Atelier RéZo : La coopération transfrontalière en ligne de mire

Kayes, 15 juin (AMAP) L’atelier régional de présentation et de planification du programme « Renforcement de la résilience des zones frontalières (RéZo) » au Mali et au Sénégal, et la Guinée, tenu à Kayes, du 12 au 14 juin 2025, a recommandé le renforcement de la coordination et de la synergie entre les composantes et les acteurs. Les participants ont aussi recommandé, entre autres, une agriculture durable, le développement des chaînes de valeur et la promotion de l’entrepreneuriat vert afin de privilégier des activités génératrices de revenus durables et adaptées au climat. L’accent est aussi mis sur la maximisation de l’impact de la coopération transfrontalière, notamment le soutien aux Groupements locaux de coopération transfrontalières (GLCT), l’identification et la promotion des projets transfrontaliers concrets et l’harmonisation des cadres règlementaires. Sur un autre plan, l’atelier mise, également, sur un suivi-évaluation rigoureux et adaptatif pour définir des indicateurs clairs et mesurables, mettre en place un système de collecte de données robuste, réaliser des évaluations intermédiaires et finales et favoriser l’apprentissage continu. La session était organisée par le Programme RéZo, en partenariat avec les structures nationales en charge de la gestion des frontières du Mali et du Sénégal, grâce au soutien de l’Union européenne (UE) et de la Coopération allemande à travers le GIZ. Cette session avait pour objectif de renforcer la résilience socio-économique des communautés transfrontalières du Mali, du Sénégal et de la Guinée et de soutenir le développement dans les zones concernées et de renforcer la coopération transfrontalière.      Pendant trois jours, les participants, venus de Bamako, des cercles d’Ambidédi et de Sadiola, ainsi que des délégations de la Région de Tambacounda (Sénégal), ont suivi des exposés sur le programme ; le renforcement de la disponibilité des services économiques de base et l’amélioration des opportunités de dialogue social et la disponibilité des services sociaux de base. Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont eu lieu dans la salle de conférence du Gouvernorat, sous la présidence du général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, en présence de son homologue sénégalais Guédj Diouf, gouverneur de la Région de Tambacounda, frontalière de la 1ère région administrative du Mali. Cet atelier a permis, non seulement de faire l’état des lieux, mais aussi d’identifier les activités à mener pour l’atteinte des objectifs du programme, ainsi que les acteurs et les outils nécessaires pour les mettre en œuvre. Ce processus participatif est fondamental pour garantir une appropriation collective du projet et en assurer la durabilité. « Les défis sont certes nombreux, mais avec une coordination efficace, une synergie entre les acteurs, et surtout une implication continue des collectivités territoriales et des communautés de base, nous pouvons relever ces défis ensemble », a declaré le chef de l’exécutif régional de Kayes Selon lui, « Il est impératif de mutualiser nos efforts afin de développer des synergies entre les différents acteurs de part et d’autre des frontières pour renforcer la gouvernance, la cohésion sociale et le développement économique de nos territoires frontaliers », Il s’est réjoui du fait que les travaux de cet atelier aient débouché sur une stratégie cohérente pouvant amener nos trois pays à faire de nos zones frontalières un havre de paix, de coexistence pacifique, d’entraide et de développement durable. De son côté, son homologue sénégalais, Guédj Diouf, a mis en exergue les défis multidimensionnels (changement climatique, sécurité alimentaire) dont font face nos deux peuples. S’exprimant au nom des structures nationales chargées de la gestion des frontières entre nos deux pays, Mahamadou Koné de la Direction générale des frontières du Mali, s’est réjoui des résultats atteints et a insisté sur une mise en œuvre du plan d’opération. Quant à Katrin Gerhard, chef composante du projet RéZo, celle-ci a insisté sur la nécessité de traduire les objectifs et programmes en actions concrètes adaptées aux réalités de nos territoires. BMS/MD (AMAP)  

Kati mobilisé pour les FAMa : Un meeting géant pour l’unité nationale et la vigilance citoyenne

Kati, 12 juin (AMAP) Un rassemblement de soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) et aux autorités de la Transition, a rassemblé une grande foule, mercredi, à Kati, à la Maison des jeunes et de la culture, avec le mort d’ordre de renforcer le sentiment patriotique et appeler à la vigilance active des populations en cette période de conflit, a constaté l’AMAP sur place. L’événement, a servi de tribune pour lancer des appels clairs à la population et sensibiliser les populations à l’utilisation « des numéros d’urgence et à la bonne conduite en cas de menace terroriste a été au cœur des interventions. » Le président de l’Alliance Mali Tagné (AMATA) et porte-parole des Force vives, a insisté sur « l’importance pour chaque citoyen d’enregistrer les numéros d’urgence dans son téléphone. » « Cela permet d’alerter rapidement les autorités, en cas de problème », a-t-il souligné. Il a, surtout, mis l’accent sur la nécessité d’être extrêmement précis lors d’un signalement. « Quand vous voulez alerter les autorités, par rapport à une présence terroriste, vous devez être explicite. Donnez toutes les informations nécessaires : leur nombre, la nature des engins qu’ils utilisent et des armes qu’ils portent. » « Ces détails, a-t-il rappelé, sont indispensables pour une intervention adaptée et rapide des forces de sécurité. » UNION SACREE Boubacar Traoré, l’un des principaux organisateurs, a, quant à lui, repeté le thème de la cohésion nationale. Il a insisté sur « l’union sacrée des Maliens en cette période de sursaut national », appelant « chaque communauté, chaque individu, à dépasser les clivages et à se rassembler derrière les FAMAa et les institutions de la Transition pour faire face à l’adversité commune » Cette mobilisation citoyenne à Kati n’est qu’un premier acte. Les Forces vives ont annoncé qu’elle ouvrait la voie à deux temps forts spirituels pour la paix et la protection du pays : une lecture du Coran à la Grande mosquée de Kati, prévue le vendredi 13 juin 2025 et une grande prière à l’Église catholique de Kati, dimanche 15 juin 2025. Ces initiatives conjointes, à la fois civiques et spirituelles, sont destinées à montrer « la volonté de la ville de Kati de s’engager pleinement aux côtés des forces de défense et de sécurité et de participer activement à la sauvegarde de la Nation, en prônant l’unité, la vigilance et la foi. » ALK/MD (AMAP)

Mali : Adoption d’un projet de loi pour un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable au président de la Transition (Communiqué du Conseil des ministres)

Bamako, 11 juin (AMAP) Le Conseil des ministres du Mali a adopté, mercredi, un projet de loi révisant la Charte de la Transition afin d’accorder au Chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, conformément aux recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur, selon une source officielle. « Cette révision répond aux attentes légitimes du Peuple malien pour une refondation de l’État et une souveraineté pleine », soutient le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025. Ce projet de loi s’inscrit dans la mise en œuvre des 517 recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, qui appelaient à des réformes politiques et institutionnelles prioritaires avant l’organisation d’élections. Parmi les avancées, « une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum le 18 juin 2023 et promulguée le 22 juillet 2023 par le président de la Transition. », poursuit le communiqué. Malgré ces progrès, le Mali, aux côtés de ses partenaires de la Confédération des États du Sahel (AES), formée le 6 juillet 2024 avec le Burkina Faso et le Niger, fait face à des défis persistants, notamment des menaces de déstabilisation internationale et des attaques contre les intérêts des populations. Selon toujours le communiqué du Conseil des ministres, la création de l’AES, après l’adoption de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, vise à renforcer la souveraineté et la sécurité régionales. Le texte adopté souligne que « se pose à notre pays, à l’instar des autres pays de l’AES, la question cruciale de la nécessité de poursuivre la Transition pour parvenir à la pacification totale de nos Etats. » OS/MD (AMAP)  

Le Président de la Transition, Assimi Goïta, promet une lutte implacable contre les Groupes armés terroristes

Bamako, 06 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta a réaffirmé, vendredi, à Bamako, sa détermination à lutter contre le terrorisme, dans une déclaration à la presse, après la prière collective de Tabaski, dans la Salle des banquets, du palais de Koulouba, servant de mosquée pour la circonstance. Le chef suprême des armées a assuré le peuple de l’AES que la lutte contre les Groupes armés terroristes (GAT) « est un engagement national, international, auquel les pays de l’Alliance ont souscrit. » « Raison pour laquelle, nous allons mener une lutte implacable contre cette menace en tout temps, en tous lieux, en toutes circonstances et sans esprit de recul », a déclaré le Chef de l’État, tout en saluant le soutien constant des populations de l’AES et en leur demandant de rester « mobilisées jusqu’à la victoire finale. » Il s’est incliné devant » la mémoire des vaillants soldats de l’AES qui ont perdu la vie au champ d’honneur », tout en souhaitant « un prompt rétablissement aux blessés. » Il a, également, félicité « la force unifiée de l’AES qui a engrangé des succès remarquables malgré les multiples attaques lâches et barbares des Groupes armés terroristes (GAT). » Le chef de l’État a indiqué que la fête de l’Aïd el-Kébir « est, par excellence, un moment de retrouvailles, de communion, de partage, de pardon et surtout de prière, notamment pour le repos éternel de nos disparus, la paix, la sécurité et la stabilité dans les pays de la Confédération AES ». Par ailleurs, il a souhaité un bon retour aux pèlerins à La Mecque. SS/MD (AMAP)

Procès « achat de l’avion présidentiel et équipements militaires» : L’ancien Premier ministre Moussa Mara comparait en qualité de témoin

Bamako, 05 juin (AMAP) Le procès dans l’affaire « achat de l’avion présidentiel et équipements militaires » a repris mercredi dans le cadre de la session spéciale de la Cour d’assises de Bamako qui  a été marquée par le témoignage de l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Celui-ci a déclaré avoir pris connaissance du dossier lors d’une discussion avec l’ancienne ministre Bouaré Fily Sissoko à la suite des réserves du Fonds monétaire international (FMI) sur la question. «  Pour éclairer la lanterne du FMI et arriver à faire en sorte que ces deux dossiers n’aient pas d’impact sur les relations entre notre pays et cette organisation, il avait été convenu de faire intervenir une structure de contrôle sur ces deux opérations », a-t-il souligné. Moussa Mara a indiqué que c’est sur la base de ces éléments qu’il a saisi le Bureau du vérificateur général pour conduire les audits. «Je pense que c’est essentiellement pour convaincre le FMI sur l’engagement de ces opérations en rapport avec l’éthique que la ministre Bouaré Fily Sissoko est venue vers moi pour que nous engagions le processus de l’audit», a-t-il reconnu. Pour le cas de l’achat de l’aéronef, il a indiqué que le rapport faisait état de beaucoup d’insuffisances, notamment l’émission du contrat en anglais au lieu du français, les mouvements de fonds non respectueux de finances publiques et le non-respect des règles de passation de marchés. S’agissant des équipements militaires, Moussa Mara a révélé que le rapport mentionnait la garantie donnée par l’Etat, ce qui est contraire aux usages. Autre irrégularité évoquée dans le rapport est que sur une même journée, un contrat a été signé par plusieurs intervenants. Sans oublier des mouvements de fonds intervenus sur le compte du bénéficiaire du marché. D’après lui, « le rapport dit que ce qui a été proposé dans le contrat des équipements militaires apparait plus élevé que ce qui avait été proposé par les sous-traitants pour le même type de matériels à un moment du processus. Ce qui laissait penser qu’il y aurait pu avoir de la surfacturation ». Selon Moussa Mara, tant qu’on ne précise pas le contenu de ce qui peut être considéré comme « secret défense et intérêts essentiels de l’Etat », on ouvre la porte aux interprétations. En outre, l’ancien Chef du gouvernement a précisé que l’avion présidentiel a eu un prix d’achat auquel des charges ont été ajoutées notamment, les frais de parking, d’intermédiation. « Le prix d’achat, sur la base des informations qui m’ont été données est 18 milliards Fcfa et quelques. Ensuite, il y a des frais qui ont été payés. Et tous ces frais plus le prix d’achat qui a été versé au vendeur font que le coût total est autour de 20 milliards Fcfa ou un plus », a détaillé l’ancien Premier ministre. Pour lui, l’aéronef a couté à notre pays entre 20 milliards et 21 milliards Fcfa. BD/MD (AMAP)

CESEC : Les travaux de la 8è session portent sur l’adoption et la finalisation du rapport annuel 2025

Bamako, 02 juin (AMAP) Les travaux de la 8e session ordinaire de la 6e mandature du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), consacrés « à la finalisation et à l’adoption du rapport annuel 2025 », ont débuté ce lundi. à Koulouba, a constaté l’AMAP. En effet, durant « les quinze prochains jours, les conseillers de la République ainsi que les membres associés examineront, analyseront et synthétiseront les préoccupations, attentes et propositions recueillies auprès de nos compatriotes », a déclaré Yacouba Katilé, président du CESEC, lors de la cérémonie d’ouverture. C’était en présence du ministre délégué auprès du Premier ministre, Mamani Nassiré, et de plusieurs invités. Yacouba Katilé a, aussi, précisé que « cette session s’ouvre dans un contexte national marqué par des événements majeurs, notamment la présentation du Plan d’actions gouvernementales (PAG) 2025-2026 et son adoption par le Conseil national de transition (CNT), le 19 mai 2025. » « Au CESEC, nous souscrivons pleinement aux huit axes du PAG 2025-2026 car ils correspondent parfaitement aux attentes et aspirations collectées auprès des populations sur le terrain, à travers nos mécanismes de veille et d’écoute citoyenne », a ajouté le président Katilé. De plus, le président du CESEC a expliqué : « Les recommandations issues des précédents rapports annuels confirment cette cohérence stratégique. Elles renforcent également la conviction que les institutions doivent rester à l’écoute permanente du peuple. » Enfin, il a rappelé que, depuis la promulgation de la nouvelle Constitution, l’institution qu’il préside « attend, avec une grande espérance, l’adoption de la Loi organique qui fixera son organisation, ses attributions et son fonctionnement. » MMD/MD (AMAP)

Sahara : le Royaume-Uni apporte » son plein soutien » au plan marocain d’autonomie

Rabat, 01 juin (AMAP) Le Royaume-Uni considère la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique pour un règlement durable du différend » autour du Sahara, et affirme qu’il « continuera d’agir conformément à cette position » aux niveaux bilatéral, régional et international, rapporte Maghreb Arab Press (MAP) Selon la MAP, « cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint signé à Rabat par le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, David Lammy, et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. » Le Communiqué conjoint souligne que « le Royaume Uni suit de près la dynamique positive actuelle menée à cet égard sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Il ajoute que Londres « reconnaît l’importance de la question du Sahara » pour le Maroc, précisant que la résolution de ce différend régional « renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale ». En outre, le Royaume Uni a confirmé, dans le Communiqué conjoint signé au siège du ministère des Affaires étrangères, que « UK Export Finance peut considérer de soutenir des projets au Sahara », notamment dans le cadre de « l’engagement de UK Export Finance à mobiliser 5 milliards de Livres Sterling pour soutenir de nouveaux projets économiques à travers le pays ». A souligner que « le Royaume-Uni reconnaît le Maroc comme une porte d’entrée essentielle pour le développement socio-économique de l’Afrique et réaffirme son engagement à approfondir sa collaboration avec le Maroc en tant que partenaire pour la croissance sur tout le continent », ajoute le Communiqué conjoint. Par ailleurs, le Communiqué signé souligne que « les deux pays soutiennent et considèrent comme vital le rôle central du processus mené par les Nations Unies », tout en réaffirmant « leur plein soutien aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, M. Staffan de Mistura ». En particulier, le Royaume Uni déclare être « prêt, disposé et déterminé à apporter son soutien actif et son engagement à l’envoyé personnel et aux parties ». Enfin, le Communiqué conjoint précise qu’ « en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Royaume Uni partage l’avis du Maroc quant à la nécessité urgente de trouver une solution à ce différend de longue date, qui serait dans l’intérêt des parties ». « Il est grand temps de trouver une solution et de faire avancer ce dossier, ce qui renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale », déclare le Communiqué. MD (AMAP)

Rencontre des ministres de la Justice de l’AES à Bamako : Sur le chantier de l’harmonisation et de l’uniformisation des droits

Bamako, 29 mai (AMAP) La réunion des ministres en charge de la Justice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), a débuté, ce jeudi, à Bamako destinée à permettre aux trois ministres « d’engager la réflexion autour des solutions à l’échelle de la Confédération, en mettant l’accent sur un droit harmonisé », a constaté l’AMAP. « Cette réunion met l’accent sur un droit harmonisé voire unifié avec une institution judiciaire commune bénéficiant d’une coopération et d’une entraide judiciaire efficace », a déclaré le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, lors de la cérémonie d’ouverture. Et de poursuivre : « les réalités juridiques et judicaires de ceci, à l’échelle de notre espace commun, doivent être évaluées, analysées à la lumière de faits concrets pour les adapter au nouveau contexte et aux enjeux en faveur du développement social et économique auquel aspirent nos populations. » Le chef du gouvernement a précisé que « la réponse judiciaire pénale dans un cadre harmonisé ou unifié, tout en étant un prolongement de l’action militaire, contribuera à renforcer la visibilité des efforts déployés par nos États dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’Homme. » « Notre Confédération est confrontée au terrorisme, au financement du terrorisme, au blanchiment de capitaux, à la prolifération des armes et d’autres formes de criminalité transnationale organisée. Ces difficultés nous incitent à réfléchir sur la mise en commun de synergie d’actions et de moyens efficaces dans tous les secteurs qui concourent à la lutte contre ces fléaux », a estimé le Premier ministre. En décidant le 06 juillet 2024 de créer la Confédération des Etats du Sahel (AES),  après la signature le 16 septembre 2023  de la Charte créant l’Alliance des États du Sahel (AES), « nos trois chefs d’État, ont traduit en acte concret les aspirations profondes de nos peuples qui partagent les mêmes réalités historiques, socio-culturelles, géographiques et qui font face aujourd’hui aux mêmes défis qu’est la double lutte contre le terrorisme et l’impérialisme », a rappelé le ministre de la Justice du Burkina Faso, Edissa Rodrique Bayala. Pour accompagner cette dynamique salvatrice, il a estimé que « le rapprochement voire l’uniformisation de nos systèmes juridiques et judiciaires hérités du colon est indispensable. Pour harmoniser, il faut poser le diagnostic, réfléchir sur les issues possibles afin de soumettre aux plus hautes autorités de la Confédération des pistes de solution », Il a ajouté : « La présente rencontre constitue, donc, un cadre idéal de réflexion afin que le droit soit au service de la marche radieuse du peuple de l’AES, la souveraineté, la dignité et la prospérité. » « L’expertise avérée de ceux qui sont chargés de concevoir les piliers sur lesquels l’édifice de la justice de notre espace confédéral sera bâti, selon le ministre de la Justice du Niger, Alio Daouda, ainsi que la pertinence des thématiques choisies, laissent croire, à juste titre, que notre entreprise sera un franc succès. » Notamment sur des thématiques sur « l’uniformisation du droit de la confédération de l’AES, les modalités de création d’une Cour commune de justice spécialisée, renforcement de la coopération judiciaire, l’harmonisation des textes régissant les professions libérales du secteur de la justice, l’harmonisation des concepts de statistiques, d’indicateurs judiciaires et pénitentiaires, le renforcement des capacités en ressources humaines », a-t-il conclu. Cette cérémonie d’ouverture a enregistré, également, la présence des membres du gouvernement et des membres du corps diplomatique. MMD/MD (AMAP)

Moscou : La neutralisation des menaces stratégiques tributaire de la création d’une infrastructure sécuritaire commune (M. Abdellatif Hammouchi)

Bamako, 28 mai (AMAP) La neutralisation des dangers et menaces stratégiques croissantes demeure tributaire de la création d’une infrastructure sécuritaire commune et indivisible, avec le concours des services de sûreté et de renseignement nationaux en coopération et en coordination étroites avec leurs homologues dans différentes régions du monde, a affirmé, mercredi à Moscou, le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire au Maroc, Abdellatif Hammouchi, rapporte, mercredi, Maghreb Arab presse (MAP). M. Hammouchi, qui représente le Maroc à la 13e rencontre internationale des hauts représentants chargés des questions de sécurité, a en outre souligné que la coopération juste et équitable entre les pays est le gage du succès de toute structure sécuritaire commune visant à endiguer les menaces et défis stratégiques à l’heure actuelle. Il a relevé que “le devoir de vigilance sous-tendant notre action proactive et notre responsabilité commune nous impose d’échanger les informations au sujet de l’ensemble des menaces sécuritaires identifiées ou potentielles, ainsi que leur partage de manière sécurisée et immédiate au service de notre sécurité collective, sur la base du principe gagnant-gagnant”. Cette réunion, qui revêt une importance particulière en matière de sécurité, est marquée par la présence de chefs et de responsables chargés des services de sécurité et de renseignement représentant plus de 100 pays du Sud, de l’Est et des pays de la Communauté des États indépendants (CEI), en plus de plusieurs organisations internationales et régionales, dont l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), l’Union économique Euro-asiatique (UEE), l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et d’autres organisations internationales s’activant dans des domaines en lien avec la sécurité. Organisée par le Conseil de sécurité russe, cette réunion se tient régulièrement depuis 2010 en tant que forum stratégique de coordination et d’échange de vues entre différents pays sur les moyens de développer des mécanismes collectifs pour faire face aux risques mondiaux croissants et d’examiner les politiques internationales visant à neutraliser les menaces émergentes, contribuant ainsi à la consolidation de la paix et de la sécurité mondiales. Ce Forum présidé par le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, a été marqué par la présence du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et par une allocution d’ouverture en visioconférence du président russe Vladimir Poutine, dans laquelle il a souligné que la nouvelle architecture de sécurité mondiale doit être juste et équitable, notant que tous les Etats doivent disposer de garanties solides pour assurer leur propre sécurité, sans compromettre les intérêts et la sécurité des autres Etats. Le président russe s’est également félicité de la participation des services de sûreté et de renseignement des pays de l’Est et du Sud qui, selon lui, représentent la plus grande partie du système sécuritaire mondial. Ces pays, a-t-il relevé, soutiennent le principe d’une souveraineté équitable et juste et mettent en avant leur propre modèle de développement. Les travaux de ce Forum ont, par ailleurs, été marqués par des séances plénières et des conférences thématiques portant sur diverses questions inhérentes à la sécurité mondiale, dont la montée de la menace terroriste qui se manifeste par l’émergence de fiefs régionaux et de nouveaux foyers d’organisations terroristes, les dangers accrus des crimes et les cyberattaques ciblant les infrastructures vitales et sensibles des Etats, en plus des intersections et ramifications transnationales du crime organisé. En marge de ce forum international, marqué par la tenue d’une série de réunions s’inscrivant dans le cadre de la coopération sécuritaire multipartite, le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire a tenu d’intenses rencontres bilatérales avec les chefs et membres de plusieurs services sécuritaires et de renseignement de pays frères et amis, dont le Service fédéral de sécurité de Russie (FSB). Ces entrevues ont été axées sur nombre de questions d’intérêt commun ainsi que sur les moyens de raffermir la coopération bilatérale pour faire face aux risques et menaces émergents. MD (AMAP)

Paix et réconciliation : le Projet de Charte soumis à l’appréciation des membres du gouvernement

Bamako, 26 mai (AMAP) Le document final du projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale a été présenté, ce lundi, par la Commission de rédaction du document aux membres du gouvernement, dans la salle de conférence de la Primature, afin de recueillir des réactions avant sa validation, a constaté l’AMAP. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie, a salué le travail réalisé par les membres de la Commission, mettant en avant la qualité du document présenté, « fruit d’une démarche à la fois participative et inclusive. » Il a, également, rappelé que la Charte pour la paix et la réconciliation découle de « la volonté ferme » du président de la Transition, Assimi Goïta, qui « souhaite faire de la paix et de la réconciliation nationale le socle de la stabilité du pays. » Par ailleurs, il a souligné que cette Charte est destinée à jeter les bases d’une nouvelle ère marquée par la concorde, l’entente et la cohésion sociale. Enfin, il a assuré que « le gouvernement mettra tout en œuvre pour garantir sa mise en application effective. » Aux côtés du chef du gouvernement, le président de la Commission, le l’ancien Premier ministre, Issoufi Maïga, a déclaré : « Nous sommes là pour vous entretenir de l’évolution de notre mission définie par le décret 2025 0230 PTRM du 04 avril 2025 ». Il a, ensuite, souligné que « cet exercice constitue un jalon important dans la dynamique engagée par la Commission depuis un an, témoignant de sa volonté de transparence et de redevabilité. » Enfin, le président de la Commission de rédaction de la Charte  a conclu, en affirmant que le document présenté « représente un outil de référence pour le renforcement de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. » AC/MD (AMAP)