Une campagne pour promouvoir les racines locales des droits de l’homme lancée à Kangaba

Kangaba, 5 févr (AMAP) – Une campagne nationale de sensibilisation sur les « origines endogènes des droits de l’homme » a été officiellement lancée jeudi à Kangaba, sous l’égide de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des autorités locales. L’objectif de cette campagne est de favoriser « l’appropriation communautaire des droits de l’homme » en valorisant leurs fondements locaux. Elle vise spécifiquement à diffuser des messages validés auprès des communautés, à renforcer la compréhension des liens entre droits humains et valeurs socioculturelles, et à promouvoir l’adhésion des leaders traditionnels et religieux. « Les droits de l’homme ne sont pas une importation » Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par le préfet du cercle, Abou Dao, la présidente par intérim de la CNDH, Me Aïssata Foune Timbély, a insisté sur l’enracinement historique de ces principes. Elle a déclaré : « Les droits de l’homme ne sont pas étrangers à nos sociétés. Ils ne sont pas une importation. Ils ne sont pas une greffe. Ils sont aussi, et profondément, enracinés dans notre histoire, nos traditions, nos valeurs et nos institutions sociales. » Elle a cité en exemple la Charte de Kurukanfuga de l’Empire du Mali, qu’elle a présentée comme un texte ancien portant sur « la protection des personnes, la cohésion communautaire et la dignité humaine ». Dans son discours, le préfet Abou Dao a réaffirmé l’engagement de l’État malien à promouvoir les droits fondamentaux, tout en soulignant que cette mission nécessitait « l’implication de tous ». Il a appelé à une attention particulière envers les personnes vulnérables, précisant : « La sensibilisation doit accorder une attention particulière à la protection des personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées et toutes les catégories exposées à la discrimination ou à l’exclusion. » La cérémonie a rassemblé des chefs traditionnels, des leaders religieux, des associations de femmes et de jeunesse, des élus locaux, des enseignants et des défenseurs des droits de l’homme. SD/OS(AMAP)
À l’heure du Mali : Face aux forces du mal, un rugissement confédéral à Niamey

Bamako, 03 fév (AMAP) – La Confédération des États de l’AES reste dans l’œil du cyclone terroriste, projet de sponsors étatiques sans foi ni loi, décidés à imposer la barbarie comme mode de domination. L’attaque contre la base 101 de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, visait le cœur de la souveraineté du Niger et, au-delà, celui de la Confédération. Le communiqué signé par le Président de la Confédération, le Capitaine Ibrahim Traoré, en donne une analyse juste : « une attaque préméditée, coordonnée et aveugle, ayant visé à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, mettant gravement en danger des populations innocentes ainsi que des biens à usage civil ». Le mot « aveugle » pèse lourd : l’ennemi frappe sans discernement, feignant d’ignorer la notion de civil, mû par la seule volonté de tuer. Depuis que les trois États se sont unis, avec le soutien de leurs populations, la Confédération s’est préparée à parer à toute attaque, en maîtrisant la nature de l’ennemi, ses modes opératoires, le profil de ses agents et de leurs sponsors étatiques. Il n’était donc pas surprenant d’entendre, dès le lendemain, le Président Abdourahamane Tiani citer nommément des Chefs d’État de la sous-région et d’Europe. À leur endroit, le général d’armée, en chef de guerre, lança un message retentissant : « Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu’ils s’apprêtent eux aussi à nous écouter rugir. » Ce rugissement annoncé trouve sa trame dans le communiqué du Président de la Confédération : « Les auteurs de ces violences, ainsi que tous ceux qui les financent, les arment, les renseignent ou leur offrent des soutiens politiques, répondront de leurs actes. Les États membres de la Confédération demeurent unis, vigilants et résolument engagés dans une lutte coordonnée, souveraine et déterminée contre le terrorisme et ses soutiens, quels qu’ils soient. » La rapidité avec laquelle les forces nigériennes, confédérales et alliées russes ont enrayé l’attaque (20 minutes selon le Président Tiani) démontre une préparation permanente. Un rugissement létal qui a réduit à néant un projet obscurantiste. La Confédération est désormais rompue aux attaques « spectaculaires », souvent planifiées dans les capitales pour frapper les centres de décision et tirer des dividendes médiatiques auprès de masses manipulées. On se souvient de l’attaque de l’aéroport et de la gendarmerie de Bamako le 17 septembre 2024, ou encore des tentatives de déstabilisation au Burkina Faso le 3 janvier dernier. Quel que soit le mode opératoire, la Confédération dispose des armes pour y parer, devenant chaque jour une école d’excellence en lutte antiterroriste, enviée dans le monde. Presque au lendemain de l’attaque de Niamey, les forces maliennes traquaient les groupes armés terroristes à Mourdiah, tandis que les forces aériennes confédérales menaient des opérations de précision dans la zone d’Akabar, au sud de Ménaka, le long de la frontière nigérienne. Ces événements du début 2026 semblent prémonitoires de ce que le Président Traoré du Burkina Faso a nommé « l’hiver noir », lors de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État, le 23 décembre dernier. « Ma conviction est claire : quelque chose se prépare en Afrique de l’Ouest. Je l’ai appelé l’hiver noir. L’hiver noir arrive. Ce sera un hiver très froid. Un hiver sanglant. Un hiver meurtrier », disait-il au moment de succéder à son homologue du Mali, le Général d’armée Assimi Goïta. L’assistance, avertie, comprit qu’il annonçait une escalade sécuritaire de grande amplitude, nourrie par des attaques terroristes et des tentatives de déstabilisation orchestrées par des acteurs extérieurs, avides de « terres rares » et autres ressources. L’évocation de cet « hiver noir » rappelle aussitôt les ravages du printemps arabe : États disloqués, valeurs de civilisation avilies pour des décennies. Le Président de la Confédération appelle les masses africaines, et particulièrement celles du Sahel, à se préparer mentalement pour contrer de tels projets cyniques. Cette anticipation est déjà une preuve de la capacité de réflexion stratégique et prospective de la Confédération. L’acquisition continue de moyens d’action, notamment dans le domaine sécuritaire, renforce sa faculté d’anticiper et de prévenir les offensives ennemies. La riposte de Niamey, cette nuit du 28 au 29 janvier 2026, est un signal clair aux officines du mal : la Confédération, ses leaders, ses forces armées et ses populations sauront se muer en esquimaux pour affronter l’hiver annoncé, sous leurs acacias et leurs baobabs, prêts à attendre l’ennemi et à le mettre en déroute. Alassane SOULEYMANE
Kayes : Le Gouverneur visite les victimes d’une attaque terroriste

Kayes, 02 fev (AMAP) – Le gouverneur de la région de Kayes s’est rendu lundi à l’hôpital et à la caserne pour rencontrer les blessés suite à une attaque meurtrière contre un convoi militaire survenue le jeudi 29 janvier 2026. Le Général de brigade Moussa Soumaré, à la tête d’une délégation, s’est d’abord rendu à l’Hôpital Régional Fousseyni Daou, puis au Camp militaire Mamadou Lamine Dramé. Il a exprimé, « au nom du Gouvernement, sa compassion et sa solidarité » envers les victimes, selon un communiqué du gouvernorat. Il leur a transmis les vœux de prompt rétablissement des plus hautes autorités du pays. Cette visite fait suite à une attaque terroriste survenue jeudi 29 janvier 2026 contre l’escorte de citernes sur la Route Nationale 1 (RN1), dans la partie occidentale du Mali. Plusieurs personnes, civiles et militaires, ont été tuées ou blessées lors de cet assaut. Les blessés visités ce lundi ont été « ciblés par des assaillants lors de cette attaque », précise la communication officielle. À l’issue de sa visite, le Gouverneur Soumaré a rendu « un vibrant hommage à ceux qui ont fait le sacrifice ultime lors de cette mission sur l’axe Diboli-Kayes, ainsi qu’aux chauffeurs et aides-chauffeurs des citernes décédés ». Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Dans son allocution, il a également exprimé « sa profonde gratitude au Général d’armée Assimi Goita, Président de la Transition, ainsi qu’à l’ensemble de la hiérarchie militaire, pour les efforts constants visant à doter notre armée de moyens modernes et adaptés ». BMS/OS (AMAP)
Mali : Ouverture de la 9e session ordinaire du CESEC centrée sur la culture et l’éducation

Bamako, 2 fév (AMAP) – Les travaux de la 9e session ordinaire de la 6e mandature du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) du Mali ont débuté lundi à Koulouba, à Bamako, avec pour thème central « Culture et éducation au Mali ». La session, qui se déroulera pendant deux semaines, est consacrée à l’examen de ces deux domaines considérés comme des piliers essentiels du développement national. Elle doit aborder 18 sous-thèmes spécifiques à travers des contributions d’experts, d’universitaires, d’acteurs de la société civile et de cinq membres du gouvernement qui introduiront les réflexions sectorielles. « La culture est l’âme de notre nation. Elle est ce qui nous unit au-delà de nos diversités linguistiques, ethniques et régionales. Elle est mémoire, identité, résilience, créativité et fierté », a déclaré le président du CESEC, Yacouba Katilé, lors de la cérémonie d’ouverture. Il a ajouté que « l’éducation, quant à elle, est le levier le plus puissant de toute transformation durable » et que « ces deux piliers, lorsqu’ils sont solidement ancrés et en synergie, constituent les fondations incontournables d’un développement véritablement endogène, inclusif et harmonieux ». Le président du CESEC a souligné que le thème choisi est « à la fois ambitieux et essentiel », qualifiant la culture et l’éducation de « deux socles mais aussi deux défis pour un développement économique et social harmonieux ». Il a cependant relevé de nombreux obstacles auxquels ces secteurs sont confrontés : l’insécurité qui perturbe la scolarisation dans plusieurs zones du pays, le déficit d’infrastructures et d’équipements pédagogiques, les faibles taux d’alphabétisation des adultes – notamment chez les femmes –, la dégradation du tissu culturel, les menaces pesant sur le patrimoine immatériel, l’influence de modèles exogènes jugés parfois destructeurs de valeurs, ainsi que le sous-financement chronique des deux domaines. La cérémonie, présidée par Yacouba Katilé, s’est tenue en présence du ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, représentant le Premier ministre, du président du Conseil national de Transition, le général de corps d’armée Malick Diaw, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et d’autres personnalités. Le CESEC, institution consultative chargée d’émettre des avis sur les grandes orientations de développement du pays, consacre régulièrement ses sessions ordinaires à des thématiques stratégiques pour le Mali. Cette neuvième session s’inscrit dans la continuité de ses travaux antérieurs visant à éclairer les décideurs sur les questions économiques, sociales, environnementales et culturelles. MMD/OS (AMAP)
Macina : Hommage émouvant aux victimes et solidarité envers les blessés après deux tragédies

MACINA, 2 fev (AMAP) – Deux incidents graves ont endeuillé la localité de Macina en l’espace de 24 heures : un drone kamikaze a tué un civil et blessé deux autres le 31 janvier 2026 à Tongolo Coura, puis un engin explosif improvisé (EEI) a coûté la vie à cinq militaires le 1er février 2026 alors qu’ils transportaient les blessés vers le centre de santé de référence. Le 31 janvier 2026, un drone kamikaze a visé le village de Tongolo Coura, dans la commune de Kolongotomo, faisant un mort et deux blessés, dont l’un grièvement, tous sur place. Le lendemain, 1er février 2026, une équipe militaire a été dépêchée pour évacuer les blessés vers le centre de santé de référence de Macina. Au retour, le véhicule a heurté un engin explosif improvisé, tuant cinq militaires ; un corps n’a pas été retrouvé. Le même jour, après la prière de 16 heures, quatre des corps ont été inhumés au cimetière de Macina en présence d’une foule nombreuse. Le maire Mourzouk Yattara, au nom de la commune, des autorités locales et en son nom propre, a présenté ses condoléances les plus attristées aux Forces de défense et de sécurité. Une délégation s’est ensuite rendue au centre de santé pour souhaiter un prompt rétablissement aux blessés. Ces deux événements successifs relancent le débat sur l’insécurité persistante dans la zone de Macina. La localité de Macina, située dans la région de Ségou, est régulièrement confrontée à des attaques armées et à des engins explosifs improvisés, dans un contexte d’insécurité chronique affectant plusieurs zones du centre du Mali depuis plusieurs années. DG/OS (AMAP)
Macina : Attaque meurtrière contre deux véhicules sur l’axe Macina-Ségou
Macina 8 janv (AMAP) Une attaque terroriste a visé deux véhicules ce jeudi matin sur l’axe reliant Macina à Ségou, dans le centre du Mali, faisant au moins trois morts et trois blessés graves, a-t-on appris de sources locales et sécuritaires. L’attaque s’est produite entre 9h et 10h GMT au niveau du village de Tongolo Coura. Les assaillants ont pris pour cible un car de la compagnie « Petit gros bois » en partance pour Bamako et une camionnette allant vers Macina, alors que le car faisait un arrêt. Un bilan provisoire fait état de 16 victimes, toutes originaires de Macina, dont trois personnes ont été tuées et trois autres grièvement blessées. Une motocyclette de type Jakarta a également été incendiée lors de l’assaut. Selon plusieurs sources locales, le village de Tongolo Coura serait sous embargo depuis longtemps, avec une interdiction d’y prendre ou d’y déposer des passagers. Dans l’après-midi, le préfet du cercle de Macina, Albaraka Ag Amarizag, s’est rendu au Centre de santé de référence (CSRéf) de Macina, accompagné d’une forte délégation, pour constater l’état de prise en charge des victimes. Celle-ci était déjà achevée. Le préfet a présenté ses condoléances aux familles des défunts et souhaité un prompt rétablissement aux blessés, au nom des autorités locales et nationales. Cette attaque relance les interrogations sur la sécurité sur l’axe vital Macina-Ségou-Bamako, crucial pour désenclaver la région. DG/OS (AMAP)
Conseil national de Transition : Fin de la session d’octobre qui a adopté plusieurs projets et propositions de loi
Bamako, le 18 déc (AMAP) La session d’octobre du Conseil national de Transition (CNT), ouverte le lundi 06 octobre dernier et bouclée ce jeudi 18 décembre, après soixante-quinze jours, a examiné une vingtaine de projets et de propositions de loi intéressant la vie de la nation, a constaté l’AMAP sur place. Le président du CNT, le général de Corps d’armée, Malick Diaw, lors de la clôture de la session, a indiqué que plus de la moitié de ces dépôts ont fait l’objet d’adoption et le reste a été renvoyé à une prochaine session. Parmi les lois adoptées, figure notamment la loi de finances pour l’exercice budgétaire 2026. Avec le vote de ce budget, notre pays se dote une fois de plus, d’un budget en « mode programmes ». « L’occasion est opportune pour magnifier les efforts fournis par chacune des commissions générales et qui ont permis au Conseil national de Transition d’examiner aisément en détail les conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier, les programmes et les crédits des différentes Institutions de la République, ceux des ministères ainsi que les différentes dotations budgétaires », s’est réjoui le président du CNT. « S’agissant du fonctionnement régulier et de la gouvernance du Conseil national de Transition, a-t-il poursuivi, nous nous félicitons d’avoir adopté le projet de budget 2026 du Conseil national de Transition et examiné les rapports de contrôle de l’exécution de son budget au titre des 1er, 2e, 3e, 4e trimestres 2024. » Le CNT a débattu du rapport annuel de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) sur la situation des droits de l’Homme au Mali en 2024. « Cet exercice nous a permis d’être largement éclairés, entre autres, sur la situation carcérale, les conditions de détention, l’état des droits économiques et socioculturels ainsi que les droits des personnes vulnérables au Mali, au cours de l’année 2024 », a noté le général de Corps d’armée Malick Diaw. Parlant de la diplomatie parlementaire, la session d’octobre a enregistré la participation du CNT à la 47ème Conférence des présidents d’Assemblées parlementaires nationales de l’Union parlementaire africaine (UPA) tenue à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Le président du CNT a félicité le gouvernement pour la mise en place du Comité de gestion des crises et catastrophes autour des hydrocarbures ainsi que pour les distinctions honorifiques attribuées aux opérateurs pétroliers, responsables syndicaux et chauffeurs qui, malgré les menaces des terroristes et des co-terroristes, « assurent l’approvisionnement du pays en carburant avec abnégation courage et patriotisme. » Il a rendu hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) et aux forces coalisées de l’Alliance des Etats du Sahel, pour leur rôle crucial dans la sécurisation des convois. « Je leur exprime toute notre reconnaissance pour tous les efforts déployés au quotidien, de jour comme de nuit, pour la protection de nos populations et de leurs biens », a déclaré Malick Diaw. OD/MD (AMAP)
Inauguration de la 2e Mine de lithium du Mali : L’adresse du général d’Armée Assimi Goïta aux communautés face à un contexte de crise
Bougouni, 5 nov (AMAP) Le chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, s’est exprimé, lundi, à Bougouni, à cœur ouvert avec les communautés de la région sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise des hydrocarbures et la sauvegarde de notre souveraineté. En marge de l’inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali de la société « Les Mines de Lithium de Bougouni SA » LMLB SA, le président de la Transition, au vu de l’impact positif attendu par les populations sur le développement économique et social de la Région de Bougouni, a fait le point sur la situation politique et sécuritaire que traverse notre pays. Dès l’entame de son intervention, le chef de l’Etat, parlant de cet évènement économique majeur, qui permettra à notre pays d’émerger et de se retrouver, dans cinq ans, au huitième rang mondial de production de lithium, a rappelé que c’est la seconde fois que « nous inaugurons, dans la Région de Bougouni, une mine de lithium après celle de Goulamina. » « Cela est dû à la clairvoyance et toute l’hospitalité des populations », a-t-il dit. Selon lui, le gouvernement a engagé des grandes actions et reformes dans plusieurs domaines « qui ont permis d’aboutir, aujourd’hui, à relever ce grand défi de développement de notre pays à travers cette richesse naturelle, le lithium », une matière première dans un monde énergétique en évolution. Il a, ensuite, fait le point sur les avantages et les retombés financiers de la première mine de Goulamina : 35% de part pour l’Etat dont 5% pour le secteur privé national et les 30% pour les caisses de l’Etat. Ainsi, 54 milliards de FCFA ont été versés dans les caisses de l’Etat, de l’inauguration de la mine à nos jours, 44 milliards pour les impôts, 8 milliards pour les taxes de douanes, 900 millions pour le ministère en charge des Domaines et du Cadastre, pour les fonds du Trésor plus de 400 millions de FCFA et 167 milliards pour les investissements en contenu local ont été réalisés. « Pour ce faire, a dit le chef de l’Etat, nos opérateurs économiques ont été mis à contribution afin que rien ne soit importé par tierce personne ou société, car la loi est claire la-dessus, dans nos engagements avec nos partenaires. » Pour la Région de Bougouni en infrastructures, éducation, santé, hydraulique avec des forages et développement sociale et solidaire, 1 milliard 400 millions ont été investis pour un meilleur cadre de vie des populations. Sur le plan de l’emploi 1146 maliens travaillent sur le site minier de Goulamina soit 95% de l’effectif total comme inscrit dans l’accord avec la mine. « Concernant N’Galana où nous sommes avec la mine « Les Mines de Lithium de Bougouni SA » LMLB SA, les mêmes paramètres seront respectés », a assuré le président de la Transition au vu du taux de production de lithium, en fonction du chiffre d’affaires. DEBOUT FACE A LA CRISE – Sur le volet sécurité nationale, il a tout d’abord fait observer uneminute de silence à la mémoire de toutes les victimes de la crise sécuritaire que traverse notre pays avant de remercier l’ensemble des Maliens « pour leur résilience face à une crise orchestrée par des sponsors internationaux pour déstabiliser notre pays. » « Pour notre nation, nous allons rester débout nuit et jour face à cette crise multidimensionnelle, chose comprise par l’ensemble des Maliens », s’est engagé le Chef de l’Etat. Il a ensuite salué « nos chauffeurs, les apprentis chauffeurs et les Forces de défense et de sécurité, nos opérateurs économiques, pour leur patriotisme qui a permis à notre pays de surmonter la crise en investissant leur vie et leurs ressources financières. » « Nous devrons rester vigilant a-t-il ajouté, car le souhait de ces sponsors est d’influencer les populations afin de conduire notre pays dans une crise profonde pour déstabiliser note Etat et nos institutiaons. Nous devrons rester dans la vision de nos prédécesseurs, car c’est cela qui nous permettra de bâtir un Mali fort face aux défis du moment », a lancé Assimi Goïta Selon le chef de l’Etat, « nous sommes dans une crise d’esprit et de mental et pour cela, nous ne devrons pas céder à leurs idéologies avec leur communication de diversion car leur ambition, c’est le Nord de notre pays, en posant des actes terroristes au Sud de notre pays. » PENURIE D’HYDROCARBURES – Pour la crise du carburant, « des efforts sont en cours et se poursuivront pour sécuriser l’approvisionnement de notre pays sans aucune forme de pitié face aux terroristes, et tout apatride qui sera face à nous en concert avec l’ennemi, nous trouvera face à lui », a assuré le général d’Armée Assimi Goïta. Il a lancé un appel à l’ensemble des Maliens « à rester soudés et résilients face à cette crise qui n’est que passagère. » « Nous leurs avons ouverts la porte pour les recevoir et, aujourd’hui, nous les faisons sortir par la fenêtre en la fermant » a martelé le chef de l’Etat. Il a, enfin, remercié le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et l’ensemble des populations de la région de Bougouni « dans un Mali de paix et de prospérité. » Des prières formulées par les églises catholiques et protestantes, et une « fatiha » de l’imam de la grande mosquée de Bougouni ont mis fin à la rencontre avec des communautés de la Région de Bougouni qui ont dit : « Merci » au chef de l’état. BHT/MD (AMAP)
Le ministre malien des Affaires étrangères,Abdoulaye Diop, dénonce une pénurie « artificiellement créée » pour entrainer un soulèvement populaire
Bamako, 5 nov (AMAP) « C’est une situation qui est artificiellement créée pour justement obtenir un soulèvement de la population », a déclaré, mercredi, à Bamako le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. S’exprimant lors d’une rencontre avec le corps diplomatique, dans la salle Me Alioune Blondin Bèye du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) à Koulouba, consacrée aux défis sécuritaires et à la pénurie de carburant, M. Diop a salué « la bravoure des Forces de défense et de sécurité maliennes, qui maintiennent une pression constante sur les groupes armés malgré des circonstances complexes. » Il a rendu hommage aux victimes maliennes et étrangères tombées pour la stabilité du Mali, tout en soulignant la mutualisation des efforts au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’ouverture à une collaboration avec les pays voisins. Le ministre a dénoncé une évolution des stratégies terroristes qui ciblent, désormais l’économie, les infrastructures civiles, les chantiers routiers et les convois d’approvisionnement pour créer un soulèvement populaire. « Ces terroristes ne sont pas seuls, souvent sponsorisés et coachés de l’extérieur », a-t-il déclaré, assurant que le Mali s’adaptera pour protéger sa souveraineté et sa liberté. M. Diop a expliqué que la pénurie de produits pétroliers, qualifiée de « temporaire et artificielle », résulte d’attaques ciblées sur les couloirs logistiques, visant à contrer les succès militaires. Il a loué la résilience et la dignité des populations maliennes et étrangères, qui ont refusé la panique malgré les difficultés. Sous l’impulsion du chef de l’État, le général Assimi Goïta, un comité interministériel présidé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga suit la crise au quotidien. « Des mesures fortes sont prises : réorganisation des couloirs sécurisés, ratissages actifs par les Forces armées maliennes (FAMa), et renforcement de la souveraineté énergétique via des réserves stratégiques. » « Le carburant arrive progressivement à Bamako et dans les régions. Les effets se font déjà sentir », a-t-il assuré, appelant à la patience « le temps d’absorber le déficit. » Abdoulaye Diop a en appelé au sens des responsabilités des missions diplomatiques dans leur communication, afin d’éviter d’aggraver la situation par des messages non coordonnés. Il a plaidé pour une coopération accrue, une transparence et une concertation, tout en réaffirmant la responsabilité de l’État malien pour la sécurité des étrangers. De son côté, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Anatolievitch Gromyko, doyen du corps diplomatique, a exprimé la gratitude des diplomates « pour ces informations de première main. » Il a salué les efforts du gouvernement pour stabiliser l’approvisionnement en carburant, rationaliser les ressources et réduire les dépendances extérieures. Convaincu que le Mali surmontera ces épreuves grâce « à la sagesse de sa direction et à la résilience de son peuple », M. Gromyko a loué le courage des FAMa face au terrorisme. Au nom du corps diplomatique, il s’est dit « prêt à renforcer le dialogue, les relations bilatérales et multilatérales, ainsi que les actions conjointes pour la paix, la sécurité et la prospérité du peuple malien. » À l’issue de la partie ouverte à la presse, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Antonio Guillen Hidalgo, a qualifié la rencontre de « très positive » pour sa transparence et sa volonté de coopération. « C’est une situation vraiment difficile […] qui affecte d’une façon inhumaine la population la plus faible », a-t-il regretté, saluant les décisions du gouvernement. Il a assuré que l’Espagne maintient tous ses services à 100 %, y compris pour les Maliens en Espagne, et partage l’essence disponible avec ses collaborateurs pour soutenir la population. L’ambassadrice du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon, a félicité le peuple et le gouvernement maliens pour leur résilience. « Cette situation va passer Inch’Allah », a-t-elle dit, réaffirmant la solidarité des pays de l’AES et le destin commun des trois nations. OS/MD (AMAP)
Adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara, le Roi Mohammed VI salue un « tournant décisif »
Bamako, 1er nov (AMAP) Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, vendredi, une résolution qui marque, selon le Roi Mohammed VI, un tournant décisif dans le processus de consécration de la marocanité du Sahara, rapporte vendredi Maghreb arabe presse (MAP) . Dans un discours prononcé juste après l’adoption de cette résolution, le Souverain s’est dit satisfait de la teneur de cette décision qui ouvre un « nouveau chapitre victorieux dans le processus de consécration de la Marocanité du Sahara, destiné à clore définitivement le dossier de ce conflit artificiel, par une solution consensuelle fondée sur l’Initiative d’Autonomie ». Il s’agit d’une étape charnière et d’un tournant décisif dans l’Histoire du Maroc moderne, s’est félicité le Souverain cité par la MAP et pour qui le temps est venu du « Maroc uni qui s’étend de Tanger à Lagouira et celui dont nul ne s’avisera de bafouer les droits, ni de transgresser les frontières historiques. » Ces dernières années, poursuit le souverain chérifien, la dynamique impulsée a commencé à porter ses fruits sur tous les plans, précisant que les deux-tiers des Etats-membres des Nations Unies « considèrent désormais que l’Initiative d’Autonomie est le seul cadre qui vaille pour parvenir au règlement de ce conflit ». Par ailleurs, la reconnaissance de la souveraineté économique du Royaume sur ses provinces du Sud s’est largement étendue après que de grandes puissances économiques, comme les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Espagne et l’Union européenne, ont décidé d’encourager les investissements dans ces provinces et de promouvoir les échanges commerciaux avec elles, a-t-il soutenu. Avec un tel atout, ces provinces peuvent désormais s’affirmer au sein de leur environnement régional, y compris la région du Sahel et du Sahara, comme un pôle de développement et de stabilité et un axe central de l’activité économique, a fait observer le Roi du Maroc. « Dans le droit fil de la Résolution onusienne, le Maroc procédera à l’actualisation et à la formulation détaillée de la Proposition d’Autonomie en vue d’une soumission ultérieure aux Nations Unies », a-t-il affirmé, ajoutant qu’ « en tant que solution réaliste et applicable, elle devra constituer la seule base de négociation. » Le Souverain a tenu à remercier tous les pays qui, par leurs positions constructives et leurs efforts soutenus en faveur du bon droit et de la légitimité, ont contribué à l’avènement de ce changement avec une mention spéciale aux Etats-Unis d’Amérique, sous le leadership du président Donald Trump, dont « les efforts ont permis d’ouvrir la voie à un règlement définitif de ce conflit ». Le Roi Mohammed VI a également exprimé ses remerciements à la Grande-Bretagne et à l’Espagne, et plus spécialement, à la France, « dont les efforts ont concouru à faire aboutir ce processus pacifique ». Le Souverain n’a pas manqué d’adresser ses vifs remerciements à « tous les pays arabes et africains frères qui n’ont jamais cessé d’exprimer leur soutien inconditionnel à la Marocanité du Sahara, ainsi qu’aux différents pays du monde qui appuient l’Initiative d’Autonomie ». Pour le Souverain, le Maroc, au-delà de ces évolutions positives, demeure attaché à la nécessité de parvenir à « une solution qui sauve la face de toutes les parties, sans vainqueur, ni vaincu », assurant que le Royaume « ne brandit pas ces changements comme un trophée et ne souhaite nullement attiser les antagonismes ou accentuer les divisions ». Dans ce contexte, il a appelé sincèrement les populations des camps de Tindouf (sud-ouest de l’Algérie) à saisir cette opportunité historique pour retrouver les leurs et jouir de la possibilité que leur offre l’Initiative d’autonomie de contribuer à la gestion des affaires locales, au développement de leur patrie et à la construction de leur avenir, dans le giron du Maroc uni. « En Ma qualité de Roi, garant des droits et des libertés des citoyens, J’affirme solennellement que les Marocains, étant tous égaux, il n’y a pas de différence entre les personnes rentrées des camps de Tindouf et leurs frères installés dans le reste du territoire national », a-t-il lancé. Par ailleurs, il a invité le président algérien Abdelmadjid Tebboune à « un dialogue fraternel sincère entre le Maroc et l’Algérie afin que, nos différends dépassés, nous jetions les bases de relations nouvelles fondées sur la confiance, la fraternité et le bon voisinage », réitérant l’engagement du Maroc à continuer d’œuvrer à la relance de l’Union du Maghreb, sur la base du respect mutuel, de la coopération et de la complémentarité entre ses cinq Etats-membres. MD (AMAP)

