Produits pétroliers : Les cours mondiaux tirent les prix vers le haut
Bamako, 17 mar (AMAP) À compter d’aujourd’hui, jeudi 17 mars 2022, le litre du super carburant (essence) sera vendu, au Mali, à 762 Fcfa et le gasoil à 760 Fcfa, a décidé la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers qui s’est réunie, mercredi, à l’Office national des produits pétroliers (ONAP). Cette mesure, consécutive à la flambée du prix du baril liée, à son tour, à la crise en Ukraine, est applicable à compter de mercredi 16 mars 2022 à minuit. À sa sortie de réunion, le directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a expliqué que le contexte actuel est caractérisé par la flambée des cours mondiaux du pétrole. « Ces fortes augmentations selon lui, sont liées à la crise ukrainienne qui, de façon mondiale, a eu des répercussions sur les prix des produits pétroliers ». Selon Modibo Gouro Diall, au mali, depuis près de 16 mois, les consommateurs ont acheté le carburant au même prix qui est de 663 Fcfa pour le super carburant et 593 Fcfa pour le gasoil. « Cette reconduction, a-t-il ajouté, depuis novembre 2020, s’explique par le souci des autorités de la Transition d’œuvrer à préserver le pouvoir d’achat du consommateur. «L’État dans le souci de soutenir les consommateurs a sollicité les opérateurs pour que chaque partenaire puisse faire des sacrifices en vue d’avoir des prix soutenables. C’est ainsi qu’on a procédé à un certain nombre de réduction des charges. Nous avons eu à réduire le transport, la redevance d’usage routier et la marge des opérateurs qui a été diminuée principalement de 20 Fcfa par litre», a souligné M. Diall qui a, par ailleurs, annoncé que l’État a renoncé à une bonne partie des droits et taxes. « Quant aux opérateurs, a-t-il poursuivi, ils ont aussi accepté de renoncer à une partie de leurs marges, en guise d’accompagnement des autorités ». Modibo Gouro Diall a salué le patriotisme et le dynamisme des opérateurs pour ce sacrifice. Et d’assurer que le souci des autorités est de faire en sorte que les prix à la pompe soient compatibles avec le pouvoir d’achat du consommateur. Pour sa part, le secrétaire permanent du Groupement des maliens professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim Touré, il a indiqué que l’augmentation qui est intervenue, n’a rien à voir avec l’embargo de la CEDEAO, parce depuis cette sanction, le Mali pouvait s’approvisionner partout en produits pétroliers. Ibrahim Touré a remercié le dynamisme des opérateurs pétroliers qui sont prêts, selon lui, à assurer la sécurité énergétique du pays. «Nous avons consenti à des réductions sur nos coûts d’approche pour que la population ne souffre pas gravement de l’augmentation. Nous avons revu nos marges et nos frais de transport à la baisse», a Ajouté M. Touré. Selon lui, l’État et les opérateurs économiques ont fait ce qu’il faut. Le secrétaire permanent du GMPP a invité les consommateurs à accepter les efforts consentis par les deux parties. Avant d’ajouter que cette hausse a été imposée par la guerre en Ukraine qui a impacté le marché international. Le 1er vice-président de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA), Abdoul Wahab Diakité, a indiqué que par nature, les associations de consommateurs sont contre toute forme d’augmentation. « Cependant, le contexte actuel nous oblige à accepter la situation », a dit M. Diakité. « S’il n’y avait pas eu cette augmentation, il y aurait, certainement, une pénurie sur le marché. Finalement, ce sont les spéculateurs qui allaient prendre le train », a-t-il soutenu. «Ce que je déplore, c’est que le gouvernement malien communique très peu. Parce que depuis plus d’un an, le gouvernement est en train de faire des efforts, les opérateurs économiques en font autant. Malheureusement, ces actions ne sont pas connues par le grand public», a souligné Abdoul Wahab Diakité. AG/MD (AMAP)
Alousséni Sanou : «Le gouvernement a renoncé à 115 milliards de Fcfa de droits de douanes et de redevances autoroutières pour maintenir les produits pétroliers accessibles »
Par Cheick Moctar TRAORE Bamako, 17 mar (AMAP) De novembre à la date d’hier, mercredi 16 mars 2022, le gouvernement a renoncé aux droits de douanes et de redevances autoroutières dont le cumul atteint 115 milliards de Fcfa, pour permettre aux Maliens, notamment, les couches défavorisées d’avoir, jusqu’ici, accès au carburant à un prix raisonnable. Dans un entretien accordé, mercredi, à l’AMAP, le ministre de l’Économie et des Finances a expliqué les raisons de la hausse des prix du carburant, rappelant, ensuite, ces efforts financiers consentis par le gouvernement pour maintenir les prix des produits de grande consommation à des niveaux abordables. Ce qui avait permis de maintenir le prix à la pompe du super carburant (essence) à 663 Fcfa et le gasoil à 593 Fcfa. Mais, le super, qui était de 663 Fcfa, passe désormais à 762 Fcfa soit une augmentation de 14%. De 593 Fcfa, le litre de gasoil coûte désormais 760 Fcfa, soit une hausse de 28%. En effet, rappelle le ministre en charge des Finances, le super rendu Dakar coûtait 278 Fcfa, contre de 282 pour le gasoil au mois de novembre. «Aujourd’hui, nous sommes à 585,96 Fcfa pour le super soit une hausse de 115% par rapport à novembre. Le gasoil est aujourd’hui cédé 637,20 Fcfa soit une augmentation de 126%. Ces augmentations n’ont pas impacté le prix à la pompe. D’où le manque à gagner total de 115 milliards de Fcfa», a expliqué Alousséni Sanou. Cette hausse progressive du prix du baril à l’international combinée à la crise opposant la Russie à l’Ukraine a fini par avoir raison de ce « volontarisme humaniste et patriotique du gouvernement ». L’Exécutif à qui, souligne le ministre Alousséni Sanou, le président de la Transition a toujours instruit de faire «tout ce qui est possible pour soulager nos concitoyens». À titre d’exemple, le super rendu Dakar coûtait 409 Fcfa au moins de février. Il est passé aujourd’hui à 585,96 Fcfa. Le gasoil qui y valait 400,76 Fcfa y est aujourd’hui cédé 637,20 Fcfa. Ce qui correspond à une augmentation respective de 43% pour le super et 59% pour le gasoil, analyse le patron de l’hôtel des Finances. Dans ces conditions, tous les intervenants dans la chaine de fixation des prix des hydrocarbures, unanimes sur le caractère inévitable de cette hausse, ont dû encore faire des efforts énormes. Afin, selon le ministre, « de minimiser le niveau de la hausse pour le consommateur ». « En la matière, précise M. Sanou, les frais de douanes ont été majorés de 27%. Les frais d’approche qui couvrent les frais des opérateurs, ont été réduits de 27% et les redevances autoroutières ont été réduites de 60 à 75%. «Il faut, ici saluer les opérateurs maliens qui ont accepté que leur marge soit réduite de 33% sur le super et de 50% sur le gasoil», a précisé le ministre Alousséni Sanou. À l’arrivée, le manque à gagner est énorme pour les douanes. Rien qu’au mois de mars, les efforts du gouvernement, en termes de réduction des droits de douanes et de redevances autoroutières, s’élèvent à 2,9 milliards de Fcfa sur les droits de douanes et 2,2 milliards de Fcfa sur les redevances autoroutières. « Ce qui fait un total de 5,1 milliards de Fcfa sur un mois », a évalué le ministre Sanou, ajoutant qu’aucun sacrifice ne sera de trop pour soulager les Maliens. Toutefois, comme pour compenser cette situation qui «pourrait être temporaire», le gouvernement est à pied d’œuvre pour réduire davantage les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, l’huile pour permettre aux consommateurs de passer le mois de Ramadan en toute quiétude, a annoncé le locataire de l’hôtel des finances. Il a rappelé, ensuite. que des dispositions sont prises à cet effet pour un approvisionnement correct du pays. Pour ce faire, a-t-il ajouté, des échanges sont en cours avec les opérateurs de gaz pour assurer un approvisionnement correct du pays en gaz et à un prix raisonnable. CMT/MD (AMAP)
Nouveaux prix des hydrocarbures au Mali : 762 Fcfa le litre d’essence et 760 Fcfa celui du gasoil
Bamako, 17 mar (AMAP) Les prix des hydrocarbures au Mali ont pu être maintenus à un niveau acceptable à savoir 762 f le litre d’essence et 760 f le litre du gasoil, malgré une hausse, a-t-on appris, mercredi, de source officielle. Il ressort des différentes explication du ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, du directeur général de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), Modibo Diall, des représentants des opérateurs des produits pétroliers et des consommateurs, intervenant sur la télévision publique, que les autorités maliennes ont procédé « à la réduction d’un certain nombre de taxes sur les hydrocarbures pour rendre soutenables les prix en République du Mali. » La flambée des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux, exacerbée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, a engendré l’augmentation du prix du carburant pour les consommateurs du monde entier. Face à cette situation le gouvernement du Mali a, également, « invité les opérateurs à réduire leur marge bénéficiaire pour soutenir la population et les autorités ». Par ailleurs, depuis novembre 2020 et jusqu’en février 2022, malgré la hausse continue des prix sur le marché internationale, l’Etat rappelle avoir « maintenu les prix au même niveau, c’est-à-dire 663 Fcfa pour le litre d’essence et 593 Fcfa le litre de gasoil, avec les efforts consentis des pétroliers ». « Ce qui a occasionné une perte de près de 115 milliards de Fcfa pour les caisses l’Etat », a dit le ministre de l’Economie et des Finances sur la télévision publique. MD (AMAP)
Quelque 75 concurrents en compétition à la Semaine des marques au Mali
Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 15 mar (AMAP) Soixante-quinze marques sont en compétition pour divers prix, lors de la première édition de la Semaine des marques qui se tient, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), depuis lundi jusqu’au samedi 19 mars 2022. «Nous avons commencé par la sélection des candidats par catégorie de marque préférée du public. Cette sélection, qui a été présentée au public depuis le 8 mars dernier, continuera jusqu’au 18 du même mois», a annoncé le président du jury, Arouna Kanté. Les marques ont été répertoriées sur la base des fiches de représentation électronique mises à disposition par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI), a révélé M. Kanté. La Semaine des marques vise à valoriser et à donner une meilleure visibilité aux marques nationales, prévenir contre les risques et dangers de la contrefaçon. Ainsi, pour inciter les entreprises à protéger leurs marques au CEMAPI, les organisateurs ont mis en compétition les marques nationales protégées, établies, exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière. Les prix en compétition sont, entre autres, le Prix de la marque préférée du public, de la meilleure marque de produit, le Prix de la meilleure marque de service, le Prix de la meilleure marque à l’international, le Prix de la meilleure marque féminine et le Prix de la meilleure marque du plus jeune entrepreneur. Le president du jury a expliqué que le choix revient aux consommateurs qui peuvent voter, par SMS ou en appelant les numéros : 71 52 30 30/61 52 30 30 et 52 52 31 31 pour leurs marques préférées. Ces marques nominées ont été présentées au public. Il s’agit, pour la catégorie «Meilleure marque du produit», de Fofy, Sapec, Diago. La catégorie «Meilleure marque de service» met en compétition Sama Money, Ispric, Imafer. Quant à la catégorie «Meilleure marque à l’international», elle concerne la société Bara Musso, Thé Achoura, l’hôtel Azalai. Faso Kaba, I ka look sont nominées pour la catégorie «Meilleure marque féminine» et Waati, Diakité robotique pour «la marque du jeune entrepreneur». «Ces activités initiées par les organisateurs de la Semaine permettront « de faire la promotion de nos produits », a commenté la responsable marketing et communication de Sapec. « Remporter par exemple ce prix donnera une grande visibilité à notre marque qui existe depuis 2003 », a ajouté Ramatoulaye Berthé. «Notre objectif est d’avoir le trophée de la meilleure marque de produit», a-t-elle dit. Ewaati est une startup spécialisée dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la robotique. Pour ses responsables, c’est pour promouvoir leurs produits et services qu’ils ont participé à cette Semaine des marques. «Nous avons des produits et services comme e-school, e-security e-marketing, e-care, e-face», ont-ils expliqué. Responsable marketing de Sahel infusion qui existe depuis 2013, Aissata Cissé se dit heureuse de compter parmi les nominées et espère que son entreprise sera retenue pour cette première édition. Quant à la chargée de communication de la société Bara Musso, elle souhaite que cette activité soit encouragée et soutenue. «La Semaine des marques nous a montré qu’on est parmi les grandes entreprises et qu’on est considéré», se réjouit Fatou Sidibé, rappelant que Bara Musso existe depuis 2008. FMS/MD (AMAP)
Plus de 14 000 entreprises voient le jour au Mali, chaque année (Le Premier ministre)
Bamako, 15 mar (AMAP) Chaque année, plus de 14 000 entreprises voient le jour au Mali où 1 055 marques déposées ont été enregistrées, de 2016 à 2022, a-t-on appris, lundi, de source officielle, à l’ouverture de la Semaine des marques. « Ces chiffres placent le Mali dans le Top 5 des gros déposants de l’Organisation africaine de la propriété industrielle (OAPI) », a souligné le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé cette cérémonie, au Centre international de Conférences de Bamako (CICB). La Semaine des marques, qui se déroulera jusqu’au 19 mars, est organisée par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI) et son partenaire Spirit, avec comme thème : «Une marque compétitive : un outil de conquête de marchés». La rencontre mettra en compétition les marques nationales protégées, établies et exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière. Les prix en compétition sont, entre autres, «la marque préférée du public», «la meilleure marque de produit», «la meilleure marque de service», «la meilleure marque à l’international», «la meilleure marque féminine», «la meilleure marque du plus jeune entrepreneur». Pour cette grande première, il y aura une série d’activités, notamment des panels qui permettront aux participants et aux visiteurs de mieux appréhender la question de la marque, comprendre son utilité et savoir comment la protéger. Des conférences sur la contrefaçon et ses méfaits et des ateliers de formation à l’intention des jeunes et des femmes entrepreneurs et de la société civile sont, aussi, au menu de cette Semaine des marques. Il y aura également des émissions télévisées comme «Grin de midi», des caravanes sur les deux rives du fleuve Djoliba (Niger) avec les produits et les sponsors de l’événement, une journée porte ouverte au CEMAPI, des animations et des jeux concours. Pour le chef du gouvernement, cette manifestation économique offre l’occasion de célébrer et magnifier le secteur privé malien qui se distingue, aujourd’hui, « par son dynamisme, sa résilience, son sens patriotique et son engagement de tout instant malgré le contexte économique et géopolitique particulièrement difficile ». Choguel Kokalla Maïga a indiqué qu’avec la mondialisation, la concurrence constitue une menace pour les entreprises qui ne sont pas préparées. D’où la nécessité pour elles de faire recours à la propriété industrielle. « En effet, a ajouté le Premier ministre, la propriété industrielle constitue un outil précieux pour le développement économique de notre pays et pour satisfaire aux impératifs du développement ». Il convient, pour ce faire, d’innover et de créer pour permettre d’améliorer constamment la qualité de vie de nos populations à travers la production et la commercialisation de nos biens de services. Selon le chef du gouvernement, derrière ces biens de services de consommation, il y a une identité, une marque qui permet de créer et de renforcer les liens entre les entreprises et les consommateurs. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, cette Semaine des marques servira donc à donner une meilleure visibilité et à sensibiliser les opérateurs économiques sur l’importance de la marque dans leur stratégie commerciale. Mahmoud Ould Mohamed a précisé que la marque, comme tout autre signe distinctif, est un enjeu incontournable et essentiel en termes de communication d’entreprise. Elle apporte notoriété et confère à l’entreprise une image positive lui permettant de créer un lien fort avec les consommateurs. La marque a une valeur ajoutée et est un véritable capital pour les entreprises. Il s’agit, a poursuivi le ministre de l’Industrie et du Commerce, « de faire valoir la marque malienne qui fait face à une lourde concurrence sous régionale et internationale ». De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, a indiqué que la Semaine des marques vise à inciter les opérateurs économiques à prendre conscience de l’importance de leurs marques, « afin de sécuriser leurs investissements ». M. Bathily a invité les opérateurs et les promoteurs de marques à engager, au niveau du CEMAPI, les démarches nécessaires en vue de la protection de leurs marques contre les contrefaçons et la piraterie. AMK/MD (AMAP)
Opération spéciale d’immatriculation : 2.941 permis de conduire et 874 cartes grises délivrés
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 14 mar (AMAP) Le premier bilan de l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux roues et de délivrance de permis de conduire donne 2.941 permis de conduire et 874 cartes grises délivrés à des propriétaires de tricycles, motos taxis, vélomoteurs, du 15 novembre 2021 au 03 mars 2022. Lors d’une rencontre d’information sur l’opération, le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux, Mamadou Sow, jeudi dernier, au ministère des Transports et des Infrastructures, s’est dit satisfait des résultats atteints par l’opération de délivrance des permis de conduire. Cependant, celle « de délivrance de carte grise fait face à des problèmes liés à la mise à disposition du Certificat de mise à la consommation (CMC), un document douanier », a relevé M. Sow. Cette rencontre, présidée par le représentant du chef du département de tutelle, Dr Moussa Telly, a regroupé les principaux acteurs de l’opération depuis son lancement au mois de novembre dernier, avait pour objectif de faire le bilan des services fournis, de constater les insuffisances et de dégager des perspectives. Selon Mamadou Sow, certains propriétaires ont les vignettes et les factures d’achat de leurs engins, mais ils ne disposent que de certificats de dédouanement global. «Ces documents nous parviennent en photocopie. Après vérification, la majorité de ces documents ne sont pas bons parce que quand les motos sont importées au Mali, elles viennent en pièces détachées dans des cartons. Donc, la douane fait un dédouanement en vrac», a précisé le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux. « Pour surmonter cet obstacle, a-t-il dit, il a été convenu avec le ministère de l’Économie et des Finances de voir la possibilité d’offrir à chaque moto des conditions favorables de dédouanement ». «Les motos taxi, les vélomoteurs et les tricycles seront désormais dédouanés à une somme au rabais, se chiffrant à 5.000 Fcfa par Certificat de mise à la consommation. Nous attendons seulement la décision administrative de la douane pour informer nos partenaires afin que les étudiants, les fonctionnaires, les commerçants viennent immatriculer leur moto au niveau de la direction régionale des transports», a-t-il souligné. En perspective, il est prévu d’installer des équipes à la Maison de la presse, au Centre national des œuvres universitaire (CENOU), à la gendarmerie et la police nationale pour permettre aux usagers de passer les examens pour l’obtention du permis de conduire. « C’est une façon, a jouté M. Sow, de rapprocher l’administration des administrés. Et d’assurer que tout engin non dédouané ne peut ni avoir une carte grise, ni une plaque d’immatriculation ». «Dès lors que le dédouanement est acté, vous vous présentez à la direction régionale des transports pour payer 7.500 Fcfa pour avoir la carte grise et les plaques et 5.000 Fcfa pour obtenir le permis. Les opérations se poursuivront jusqu’au 15 août 2022», a précisé Mamadou Sow. « Passé ce délai, a-t-il prévenu, il y aura un contrôle sur toute l’étendue du territoire ». Le syndicat des motos taxis et celui des conducteurs de tricycle du Mali, présents à cette rencontre, ont apprécié les efforts consentis par les autorités. Ils ont demandé de diligenter le processus d’acquisition du CMC et ont invité leurs membres à accomplir leur devoir citoyen. AG/MD (AMAP)
Les acteurs planchent sur l’amélioration du nouveau Code minier malien
Bamako, 11 fév (AMAP) L’extension des obligations de protection de l’environnement à la phase de recherche est une innovation attendue dans le Nouveau Code minier du Mali dont discutent, du 10 au 12 février, les acteurs miniers pour en explorer les pistes d’amélioration possible, (lire suite :http://lessor.ml )
Orpaillage par dragage : Le fleuve Niger se meurt, la faune aquatique presque décimée
Par Cheick A. DIA Bamako, 10 fer (AMAP) Ces engins de fabrication artisanale, équipés d’un moteur de voiture «Mercedes 190» diesel, sont utilisés dans le lit des cours d’eau pour y extraire de l’or. Le fuel et les autres produits chimiques utilisés dans l’activité sont déversés directement dans le fleuve. En plus de la pollution hydrique, l’orpaillage par dragage perturbe l’habitat de la faune aquatique. (Lire la suite : http://lessor.ml)
Gaz butane : La pénurie encore et encore !
Par Makan SISSOKO Bamako, 05 janv (AMAP) Depuis quelques semaines, on constate une pénurie de gaz butane à Bamako et ses environs. Le problème, qui serait dû au retard de la subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz, se pose, pratiquement, chaque année, pénalisant les consommateurs. «Nous connaissons tous les dangers de la coupure du bois mais si on n’arrive pas à trouver une solution au manque de gaz, nous n’avons d’autre choix que d’utiliser du bois et du charbon pour faire cuire nos aliments», s’exprime ainsi un chef de famille sous le couvert de l’anonymat. «Depuis plus d’un mois, je n’arrive pas à recharger mes deux bonbonnes de gaz. Aujourd’hui, je me suis réveillée à 4 heures du matin pour faire le feu de bois et préparer le petit déjeuner», explique la ménagère Assan Keïta. Abondant dans le même sens, une autre ménagère, Oumou Traoré, soutient qu’avec la rareté du gaz en ville, le prix de recharge de la bouteille de 6 kg a connu actuellement une augmentation dans son quartier à Kalabancoura. Selon elle, le prix a flambé de 3000 Fcfa à 4000 Fcfa voire 5000 Fcfa dans certains points de recharge. Au marché Dibidani où notre équipe de reportage a constaté que de nombreux magasins de vente de gaz n’avaient plus de stock. Le revendeur Hamady Diawara explique que depuis deux semaines, il ne parvient plus à avoir le produit auprès des fournisseurs. «Nous vendons et rechargeons des bonbonnes de gaz. Mais maintenant nous ne disposons pas de gaz», déplore le commerçant. « Néanmoins, dit-il, certains fournisseurs continuent à ravitailler le marché ». Le revendeur Souleymane Simpara signale que certains de ces collègues profitent de cette situation pour augmenter les prix de la bouteille de 6 kg à 4000 ou 5000 Fcfa alors que le prix normal est de 3000 Fcfa. Cheickna Bocoum est distributeur de gaz. Il pense que cette pénurie est, en grande partie, due au problème de subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz. «C’est un problème qui revient pratiquement chaque année. Nous les distributeurs, nous en subissons directement les conséquences. Nous souhaitons que l’État fasse quelque chose pour que nous puissions avoir du gaz pour satisfaire nos clients», plaide-t-il Rencontrée dans son bureau à Hamadallaye ACI 2000, la directrice générale de la Société d’importation, de conditionnement et de distribution de gaz «Kama Gaz», Fatoumata Koudy Diallo, explique que cette pénurie de gaz est une conjugaison de plusieurs facteurs. «Nous nous approvisionnons essentiellement sur l’axe Dakar. Courant décembre, il y avait un mouvement d’humeur des transporteurs à Dakar qui a impacté un peu nos activités. Par ailleurs, le fait que la subvention de l’État ne tombe pas encore, la plupart des sociétés d’importation de gaz n’arrivent pas à tenir au niveau de leurs trésoreries», détaille Fatoumata Koudy Diallo. Cependant, notre interlocutrice précise que sa société est dans la tendance habituelle d’importation et de distribution de gaz. «À notre niveau, nous disposons suffisamment de gaz et nous continuons à le distribuer aux prix habituels. À travers des courriers, nous avons instruit nos distributeurs de respecter les prix consensuels », dit-elle. La directrice de Kama Gaz fait remarquer que les prix du gaz connaissent actuellement une hausse mondiale. « Et cela nous impacte considérablement. En ce moment, il nous faut engranger beaucoup plus de trésoreries pour pouvoir payer suffisamment de gaz», explique-t-elle. Elle ajoute, aussi, le fait qu’il y a beaucoup de retard par rapport à la subvention du gaz par l’État qui joue énormément sur les opérateurs gaziers. «L’Etat subventionne pour que les consommateurs aient le gaz à un prix raisonnable. Mais quand les subventions ne tombent pas à temps, ça devient un peu compliqué pour les opérateurs», argumente Fatoumata Koudy Diallo. Pour en savoir davantage sur la subvention de l’État dans ce secteur, nous avons tenté d’approcher les responsables de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rural (AMADER) et d’autres sociétés de gaz, nos efforts sont restés vains. MS/MD (AMAP)
Lancement de l’extension du réseau électrique de San et environs (Centre)
San, 09 déc (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokala Maiga, a lancé, jeudi, à la place de l’Indépendance, les travaux d’extension du réseau électrique de la ville de San et environs, dans le Centre du Mali. Selon le chef du gouvernement, accompagné d’une forte délégation dont le Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Seydou Lamine Traoré, la réalisation de ce projet “tant attendu par les populations de San, va permettre de desservir plusieurs quartiers de la ville et villages environnants dont Parana, Sibougou et Sienso”. Le projet va créer plus de 150 emplois, satisfaire les demandes de branchement, augmenter le nombre d’abonnés qui passera, désormais, de 5 000 à 20 000 et doter la ville de 1 000 foyers d’éclairage public. D’un coût global de près de 5 milliards de francs Cfa, financé par le gouvernement du Mali et Energie du Mali (EDM-Sa), le projet concerne l’exécution de 182 km de réseau dont 30 km de haute tension et 152 km de réseau intérieur de basse tension. Le Dr Choguel Kokala Maiga a invité l’entreprise Elect Sahel SARL, chargé de l’exécution du projet “de tout mettre en œuvre pour livrer les travaux au terme du délai contractual”. Avant de terminer son discours, il a, au nom du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, adressé aux populations de San, ses salutations fraternelles et leur a dit, que le Chef de l’Etat “compte sur leurs bénédictions autant que sur celles de l’ensemble des populations maliennes pour guider ses pas, dans la vérité et dans la sincérité, vers le redressement national”. Pour le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, le renforcement et l’extension du réseau de distribution électrique est un projet que les populations de San ont longtemps attendu après tant de souffrances vécues. Selon elle, sa réalisation “va apporter beaucoup de Bonheur” dans sa commune, notamment par la création d’emplois pour les jeunes, la réduction de l’insécurité et l’amélioration de la productivité dans divers secteurs de la vie économique. L’édile de San a évoqué certaines préoccupations majeures de sa commune et sollicité l’aide du gouvernement pour les résoudre. Il s’agit, notamment, du problème d’eau potable et de l’enclavement de certains villages par rapport au chef-lieu de commune. À ces difficultés s’ajoutent des milliers d’hectares de plaines rizicoles non aménagées, de l’assèchement de la mare du Sanké et du faible rendement des riziculteurs qui n’ont malheureusement pu faire la contre saison, cette année, à cause de la mauvaise pluviométrie. Auparavant , Mme Félicité Diarra a adressé ses vifs remerciements au président de la Transition, au Premier ministre et à son équipe, pour l’effort qu’ils déploient “constamment pour la restauration des valeurs cardinales” de notre pays. Elle a, également, loué le combat permanent du gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, pour la paix et le développement, depuis qu’il est arrivé dans la région.. Le premier ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités traditionnelles de la ville de San qui ont fait des bénédictions pour la réussite de la Transition et la paix au Mali. NC (AMAP)

