Crise des hydrocarbures : Pas de panne sèche ce week-end à Bamako
De nos reporters et correspondants Bamako, 07 nov (AMAP) Depuis de la crise d’hydrocarbures, imposée à notre pays, il faut admettre que Bamako n’a été autant ravitaillée en produits pétroliers que ce week-end. D’où la disponibilité du carburant dans de nombreuses stations-service où nous nous sommes rendus Sur quatorze points de vente de carburant dans certains quartiers des Communes III et IV, sept servent du carburant. Mieux, nous avons constaté moins d’attroupement dans certaines stations- service. Comme pour confirmer la disponibilité du liquide tant précieux, ce vendredi 07 novembre à Bamako. La joie se reflétait sur les visages, sur des motos, une centaine de jeunes garçons et filles se côtoient, à coup de plaisanteries et taquineries, ils tiennent le rang, se suivent en deux files sur la descente de la côte au quartier Samè, en Commune III du District de Bamako, sur la route de Kati. Ces files continuent jusqu’à la station-service au flanc de la colline, contigüe au bar appelé Peid de colline. Dans cette station Yara, un cordon de sécurité, bien établi et formé d’agents de police et de jeunes portant des gilets roses, les pompistes servent du gasoil depuis 11 heures du matin. Et le service de l’essence a commencé à 14 heures, à notre passage. DES FILES FLUIDES – « Aucun incident. Tout le monde est discipliné et suit notre dispositif de sécurité », dit le sergent de police Coulibaly, en maintien d’ordre avec d’autres collègues. Selon Issa Dembélé, président de la jeunesse du quartier de Samè, depuis le début de la crise du carburant, les membres sont déployés à cette station, chaque fois que le carburant disponible. Ces jeunes en gilets rose aident les policiers à maintenir l’ordre et faciliter en même temps la fluidité de la distribution. Et oui ! A croire que « Résilience est malienne. » Du moins, c’est ce que nous avons constaté lors de notre reportage. A la station- service SOMAYAF, au terrain de foot de la Commune III, où le ravitaillement est en cours, des populations ne sont pas stressées. « Nous n’allons jamais céder à n’importe quelle crise. Nous supportons la crise énergétique, plutôt de l’électricité … et nous resterons à jamais dernière ces autorités de Transition…», nous lance gaillardement Moussa Traoré, de son véhicule dans une file de plus de 500 mètres jusqu’à la pompe. Ici, aussi pas de tohu-bohu. Tout le monde respecte le cordon de sécurité. En tout cas pas de bousculade dans la station. La station Total non loin du monument Hippopotame (Maliba), le service avait commencé à notre arrivée. Le rang n’est pas aussi long comme celui de la première station que nous avons visitée. Mais la joie se lit sur les visages car chacun est confiant de ne pas passer une nuit blanche pour se faire servir du carburant. PAS D’ATTROUPEMENT – Non loin, à l’ex- usine IMACI, deux stations-service, SOMAYAF et SHELL, fonctionnent normalement. Pas d’attroupement. « C’est une question de patience. C’est vrai que nous avons souffert mais, nous sommes contents aujourd’hui », se réjoui Bintou Sissoko, très proche de la pompe à la SOMAYAF. Non loin, Aichata Diakité est sereine. « Toute difficulté a une fin », lâche-t-elle, philosophe. Sur le même trajet, en direction du quartier de Lafiabougou, deux points de vente sont opérationnels. SHELL, non loin du monument Éléphant (Samaba), où il y a moins de personnes dans la file. Le service est en cours. C’est toujours la même consigne de sécurité qui est de mise. Pas de couac. Tous la respectent. Vers le monument Cabral, à Lafiabougou, la queue est un peu longue, avons-nous constaté Par contre, de Yara Oil (au tournant de Bacodjicoroni-Golf) à Total (Djicoroni), aucune station en service ni de file de voitures ! OUELESSEBOUGOU RETROUVE SON SOUFFLE – La distribution de carburant connaît une nette évolution ce vendredi dans la ville de Ouélessébougou, à 80 kilomètres au sud de Bamako. Sur la dizaine de stations-service que compte la localité, quatre dont la Station SOTRAKA, les Stations KDF 1 et KDF 2 et la Station Dièna sont actuellement en mesure de distribuer de l’essence et du gasoil. Cette évolution de la situation a considérablement réduit l’affluence des véhicules et les attroupements habituels dans les routes principales ces derniers jours, grâce aussi à la bonne collaboration entre le Conseil communal de la jeunesse (CCJ) de Ouélessébougou et les forces de l’ordre. Cependant, la ville a retrouvé une mobilité notable ce vendredi, jour de grand marché. Malgré la disponibilité limitée du carburant, l’activité économique a repris permettant aux habitants de Djitoumou de vaquer à leurs occupations commerciales et sociales. Cette accalmie, bien que temporaire, est un soulagement pour une population qui espère une normalisation rapide de l’approvisionnement. Le contraste est frappant à Niono, dans le Centre du Mali : aucune station se ne dispose de carburant pour la vente. La crise du carburant, ici, aurait pu compromettre la campagne agricole (fauchage, transport, décorticage). Mais, avec l’ingéniosité des populations, un palliatif est trouvé. C’est l’huile de consommation désormais (les 05 litres et 20 litres) qui fait fonctionner les moteurs diesel. A Niafunke (Nord), où il n’y a pas pas de station service, juste des vendeurs ambulants, le prix du carburant n’a pas connu un grand changement. Le litre d’essence est à 1 200, 1 250 fcfa par endroit et le gasoil 800 à 900 fcfa, selon les lieux de vente. Jusque là, les vendeurs n’ont pas signalé de crise malgré la forte demande due à la période de la campagne agricole où le riz en épiaison réclame plus d’eau donc plus de pompage au niveau des périmètres rizicoles OD/AC/AC/MS/SM/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Le Premier ministre salue l’engagement des chauffeurs routiers
Bamako, le 6 nov (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, en rencontrant, ce jeudi 6 novembre à la Primature, les quatre centrales syndicales des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, sur la crise du carburant, a déclaré que « les chauffeurs font plus que leur travail », a appris l’AMAP. Le Premier ministre Maïga, en compagnie de quatre ministres dont ceux en charge de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a salué et encouragé les chauffeurs et conducteurs routiers pour le travail abattu en cette période de crise du carburant. « Aucun chauffeur n’a choisi ce métier de conduire les camions sous les balles, dans des zones à risque où sévissent les terroristes…», a dit le Premier ministre, appréciant le patriotisme des conducteurs routiers dans la grande salle de conférences de la Primature pleine de chauffeurs dont certains blessés lors de l’attaque de leur véhicule par des terroristes. Après une brève genèse de la crise que le Mali traverse, depuis plus de 10 ans, le général de division Abdoulaye Maïga a appelé ses compatriotes « à se donner la main pour relever le défi, surtout que la lutte contre le terrorisme n’est pas chose aisée. » Il a également dénoncé, ce qu’il a qualifié d « intoxication médiatique » ou du moins, de « lynchage médiatique » orchestré contre le Mali depuis le déclenchement de cette crise des hydrocarbures que le pays traverse. Tout en réaffirmant sa reconnaissance « aux braves chauffeurs et conducteurs routiers », le Premier ministre les a appelés « à respecter les consignes sécuritaires lors de l’escorte des convois. » Selon lui, les Forces armées maliennes (FAMa) ne ménageront pas leurs efforts « pour mieux sécuriser les chauffeurs et conducteurs routiers dans les missions de ravitaillement. » Le Chef du gouvernement a adressé ses voeux de « prompt rétablissement aux blessés et (ses) condoléances à ceux qui ont perdu la vie. » Le secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (SYNACOR-Mali) a transmis le message de ses syndiqués : « Les chauffeurs disent que le Mali, c’est eux. Et eux sont le Mali », a déclaré Moussa Bagayako pour assurer de l’engagement des conducteurs à acheminer le carburant en cette période de crise. Pour sa part, le secrétaire général du Groupement des Syndicats des conducteurs routiers du Mali a soutenu qu’aucune difficulté n’est insurmontable. « Nous, les conducteurs routiers du Mali sont fiers d’être reçus par le Premier ministre…C’est une marque de reconnaissance qui nous va droit au cœur », s’est réjoui Dramane Koné. Le responsable du Syndicat des chauffeurs affilié à la Confédération des travailleurs du Mali (CDTM), Marafa Touré, a abordé dans ce sens, tout en appréciant les remerciements et l’appel du Chef du gouvernement. Quant à Souleymane Diallo, le secrétaire général du Syndicat affilié à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), il a appelé « à la retenue (ses) collègues qui se manifestent de façon négative sur les réseaux. » Enfin, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a promis à ses hôtes de « réagir dans une semaine, à travers les ministres des départements concernés », aux quelques revendications exprimes par les syndicalistes, lors de la rencontre. Parmi ces revendications, l’immatriculation des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). OD/MD (AMAP)
Inauguration de la 2e Mine de lithium du Mali : L’adresse du général d’Armée Assimi Goïta aux communautés face à un contexte de crise
Bougouni, 5 nov (AMAP) Le chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, s’est exprimé, lundi, à Bougouni, à cœur ouvert avec les communautés de la région sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise des hydrocarbures et la sauvegarde de notre souveraineté. En marge de l’inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali de la société « Les Mines de Lithium de Bougouni SA » LMLB SA, le président de la Transition, au vu de l’impact positif attendu par les populations sur le développement économique et social de la Région de Bougouni, a fait le point sur la situation politique et sécuritaire que traverse notre pays. Dès l’entame de son intervention, le chef de l’Etat, parlant de cet évènement économique majeur, qui permettra à notre pays d’émerger et de se retrouver, dans cinq ans, au huitième rang mondial de production de lithium, a rappelé que c’est la seconde fois que « nous inaugurons, dans la Région de Bougouni, une mine de lithium après celle de Goulamina. » « Cela est dû à la clairvoyance et toute l’hospitalité des populations », a-t-il dit. Selon lui, le gouvernement a engagé des grandes actions et reformes dans plusieurs domaines « qui ont permis d’aboutir, aujourd’hui, à relever ce grand défi de développement de notre pays à travers cette richesse naturelle, le lithium », une matière première dans un monde énergétique en évolution. Il a, ensuite, fait le point sur les avantages et les retombés financiers de la première mine de Goulamina : 35% de part pour l’Etat dont 5% pour le secteur privé national et les 30% pour les caisses de l’Etat. Ainsi, 54 milliards de FCFA ont été versés dans les caisses de l’Etat, de l’inauguration de la mine à nos jours, 44 milliards pour les impôts, 8 milliards pour les taxes de douanes, 900 millions pour le ministère en charge des Domaines et du Cadastre, pour les fonds du Trésor plus de 400 millions de FCFA et 167 milliards pour les investissements en contenu local ont été réalisés. « Pour ce faire, a dit le chef de l’Etat, nos opérateurs économiques ont été mis à contribution afin que rien ne soit importé par tierce personne ou société, car la loi est claire la-dessus, dans nos engagements avec nos partenaires. » Pour la Région de Bougouni en infrastructures, éducation, santé, hydraulique avec des forages et développement sociale et solidaire, 1 milliard 400 millions ont été investis pour un meilleur cadre de vie des populations. Sur le plan de l’emploi 1146 maliens travaillent sur le site minier de Goulamina soit 95% de l’effectif total comme inscrit dans l’accord avec la mine. « Concernant N’Galana où nous sommes avec la mine « Les Mines de Lithium de Bougouni SA » LMLB SA, les mêmes paramètres seront respectés », a assuré le président de la Transition au vu du taux de production de lithium, en fonction du chiffre d’affaires. DEBOUT FACE A LA CRISE – Sur le volet sécurité nationale, il a tout d’abord fait observer uneminute de silence à la mémoire de toutes les victimes de la crise sécuritaire que traverse notre pays avant de remercier l’ensemble des Maliens « pour leur résilience face à une crise orchestrée par des sponsors internationaux pour déstabiliser notre pays. » « Pour notre nation, nous allons rester débout nuit et jour face à cette crise multidimensionnelle, chose comprise par l’ensemble des Maliens », s’est engagé le Chef de l’Etat. Il a ensuite salué « nos chauffeurs, les apprentis chauffeurs et les Forces de défense et de sécurité, nos opérateurs économiques, pour leur patriotisme qui a permis à notre pays de surmonter la crise en investissant leur vie et leurs ressources financières. » « Nous devrons rester vigilant a-t-il ajouté, car le souhait de ces sponsors est d’influencer les populations afin de conduire notre pays dans une crise profonde pour déstabiliser note Etat et nos institutiaons. Nous devrons rester dans la vision de nos prédécesseurs, car c’est cela qui nous permettra de bâtir un Mali fort face aux défis du moment », a lancé Assimi Goïta Selon le chef de l’Etat, « nous sommes dans une crise d’esprit et de mental et pour cela, nous ne devrons pas céder à leurs idéologies avec leur communication de diversion car leur ambition, c’est le Nord de notre pays, en posant des actes terroristes au Sud de notre pays. » PENURIE D’HYDROCARBURES – Pour la crise du carburant, « des efforts sont en cours et se poursuivront pour sécuriser l’approvisionnement de notre pays sans aucune forme de pitié face aux terroristes, et tout apatride qui sera face à nous en concert avec l’ennemi, nous trouvera face à lui », a assuré le général d’Armée Assimi Goïta. Il a lancé un appel à l’ensemble des Maliens « à rester soudés et résilients face à cette crise qui n’est que passagère. » « Nous leurs avons ouverts la porte pour les recevoir et, aujourd’hui, nous les faisons sortir par la fenêtre en la fermant » a martelé le chef de l’Etat. Il a, enfin, remercié le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et l’ensemble des populations de la région de Bougouni « dans un Mali de paix et de prospérité. » Des prières formulées par les églises catholiques et protestantes, et une « fatiha » de l’imam de la grande mosquée de Bougouni ont mis fin à la rencontre avec des communautés de la Région de Bougouni qui ont dit : « Merci » au chef de l’état. BHT/MD (AMAP)
Le ministre malien des Affaires étrangères,Abdoulaye Diop, dénonce une pénurie « artificiellement créée » pour entrainer un soulèvement populaire
Bamako, 5 nov (AMAP) « C’est une situation qui est artificiellement créée pour justement obtenir un soulèvement de la population », a déclaré, mercredi, à Bamako le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. S’exprimant lors d’une rencontre avec le corps diplomatique, dans la salle Me Alioune Blondin Bèye du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) à Koulouba, consacrée aux défis sécuritaires et à la pénurie de carburant, M. Diop a salué « la bravoure des Forces de défense et de sécurité maliennes, qui maintiennent une pression constante sur les groupes armés malgré des circonstances complexes. » Il a rendu hommage aux victimes maliennes et étrangères tombées pour la stabilité du Mali, tout en soulignant la mutualisation des efforts au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’ouverture à une collaboration avec les pays voisins. Le ministre a dénoncé une évolution des stratégies terroristes qui ciblent, désormais l’économie, les infrastructures civiles, les chantiers routiers et les convois d’approvisionnement pour créer un soulèvement populaire. « Ces terroristes ne sont pas seuls, souvent sponsorisés et coachés de l’extérieur », a-t-il déclaré, assurant que le Mali s’adaptera pour protéger sa souveraineté et sa liberté. M. Diop a expliqué que la pénurie de produits pétroliers, qualifiée de « temporaire et artificielle », résulte d’attaques ciblées sur les couloirs logistiques, visant à contrer les succès militaires. Il a loué la résilience et la dignité des populations maliennes et étrangères, qui ont refusé la panique malgré les difficultés. Sous l’impulsion du chef de l’État, le général Assimi Goïta, un comité interministériel présidé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga suit la crise au quotidien. « Des mesures fortes sont prises : réorganisation des couloirs sécurisés, ratissages actifs par les Forces armées maliennes (FAMa), et renforcement de la souveraineté énergétique via des réserves stratégiques. » « Le carburant arrive progressivement à Bamako et dans les régions. Les effets se font déjà sentir », a-t-il assuré, appelant à la patience « le temps d’absorber le déficit. » Abdoulaye Diop a en appelé au sens des responsabilités des missions diplomatiques dans leur communication, afin d’éviter d’aggraver la situation par des messages non coordonnés. Il a plaidé pour une coopération accrue, une transparence et une concertation, tout en réaffirmant la responsabilité de l’État malien pour la sécurité des étrangers. De son côté, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Anatolievitch Gromyko, doyen du corps diplomatique, a exprimé la gratitude des diplomates « pour ces informations de première main. » Il a salué les efforts du gouvernement pour stabiliser l’approvisionnement en carburant, rationaliser les ressources et réduire les dépendances extérieures. Convaincu que le Mali surmontera ces épreuves grâce « à la sagesse de sa direction et à la résilience de son peuple », M. Gromyko a loué le courage des FAMa face au terrorisme. Au nom du corps diplomatique, il s’est dit « prêt à renforcer le dialogue, les relations bilatérales et multilatérales, ainsi que les actions conjointes pour la paix, la sécurité et la prospérité du peuple malien. » À l’issue de la partie ouverte à la presse, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Antonio Guillen Hidalgo, a qualifié la rencontre de « très positive » pour sa transparence et sa volonté de coopération. « C’est une situation vraiment difficile […] qui affecte d’une façon inhumaine la population la plus faible », a-t-il regretté, saluant les décisions du gouvernement. Il a assuré que l’Espagne maintient tous ses services à 100 %, y compris pour les Maliens en Espagne, et partage l’essence disponible avec ses collaborateurs pour soutenir la population. L’ambassadrice du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon, a félicité le peuple et le gouvernement maliens pour leur résilience. « Cette situation va passer Inch’Allah », a-t-elle dit, réaffirmant la solidarité des pays de l’AES et le destin commun des trois nations. OS/MD (AMAP)
Inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali à N’Galana, Bougouni sud : Les jalons d’un partenariat entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni.
Par Baba Harber TOURE Bougouni, 4 nov (AMAP) Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), un investissement de trente-cinq millions de dollars américains, inauguré lundi 3 novembre 2025, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, sont la deuxième mine de lithium du Mali, mise en exploitation par LMLB SA dans cette région, dans le Sud du Mali, Les autorités maliennes veulent réaliser une vision cohérente qui se traduit par un développement harmonieux du pays dans lequel « le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. » C’est en ce sens que le projet des Mines de Lithium de Bougouni SA, dans lequel Bamako détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique de notre pays dans le cercle fermé des pays producteurs de lithium, indéniablement une substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transition écologique. En effet, en combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux et ce nombre atteindra 800 au démarrage de la seconde phase. Les Mines de Lithium de Bougouni, c’est un montant total d’environ 24 031 063 987 de Francs CFA d’achat de biens et de services auprès d’entreprises nationales. Pendant la durée de la mine, ce montant pourra être atteindre plus de 100 milliards de Fcfa dont déjà 317 millions d’investissement dans les actions de développement communautaire. LES MINES DE L’ESPOIR – « Le secteur minier est appelé à jouer le rôle de pilier de notre souveraineté économique, conformément à la vision « Mali kura taasira ka ben san 2063 ma », a déclaré le ministre des Mines, Pr Amadou Keita. « Ce peuple a tracé la voie pour une gestion rigoureuse du secteur minier, une meilleure redistribution de ses revenus et une transparence à toute épreuve dans le processus d’attribution et de contrôle des titres miniers », a fait remarquer M. Keita Après les mots de bienvenue du maire de la commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, et des légitimités traditionnelles, le ministre des Mines a mis l’accent sur l’aspect partenarial. « La structure partenariale de ce projet est un modèle d’exploitation en co-entreprise qui commence à porter ses fruits dans notre pays. Kodals Minerals UK, détenue par l’entreprise chinoise Xinmao Investment et Kodal Minerals Plc du Royaume-Uni, opérera la mine, en respectant les principes et règles édictés par l’administration minière », a expliqué le Pr Amadou Keita. Il a exprimé ses remerciements au président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK et Directeur général de Hainan Mining, Teng David LEI, qui a réaffirmé « la communauté de vision entre le Mali, la Chine et le Royaume Uni autour de ce projet conçu comme une contribution active à la croissance économique du Mali. » « Je voudrais le rassurer sur le fait que, pour notre part, l’émergence d’une industrie du lithium compétitive et durable, avec l’apport de LMLB SA est une motivation de tous les instants de notre administration ». Place fut ensuite donnée à la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique de taille et la visite des installations par le chef de l’état qui avait à ses côtés le président du CNT (Conseil national de transition), Diaw, plusieurs membres du gouvernement et le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Le chef de l’état a, ensuite, tenu une rencontre avec les communautés. Ce fut une occasion pour lui de s’exprimer à cœur ouvert sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise d’hydrocarbure et la sauvegarde de notre souveraineté. Dans son intervention avant celle du chef de l’Etat, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, a félicité le corps préfectoral régional (conseillers du gouverneur, préfets et sous-préfets), les acteurs des 52 communes de la Région, les légitimités traditionnelles, la jeunesse, les femmes, « pour l’accueil réservé au chef de l’état et sa forte délégation. » Il a, ensuite, assuré le chef de l’Etat du « soutien total des populations de la Région de Bougouni dans l’atteinte des objectifs de sa mission régalienne », tout en dressant le bilan de ses deux ans d’activités de gouvernance à la tête de la région de Bougouni, depuis le 1er novembre 2023. Pour l’occasion, les populations venues des dix Cercles de la Région de Bougouni (Sud) ont réservé un accueil des grands jours au chef de l’Etat, et aux autres hôtes de la région. Chants, danses traditionnelles et animations diverses avec la cantatrice de la musique malienne, fille du terroir, Nahawa Doumbia, expression du folklore du Bani mono tié ont occupé la scène dès les premières heures de cette journée. En moins d’un an, les populations d’ici ont eu honneur de recevoir trois fois le chef de l’Etat dans la Région de Bougouni. L’ouverture d’une mine s’accompagne de beaucoup d’espoirs pour les investisseurs, les travailleurs, les autorités locales, les communautés et naturellement pour les finances publiques. Ici, on a bon espoir que ces attentes ne sauront être comblées qu’avec une détermination commune de tous les instants de respecter le cadre juridique et de préserver les intérêts de toutes les parties. BHT/MD (AMAP)
Les propriétaires sommés d’enlever les véhicules abandonnés devant les stations-service
Bamako, 04 nov (AMAP) Le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) invite les propriétaires de véhicules abandonnés devant les stations-service du district de Bamako à les retirer immédiatement, pour des raisons de sécurité publique, a appris mardi l’AMAP. « Il a été constaté que des véhicules sont stationnés et abandonnés depuis plusieurs jours devant plusieurs stations dans le district de Bamako. Pour des raisons de sécurité publique, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) invite les propriétaires desdits véhicules à les enlever immédiatement », précise un communiqué. Par ailleurs, le CECOGEC informe « la population que l’abandon de véhicules ou de tout autre engin sur la voie publique, notamment devant les stations-service, est strictement interdit. » Selon son communiqué, « cette mesure vise à réduire les risques liés à la sécurité et à fluidifier la circulation autour des stations de distribution. » « Le non-respect de cette disposition entraînera, à compter de ce jour, la mise en fourrière des véhicules ou engins abandonnés sur la voie publique », prévient le CECOGEC MMD/MD (AMAP)
Fourniture de l’eau potable : Le ministre en charge de l’Energie en visite de suivi et de contrôle
Bamako, 4 nov (AMAP) Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané a visité, ce mardi, des installations et chantiers de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), a Bamako, dans le cadre du suivi et du contrôle, dans un contexte de crise des hydrocarbures. « Nous sommes venus voir comment la SOMAGEP s’y prend avec cette situation difficile. Nous avons constaté comment la production et la desserte se font », a déclaré Boubabcr Dianée ministre de l’Energie et de l’Eau, qui s’est rendu à la station de pompage de Djicoro-Para, sur le chantier des travaux de reconfiguration d’Hamdallaye ACI-Bocoum et des deux forages en construction au quartier de Lafiabougou. La visité a été commencé par la station pompage de Djicoroni-Para. « Nous avons vu la station de comptabilisation et d’ingéniosité de la direction. A ce niveau, ils ont utilisé un nouveau produit qui a considérablement amélioré la production. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 25 000 mètres cubes. Cela est dû au fait qu’ils ont utilisé une nouvelle méthode avec un nouvel produit, fabriqué localement, par une société nationale », a résumé le ministre. La seconde étape de la visite a concerné les travaux de pose de tuyaux. « Là, aussi, les travaux avancent à hauteur de souhait. Il faut poser de nouveaux tuyaux de grand diamètre pour améliorer la desserte », a expliqué le chef du département de l’Energie et de l’Eau. Enfin, la troisième étape s’est déroulée au quartier de Lafiabougou où la SOMAGEP construit deux forages de 50 mètres cubes chacun. « C’est une grande satisfaction. Cinquante mètres cubes ! Ce n’est pas négligeable », s’est réjoui M, Diané. « Les riverains vont avoir l’eau de manière satisfaisante. Ces deux forages concernent les 22 quartiers de part et d’autre sur les deux rives du fleuve dans le district de Bamako », a fait savoir le ministre. Il a, au nom des autorités du pays, félicité et encouragé la direction de la SOMAGEP pour tous ses efforts pour améliorer et maintenir la production. La directrice générale de la SOMAGEP, Mme Bocoum Fatoumata Siragata Traoré a rappelé que cette visite de terrain avait pour but de faire le constat : « La SOMAGEP est restée mobilisée, en ces temps difficiles, pour maintenir le service public de l’eau potable, garantir la desserte auprès des populations. » « Et, pour maintenir ce cap, ce sont beaucoup d’actions, de mesures envisagées, allant de l’augmentation des capacités de production au niveau de certaines de nos stations », a-t-elle souligné. « Les travaux de reconfiguration du réseau, pour améliorer la desserte, tout comme les travaux des deux forages, prendront en charge, aussi, la desserte difficile dans certaines zones qui ont été identifiées comme très déficitaires », a fait savoir la directrice générale de la SOMAGEP. « Nous sommes, aujourd’hui, dans un contexte d’approvisionnement difficile en carburant. Et vous savez que produire de l’eau, c’est avec de l’alimentation électrique. Donc, ces deux sources d’alimentation aujourd’hui pour nous, ce sont EDM et les groupes électrogènes, des groupes de secours », a-t-elle dit. « Ainsi, vous pouvez comprendre naturellement que certaines zones soient déficitaires dû au fait que, par moment, il y a des coupures ou des interruptions de la production. Mais le personnel de la SOMAGEP est resté mobilisé pour maintenir cette production », a ajouté Mme Bocoum. « Toutes ces actions cumulées nous ont permis, non seulement de maintenir le niveau de production mais, également d’augmenter la capacité de production. » « Pratiquement vingt-cinq mille mètres cube de production additionnelle par jour sur un volume attendu d’environ quarante-cinq mille mètres cubes », a révélé la directrice générale de la SOMAGEP. « Nous sommes aussi dans l’anticipation de la période de pointe qui s’approche. Les périodes de février à mars sont des celles de forte consommation. Et la SOMAGEP s’est inscrite dans une dynamique d’anticipation », a-t-elle expliqué. D’où tous ces travaux et forages réalisés SUR plusieurs sites de la rive gauche et de la rive droite « pour justement réduire le stress hydrique que nous avons identifié dans certaines zones », a également expliqué Mme Bocoum. Mme Bocoum Fatoumata Siragata Traoré a rappelé la mission de service public de la SOMAGEP dédié au « bien-être des populations » et qui exécute « cette mission, conformément aux orientations stratégiques des plus hautes autorités dont la priorité est la satisfaction des besoins des populations. » « Nous nous nscrivons dans cette dynamique », a-t-elle conclu. ST/MD (AMAP)
Kangaba : La société minière australienne Toubani Resources veut relancer le projet Kobada
Kangaba, 04 nov (AMAP) Le comité local de réinstallation du projet minier Kobada, désormais détenu par la société minière australienne Toubani Resources, a tenu, lundi, à Kangaba, une réunion de prise de contact et pour expliquer le rôle de ses membres, a constaté l’AMAP sur place. Toubani Resources souhaite relancer le projet Kobada, situé sur la rive droite du fleuve Niger et construire une grande mine sur ce permis, initialement détenu, tout comme le permis d’exploitation, par la Société minière African Gold Group (AGG) qui y a mené des recherches, pendant plusieurs années. La société minière australienne, qui dispose d’assez de moyens, doit, pour réaliser le projet minier à son compte, renouveler le permis environnemental qui a expiré après trois ans d’existence. D’où cette réunion du comité, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Le comité a été mis en place par décision du préfet du Cercle de Kangaba portant mise en place de la commission technique locale d’évaluation des impacts dans le cadre de la préparation du Plan d’action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le projet minier de Kobada de la société Toubani Resources. Selon le directeur du Bureau d’études Africa Business Consulting Mali (ABCOM), Fousseyni Traoré, représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnemental du projet minier de Kobada, le comité local joue un rôle très important. « Il est, non seulement, l’interface entre la mine et les autorités locales, mais, aussi, le premier interlocuteur des communautés, notamment les personnes qui seront affectées par le projet minier », a-t-il expliqué. Cette rencontre, aux allures de pré consultation, sera suivie d’autres jusqu’à la tenue d’une consultation publique afin d’obtenir le nouveau permis environnemental. Le 1er adjoint au préfet a invité les membres du comité « à travailler correctement avec la nouvelle société minière qui est dans la légalité » et a appelé la société minière à « travailler dans la transparence avec les membres du comité. » L’installation de cette deuxième grande mine individuelle ferait du Cercle de Kangaba, dans quelques années, une zone aurifère industrielle par excellence. SD/MD (AMAP)
Dans le Sud du Mali, le président de la Transition, Assimi Goita inaugure la deuxième mine de lithium du pays
Bougouni, 3 nov (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a inauguré, lundi, la deuxième mine de lithium du Mali de la société Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB), à N’Galana, Bougouni sud, d’un investissement de 35 millions de dollars américains, a constaté l’AMAP sur place. En combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet lithium des LMLB), à N’Galana, que le Chef de l’Etat a inauguré, ce lundi, et dans lequel le Mali détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique du pays dans le cercle des pays producteurs de lithium, substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transformation écologique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux qui atteindront un nombre de 800 emplois au démarrage de la seconde phase. Le Mali a fait le choix stratégique d’une vision cohérente et d’une gestion souveraine des ressources naturelles du pays « qui se traduit par un développement harmonieux dans lequel, le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. » Après la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique et la visite des installations, le chef de l’Etat a tenu une rencontre avec les communautés. Il s’est exprimé sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, « le terrorisme en général auquel fait face le Mali, la crise des hydrocarbures et la sauvegarde de notre souveraineté. » Lors de cette rencontre, Assimi Goita, qui effectue sa troisième visite dans la Région de Bougouni en moins d’un an, a tenu un discours destiné à sceller le rendez-vous de l’Armée malienne avec l’histoire, « dans sa mission régalienne de défense de l’intégrité du territoire national. » Les populations de Bougouni sont sorties massivement, lundi 3 novembre 2025 pour réserver un accueil des grands jours au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, arrivé à Bougouni, le même jour, pour inaugurer la deuxième mine de lithium du Mali. Au-delà de cette mobilisation massive des populations des 52 Communes de la Région de Bougouni, des légitimités traditionnelles, de la jeunesse, des femmes, on a aussi noté la présence de tous les préfets et sous-préfets de la Région, à leur tête, le Gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé. BHT/MD (AMAP)
Inauguration de la mine de lithium de N’Ganala : Le ministre des Mines est arrivé ce matin à Bougouni (Sud)
Bougouni, 2 nov (AMAP) Le ministre des Mines, le Pr Amadou Keita, est arrivé, ce dimanche matin, à Bougouni (Sud) pour faire les dernières mises au point techniques de la cérémonie d’inauguration des Mines de lithium à N’Ganala, à quelques kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali. Il a été accueilli par le gouverneur de la région de Bougouni le général de brigade Ousmane Wélé qui avait à ses côtés le chef d’état-major général des armées, le général de division Oumar Diarra et les forces de défense et de sécurité. La société Les Mines de lithium de Bougouni S.A, sera officiellement inaugurée, lundi, sous la haute présidence du Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. BHT/MD (AMAP)

