Approvisionnement en produits pétroliers : Livraison de 2 millions de litres de gaz-oil
Bamako, 13 mai (AMAP) Un convoi de 48 camions citernes, parti du port de Conakry a été réceptionné, jeudi, à Kourémalé, à la frontière de la Guinée, par les autorités maliennes. C’était aux environs de 12 heures 30, sous un soleil de plomb que la délégation a réceptionné le premier convoi de 48 citernes sur 52 prévues. Cette cargaison, représentant la moitié de la quantité prévue, est destinée à Energie du Mali (EDM), la compagnie publique d’électricité, pour renforcer ses stocks Le carburant transportée par la Société malienne de produits pétroliers (SOMAPP) de la Guinée Conakry a été réceptionné sur le territoire malien par le directeur général des Douanes, Amadou Konaté, celui de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), Modibo Gourou Diall, et du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. Plusieurs autorités politiques et administratives de la localité étaient présentes. Cette livraison fait suite aux commandes que les autorités maliennes ont faites, le 28 avril dernier, auprès de la Guinée. À cet effet, une mission de haut niveau conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est rendue dans la capitale guinéenne. La délégation comprenait, également, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la ministre des Transport et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, le président de la CCIM et le directeur général de l’ONAP. Selon le président de la CCIM, la délégation a pu échanger avec les autorités guinéennes pour voir dans quelle mesure le Mali peut trouver la quantité de produits pétroliers afin de renforcer la capacité du stock national. «Les autorités guinéennes avaient promis de nous donner 4 millions de litres de gazole. Les 2 millions de litres sont arrivées ce matin (Ndlr hier). 48 camions sont déjà arrivés à Kourémalé sur les 52 chargés. Les autres arriveront ce vendredi», a expliqué Youssouf Bathily. SATISFAIRE LES BESOINS – En ce qui concerne la rareté du carburant, constatée ces deux jours, au Mali, le président de la CCIM a dit que cette situation n’est pas liée à la crise mais à une grève déclenchée par les syndicats du groupement professionnel du pétrole qui est composé des multinationales. Youssouf Bathily a assuré que toutes les dispositions sont prises pour satisfaire les besoins des populations en carburant. «Toutes les dispositions sont prises pour ravitailler le pays en produits pétroliers par le secteur privé et l’État qui se sont engagés à trouver des moyens très rapidement avec les pays amis », a-t-il soutenu. Pour sa part, le directeur général des Douanes a rassuré les opérateurs économiques maliens que l’État prend toutes les dispositions pour que l’axe Bamako-Conakry soit le corridor le plus sécurisé du pays. «J’invite les opérateurs économiques à emprunter le corridor Conakry-Bamako. C’est le corridor le plus sûr», a déclaré l’inspecteur général Amadou Konaté, insistant sur la solidité des relations entre la Guinée et le Mali. « Quand il y a eu la pandémie d’Ebola en Guinée, le Mali n’a pas fermé ses frontières à la Guinée. Et quand il y a eu l’embargo contre le Mali, la Guinée est restée ouverte au Mali », a rappelé Amadou Konaté. Le port de la Guinée étant le plus proche du Mali, il faudrait, selon lui, que nos opérateurs économiques réorientent leurs activités vers ce port. En marge de la cérémonie de réception, la délégation a rendu une visite de courtoisie au chef de village de Kourémalé. AG/MD (AMAP)
Semaine des marques : Six entreprises primées
Bamako, 21 mar (AMAP) Six marques ont été primées et quinze marques sur soixante-quinze, en compétition, ont su se démarquer dans les cinq différentes catégories, à la première édition de la Semaine des marques qui a pris fin samedi, dans l’après-midi. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a présidé la cérémonie de clôture de cet événement lancé lundi dernier au Centre international de Conférences de Bamako (CICB). Ikalook a remporté le prix de meilleure marque féminine. Si la meilleure marque à l’international est revenue à «Thé Achoura », Fofy Industries s’est vu adjuger le prix de la meilleure marque de produit. La catégorie meilleure marque de service a été remportée par l’Université ISPRIC et la catégorie marque préférée du public, par la société Diago. Une catégorie spéciale, la meilleure marque de jeune entreprise, a été ajoutée sur recommandation du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Ainsi, parmi 20 jeunes entreprises nominées, c’est Diakité Robotic qui a remporté ce prix en plus d’un chèque de 2.085.000 Fcfa. Diakité Robotic est une société de mécatronique qui est la combinaison systémique et synergique de la mécanique, de l’électronique, de l’automatisme industrielle, le contrôle et l’informatique. Il opère dans le domaine de l’industrie, de la santé, de la sécurité et des biens de consommation. Son directeur général a estimé qu’une telle initiative doit être régulière afin de donner la possibilité à d’autres sociétés et marques de se démarquer. «Mais aussi inspirer la jeunesse pour qu’ensemble nous puissions se donner la main pour bâtir un Mali nouveau, un Mali comme nous l’avons toujours souhaité», a insisté Abdoulaye Diakité. Quant au directeur général de Fofy Industries, lauréat de la meilleure marque de produit, il exhorte la jeunesse à plus d’abnégation, au travail bien fait, à s’inventer et mettre des produits de qualité sur le marché. «Tous les efforts payent», a soutenu Thierno Bah. « Ces distinctions honorent le Mali dans son ensemble et particulièrement le secteur privé malien qui se distingue par son dynamisme et sa résilience malgré le contexte économique et géopolitique difficile », s’est réjoui le ministre du Commerce et de l’Industrie. Dans le but de soutenir les entreprises maliennes, Mahmoud Ould Mohamed a assuré de la «mise en place, dès le mois de mai, d’un accompagnement technique du Centre malien de la propriété industrielle (CEMAPI), à travers un audit de propriété industrielle des lauréats de la compétition». Ce qui permettra, selon lui, « d’identifier le potentiel en propriété industrielle au sein de ces entreprises afin de proposer des stratégies de protection et de gestion optimale des actifs de propriété industrielle ». Le thème choisi pour cette édition initiale était : «Une marque compétitive, un outil de conquête de marché». L’objectif de cette initiative était de mettre en exergue le rôle de la marque comme actif stratégique dans la stratégie commerciale de l’entreprise, d’inciter les opérateurs économiques à prendre conscience de l’importance de la protection de leur marque pour sécuriser leur investissement, d’accroitre les dépôts de demande de titre de propriété industrielle, de créer un espace d’échange et de partenariat entre les acteurs de l’économie au Mali et de prendre en compétition les entreprises malienne possédant une marque. Les ministres en charge de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, des Transports et des infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont pris part à la rencontre. C’était en présence du 6ème vice-président du Conseil national de Transition, Hamidou Traoré et du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. OS/MD (AMAP)
Le Forum maroco-malien des diasporas plaide pour des investissements productifs
Bamako, 21 mar (AMAP) Les participants au Forum maroco-malien pour la mobilisation des compétences et l’investissement productif de la diaspora ont formulé une série de recommandations invitant notamment à une mobilisation des ressources additionnelles pour la prise en charge de l’ensemble des porteurs de projets de la diaspora, Ouvert le jeudi le 17 mars au Centre international de conférences de Bamako CICB, les rideaux sont tombés, samedi, sur cette rencontre qui a, aussi, recommandé la signature d’une Convention d’établissement entre le Mali et le Maroc et à l’opérationnalisation de l’émission des diasporas bonds dans le cadre du Fonds d’appui à l’investissement productif (FAIP). Organisé dans le cadre du «Projet de coopération sud-sud», ce forum participe de la mise en œuvre de la politique nationale de migration (PONAM), portée et pilotée par le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, qui a présidé la clôture du forum, s’est réjouie du fait que la rencontre a pu démontrer comment la diaspora peut réellement contribuer au développement de notre pays dans sa diversité. Pour la cheffe du département en charge des Transports, assurant l’intérim de son collègue en charge des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, l’un des temps forts du forum a été la présentation du Fonds d’appui à l’investissement productif. À ce propos, elle a noté que l’opérationnalisation de cet outil pour accroire l’investissement productif exige un engagement de toutes les parties prenantes, particulièrement le gouvernement. C’est pourquoi, elle a rassuré «l’ensemble des acteurs concernés de l’adhésion de l’Etat à ce mécanisme d’accompagnement et (qui) jouera toute sa partition pour l’opérationnalisation de cet instrument». Mme Dembélé a, également, invité les institutions financières, les acteurs du secteur privé et les Maliens établis à l’extérieur à s’inscrire dans cette dynamique. L’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry, a expliqué que « le Projet de coopération sud-sud est une initiative qui stimule les échanges de bonnes pratiques sur l’accueil et le retour des personnes de la diaspora, afin de créer une synergie entre les pays du Sud, voisins directs du continent européen ». Le diplomate européen a réaffirmé l’engagement de l’UE à soutenir les autorités dans la gouvernance des migrations et l’appui à la diaspora. L’ambassadeur du Maroc, Driss Isbayene, qui n’a pas caché sa satisfaction, a relevé que les trois jours de travaux ont permis de rassembler ses compatriotes, les Maliens et leurs amis « autour du développement d’une relation de confiance entre les diasporas des deux pays et leurs gouvernants ». En plus, la rencontre a renforcé «la participation de ces diasporas au développement de nos pays respectifs », selon Driss Isbayene qui a annoncé l’organisation du prochain forum au Maroc. AT/MD (AMAP)
B2Gold au Mali : Plus d’un million d’onces d’or produits, en 2021
Bamako, 17 mar (AMAP) Les trois mines de la société B2Gold actives au Mali ont atteint une production record de 1 047 414 onces en 2021, a annoncé, mercredi, le directeur général des opérations de la compagnie, Bill Lytle Lors de la traditionnelle conférence de presse annuelle de la compagnie minière, à son siège à la Cité du Niger, M. Lytle a précisé que pendant cette même année, la mine de Fekola a produit 567.795 onces. Ce qui est selon lui, « proche d’une limite supérieure de sa fourchette de prévision révisée entre 560 000 et 570 000 onces contre une fourchette de prévision initiale entre 530 000 et 560 000 onces ». En termes d’apport à l’économie nationale, la société déclare avoir versé près de 238 milliards de Fcfa au gouvernement. « De 2016 à fin 2021, B2Gold a versé plus de 595 milliards de Fcfa de dividendes, d’impôts et de taxes au gouvernement. Durant la même période, elle a investi environ 3,5 milliards de Fcfa dans le développement communautaire », soutient le directeur général des opérations. « Ces efforts ont été possibles grâce aux travailleurs constitués essentiellement de Maliens », soutient Bill Lytle. En la matière, il a indiqué qu’à la fin de 2021, sa compagnie a employé 2.247 Maliens et 81 expatriés. Quelque 673 personnes ont été intégrées, préalablement recrutées par l’entremise de bureaux de placement. Sur les 220 recrues qui ont été embauchées en 2021, 50% sont originaires des localités environnantes, dont 31% de Kéniéba, 2% de Kayes, 17% de Bamako et le reste venant des autres régions. « Près de 9% des employés de B2Gold sont des femmes », s’est réjoui M. Lytle qui précise que ce taux est parmi les plus élevés du secteur minier au Mali. Parlant de la chaîne d’approvisionnement, B2Gold annonce avoir « acheté des produits locaux pour une valeur de près de 137,5 milliards de Fcfa en 2021 », précise une note remise à la presse. Pour 2022, la centrale solaire de Fekola est désormais connectée à 100%. La société prévoit de réduire la consommation de fioul lourd (HFO) de Fekola de plus de 13 millions de litres par an et de diminuer les émissions de dioxyde de carbone d’environ 39 000 tonnes par an. L’usine, à ce jour, a la capacité de dépasser les estimations initiales de production d’énergie solaire à Fekola,. « Comme perspectives en 2022, la production aurifère consolidée de la société provenant de ses trois mines actives devrait se situer entre 950.000 et 1 million d’onces », explique le directeur général des opérations. Il a assuré que malgré les sanctions contre le Mali y compris la fermeture des frontières, la mine de Fekola continue de fonctionner sans entrave. La société prévoit d’atteindre ses objectifs de production en 2022 pour Fekola malgré les difficultés rencontrées. Pour l’année 2022, le budget de B2Gold s’élève à 3.973.124 dollars US, soit 2,4 milliards de Fcfa. Notons que le 2 février, la société a annoncé que la filiale malienne de B2Gold avait reçu le nouveau permis de Menankoto, délivré par le gouvernement, conformément aux processus et exigences prévus par le Code minier malien de 2019 qui prévoit une durée initiale de trois ans, renouvelable pour deux périodes supplémentaires de trois ans. FC/MD (AMAP)
Produits pétroliers : Les cours mondiaux tirent les prix vers le haut
Bamako, 17 mar (AMAP) À compter d’aujourd’hui, jeudi 17 mars 2022, le litre du super carburant (essence) sera vendu, au Mali, à 762 Fcfa et le gasoil à 760 Fcfa, a décidé la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers qui s’est réunie, mercredi, à l’Office national des produits pétroliers (ONAP). Cette mesure, consécutive à la flambée du prix du baril liée, à son tour, à la crise en Ukraine, est applicable à compter de mercredi 16 mars 2022 à minuit. À sa sortie de réunion, le directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a expliqué que le contexte actuel est caractérisé par la flambée des cours mondiaux du pétrole. « Ces fortes augmentations selon lui, sont liées à la crise ukrainienne qui, de façon mondiale, a eu des répercussions sur les prix des produits pétroliers ». Selon Modibo Gouro Diall, au mali, depuis près de 16 mois, les consommateurs ont acheté le carburant au même prix qui est de 663 Fcfa pour le super carburant et 593 Fcfa pour le gasoil. « Cette reconduction, a-t-il ajouté, depuis novembre 2020, s’explique par le souci des autorités de la Transition d’œuvrer à préserver le pouvoir d’achat du consommateur. «L’État dans le souci de soutenir les consommateurs a sollicité les opérateurs pour que chaque partenaire puisse faire des sacrifices en vue d’avoir des prix soutenables. C’est ainsi qu’on a procédé à un certain nombre de réduction des charges. Nous avons eu à réduire le transport, la redevance d’usage routier et la marge des opérateurs qui a été diminuée principalement de 20 Fcfa par litre», a souligné M. Diall qui a, par ailleurs, annoncé que l’État a renoncé à une bonne partie des droits et taxes. « Quant aux opérateurs, a-t-il poursuivi, ils ont aussi accepté de renoncer à une partie de leurs marges, en guise d’accompagnement des autorités ». Modibo Gouro Diall a salué le patriotisme et le dynamisme des opérateurs pour ce sacrifice. Et d’assurer que le souci des autorités est de faire en sorte que les prix à la pompe soient compatibles avec le pouvoir d’achat du consommateur. Pour sa part, le secrétaire permanent du Groupement des maliens professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim Touré, il a indiqué que l’augmentation qui est intervenue, n’a rien à voir avec l’embargo de la CEDEAO, parce depuis cette sanction, le Mali pouvait s’approvisionner partout en produits pétroliers. Ibrahim Touré a remercié le dynamisme des opérateurs pétroliers qui sont prêts, selon lui, à assurer la sécurité énergétique du pays. «Nous avons consenti à des réductions sur nos coûts d’approche pour que la population ne souffre pas gravement de l’augmentation. Nous avons revu nos marges et nos frais de transport à la baisse», a Ajouté M. Touré. Selon lui, l’État et les opérateurs économiques ont fait ce qu’il faut. Le secrétaire permanent du GMPP a invité les consommateurs à accepter les efforts consentis par les deux parties. Avant d’ajouter que cette hausse a été imposée par la guerre en Ukraine qui a impacté le marché international. Le 1er vice-président de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA), Abdoul Wahab Diakité, a indiqué que par nature, les associations de consommateurs sont contre toute forme d’augmentation. « Cependant, le contexte actuel nous oblige à accepter la situation », a dit M. Diakité. « S’il n’y avait pas eu cette augmentation, il y aurait, certainement, une pénurie sur le marché. Finalement, ce sont les spéculateurs qui allaient prendre le train », a-t-il soutenu. «Ce que je déplore, c’est que le gouvernement malien communique très peu. Parce que depuis plus d’un an, le gouvernement est en train de faire des efforts, les opérateurs économiques en font autant. Malheureusement, ces actions ne sont pas connues par le grand public», a souligné Abdoul Wahab Diakité. AG/MD (AMAP)
Alousséni Sanou : «Le gouvernement a renoncé à 115 milliards de Fcfa de droits de douanes et de redevances autoroutières pour maintenir les produits pétroliers accessibles »
Par Cheick Moctar TRAORE Bamako, 17 mar (AMAP) De novembre à la date d’hier, mercredi 16 mars 2022, le gouvernement a renoncé aux droits de douanes et de redevances autoroutières dont le cumul atteint 115 milliards de Fcfa, pour permettre aux Maliens, notamment, les couches défavorisées d’avoir, jusqu’ici, accès au carburant à un prix raisonnable. Dans un entretien accordé, mercredi, à l’AMAP, le ministre de l’Économie et des Finances a expliqué les raisons de la hausse des prix du carburant, rappelant, ensuite, ces efforts financiers consentis par le gouvernement pour maintenir les prix des produits de grande consommation à des niveaux abordables. Ce qui avait permis de maintenir le prix à la pompe du super carburant (essence) à 663 Fcfa et le gasoil à 593 Fcfa. Mais, le super, qui était de 663 Fcfa, passe désormais à 762 Fcfa soit une augmentation de 14%. De 593 Fcfa, le litre de gasoil coûte désormais 760 Fcfa, soit une hausse de 28%. En effet, rappelle le ministre en charge des Finances, le super rendu Dakar coûtait 278 Fcfa, contre de 282 pour le gasoil au mois de novembre. «Aujourd’hui, nous sommes à 585,96 Fcfa pour le super soit une hausse de 115% par rapport à novembre. Le gasoil est aujourd’hui cédé 637,20 Fcfa soit une augmentation de 126%. Ces augmentations n’ont pas impacté le prix à la pompe. D’où le manque à gagner total de 115 milliards de Fcfa», a expliqué Alousséni Sanou. Cette hausse progressive du prix du baril à l’international combinée à la crise opposant la Russie à l’Ukraine a fini par avoir raison de ce « volontarisme humaniste et patriotique du gouvernement ». L’Exécutif à qui, souligne le ministre Alousséni Sanou, le président de la Transition a toujours instruit de faire «tout ce qui est possible pour soulager nos concitoyens». À titre d’exemple, le super rendu Dakar coûtait 409 Fcfa au moins de février. Il est passé aujourd’hui à 585,96 Fcfa. Le gasoil qui y valait 400,76 Fcfa y est aujourd’hui cédé 637,20 Fcfa. Ce qui correspond à une augmentation respective de 43% pour le super et 59% pour le gasoil, analyse le patron de l’hôtel des Finances. Dans ces conditions, tous les intervenants dans la chaine de fixation des prix des hydrocarbures, unanimes sur le caractère inévitable de cette hausse, ont dû encore faire des efforts énormes. Afin, selon le ministre, « de minimiser le niveau de la hausse pour le consommateur ». « En la matière, précise M. Sanou, les frais de douanes ont été majorés de 27%. Les frais d’approche qui couvrent les frais des opérateurs, ont été réduits de 27% et les redevances autoroutières ont été réduites de 60 à 75%. «Il faut, ici saluer les opérateurs maliens qui ont accepté que leur marge soit réduite de 33% sur le super et de 50% sur le gasoil», a précisé le ministre Alousséni Sanou. À l’arrivée, le manque à gagner est énorme pour les douanes. Rien qu’au mois de mars, les efforts du gouvernement, en termes de réduction des droits de douanes et de redevances autoroutières, s’élèvent à 2,9 milliards de Fcfa sur les droits de douanes et 2,2 milliards de Fcfa sur les redevances autoroutières. « Ce qui fait un total de 5,1 milliards de Fcfa sur un mois », a évalué le ministre Sanou, ajoutant qu’aucun sacrifice ne sera de trop pour soulager les Maliens. Toutefois, comme pour compenser cette situation qui «pourrait être temporaire», le gouvernement est à pied d’œuvre pour réduire davantage les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, l’huile pour permettre aux consommateurs de passer le mois de Ramadan en toute quiétude, a annoncé le locataire de l’hôtel des finances. Il a rappelé, ensuite. que des dispositions sont prises à cet effet pour un approvisionnement correct du pays. Pour ce faire, a-t-il ajouté, des échanges sont en cours avec les opérateurs de gaz pour assurer un approvisionnement correct du pays en gaz et à un prix raisonnable. CMT/MD (AMAP)
Nouveaux prix des hydrocarbures au Mali : 762 Fcfa le litre d’essence et 760 Fcfa celui du gasoil
Bamako, 17 mar (AMAP) Les prix des hydrocarbures au Mali ont pu être maintenus à un niveau acceptable à savoir 762 f le litre d’essence et 760 f le litre du gasoil, malgré une hausse, a-t-on appris, mercredi, de source officielle. Il ressort des différentes explication du ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, du directeur général de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), Modibo Diall, des représentants des opérateurs des produits pétroliers et des consommateurs, intervenant sur la télévision publique, que les autorités maliennes ont procédé « à la réduction d’un certain nombre de taxes sur les hydrocarbures pour rendre soutenables les prix en République du Mali. » La flambée des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux, exacerbée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, a engendré l’augmentation du prix du carburant pour les consommateurs du monde entier. Face à cette situation le gouvernement du Mali a, également, « invité les opérateurs à réduire leur marge bénéficiaire pour soutenir la population et les autorités ». Par ailleurs, depuis novembre 2020 et jusqu’en février 2022, malgré la hausse continue des prix sur le marché internationale, l’Etat rappelle avoir « maintenu les prix au même niveau, c’est-à-dire 663 Fcfa pour le litre d’essence et 593 Fcfa le litre de gasoil, avec les efforts consentis des pétroliers ». « Ce qui a occasionné une perte de près de 115 milliards de Fcfa pour les caisses l’Etat », a dit le ministre de l’Economie et des Finances sur la télévision publique. MD (AMAP)
Quelque 75 concurrents en compétition à la Semaine des marques au Mali
Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 15 mar (AMAP) Soixante-quinze marques sont en compétition pour divers prix, lors de la première édition de la Semaine des marques qui se tient, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), depuis lundi jusqu’au samedi 19 mars 2022. «Nous avons commencé par la sélection des candidats par catégorie de marque préférée du public. Cette sélection, qui a été présentée au public depuis le 8 mars dernier, continuera jusqu’au 18 du même mois», a annoncé le président du jury, Arouna Kanté. Les marques ont été répertoriées sur la base des fiches de représentation électronique mises à disposition par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI), a révélé M. Kanté. La Semaine des marques vise à valoriser et à donner une meilleure visibilité aux marques nationales, prévenir contre les risques et dangers de la contrefaçon. Ainsi, pour inciter les entreprises à protéger leurs marques au CEMAPI, les organisateurs ont mis en compétition les marques nationales protégées, établies, exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière. Les prix en compétition sont, entre autres, le Prix de la marque préférée du public, de la meilleure marque de produit, le Prix de la meilleure marque de service, le Prix de la meilleure marque à l’international, le Prix de la meilleure marque féminine et le Prix de la meilleure marque du plus jeune entrepreneur. Le president du jury a expliqué que le choix revient aux consommateurs qui peuvent voter, par SMS ou en appelant les numéros : 71 52 30 30/61 52 30 30 et 52 52 31 31 pour leurs marques préférées. Ces marques nominées ont été présentées au public. Il s’agit, pour la catégorie «Meilleure marque du produit», de Fofy, Sapec, Diago. La catégorie «Meilleure marque de service» met en compétition Sama Money, Ispric, Imafer. Quant à la catégorie «Meilleure marque à l’international», elle concerne la société Bara Musso, Thé Achoura, l’hôtel Azalai. Faso Kaba, I ka look sont nominées pour la catégorie «Meilleure marque féminine» et Waati, Diakité robotique pour «la marque du jeune entrepreneur». «Ces activités initiées par les organisateurs de la Semaine permettront « de faire la promotion de nos produits », a commenté la responsable marketing et communication de Sapec. « Remporter par exemple ce prix donnera une grande visibilité à notre marque qui existe depuis 2003 », a ajouté Ramatoulaye Berthé. «Notre objectif est d’avoir le trophée de la meilleure marque de produit», a-t-elle dit. Ewaati est une startup spécialisée dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la robotique. Pour ses responsables, c’est pour promouvoir leurs produits et services qu’ils ont participé à cette Semaine des marques. «Nous avons des produits et services comme e-school, e-security e-marketing, e-care, e-face», ont-ils expliqué. Responsable marketing de Sahel infusion qui existe depuis 2013, Aissata Cissé se dit heureuse de compter parmi les nominées et espère que son entreprise sera retenue pour cette première édition. Quant à la chargée de communication de la société Bara Musso, elle souhaite que cette activité soit encouragée et soutenue. «La Semaine des marques nous a montré qu’on est parmi les grandes entreprises et qu’on est considéré», se réjouit Fatou Sidibé, rappelant que Bara Musso existe depuis 2008. FMS/MD (AMAP)
Plus de 14 000 entreprises voient le jour au Mali, chaque année (Le Premier ministre)
Bamako, 15 mar (AMAP) Chaque année, plus de 14 000 entreprises voient le jour au Mali où 1 055 marques déposées ont été enregistrées, de 2016 à 2022, a-t-on appris, lundi, de source officielle, à l’ouverture de la Semaine des marques. « Ces chiffres placent le Mali dans le Top 5 des gros déposants de l’Organisation africaine de la propriété industrielle (OAPI) », a souligné le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé cette cérémonie, au Centre international de Conférences de Bamako (CICB). La Semaine des marques, qui se déroulera jusqu’au 19 mars, est organisée par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI) et son partenaire Spirit, avec comme thème : «Une marque compétitive : un outil de conquête de marchés». La rencontre mettra en compétition les marques nationales protégées, établies et exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière. Les prix en compétition sont, entre autres, «la marque préférée du public», «la meilleure marque de produit», «la meilleure marque de service», «la meilleure marque à l’international», «la meilleure marque féminine», «la meilleure marque du plus jeune entrepreneur». Pour cette grande première, il y aura une série d’activités, notamment des panels qui permettront aux participants et aux visiteurs de mieux appréhender la question de la marque, comprendre son utilité et savoir comment la protéger. Des conférences sur la contrefaçon et ses méfaits et des ateliers de formation à l’intention des jeunes et des femmes entrepreneurs et de la société civile sont, aussi, au menu de cette Semaine des marques. Il y aura également des émissions télévisées comme «Grin de midi», des caravanes sur les deux rives du fleuve Djoliba (Niger) avec les produits et les sponsors de l’événement, une journée porte ouverte au CEMAPI, des animations et des jeux concours. Pour le chef du gouvernement, cette manifestation économique offre l’occasion de célébrer et magnifier le secteur privé malien qui se distingue, aujourd’hui, « par son dynamisme, sa résilience, son sens patriotique et son engagement de tout instant malgré le contexte économique et géopolitique particulièrement difficile ». Choguel Kokalla Maïga a indiqué qu’avec la mondialisation, la concurrence constitue une menace pour les entreprises qui ne sont pas préparées. D’où la nécessité pour elles de faire recours à la propriété industrielle. « En effet, a ajouté le Premier ministre, la propriété industrielle constitue un outil précieux pour le développement économique de notre pays et pour satisfaire aux impératifs du développement ». Il convient, pour ce faire, d’innover et de créer pour permettre d’améliorer constamment la qualité de vie de nos populations à travers la production et la commercialisation de nos biens de services. Selon le chef du gouvernement, derrière ces biens de services de consommation, il y a une identité, une marque qui permet de créer et de renforcer les liens entre les entreprises et les consommateurs. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, cette Semaine des marques servira donc à donner une meilleure visibilité et à sensibiliser les opérateurs économiques sur l’importance de la marque dans leur stratégie commerciale. Mahmoud Ould Mohamed a précisé que la marque, comme tout autre signe distinctif, est un enjeu incontournable et essentiel en termes de communication d’entreprise. Elle apporte notoriété et confère à l’entreprise une image positive lui permettant de créer un lien fort avec les consommateurs. La marque a une valeur ajoutée et est un véritable capital pour les entreprises. Il s’agit, a poursuivi le ministre de l’Industrie et du Commerce, « de faire valoir la marque malienne qui fait face à une lourde concurrence sous régionale et internationale ». De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, a indiqué que la Semaine des marques vise à inciter les opérateurs économiques à prendre conscience de l’importance de leurs marques, « afin de sécuriser leurs investissements ». M. Bathily a invité les opérateurs et les promoteurs de marques à engager, au niveau du CEMAPI, les démarches nécessaires en vue de la protection de leurs marques contre les contrefaçons et la piraterie. AMK/MD (AMAP)
Opération spéciale d’immatriculation : 2.941 permis de conduire et 874 cartes grises délivrés
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 14 mar (AMAP) Le premier bilan de l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux roues et de délivrance de permis de conduire donne 2.941 permis de conduire et 874 cartes grises délivrés à des propriétaires de tricycles, motos taxis, vélomoteurs, du 15 novembre 2021 au 03 mars 2022. Lors d’une rencontre d’information sur l’opération, le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux, Mamadou Sow, jeudi dernier, au ministère des Transports et des Infrastructures, s’est dit satisfait des résultats atteints par l’opération de délivrance des permis de conduire. Cependant, celle « de délivrance de carte grise fait face à des problèmes liés à la mise à disposition du Certificat de mise à la consommation (CMC), un document douanier », a relevé M. Sow. Cette rencontre, présidée par le représentant du chef du département de tutelle, Dr Moussa Telly, a regroupé les principaux acteurs de l’opération depuis son lancement au mois de novembre dernier, avait pour objectif de faire le bilan des services fournis, de constater les insuffisances et de dégager des perspectives. Selon Mamadou Sow, certains propriétaires ont les vignettes et les factures d’achat de leurs engins, mais ils ne disposent que de certificats de dédouanement global. «Ces documents nous parviennent en photocopie. Après vérification, la majorité de ces documents ne sont pas bons parce que quand les motos sont importées au Mali, elles viennent en pièces détachées dans des cartons. Donc, la douane fait un dédouanement en vrac», a précisé le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux. « Pour surmonter cet obstacle, a-t-il dit, il a été convenu avec le ministère de l’Économie et des Finances de voir la possibilité d’offrir à chaque moto des conditions favorables de dédouanement ». «Les motos taxi, les vélomoteurs et les tricycles seront désormais dédouanés à une somme au rabais, se chiffrant à 5.000 Fcfa par Certificat de mise à la consommation. Nous attendons seulement la décision administrative de la douane pour informer nos partenaires afin que les étudiants, les fonctionnaires, les commerçants viennent immatriculer leur moto au niveau de la direction régionale des transports», a-t-il souligné. En perspective, il est prévu d’installer des équipes à la Maison de la presse, au Centre national des œuvres universitaire (CENOU), à la gendarmerie et la police nationale pour permettre aux usagers de passer les examens pour l’obtention du permis de conduire. « C’est une façon, a jouté M. Sow, de rapprocher l’administration des administrés. Et d’assurer que tout engin non dédouané ne peut ni avoir une carte grise, ni une plaque d’immatriculation ». «Dès lors que le dédouanement est acté, vous vous présentez à la direction régionale des transports pour payer 7.500 Fcfa pour avoir la carte grise et les plaques et 5.000 Fcfa pour obtenir le permis. Les opérations se poursuivront jusqu’au 15 août 2022», a précisé Mamadou Sow. « Passé ce délai, a-t-il prévenu, il y aura un contrôle sur toute l’étendue du territoire ». Le syndicat des motos taxis et celui des conducteurs de tricycle du Mali, présents à cette rencontre, ont apprécié les efforts consentis par les autorités. Ils ont demandé de diligenter le processus d’acquisition du CMC et ont invité leurs membres à accomplir leur devoir citoyen. AG/MD (AMAP)

