Ouélessébougou : Les autorités en visite de terrain pour constater les conditions de distribution du carburant
Ouélessébougou, 26 nov (AMAP) Les autorités locales du Cercle de Ouélessébougou ont effectué une visite de terrain, ce mercredi, à la station-service Sotraka, actuellement le seul point de vente approvisionné en carburant dans la ville à ce jour. Ce déplacement de l’autorité est destiné à constater les conditions de distribution et de s’assurer du bon déroulement des opérations, intervient dans un contexte où le Mali est affecté par une crise de carburant qui connait un apaisement dans la capitale, Bamako. Sur place, la délégation a pu observer l’organisation mise en place pour gérer le flux important d’usagers, la longue file d’attente et le respect du prix à la pompe : 775 Fcfa et 725 Fcfa, respectivement pour le super et le gasoil. Le préfet Moussa A. Sagara, qui a conduit la délégation, a salué l’engagement et la mobilisation de toutes les parties prenantes. Il a exprimé sa « profonde gratitude » aux gérants de la station Sotraka pour leurs efforts en cette période difficile. Il a, également, adressé des remerciements appuyés au Conseil communal de la jeunesse et aux forces de l’ordre et de sécurité. « Grâce à votre vigilance, votre sens civique remarquable et au professionnalisme des forces de sécurité, nous parvenons à éviter les attroupements massifs sur les artères principales de la ville et à maintenir l’ordre », a déclaré le chef de l’exécutif local. Il a mis un accent particulier sur « la lutte contre la spéculation et le trafic de carburant » lors des opérations, tout en invitant la jeunesse et les forces de l’ordre à la vigilance face à tout cas de vol ou détournement. « J’invite tous au strict respect des mesures éditées concernant la vente et l’achat du carburant. Ces règles, bien que contraignantes, sont nécessaires pour traverser cette période ensemble », a souligné le préfet. Toutefois, il a salué les énormes efforts déployés par les autorités nationales dont l’impact positif se constate déjà dans plusieurs localités du pays. Pour sa part, le gérant de la station-service, Mohamed Traoré, a évoqué une difficulté majeure notamment, la présence quotidienne de mêmes clients qui reviennent, après avoir vidé leurs réservoirs à la maison. Cette visite a permis aux autorités de noter une opération de distribution mieux organisée et apaisée, dans l’attente d’un retour à la normale sur le marché des hydrocarbures. AC/MD (AMAP)
Pénurie de carburant : Grosse lueur d’espoir à Bamako
Bamako, le 25 nov (AMAP) Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est répandue aussi vite que celle qui annonçait, ces derniers mois, l’arrivée de camions citernes dans une station-service ! Moins de files devant les points de distribution d’essence, contrairement à la période du pic de la crise des hydrocarbures. Fluidité devant les pompes… du moins dans certaines stations-service en Commune III du District de Bamako. Les quelques clients en rang n’ont plus l’angoisse, ce mardi 25 novembre, de s’entendre dire : « A bana » (C’est fini)… Chacun est ravi d’être servi en moins de 20 minutes. Jean, pantalon moulant, tee-shirt rose mettant, teint un peu clair, éclairci, pour être exact Aïcha Touré, âgée 18 ans, n’en revient pas. Sa joie et son excitation sont à la mesure de la nouvelle ! Notre jeune interlocuteur affiche une mine réjouie. Satisfaction et surprise de pouvoir faire le plein de carburant de sa moto « en si peu de temps ! ». « Que c’est réjouissant après plusieurs semaines douloureuses à la quête de l’essence pour pouvoir faire ses courses » dit-elle. Plus d’un la prenait pour une folle. Non, loin de là ! Presque tout le monde était en liesse. Cette scène se passe à Samè Cité des rails. Précisément à la descente, du côté de ce quartier en direction de Kati. Au bas de la colline du quartier, pas de file. « C’est la première fois que nous éprouvons un soulagement depuis la crise du carburant…On se demande par quel miracle l’État a pu faire cela », se réjouit un jeune homme. À N’Tomikorobougou, Badialan III, III, I, Samè, Bolibana, entre autres … c’est le soulagement. OD/MD (AMAP)
Le Mali et Barrick Gold règlent leur différend minier, ouvrant la voie à une normalisation des opérations (Communiqué)
Bamako, 24 nov (AMAP) La société Barrick Mining Corporation a annoncé, lundi, être parvenue à un accord mettant fin à tous les différends avec le gouvernement malien concernant les mines de Loulo et de Gounkoto, marquant une avancée majeure dans l’un des bras de fer économiques les plus sensibles du pays. « Toutes les charges retenues contre Barrick, ses filiales et ses employés seront abandonnées », a indiqué la compagnie, dans un communiqué publié sur son site, confirmant que les démarches judiciaires pour la libération de quatre employés détenus ont déjà commencé. Ce règlement met un terme à plusieurs mois de tension entre le Mali et l’un de ses plus importants investisseurs étrangers, permettra de restituer à Barrick le contrôle opérationnel complet du complexe Loulo-Gounkoto après une période d’administration provisoire imposée par l’État. Selon le communiqué de presse, l’accord inclut également le retrait par Barrick des recours en arbitrage en cours devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), signe d’un retour de confiance entre les parties et d’un virage vers la coopération après une période marquée par des frictions juridiques, financières et politiques. La crise trouve son origine dans des désaccords sur les évaluations fiscales, les déclarations de production et les obligations de partage des revenus. Les autorités maliennes reprochaient à Barrick de sous-déclarer certains volumes d’exportation et d’être redevable de paiements fiscaux supplémentaires. L’entreprise rejetait ces accusations, affirmant avoir respecté ses conventions minières et accusant le gouvernement de remettre en cause des accords précédemment conclus. OS/MD (AMAP)
Kolondièba : La situation du carburant inquiète la population
Kolondièba, 22 nov (AMAP) Sur huit grandes stations à Kolondieba, seule la station Petro Sy est en service, suscitant l’inquiétude qui se lit sur le visage des clients. Malgré tout, le prix du carburant est à 775 Fcfa le litre. Des efforts sont en cours pour améliorer la situation, selon les autorités. NMK/MD (AMAP)
Approvisionnement en carburant : Dioïla réceptionne 10 000 litres d’essence
Dioïla, 21 nov (AMAP) La ville de Dioïla a réceptionné, ce vendredi, 10 000 litres d’essence, où, depuis plus d’un mois, les stations-services n’avaient pas reçu une goutte de carburant, a constaté l’AMAP sur place. Tôt le matin, la station Petro-Or de Dioïla, a été prise d’assaut par les motocyclistes et les conducteurs de voitures à la recherche du liquide précieux pour leurs engins. L’opération de distribution était dirigée par le Directeur régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DRCCC), Fousseynou Koné. Il était épaulé par les Forces de défense et de sécurité et la jeunesse de la région du Banico Selon le DRCCC « la distribution se fait de façon rationnelle » : les motos Jakarta 2 000 Fcfa d’essence, les grosses motos 5 000 Fcfa et les voitures 10 000 à 15 000 Fcfa d’essence. Il s’agit de permettre à chaque propriétaire d’engin de se procurer un minimum de carburant afin de faciliter sa mobilité. Cette initiative du Gouverneur, Mme Mariam Coulibaly, a été saluée par les populations de Dioïla. L’arrivée de l’essence donne un coup de frein aux activités des vendeurs informels de carburant qui livraient le litre entre 2 000 et 3 000 Fcfa. DF/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Gouvernement et opérateurs signent un protocole pour accélérer l’approvisionnement
Bamako, 21 nov (AMAP) Le gouvernement du Mali et les deux principaux groupements de professionnels du pétrole ont signé, vendredi, à Bamako un protocole d’accord destiné à résorber la crise des hydrocarbures, a constaté l’AMAP dans la capitale malienne. « Ce protocole d’accord a pour objet de ramener de 72 heures à 24 heures le délai d’attente des citernes au niveau du Bureau des produits pétroliers », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. Le texte engage les opérateurs à déposer systématiquement les déclarations de mise à la consommation dès la levée du document de transit T1 à la frontière. Les parties conviennent également d’informer et de sensibiliser les acteurs sur les clauses du protocole, de faciliter les démarches administratives et de gérer les éventuels litiges à l’amiable. Le gouvernement accorde, par ailleurs, un délai global de 40 jours, dont 10 après la fermeture des émissions des droits et taxes, pour le traitement des opérations. « Nous sommes venus, aujourd’hui, pour finaliser ce processus par la signature de ce protocole d’accord », a affirmé Ibrahim Touré, secrétaire général du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP). Il a indiqué que, malgré quelques « réserves » qui seront réglées lors de la mise en œuvre, le groupement adhère entièrement au texte et espère une sortie de crise « d’ici jeudi prochain ». De son côté, Bourahima Guindo, secrétaire général du Groupement professionnel des pétroliers (GPP), a salué un document « formalisé » pour parvenir à une « solution définitive ». « Nous espérons que d’ici une semaine, tout ce que nous avons vécu comme souffrances sera du passé », a-t-il déclaré, assurant que les opérateurs « iront jusqu’au bout » pour stabiliser l’approvisionnement. Le ministre Diallo a, pour sa part, souligné que les volumes hebdomadaires de citernes entrant dans le pays sont désormais supérieurs à ceux observés avant la crise. Il a indiqué que les difficultés relèvent davantage de la « gestion » et du « pilotage » du système. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à « apporter les réponses les mieux appropriées » pour garantir l’accès régulier aux carburants, tout en alertant sur les impacts économiques potentiels du blocage. La signature du protocole, applicable sur toute l’étendue du territoire et pour toute la durée de la crise, s’est déroulée en présence des ministres de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que des secrétaires généraux du GMPP et du GPP. Les parties ont annoncé une visite conjointe, dès lundi, au Bureau des produits pétroliers pour constater la mise en application des nouvelles mesures. OS/MD (AMAP)
Mali : Fin des files d’attente annoncée « dans les tout prochains jours » après signature d’un protocole État-pétroliers
Bamako, 20 nov (AMAP) « Si les conditions posées sont réunies – et elles le seront –, je vous assure qu’il n’y aura plus de files d’attente dans les stations-service du Mali d’ici une semaine », a affirmé, jeudi, Ibrahim Touré, secrétaire permanent du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), à la sortie de la sixième réunion du cadre de concertation État-secteur privé. De son côté, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a déclaré : « Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin définitivement à ces files d’attente ». « Grâce au protocole qui sera signé demain, le délai de passage des camions-citernes au Bureau pétrole de la Douane sera limité à 24 heures maximum », a annoncé le ministre Diallo. Ce protocole d’accord, qui sera paraphé vendredi à 10 heures entre le gouvernement, le GMPP et le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), vise à éliminer le principal blocage administratif à la fluidité de la distribution. Les deux parties dressent un constat commun encourageant : depuis un mois, aucune attaque terroriste n’a visé les convois de camions-citernes et le volume de produits pétroliers entrant au Mali est désormais supérieur aux niveaux d’avant la crise (116 millions de litres en octobre contre 103 millions en septembre). Pour le ministre Commerce et de l’Industrie et les pétroliers, la persistance des queues « s’explique essentiellement par la panique des consommateurs qui stockent massivement les carburants. » Avec la signature officielle demain, autorités et opérateurs s’engagent conjointement à tourner la page de la crise de distribution des hydrocarbures dans les tout prochains jours. OS/MD (AMAP)
Région de Kayes : Huit camions interceptés à Kéniéba pour livraison illégale d’hydrocarbures
Kayes, 18 nov (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Kayes (Ouest) a intercepté, du 15 au 16 novembre 2025, dans la ville de Kéniéba au moins huit camions citernes de gas-oil détournées au profit des ressortissants étrangers. Le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, et son équipe ont déjoué cette tentative de détournement de carburant destiné à des stations-service du Cercle de Kéniéba, dans la partie australe de la 1ère région administrative du Mali. Les camions citernes se dirigeraient vers les sites d’orpaillage où opèrent des étrangers. « Il ne s’agit pas d’interdire la vente des produits pétroliers aux sociétés formellement installées. Mais, les entreprises qui évoluent dans l’informel doivent se conformer aux dispositions légales en la matière. Le souci est de satisfaire la population d’abord », a précisé Robo Bayo. Selon lui, certaines bennes ont été transformées en citernes, souvent d’une capacité de 35 000 litres, pour l’acheminement des hydrocarbures vers les zones d’accès difficile. Dans le cadre du suivi de l’approvisionnement du marché en hydrocarbures, la direction régionale a, d’après M. Bayo, reçu des recommandations de sa hiérarchie pour le suivi des prix, de la disponibilité du stock et le respect des formalités administratives par rapport aux citernes qui transportent des hydrocarbures. « Nous avons mis en place des brigades à Kéniéba et à Kayes pour mener des missions sur le terrain. Ces missions ont constaté que des transporteurs livrent du carburant à des personnes étrangères dans le Cercle de Kéniéba », a souligné le DRCCC. « Le propriétaire de la station n’était même pas au courant de cette transaction commerciale », explique Robo Bayo. Quand l’opérateur économique a eu vent de la nouvelle, il a aussitôt ordonné aux autres citernes d’approvisionner la station-service. Des actes de cette nature alimente la spéculation sur les prix, voire créer une rupture de stock, dans cette partie ouest du Mali. Comme c’est le cas dans le Cercle de Kéniéba où le le gas-oil est cher. Alors que cette zone accueille les plus grandes mines d’or du pays. BMS/MD (AMAP)
Approvisionnement en hydrocarbures : La Région de Kayes est toujours à l’abri de la pénurie
Kayes, 16 nov (AMAP) L’approvisionnement des populations de la Région de Kayes en carburant (essence et gas-oil) est normal, en dépit de certaines difficultés d’ordre technique, a constaté l’équipe de reportage de l’AMAP. Dans la journée du 8 novembre 2025, à l’approche d’une grande station située au cœur de la Cité des rails, d’un signe de main, le pompiste nous a signalé qu’il n’y avait pas d’essence. D’après des clients rencontrés à cette station, il s’agissait d’une rupture temporaire. « Ce genre de situation arrive souvent, même en temps normal. En cas de rupture de stock, les pompistes demandent à leurs clients d’attendre quelques heures ou réorientent ceux qui sont pressés vers d’autres stations », disent certains conducteurs d’engins. Au même moment, beaucoup de stations et de points de vente continuaient à vendre du carburant, Contrairement à Bamako, il n’y a pas de grands attroupements, à plus forte raison, de file indienne aux stations-service et autres points de vente de Kayes. Souvent, dix clients peuvent se retrouver à un même point de vente et sont vite servis sans bousculade. Généralement, ce sont les conducteurs de motos ou de tricycles (katakatani) et moto-taxis qui forment le rang aux stations-services aux grands carrefours de la ville. En d’autres endroits, les pompistes attendent désespérément les clients. Qui viennent au compte-goutte. Des scènes aux antipodes des rumeurs d’éventuelle pénurie d’essence dans la cCté des rails. Surtout que des transporteurs refusent de servir certaines stations pour non-paiement d’arriérés. Cependant, la situation est moins reluisante dans les zones à risques, comme les Cercles de Yélimané et d’Oussoubidiagna, à cause de l’insécurité et de la gestion des autorisations pour l’acheminement des hydrocarbures et l’approvisionnement des stations-service et points de vente. Les autorités, appuyées par les Forces de défense et de sécurité, veillent au respect des procédures et des consignes afin que les marchandises puissent arriver dans cette partie Ouest du Mali. Des agents de sécurité ont récemment arrêté sur la route du Cercle d’Aourou (Nord de Kayes) un véhicule qui transportait un stock de carburant destiné à Sadiola (Sud de Kayes). Hormis ces problèmes, la situation demeure moins alarmante dans la Région de Kayes où des quantités suffisantes d’essence et de gas-oil. D’après le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. A la date du 13 novembre 2025, le prix moyen du litre d’essence était de 774,46 Fcfa et celui du gas-oil de 724,64 Fcfa. Dans capitale régionale, Kayes, le litre d’essence coûte moins (770,16 Fcfa) tandis que dans les Cercles de Kéniéba, Bafoulabé, Yélimané, Ambidédi, Sadiola, Diamou, Ségala et autres stations/points de vente, le litre est vendu au prix plafond (775 Fcfa). Le gas-oil est entre 721,72 Fcfa à Kayes et 725 Fcfa pour les autres localités. Dans la région, le stock d’essence est estimé à 1 622 066 litres contre 1 227 168 litres (précédents statistiques) soit une hausse de 394 898 (32,17%). La quantité de gas-oil est évaluée à 900 742 litres contre 539 623 litres (situation antérieure) soit une hausse de 361 119 litres de plus par rapport à la situation précédente et une augmentation de 66,92%. Les autorités impliquées dans la gestion des hydrocarbures sont en train de prendre des dispositions pour approvisionner l’ensemble des Cercles de la région et pour faire respecter les prix. Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a, lors de la réunion hebdomadaire du Comité de gestion de crises et catastrophes sur l’approvisionnement de la région en hydrocarbures, tenue le 14 novembre 2025, au gouvernorat, a appelé les populations à faire preuve de vigilance. « C’est vrai qu’il y a des difficultés. Il faut que les conducteurs de citernes acceptent de collaborer avec d’autres stations-service. Nous sommes dans une situation particulière marquée par la crise sécuritaire », a-t-il dit. Il y a aussi les cas de certaines aires de stationnement et certaines compagnies qui profitent de la situation pour remplir d’important nombre de bidons destinés à d’autres fins. BMS/MD (AMAP)
Tominian : Pénurie de carburant, difficultés d’accès à l’eau et au téléphone
Par Sadraac TIÉNOU Tominian, 14 nov (AMAP) A Tominian, les populations traversent depuis plusieurs semaines une situation difficile marquée par une pénurie de carburant et une dégradation notable des conditions d’accès à l’eau potable, dans la ville où les crises se multiplient, perturbent le quotidien des ménages et paralysent plusieurs secteurs d’activités. Le carburant se fait rare dans la localité et ses environs. Aux points de vente informels, le litre d’essence est cédé à 3 000 Fcfa, inabordable pour la majorité des ménages. La seule station-service de Tominian, fermée depuis longtemps, n’assure plus un approvisionnement régulier. Face à cette situation, de nombreux véhicules et motos restent garés, faute de carburant. Les habitants, pour se déplacer, n’ont souvent d’autre choix que de marcher de longues distances pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. À cette pénurie de carburant, s’ajoute une autre préoccupation majeure : l’accès difficile à l’eau potable. Le service de fourniture de l’eau par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) est devenu rare, alternant des coupures prolongées et une disponibilité très limitée dans plusieurs quartiers. Ces dernières semaines, les populations se sont tournées alors vers les pompes à motricité humaine implantées dans les écoles. Mais la forte fréquence de pompage rend l’eau tirée de plus en plus troub le. Certains puits traditionnels donnent également une eau d’une qualité similaire, suscitant des inquiétudes. Malgré ces difficultés, la population de Tominian prend son mal en patience, espérant un rétablissement rapide de l’approvisionnement en carburant et un retour à une fourniture régulière de l’eau par la SOMAGEP. Energie du Mali (EDM), le fournisseur public d’électricité ne fonctionne pas depuis plus d’un mois, le signal des réseaux de téléphonies mobile se font rares Contre cette situation, à laquelle font face commerçants, transporteurs, ménagères, élèves, agriculteurs, agents d’ONG, de nombreuses personnes ont donné de la voix mais, sans suite. Les habitants continuent de faire face avec courage à la crise qui pèse lourdement sur leur quotidien. ST/MD (AMAP)

