Approvisionnement en carburant : Dioïla réceptionne 10 000 litres d’essence
Dioïla, 21 nov (AMAP) La ville de Dioïla a réceptionné, ce vendredi, 10 000 litres d’essence, où, depuis plus d’un mois, les stations-services n’avaient pas reçu une goutte de carburant, a constaté l’AMAP sur place. Tôt le matin, la station Petro-Or de Dioïla, a été prise d’assaut par les motocyclistes et les conducteurs de voitures à la recherche du liquide précieux pour leurs engins. L’opération de distribution était dirigée par le Directeur régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DRCCC), Fousseynou Koné. Il était épaulé par les Forces de défense et de sécurité et la jeunesse de la région du Banico Selon le DRCCC « la distribution se fait de façon rationnelle » : les motos Jakarta 2 000 Fcfa d’essence, les grosses motos 5 000 Fcfa et les voitures 10 000 à 15 000 Fcfa d’essence. Il s’agit de permettre à chaque propriétaire d’engin de se procurer un minimum de carburant afin de faciliter sa mobilité. Cette initiative du Gouverneur, Mme Mariam Coulibaly, a été saluée par les populations de Dioïla. L’arrivée de l’essence donne un coup de frein aux activités des vendeurs informels de carburant qui livraient le litre entre 2 000 et 3 000 Fcfa. DF/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Gouvernement et opérateurs signent un protocole pour accélérer l’approvisionnement
Bamako, 21 nov (AMAP) Le gouvernement du Mali et les deux principaux groupements de professionnels du pétrole ont signé, vendredi, à Bamako un protocole d’accord destiné à résorber la crise des hydrocarbures, a constaté l’AMAP dans la capitale malienne. « Ce protocole d’accord a pour objet de ramener de 72 heures à 24 heures le délai d’attente des citernes au niveau du Bureau des produits pétroliers », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. Le texte engage les opérateurs à déposer systématiquement les déclarations de mise à la consommation dès la levée du document de transit T1 à la frontière. Les parties conviennent également d’informer et de sensibiliser les acteurs sur les clauses du protocole, de faciliter les démarches administratives et de gérer les éventuels litiges à l’amiable. Le gouvernement accorde, par ailleurs, un délai global de 40 jours, dont 10 après la fermeture des émissions des droits et taxes, pour le traitement des opérations. « Nous sommes venus, aujourd’hui, pour finaliser ce processus par la signature de ce protocole d’accord », a affirmé Ibrahim Touré, secrétaire général du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP). Il a indiqué que, malgré quelques « réserves » qui seront réglées lors de la mise en œuvre, le groupement adhère entièrement au texte et espère une sortie de crise « d’ici jeudi prochain ». De son côté, Bourahima Guindo, secrétaire général du Groupement professionnel des pétroliers (GPP), a salué un document « formalisé » pour parvenir à une « solution définitive ». « Nous espérons que d’ici une semaine, tout ce que nous avons vécu comme souffrances sera du passé », a-t-il déclaré, assurant que les opérateurs « iront jusqu’au bout » pour stabiliser l’approvisionnement. Le ministre Diallo a, pour sa part, souligné que les volumes hebdomadaires de citernes entrant dans le pays sont désormais supérieurs à ceux observés avant la crise. Il a indiqué que les difficultés relèvent davantage de la « gestion » et du « pilotage » du système. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à « apporter les réponses les mieux appropriées » pour garantir l’accès régulier aux carburants, tout en alertant sur les impacts économiques potentiels du blocage. La signature du protocole, applicable sur toute l’étendue du territoire et pour toute la durée de la crise, s’est déroulée en présence des ministres de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que des secrétaires généraux du GMPP et du GPP. Les parties ont annoncé une visite conjointe, dès lundi, au Bureau des produits pétroliers pour constater la mise en application des nouvelles mesures. OS/MD (AMAP)
Mali : Fin des files d’attente annoncée « dans les tout prochains jours » après signature d’un protocole État-pétroliers
Bamako, 20 nov (AMAP) « Si les conditions posées sont réunies – et elles le seront –, je vous assure qu’il n’y aura plus de files d’attente dans les stations-service du Mali d’ici une semaine », a affirmé, jeudi, Ibrahim Touré, secrétaire permanent du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), à la sortie de la sixième réunion du cadre de concertation État-secteur privé. De son côté, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a déclaré : « Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin définitivement à ces files d’attente ». « Grâce au protocole qui sera signé demain, le délai de passage des camions-citernes au Bureau pétrole de la Douane sera limité à 24 heures maximum », a annoncé le ministre Diallo. Ce protocole d’accord, qui sera paraphé vendredi à 10 heures entre le gouvernement, le GMPP et le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), vise à éliminer le principal blocage administratif à la fluidité de la distribution. Les deux parties dressent un constat commun encourageant : depuis un mois, aucune attaque terroriste n’a visé les convois de camions-citernes et le volume de produits pétroliers entrant au Mali est désormais supérieur aux niveaux d’avant la crise (116 millions de litres en octobre contre 103 millions en septembre). Pour le ministre Commerce et de l’Industrie et les pétroliers, la persistance des queues « s’explique essentiellement par la panique des consommateurs qui stockent massivement les carburants. » Avec la signature officielle demain, autorités et opérateurs s’engagent conjointement à tourner la page de la crise de distribution des hydrocarbures dans les tout prochains jours. OS/MD (AMAP)
Région de Kayes : Huit camions interceptés à Kéniéba pour livraison illégale d’hydrocarbures
Kayes, 18 nov (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Kayes (Ouest) a intercepté, du 15 au 16 novembre 2025, dans la ville de Kéniéba au moins huit camions citernes de gas-oil détournées au profit des ressortissants étrangers. Le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, et son équipe ont déjoué cette tentative de détournement de carburant destiné à des stations-service du Cercle de Kéniéba, dans la partie australe de la 1ère région administrative du Mali. Les camions citernes se dirigeraient vers les sites d’orpaillage où opèrent des étrangers. « Il ne s’agit pas d’interdire la vente des produits pétroliers aux sociétés formellement installées. Mais, les entreprises qui évoluent dans l’informel doivent se conformer aux dispositions légales en la matière. Le souci est de satisfaire la population d’abord », a précisé Robo Bayo. Selon lui, certaines bennes ont été transformées en citernes, souvent d’une capacité de 35 000 litres, pour l’acheminement des hydrocarbures vers les zones d’accès difficile. Dans le cadre du suivi de l’approvisionnement du marché en hydrocarbures, la direction régionale a, d’après M. Bayo, reçu des recommandations de sa hiérarchie pour le suivi des prix, de la disponibilité du stock et le respect des formalités administratives par rapport aux citernes qui transportent des hydrocarbures. « Nous avons mis en place des brigades à Kéniéba et à Kayes pour mener des missions sur le terrain. Ces missions ont constaté que des transporteurs livrent du carburant à des personnes étrangères dans le Cercle de Kéniéba », a souligné le DRCCC. « Le propriétaire de la station n’était même pas au courant de cette transaction commerciale », explique Robo Bayo. Quand l’opérateur économique a eu vent de la nouvelle, il a aussitôt ordonné aux autres citernes d’approvisionner la station-service. Des actes de cette nature alimente la spéculation sur les prix, voire créer une rupture de stock, dans cette partie ouest du Mali. Comme c’est le cas dans le Cercle de Kéniéba où le le gas-oil est cher. Alors que cette zone accueille les plus grandes mines d’or du pays. BMS/MD (AMAP)
Approvisionnement en hydrocarbures : La Région de Kayes est toujours à l’abri de la pénurie
Kayes, 16 nov (AMAP) L’approvisionnement des populations de la Région de Kayes en carburant (essence et gas-oil) est normal, en dépit de certaines difficultés d’ordre technique, a constaté l’équipe de reportage de l’AMAP. Dans la journée du 8 novembre 2025, à l’approche d’une grande station située au cœur de la Cité des rails, d’un signe de main, le pompiste nous a signalé qu’il n’y avait pas d’essence. D’après des clients rencontrés à cette station, il s’agissait d’une rupture temporaire. « Ce genre de situation arrive souvent, même en temps normal. En cas de rupture de stock, les pompistes demandent à leurs clients d’attendre quelques heures ou réorientent ceux qui sont pressés vers d’autres stations », disent certains conducteurs d’engins. Au même moment, beaucoup de stations et de points de vente continuaient à vendre du carburant, Contrairement à Bamako, il n’y a pas de grands attroupements, à plus forte raison, de file indienne aux stations-service et autres points de vente de Kayes. Souvent, dix clients peuvent se retrouver à un même point de vente et sont vite servis sans bousculade. Généralement, ce sont les conducteurs de motos ou de tricycles (katakatani) et moto-taxis qui forment le rang aux stations-services aux grands carrefours de la ville. En d’autres endroits, les pompistes attendent désespérément les clients. Qui viennent au compte-goutte. Des scènes aux antipodes des rumeurs d’éventuelle pénurie d’essence dans la cCté des rails. Surtout que des transporteurs refusent de servir certaines stations pour non-paiement d’arriérés. Cependant, la situation est moins reluisante dans les zones à risques, comme les Cercles de Yélimané et d’Oussoubidiagna, à cause de l’insécurité et de la gestion des autorisations pour l’acheminement des hydrocarbures et l’approvisionnement des stations-service et points de vente. Les autorités, appuyées par les Forces de défense et de sécurité, veillent au respect des procédures et des consignes afin que les marchandises puissent arriver dans cette partie Ouest du Mali. Des agents de sécurité ont récemment arrêté sur la route du Cercle d’Aourou (Nord de Kayes) un véhicule qui transportait un stock de carburant destiné à Sadiola (Sud de Kayes). Hormis ces problèmes, la situation demeure moins alarmante dans la Région de Kayes où des quantités suffisantes d’essence et de gas-oil. D’après le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. A la date du 13 novembre 2025, le prix moyen du litre d’essence était de 774,46 Fcfa et celui du gas-oil de 724,64 Fcfa. Dans capitale régionale, Kayes, le litre d’essence coûte moins (770,16 Fcfa) tandis que dans les Cercles de Kéniéba, Bafoulabé, Yélimané, Ambidédi, Sadiola, Diamou, Ségala et autres stations/points de vente, le litre est vendu au prix plafond (775 Fcfa). Le gas-oil est entre 721,72 Fcfa à Kayes et 725 Fcfa pour les autres localités. Dans la région, le stock d’essence est estimé à 1 622 066 litres contre 1 227 168 litres (précédents statistiques) soit une hausse de 394 898 (32,17%). La quantité de gas-oil est évaluée à 900 742 litres contre 539 623 litres (situation antérieure) soit une hausse de 361 119 litres de plus par rapport à la situation précédente et une augmentation de 66,92%. Les autorités impliquées dans la gestion des hydrocarbures sont en train de prendre des dispositions pour approvisionner l’ensemble des Cercles de la région et pour faire respecter les prix. Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a, lors de la réunion hebdomadaire du Comité de gestion de crises et catastrophes sur l’approvisionnement de la région en hydrocarbures, tenue le 14 novembre 2025, au gouvernorat, a appelé les populations à faire preuve de vigilance. « C’est vrai qu’il y a des difficultés. Il faut que les conducteurs de citernes acceptent de collaborer avec d’autres stations-service. Nous sommes dans une situation particulière marquée par la crise sécuritaire », a-t-il dit. Il y a aussi les cas de certaines aires de stationnement et certaines compagnies qui profitent de la situation pour remplir d’important nombre de bidons destinés à d’autres fins. BMS/MD (AMAP)
Tominian : Pénurie de carburant, difficultés d’accès à l’eau et au téléphone
Par Sadraac TIÉNOU Tominian, 14 nov (AMAP) A Tominian, les populations traversent depuis plusieurs semaines une situation difficile marquée par une pénurie de carburant et une dégradation notable des conditions d’accès à l’eau potable, dans la ville où les crises se multiplient, perturbent le quotidien des ménages et paralysent plusieurs secteurs d’activités. Le carburant se fait rare dans la localité et ses environs. Aux points de vente informels, le litre d’essence est cédé à 3 000 Fcfa, inabordable pour la majorité des ménages. La seule station-service de Tominian, fermée depuis longtemps, n’assure plus un approvisionnement régulier. Face à cette situation, de nombreux véhicules et motos restent garés, faute de carburant. Les habitants, pour se déplacer, n’ont souvent d’autre choix que de marcher de longues distances pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. À cette pénurie de carburant, s’ajoute une autre préoccupation majeure : l’accès difficile à l’eau potable. Le service de fourniture de l’eau par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) est devenu rare, alternant des coupures prolongées et une disponibilité très limitée dans plusieurs quartiers. Ces dernières semaines, les populations se sont tournées alors vers les pompes à motricité humaine implantées dans les écoles. Mais la forte fréquence de pompage rend l’eau tirée de plus en plus troub le. Certains puits traditionnels donnent également une eau d’une qualité similaire, suscitant des inquiétudes. Malgré ces difficultés, la population de Tominian prend son mal en patience, espérant un rétablissement rapide de l’approvisionnement en carburant et un retour à une fourniture régulière de l’eau par la SOMAGEP. Energie du Mali (EDM), le fournisseur public d’électricité ne fonctionne pas depuis plus d’un mois, le signal des réseaux de téléphonies mobile se font rares Contre cette situation, à laquelle font face commerçants, transporteurs, ménagères, élèves, agriculteurs, agents d’ONG, de nombreuses personnes ont donné de la voix mais, sans suite. Les habitants continuent de faire face avec courage à la crise qui pèse lourdement sur leur quotidien. ST/MD (AMAP)
Kayes : Le Code minier et le contenu local au cœur d’un atelier de proximité
Kayes, 11 nov (AMAP) Le Collectif ingénieurs développement Sahel, en partenariat avec le Conseil régional de Kayes (Ouest), a organisé ce mardi 11 novembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko, un atelier de proximité sur le contenu local dans les contrats miniers. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a présidé l’ouverture des travaux, cet atelier de deux jours « vise à faire du secteur minier un vecteur de développement et l’appropriation du Code minier de 2023 et de son contenu local par les populations. » « Les retombées locales (de l’exploitation minière) ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous devons corriger ces erreurs et promouvoir la création d’emplois. Le contenu local n’est pas une contrainte pour les miniers, une faveur pour les bénéficiaires, maïs une opportunité de co-développement », a déclaré le Général de brigade Moussa Soumaré. La Région dispose d’énormes potentialités minières. Malgré la présence des plus grandes mines du Mali dans cette partie ouest du Mali, la 1ère Région administrative a du mal à retrouver son souffle car, ses populations profitent peu des retombées de l’exploitation minière. La Région de Kayes connait de sérieux problèmes, notamment la dégradation des routes, les questions d’environnement, l’éducation, la santé, l’emploi et la pauvreté. Les autorités misent sur une meilleure intégration du secteur minier dans l’économies locale. L’atelier a débuté par une conférence sur le contenu local, en présence du président du Conseil régional de Kayes (CRK), Bandiougou Diawara, et du président du Collectif ingénieurs développement Sahel, Moussa Sidibé. BMS/MD (AMAP)
Soulagement à Ségou : « Essenci nana, essenci nana » : le carburant est arrivé
Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 10 nov (AMAP) La ville de Ségou (Centre) a réceptionné 17 camions citernes d’hydrocarbures arrivés ce lundi aux environs de 11h35 mn dans la Région dont le gouverneur, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, à la tête d’une forte délégation a accueilli le convoi au poste de contrôle. C’est par une chaleureuse poignée de main et d’expression de reconnaissance que le chef de l’exécutif de la région a salué les chauffeurs des camons citernes, leur témoignant son estime pour leur sens du devoir et leur engagement patriotique. « Le voyage s’est très bien passé, sans la moindre anicroche grâce à nos FAMa. Nous les remercions et nous rendons grâce à Dieu » a confié B.G, l’un des transporteurs. « Essenci nana, essenci nana », « le carburant est arrivé ». C’est sous des acclamations, dans la liesse que des populations de Ségou ont réservé un accueil particulièrement chaleureux aus citernes du soulagement. Au même moment des vendeuses installées aux abords du poste entonnaient des chants et exécutaient des pas de danses de réjouissance. « Nous manquons de mots pour manifester la joie que nous ressentons actuellement. Merci à nos autorités, merci à nos Ftorces de défense et de sécurité, merci à nos chauffeurs » a indiqué l’une d’elles. C’est dans cette ambiance que le convoi a mis le cap sur la direction régionale de la douane où les camion citernes ont été acheminées. La ville de Ségou peut désormais souffler après plusieurs semaines de pénurie. Se réjouissant, le gouverneur a adressé ses « vifs remerciements aux chauffeurs pour leur engagement patriotique. » Il a salué l’engagement constant des FAMa dont « l’escorte a permis le bon déroulement du transport ainsi que la résilience et la patience exemplaire de la population qui a fait preuve de patriotisme de civisme. » Si cette étape marque un tournoi très important dans la stabilisation de la situation, le gouverneur, Soulaïmane Traoré a appelé « la population à continuer à faire preuve de responsabilité de solidarité et de discipline. » Il a mis en garde contre toute forme de spéculation, de détournement où de stockage illicite de carburant qui ne seront en aucun cas tolérés. Le gouverneur a assuré que « les efforts se poursuivront en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de garantir un approvisionnement régulier et durable de la Région. » Dans la foulée de cette arrivée, une réunion urgente de la Commission régionale ad-hoc chargée de la réglementation et de la distribution des hydrocarbures dans Région Ségou s’est tenue dans l’après-midi dans la salle de conférence du gouvernorat. Pendant que la ville vibrait encore au rythme de la joie et de l’espoir retrouvés. ADS/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Vue de l’intérieur du Mali
De nos correspondants régionaux et locaux Bamako, 8 nov (AMAP) Depuis 11h, vendredi, il y a du carburant à Fougadougou à une vingtaine de kilomètres de Koulikoro en direction de Bamako. De 2 H du matin à 11 il y avait du carburant à la station Niantao à kayo dans la commune urbaine de Koulikoro. Il y a des camions citernes positionnées aux deux stations Yara. Ces stations-service n’ont pas d’abord commencé la distribution, mais il y a du monde. Tout comme à la sortie de Koulikoro vers Banamba, il y a du carburant dans un point de vente non loin du gouvernorat. A Kolondièba, dans le Sud, par où transite en ce moment le gros des camions citernes venant de la Côte d’Ivoire, la situation s’améliore. Depuis le 3 novembre, il y a du carburant dans plusieurs stations de la ville. Sur huit grandes stations-service, quatre sont en activité SOTRAKA, Mali Sadio I et II, et Corridor). Les stations-service Kolondiè, Petro Sy, SONEF et Tadjiso sont dans l’attente. Ici, le litre d’essence se vend à 775 et 725 Fcfa celui de gaz oil . SOTRAKA livre de l’essence et du gaz oil. Par contre les trois autres offrent uniquement de l’essence aux clients. À Dioila, 13e Région administrative du Mali, aucune station ne dispose de carburant pour l’instant. Une rencontre d’information et d’échanges a été organisée par la gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, le mardi 04 novembre 2025 au gouvernorat sur le sujet. Lors des échanges, l’exécutif régional a expliqué » les efforts déployés par l’État » et a, par la suite, promis de l’arrivée prochaine du carburant sans préciser de date. Les populations ont apprécié la démarche et se montrent plus que jamais résilientes. Il faut, tout de même, préciser que cette pénurie d’hydrocarbures a rendu difficile les récoltes et leur acheminement vers les lieux de stockage parce que bon nombre de paysans ont abandonné les charrettes au profit des tricycles comme moyen de transport. Les détaillants, dans un commerce essentiellement informel, se livrent à toute sorte de spéculations. Le litre de carburant est vendu, dans des bouteilles, au prix oscillant entre 2 500 à 4 000 Fcfa. D’ici l’amélioration de la situation, les populations qui relèvent avec inquiétude que la reprise de l’école est prévue pour le lundi 10 novembre 2025, font preuve de résilience, en prenant leur mal en patience et en faisant confiance aux autorités. Dans la ville de San (Centre), le litre d’essence se vend au marché noir entre 2 750 et 3 000 Fcfa. Au niveau de certaines stations-service, le carburant est disponible mais jour les cas d’urgence, notamment la santé et la sécurité. A Ségou (Centre) il n’y a pas d’amélioration. Beaucoup de stations-services sont fermées. Au gouvernorat, une commission a été créée pour la gestion de la crise carburant. On espérait l’arrivée de citernes de carburant cette semaine mais jusqu’à ce jour, aucune nouvelle. Le litre se vend sur le marché noir entre 4 000 et 5 000 Fcfa. CRISE MULTIFORME – Le cercle de Bla, également au Centre du pays, dans la région de Ségou, traverse depuis plusieurs semaines une crise socio-sécuritaire et humanitaire d’une gravité inédite, provoquée par une pénurie quasi-totale de carburant. Ici, c’est une crise multiforme (de tout en un) de pénurie de carburant, de services vitaux paralysés et d’exode administratif Cette situation a entraîné l’arrêt complet des services publics essentiels et l’exode d’une partie des autorités administratives. La rupture des stocks d’hydrocarbures a mis à l’arrêt les deux principaux opérateurs publics de la ville : Énergie du Mali (EDM) et la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). La centrale locale d’EDM est totalement inactive, faute de carburant, plongeant la ville de Bla dans l’obscurité depuis plusieurs semaines. Sa sœur jumelle, la SOMAGEP, qui parvenait à maintenir un service minimal, a également cessé ses opérations. La population est contrainte de s’approvisionner exclusivement auprès des forages de quartier ou des puits domestiques. La pénurie d’hydrocarbures s’est étendue au secteur privé : les six stations-service de la ville sont à l’arrêt. Sur le marché noir, les prix du carburant ont flambé, atteignant 3 250 à 4 000 Fcfa le litre d’essence et 2 750 à 3 000 Fcfa le litre de gasoil. Cette flambée paralyse l’ensemble des activités économiques. Le secteur de la santé est le plus durement touché. L’absence de carburant rend impossible l’acheminement des produits pharmaceutiques vers les Centres de santé communautaires (CSCOM). Plus grave, les références et évacuations de malades vers les hôpitaux sont suspendues. Ce sont désormais les familles qui doivent « se débrouiller » pour trouver des moyens de transport de fortune pour les patients, mettant en péril la vie des personnes nécessitant des soins urgents. Face à la pénurie, la population utilise massivement les vélos, les charrettes, se déplacent à dos d’ânes ou de chevaux, témoignant d’un retour à des modes de vie anciens. Simultanément à cette crise logistique, le Cercle de Bla fait face à une insécurité grandissante et à de multiples menaces. Cette situation a poussé les autorités administratives à quitter leur poste : le préfet et les sous-préfets ont déserté les lieux. La majorité des maires des Communes ont également changé de domicile « par mesure de sécurité. » Les Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurent cependant mobilisées. Des patrouilles sont assurées en ville pour sécuriser la population. Une force spéciale a été récemment déployée dans le Cercle afin de renforcer les unités déjà sur place. La crise à Bla requiert une attention urgente des autorités nationales pour la mise en place d’un corridor logistique sécurisé afin de ravitailler la ville en carburant et de permettre le redémarrage des services vitaux. GESTION RATIONNELLE DIEMA – A ce jour, le cumul de carburant, disponible dans les Stations de la ville de Diéma, à savoir Sahel, SOTRAKA, SODIES, Total, SEBAF, SOMAYAF, se présente comme suit : essence 521 litres, au seuil d’alerte et 21 552 litres pour le gasoil. Cette ville carrefour n’a pas été ravitaillée en essence depuis
Kangaba : Les services techniques passent en revue les activités du troisième trimestre
Kangaba, 07 nov (AMAP) Le préfet Abou Dao a présidé vendredi 07 novembre 2025 dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba 9Ouest), une rencontre de revue des activités menées au 3e trimestre de l2025 avec les chefs de service technique. A l’ouverture de la rencontre, le préfet a salué la résilience des chefs de services techniques qui ne n’ont pas fait économie de leurs efforts « pour la bonne marche de leur structure malgré les maigres conditions de travail et, maintenant avec la pénurie de carburant. » Il a rappelé que le Décret No2015-0067/P-RM du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative, stipule en son article 26 que le préfet « est investi d’une mission permanente d’inspection et de contrôle des services et organismes publics installés dans le ressort territorial du cercle, à l’exception des services judiciaires et des forces armées. Les chefs de service ont, tour à tour, pris la parole pour présenter les activités menées au cours du troisième trimestre 2025. Ils ont, également, énuméré les difficultés rencontrées. Au nombre desquelles, l’insuffisance de personnel, le manque de moyens logistiques entre autres. Le médecin-chef est revenu sur le non-paiement des quotes-parts des communes pour la référence évacuation. La cheffe de service des Domaines, quant à elle, se plaint du non-paiement des taxes de la part des sociétés minières. Dans les divers, il a été question, surtout, de la crise du carburant qui affecte tout le monde. Le préfet a rappelé le contenu de la lettre No2025 – 00653/GRKK-CAB du 20 / 10 / 2025 de monsieur le gouverneur de la Région de Koulikoro dont l’objet est la régulation de la vente de carburant dans les bidons. Ainsi, le préfet a rendu public un communiqué qui informe les populations, les gérants des stations et les propriétaires de points de vente de carburant que seul le préfet est habilité à délivrer des autorisations exceptionnelles de vente de carburant dans les bidons au niveau des stations et les points de vente. Il a invité les participants au respect scrupuleux de ce communiqué. Il a, également, invité les responsables « à l’optimisme car l’Etat est en train de tout faire pour endiguer la crise le plus vite possible. » SD/MD (AMAP)
