ans pour ses 41 pays membres, incluant des formations et un fonds spécial. « Nous renforçons la coopération pour coordonner nos efforts contre l’extrémisme violent », a-t-il ajouté. OS/MD (AMAP)

Consultations AES-CEDEAO : Le compte rendu fait au président Goïta

Bamako, le 23 mai (AMAP) Le président de la Transition, président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le général d’armée Assimi Goïta, a recu en audience, ce vendredi, tôt dans la matinée, les ministres des Affaires étrangères des trois pays de l’AES, venus lui faire le point sur les échanges avec la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a appris l’AMAP sur place. Avec ses côtés les ministres des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, et du Niger,  Bakary Yaou Sangaré, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, a, à la sortie de l’audience,  déclaré à la presse qu’il s’agissait de rendre compte au général d’Armée Assimi Goïta. « De faire point des relevés des conclusions auxquelles nous sommes parvenus », a-t-il précisé, ajoutant que les chefs de la diplomatie de l’AES ont pris les orientations du président de la Transition en ce qui concerne les perspectives. « Je dois dire que nous partons satisfaits de cette rencontre, dans la mesure où les deux parties (AES et CEDEAO) ont pu convenir d’un certain nombre de principes, comme l’avait initialement arrêté les présidents des trois pays de l’AES, de mettre au cœur de tous les débats l’intérêt supérieur des populations », s’est réjoui le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré. Et de se féliciter de cette procédure qui doit, désormais, régir les négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO. OD/MD (AMAP)

Convergence de vues entre la Confédération AES et CEDEAO sur leur volonté d’intégration

Bamako, 22 mai (AMAP) La Confédération des Etats du Sahel (AES) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont affiché, jeudi, à Bamako,  leur volonté de faire de l’Afrique occidentale « un espace d’intégration réussie entre les peuples ». Lors d’une réunion, au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, afin de baliser le terrain, en prélude aux prochaines négociations entre les deux entités sous régionale, elles ont réitéré également « l’engagement et la détermination des chefs de l’Etat à inscrire leurs actions au bénéfice des intérêts inclusifs des populations. » L’AES et la CEDEAO ont discuté des modalités pratiques de retrait et leurs futures relations, tout en préservant les acquis. Ceux- se matérialisent par la libre circulation des personnes et des biens, la paix, la sécurité, la lutte contre le terrorisme et les investissements de part et d’autres des deux espaces. Les travaux ont été présidés par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, en présence du président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Turay et des ministres chargés des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean-Marie Traoré et Bakary Yaou Sangaré du Niger. Diop a déclaré que cette « réunion s’est déroulée dans un esprit de fraternité, d’écoute, de respect mutuel, de compréhension et de complémentarité. » Enfin, les représentants de la CEDEAO et de l’AES ont, dans un communiqué conjoint, noté que cette activité, « est le lancement du processus des pourparlers sur des sujets d’intérêt commun » NK/MD (AMAP)  

L’AES et la CEDEAO s’engagent à préserver les acquis de l’intégration sous-régionale (Communiqué conjoint)

Bamako, 22 mai (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et le président de la Commission de la Communauté économique des Etats du Sahel (CEDEAO) ont réaffirmé, ce jeudi 22 mai 2025, à Bamako, leur « engagement à préserver les acquis de l’intégration sous-régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens », indique un communiqué de presse conjoint. Au cours de consultations, dans la capitale malienne, pour poser les bases des négociations, après le retrait du Burkina Faso du Mali et du Niger de l’organisation sous régionale, les discussions « ont porté sur des enjeux cruciaux, incluant les aspects politiques, diplomatiques, juridiques, sécuritaires, ainsi que le développement économique et social »,  ajoute la même source La situation sécuritaire dans la sous-région a été un point central des échanges. Les deux parties « ont exprimé une préoccupation commune face à l’insécurité et sont déterminées à créer les conditions d’une coopération efficace contre le terrorisme » Saluant « l’esprit de fraternité qui a marqué ces premiers pourparlers, les deux délégations se sont engagées à poursuivre les discussions. » « Ces échanges seront toujours guidés par les intérêts des populations ouest-africaines », ont-elles affirmé conjointement. Les prochaines étapes des négociations devraient préciser les modalités de coopération entre la Confédération AES et la CEDEAO, dans un contexte marqué par la volonté de renforcer l’unité et la stabilité régionale. OS/MD (AMAP)

Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale : La culture au centre du règlement de conflits

Bamako, le 21 mai (AMAP) « Nos us et coutumes occupent une place de choix dans le document de référence dans le cadre du règlement de conflits dans notre pays », ont déclaré des membres de la Commission de rédaction du projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, devant la presse mercredi 21 mai, au Centre international de conférences de Bamako. Parlant du déroulement des travaux de la Commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, Pr Oumar Camara Ka, membre de la Commission, a indiqué que le projet de Charte nationale, qui devrait être restitué, dans les jours à venir, au président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, est composé de 105 articles. Selui lui, le caractère endogène du document remonte au Dialogue inter-Maliens (DIM) tenu l’année dernière. « Toute la Charte parle de la culture. Il y a huit éléments que le gouvernement a édictés, notamment sur l’éducation à la citoyenneté et le patriotisme qui est fondamental dans la Charte. Partout dans les chapitres du document, l’accent est mis sur la culture, l’éducation familiale, préscolaire, universitaire, entre autres, les valeurs fondamentales de notre société… », a détaillé le Pr Kamara Ka, directeur du Conservatoire Balla Fassekè Kouyaté, pour insister sur les éléments culturels de notre pays dans le cadre du règlement de conflits. Il a ajouté que «la question de la gestion endogène des conflits fondamentaux est centrale dans toute la Charte ». » Car, a-t-il indiqué, parmi les articles de la Charte, le plus long est le 9 portant sur les valeurs partagées qui concernent essentiellement la culture endogène dans nos communautés. » « Il y a deux articles, a-t-il souligné, qui portent sur l’éducation civique et morale, précisément leurs valeurs basées sur la culture endogène. »  «Deux autres articles importants sont basés sur la culture de la paix et l’éducation à la paix, toute chose qui pousse le citoyen malien à adopter des attitudes positives concourant à la paix, à la sécurité et à la cohésion sociale dans notre pays»,  a continué le conférencier. Par ailleurs, selon lui, « les mécanismes de gouvernance sont également mis en place par les différentes autorités des communautés de notre pays pour prendre en charge la gestion endogène des conflits. » OD/MD (AMAP)

Élections à la tête de la BAD : la Mauritanie et le Sénégal à la quête de la voix du Mali

Bamako, 20 mai (AMAP) Les émissaires de la Mauritanie et du Sénégal ont été reçus, lundi, en audience, séparément, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, venus solliciter la voix du Mali pour l’élection de leur candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) Les émissaires des deux pays voisins, à la ministre mauritanienne de l´Hydraulique et de l’Assainissement, Amal Maouloud, et le ministre des Forces armées du Sénégal, le général Birame Diop, ont été reçus au Palais de Koulouba par le président de la Transition, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Première à être reçue, la ministre mauritanienne a transmis le message de son président, Mohamed Ould El-Ghazaouani, à son homologue malien. D´après Amal Maouloud, ce message porte sur « la réelle volonté du chef d’État mauritanien de renforcer, consolider et préserver les excellentes relations déjà existantes entre les deux pays et les deux peuples qui sont liés par la géographie, les valeurs de la religion, de l’histoire et par une culture commune. » Elle a, ensuite, indiqué que le message du président El-Ghazaouani vise également à informer son «frère et ami», le général d’armée Assimi Goïta de la candidature officielle de la Mauritanie à la présidence de la BAD. « Cette audience a été l’occasion de présenter au président Goïta, les grandes lignes de la vision du candidat mauritanien en la personne du Dr Sidi Ould Tah », a-t-elle souligné. Selon la ministre mauritanienne, Dr Sidi Ould Tah a cumulé plus de 30 ans d’expérience entre les postes de haute responsabilité et des institutions financières. Il a été notamment ministre des Affaires économiques de la Mauritanie pendant plus de sept ans. Dr Sidi Ould Tah vient d’achever un 2è mandat à la tête de la Banque arabe de développement (BADEA), a indiqué la ministre mauritanienne chargée de l´Hydraulique. Selon elle, le candidat mauritanien a su proposer un programme en phase avec les besoins réels des pays membres de la BAD. « L’échange avec le Président de la Transition a été très fructueux. Il m’a chargée d’informer son homologue mauritanien qu’il a entièrement confiance au choix qui a été fait par son pays», a confié Amal Maouloud. Quant au ministre des Forces armées du Sénégal, il était, lui aussi, porteur d’un message du président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à son homologue malien. « Le chef de l’État sénégalais, a signalé le général Birame Diop, réaffirme sa volonté de travailler de manière constructive avec le président Goïta pour faire en sorte que les relations entre leurs pays se renforcent davantage. » «Son message est, aussi, un message de fraternité et d’amitié comme toujours. C’est un message de main tendue également à son frère et ami, le général d’armée Assimi Goïta, pour qu’ensemble, ils essayent de voir au plan bilatéral, tout ce qui peut être amélioré et consolidé. Mais, aussi, au plan multilatéral, notamment au niveau des instances auxquelles les deux pays appartiennent », a-t-il relevé. Le ministre sénégalais des Forces armées a dit qu’il s’agit de voir comment les deux chefs d’État peuvent travailler en synergie pour que ces instances se renforcent et atteignent les objectifs qui leur sont fixés. Le général Birame Diop faisait allusion, notamment à la BAD qui, aujourd’hui, compte tenu des enjeux financiers, joue un rôle plus que jamais important dans le devenir des États membres. « C’est une banque qui est à la croisée des chemins parce qu’elle est en train de renouveler son leadership. Le Mali et le Sénégal veulent voir comment ils peuvent, ensemble, faire en sorte qu’elle bénéficie d’un leadership qui a la vision, l’expérience et qui est expert », a-t-il indiqué. Et de poursuivre : « Nous verrons dans les jours à venir comment on peut travailler de manière à ce que ce processus de renouvellement du leadership au niveau de la BAD se fasse dans les meilleures conditions possibles ». Les élections pour la présidence de la BAD sont prévues le 29 mai prochain à Abidjan, en Côte-d’Ivoire. BD/MD (AMAP)  

Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)

Le Programme d’Action du Gouvernement 2025-2026 adopté à l’unanimité par le CNT

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, à l’unanimité, ce lundi 19 mai 2025, le Programme d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, avec 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention, lors d’une session marathon de plus de huit heures au Centre international de conférences de Bamako (CICB). « Ce PAG est la preuve d’une démocratie vivante, un socle commun, un pacte républicain qui nous engage tous », a déclaré le général Maïga en conclusion de son intervention, soulignant l’importance de l’unité nationale pour relever les défis actuels. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a répondu à plus de 300 questions des membres du CNT, couvrant les huit axes de la lettre de cadrage présentée le 16 mai dernier. Les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour le Mali, notamment la lutte contre les inondations, l’emploi des jeunes, la sécurisation des personnes et des biens, ainsi que le financement du PAG. Le président du CNT, Malick Diaw, a félicité le Premier ministre pour la clarté et la pertinence de ses réponses. « Les éclaircissements apportés par le chef du gouvernement ont répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des membres », a-t-il affirmé. Les débats, selon lui, ont reflété l’engagement du CNT à répondre aux besoins des populations dans un contexte où le Mali joue un rôle de plus en plus affirmé sur les scènes régionale et internationale. Le Premier ministre a rendu « un vibrant hommage » aux membres du CNT pour leur sens du devoir, qu’il a qualifié de « reflet de la vitalité du processus de transition ». Il a également salué « le courage et la résilience du peuple malien » et appelé à « une union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité » pour consolider les acquis de la Transition. Avec cette adoption unanime, le gouvernement dispose désormais d’un cadre clair pour la mise en œuvre du PAG 2025-2026, qui vise à répondre aux aspirations des Maliens tout en consolidant la position du pays sur l’échiquier régional et international. Le général Maïga a réaffirmé son engagement « à traduire ce programme en actions concrètes pour le bénéfice de tous. » OS/MD (AMAP)

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga detaille le Programme d’action du gouvernement

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a présenté, devant le Conseil national de Transition (CNT) les grandes lignes du Programme d’action du gouvernement (PAG), lundi, mettant en avant des mesures concrètes pour la gestion de la dette, la relance économique, l’assainissement, la sécurité et le développement durable. Le chef du gouvernement, qui intervenant lors des débats, après la présentation du PAG vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a annoncé le déblocage de 2,253 milliards de Fcfa pour apurer les dettes des fournisseurs de l’État, avec un effort supplémentaire de 1,103 milliard de Fcfa en 2024. Par ailleurs, 963 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour les dépenses du personnel de l’État, des collectivités et des établissements publics, tandis que 194 milliards de Fcfa et 114 milliards de Fcfa ont été alloués, respectivement, aux dettes extérieure et intérieure. Un programme spécial, lancé en octobre 2024, en partenariat avec les sociétés minières, a permis d’injecter 402 milliards de Fcfa dans l’économie nationale, à travers le paiement de mandats aux fournisseurs. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de mobilisation accrue des ressources intérieures et de réduction du déficit budgétaire, malgré les sanctions économiques de 2022 et le resserrement monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2023. Le Premier ministre a confirmé la mise en place de l’Agence du bassin du fleuve Niger, créée par l’ordonnance n°02-049 du 29 mars 2022, pour assurer le draguage ciblé du fleuve et lutter contre la pollution. Concernant la restitution des espaces verts, un cadre juridique rigoureux, appuyé par la loi n°10-028 du 12 juillet 2010 et la loi n°2021-032 du 24 mai 2021, encadre leur protection et leur classification. Des actions d’identification et d’immatriculation des espaces verts sont en cours pour garantir leur restitution aux citoyens. À l’approche de la fête de Tabaski, prévue le 7 juin 2025, le gouvernement, via les ministères chargés du Développement rural et de la Pêche, organisera des ventes promotionnelles de béliers dans plusieurs régions et à Bamako. Avec un objectif de 34 150 béliers contre 31 000 en 2024, cette opération vise à réguler les prix, lutter contre la spéculation et garantir des revenus aux éleveurs. Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a évoqué des initiatives comme le Comité consultatif de sécurité et la police de proximité renforcent le lien entre les populations et les forces de défense. En matière de dialogue social, le gouvernement a honoré ses engagements avec les syndicats, notamment en payant 5,821 milliards de FCFA de droits de travail pour certaines entreprises d’État et en négociant le règlement de 18,395 milliards de Fcfa pour d’autres sociétés. Le gouvernement prévoit le démarrage des travaux du pont métallique provisoire de -Woyowayanko le 5 juin 2025, avec une ouverture au trafic fin août 2025. Concernant le transport fluvial, des projets comme le bateau-bus et la relance du transport Bamako-Koulikoro sont en cours. Pour la mobilité urbaine à Bamako, des études sont lancées pour l’acquisition d’un tramway et de bus modernes. Pour 2026, la relance économique repose sur le soutien aux entreprises, la création d’emplois via le Fonds de garantie du secteur privé et la mise en œuvre de la vision « État-stratège ». En matière d’assainissement, des campagnes de sensibilisation, le curage des caniveaux et l’augmentation des effectifs de la voirie (400 manœuvres et 250 agents) sont prévus à Bamako. Une usine de transformation des déchets, capable de traiter 1 400 tonnes par jour et de produire 40 MW d’énergie, est également à l’étude. Le gouvernement a mis en place un dispositif d’assistance pour le rapatriement des Maliens en détresse, en partenariat avec l’Organisation internationale des migrations (OIM). Des campagnes de sensibilisation contre la migration irrégulière et la création de la Maison du Malien de l’extérieur en 2018 renforcent ces efforts. Par ailleurs, 45 personnes en situation de handicap ont été recrutées lors des deux derniers concours de la fonction publique, avec des quotas prévus pour les futurs recrutements. La réhabilitation du chemin de fer Bamako-Diboli se fera en écartement standard, en coordination avec le Sénégal. La compagnie aérienne Mali Airlines avance avec la nomination d’un coordonnateur, l’ouverture d’un compte bancaire et des missions pour trouver des partenaires stratégiques. Le Premier ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires, tout en consolidant les acquis pour un Mali résilient et prospère. OS/MD (AMAP)