CAN 2025 : Le Mali en huitièmes de finale
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Alou SISSOKO (Photos) Casablanca, 29 déc (AMAP) Les Aigles du Mali disputeront les huitièmes de finale de la CAN, Maroc 2025 après s’être qualifiés, lundi, pour le deuxième tour de la compétition, par un match nul contre les Comores (0-0), au complexe sportif Mohammed V de Casablanca, au compte de la 3è journée du groupe A. Les joueurs de Tom Saintfiet terminent à la 2è place de leur groupe avec 3 points derrière le Maroc (7 points) qui a battu la Zambie (3-0) dans l’autre match de la poule. En huitième de finale, le capitaine Yves Bissouma et ses partenaires affronteront le deuxième du groupe C, le samedi 3 janvier au complexe sportif Mohammed V de Casablanca à 20h. La Tunisie, qui occupe actuellement la deuxième place du groupe C avec 3 points, sera probablement le prochain adversaire des Aigles. Les Maliens seront fixés ce mardi à l’issue des rencontres du groupe C : Ouganda-Nigeria, Tanzanie-Tunisie (17h). Après deux journées de débats, le Nigeria mène la course avec 6 points devant la Tunisie (3 points), la Tanzanie (1 point) et l’Ouganda (1 point). En 2019 en Égypte, en 2022 au Cameroun et en 2024 en Côte d’Ivoire, le Mali a atteint les huitièmes de finale. LMD/MD (AMAP)
Traditions locales : Le péril de la modernité
Par Abdoulaye Telli BALDE Diamou, 28 déc (AMAP) Pendant des décennies, l’éducation et l’organisation sociale au sein des communautés Khassonké reposaient sur un socle communautaire solide. Ce modèle, fondé sur la transmission des valeurs, des savoirs et des responsabilités collectives, a longtemps garanti la cohésion sociale. Aujourd’hui, cet équilibre est profondément fragilisé par la modernité et la généralisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Nianankoro Konaté, notable et figure respectée du milieu Khassonké, se souvient d’une époque où l’initiation des enfants relevait d’une responsabilité collective. Vers l’âge de 14 ans, tous les garçons étaient circoncis ensemble puis retirés du monde pendant plusieurs semaines. Placés sous l’encadrement de jeunes initiés, appelés « Sembé », ils recevaient une éducation fondée sur les valeurs essentielles de la société : loyauté, dignité, honneur, mais aussi solidarité, partage, tolérance, respect et vivre ensemble. Pendant cette période, on imprégnait également les initiés des interdits sociaux considérés comme déshonorants, tels que le vol, le mensonge, l’adultère, etc. L’initiation s’achevait par une cérémonie marquant le passage à une étape supérieure. L’épreuve du « Mamo », organisée de nuit en brousse, visait à forger le courage et à éprouver la détermination des jeunes initiés. Derrière ce mythe, dont seuls les initiés détenaient la signification réelle, se cachait un puissant outil pédagogique destiné à renforcer l’endurance morale et le sens des responsabilités. Le mariage constituait également un pilier central de la vie sociale. Autrefois, il relevait avant tout de la sphère familiale. Les parents se chargeaient de choisir, pour leur fils, une épouse issue d’une famille reconnue pour ses valeurs et sa bonne moralité. Les démarches se faisaient progressivement, à travers des étapes bien définies, (première, deuxième et troisième remise de cola), permettant à la belle famille de mener des enquêtes discrètes et d’observer les futurs époux. Une fois l’accord donné, l’union se célébrait dans la simplicité. Le mariage n’était pas une affaire de richesse, mais de respectabilité et de confiance entre les familles. MUTATIONS ET RUPTURE : – Avec l’avènement de la modernité, ces pratiques ont profondément évolué. Aujourd’hui, les jeunes se rencontrent, s’aiment et nouent des relations avant d’en informer leurs parents. Dans le même temps, de nouvelles exigences se sont greffées aux cérémonies matrimoniales : tenues uniformes, dîners, festivités multiples. Ces extravagances ont contribué à rendre les mariages de plus en plus coûteux, transformant progressivement l’union en une affaire d’argent. Selon Nianankoro Konaté, cette évolution explique « en partie la fragilité et la courte durée de nombreux mariages contemporains. » Outre les rites et les relations familiales, la modernité a également bouleversé les relations humaines et les mécanismes de transmission des valeurs sociétales. Pour Moussa Yalcouyé, enseignant à la retraite, cette mutation « touche en profondeur le système éducatif, y compris dans ses dimensions institutionnelles. » Il constate l’effacement progressif des liens de proximité qui structuraient autrefois la vie quotidienne. Dans les familles comme dans les « grins » (clubs d’amis), les moments d’échange et de discussion collective ont cédé la place à une communication de circonstance. Là où l’on causait et partageait librement, chacun est désormais absorbé par son téléphone, échangeant avec des personnes à des milliers de kilomètres par réseaux sociaux interposés, tout en ignorant parfois celles qui se trouvent, tout près, a portée de voix. Il rappelle qu’autrefois, les grands parents jouaient un rôle central dans l’éducation informelle. Ils regroupaient, la nuit au tour du feu, les enfants pour leur raconter des histoires soigneusement construites, porteuses de leçons de vie, de sagesse et de repères culturels. Ces récits contribuaient à façonner le caractère, à transmettre les valeurs et à renforcer le vivre ensemble. « Aujourd’hui, observe-t-il, ces pratiques se raréfient. Dans de nombreuses familles, lorsque les regards ne sont pas rivés sur les téléphones portables, ils se tournent vers les écrans de télévision, reléguant les échanges humains au second plan. » Pour Moussa Yalcouyé, cette évolution traduit une rupture silencieuse dans la transmission des savoirs et des valeurs. L’éducation, autrefois collective et encadrée par les aînés, est désormais largement influencée par les écrans et les réseaux sociaux, souvent sans filtre ni accompagnement. Il plaide ainsi pour une régulation plus stricte des réseaux sociaux et pour un rôle plus affirmé de l’État, notamment à travers l’encadrement des contenus et la promotion de productions locales en harmonie avec les valeurs ancestrales. Ces témoignages révèlent une société en pleine mutation, où la modernité fragilise progressivement les repères traditionnels. L’enjeu n’est pas de freiner le changement, mais de préserver les valeurs essentielles afin que l’évolution se fasse sans rompre le lien social et culturel. ATB/MD (AMAP)
Clôture de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : La palme revient à la Région de Bougouni
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 28 Déc (AMAP) Le premier prix de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, qui s’est déroulée du 18 au 28 décembre, a été remporté par la Région de Bougouni, suivie de Dioïla et de la Région de Tombouctou lauréat du troisième prix, au terme de la compétition dont la clôture, samedi, a été présidée, au nom du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Le Jury présidé par le Dr Fodé Moussa Sidibé a attribué le prix spécial du Président de la Transition, d’une valeur d’un million de francs CFA, à l’Orchestre moderne de Kidal, tandis que l’édition de 2027 sera organisée à Bougouni. Les dix jours de compétitions entre les troupes régionales, « dans une saine émulation, ont permis au public, nombreux à tous les spectacles, d’apprécier la qualité des prestations et de découvrir les talents émergents des terroirs du Mali », a dit le chef du gouvernement. « Ainsi, conformément à la vision du Président de la Transition, Chef de l’État, la biennale contribue incontestablement à la promotion accrue des talents du Mali », a ajouté le général Maiga Il a adressé ses félicitations aux Gouverneurs de la Région de Tombouctou, tous les Gouverneurs de Région et du district de Bamako, Tout comme a tous les responsables locaux pour leur « implication personnelle », et les responsables techniques pour le challenge reussi et pour la bonne organisation de l’évènement. Il n’a pas omis les Légitimités traditionnelles de Tombouctou pour leur « Diatiguiya », les organisateurs et tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’évènement. Avec une mention spéciale à nos forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur efficacité ainsi que les artistes et artisans. « Malgré les défis sécuritaires, économiques et sociaux, le Mali reste debout, fier de ses valeurs et confiant en son destin. Et Tombouctou 2025 restera gravée comme une étape majeure dans la renaissance culturelle de notre Nation », a dit Abdoulaye Maiga. Il a annonce les trois régions qui abriteront respectivement la Biennale : la Région de Bougouni en 2027, Koulikoro en 2029 et Gao en 2031. « L’édition de 2025 était un défi pour terminer en beauté, l’Année de la Culture, décrétée par le Président de la Transition. Elle a été marquée par la confirmation de la volonté du Président de la Transition de réunir toutes les régions pour la première fois au Nord du Mali autour de nos valeurs, de la paix, de la cohésion sociale, et du vivre-ensemble », a dit, pour sa part, le ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé. « Cette Biennale a été celle de la résilience, de l’innovation et de l’unité nationale. Pendant dix jours, la Cité des 333 Saints a retrouvé son souffle. Elle est redevenue un carrefour vivant de cultures, de création et de rencontres », a ajouté M. Daffé. Des prix spéciaux ont été attribués à des artistes tout comme des attestations de participation. Une cérémonie accompagnée par la prestation du célèbre comédien Habib Dembélé dit Guimba national et la chanteuse Ami Wassidjé après l’exécution de l’hymne national. La cérémonie a été clôturée par la remise du drapeau de la Biennale au gouverneur de Bougouni où rendez-vous est pris pour la prochaine. Cette clôture s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des membres du Conseil national de Transition (CNT), des gouverneurs des régions, des diplomates accrédités au Mali, de personnalités politiques, de légitimités traditionnelles ainsi que plusieurs communautés venues assister à la remise des prix de cette première dans le Nord du pays AS/OD/MD (AMAP)
CAN 2025 : Les Aigles face à leur destin
Envoyés spéciaux Ladji M. Diaby Aliou Sissoko (Photo) Rabat, 27 déc (AMAP) Le Mali, après un nul héroïque face au Maroc (1-1), joue, lundi, sa qualification pour les huitièmes de finale, au complexe Mohammed V de Casablanca pour le compte de la 3è et dernière journée de la poule A de la CAN, Maroc 2025. C’est un match historique. Ce sera la première fois que les deux pays en découdront dans une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. Les Comores seront le 30ème pays que les Aigles affrontent en phase finale de la CAN. Pourtant, ce n’est pas un saut dans l’inconnu pour les deux sélections. Le Mali et les Comores étaient dans la même poule lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Leurs confrontations directes ont tourné à l’avantage des Aigles qui se sont imposés au match aller comme au retour sur le score identique de 3-0. Les deux rencontres ont été délocalisées au stade municipal de Berkane. A l’aller, disputé le 20 mars dernier, Nene Dorgelès (21è min) et Kamory Doumbia (56è min et 64è min) ont marqué et les buteurs de la manche retour, jouée le 4 septembre dernier, sont Nene Dorgelès (28è min), Kamory Doumbia (70è min s.p.) et Lassana Coulibaly (76è min). Le Mali a terminé à la 3è place de la poule avec 18 points : 5 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 17 buts marqués, 6 encaissés devant les Comores qui a récoltés 15 unités : 5 victoires, 5 défaites, 12 buts marqués et 13 encaissés. Les deux équipes se retrouvent aujourd’hui, toujours au Maroc, mais cette fois-ci à Casablanca. Avant cette CAN, les Comores restaient sur deux 2 victoires et 4 défaites, 4 buts marqués, 9 encaissés lors de ses 6 dernières matches officiels alors que le Mali affichait un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaites, 12 buts inscrits, 2 encaissés en 6 rencontres officielles avant la CAN. Pour se qualifier pour la phase finale, les Comores ont créé la surprise en se classant premiers du groupe A avec 12 points : 3 victoires, 3 nuls, 7 buts marqués et 6 encaissés devant la Tunisie (10 points), qui a été même battue à domicile 1-0 par les Comores, la Gambie (8 points) et Madagascar (2 points). Le Mali a aussi terminé à la tête de la poule I avec 14 points : 4 victoires, 2 nuls, 10 buts marqués, 1 encaissé. Le Mali et les Comores ont mal débuté cette CAN. Si les Aigles ont fait match nul contre les Chipolopolo de la Zambie (1-1), les Comoriens ont été battus 2-0 lors du match d’ouverture de la compétition le Maroc. Les deux équipes ont chacune fait match nul lors de la 2è journée respectivement contre le Maroc (1-1) et la Zambie (0-0) et sont toutes en course pour une qualification en huitièmes de finale. C’est une rencontre importante pour les deux pays. Le vainqueur de la rencontre se qualifiera pour le deuxième tour de la compétition et le Mali peut même terminer à la tête du groupe en cas d’une victoire avec un score de 3-0 et si le Maroc fait match nul contre la Zambie dans l’autre match à Rabat. Le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet connait bien les Comores pour les avoir battus trois fois 3-0 (deux fois avec le Mali et une fois en 2008 quand il était sélectionneur de la Namibie lors de la Coupe du Conseil des associations de football en Afrique Australe). Dans le camp des Aigles, l’heure n’est plus aux calculs. Forts de leur prestation majuscule face aux Lions de l’Atlas vendredi soir, les hommes du sélectionneur national Tom Saintfiet affichent une détermination farouche. «La mission continue», martèle Lassine Sinayoko, buteur providentiel, affichant un sourire qui en dit long sur la cohésion retrouvée du groupe. «Nous sommes le Mali et nous n’avons peur de personne. Le groupe est en pleine confiance après ce nul (1-1) face au Maroc, le pays organisateur. Nous allons jouer notre football librement, sans pression inutile, mais avec un mental d’acier et un engagement féroce pour empocher les trois points», ajoute-t-il. L’attaquant des Aigles a marqué 2 buts dans la compétition et a égalé le nombre de buts marqué par Cheick Fantamady Keïta (5 buts en 5 matches lors de la CAN 1972). Il est désormais à 2 buts de Frédéric Kanouté (7 buts marqués lors des CAN 2004, 2008 et 2010) et 3 longueurs de Seydou Keïta, meilleur buteur malien en phase finale de CAN avec 8 buts inscrits lors des CAN 2002, 2010, 2012 et 2013. DETERMINATION – Entre confiance retrouvée et sens des responsabilités, les Aigles ne jurent que par la victoire. Pour le milieu de terrain Mahamadou Doumbia, ce match sera une véritable finale pour l’équipe, ajoutant qu’ « une victoire est impérative». «C’est l’unique objectif que nous nous sommes fixés. Nous appelons les supporters maliens à venir en masse au stade Mohammed V de Casablanca pour nous porter vers la qualification », renchérit-il. Le défenseur central Ousmane Camara indique que le match sera abordé avec beaucoup d’intelligence et d’engagement. « Nous sommes condamnés à gagner. Nous n’avons plus droit à l’erreur, ni à un autre match nul. Il y a une excellente ambiance dans le groupe et, avec cette confiance retrouvée, nous allons nous qualifier pour les huitièmes de finale », déclare le défenseur central des Aigles. Le gardien Djigui Diarra, auteur de plusieurs arrêts reflexe contre la Zambie et le Maroc, considère le match comme le plus important du début de tournoi de l’équipe, estimant que l’avenir de la sélection nationale dans cette CAN au Maroc dépend de ce résultat. « Nous avons beaucoup échangé entre nous et je suis convaincu que nous sortirons victorieux. Nous connaissons très bien cette équipe comorienne pour l’avoir battue en aller-retour lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Nous maîtrisons leurs forces et leurs faiblesses, et nous allons tout faire pour arracher la victoire », martèle-t-il. Pour ce match, il faut s’attendre à une équipe offensive
CAN 2025 : Les Aigles du Mali tiennent tête au Maroc grâce à une défense héroïque
Envoyés speciaux Ladji Madihéry DIABY Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 déc. (AMAP) C’est dans un complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat plein à craquer (69 500 places assises) que le Maroc et le Mali se sont affrontés ce vendredi, pour le compte de la 2ème journée du groupe A de la CAN 2025. Au terme d’un combat intense, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). À l’ouverture du score de Brahim Diaz (45è min+5 sur penalty) a répondu Lassine Sinayoko (64è min), également sur penalty. Grands favoris de cette CAN à domicile, les Lions de l’Atlas ambitionnaient d’enchaîner après leur succès inaugural contre les Comores (2-0). Face à eux, le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, avait concocté un plan de jeu ultra-rigoureux. Dos au mur après le nul concédé contre la Zambie (1-1), le Mali a opposé une résistance héroïque aux assauts marocains. Le passage à un système en 4-4-2 à vocation défensive a porté ses fruits. Malgré la pression constante du public et la qualité technique adverse la défense malienne a été impériale. Ce bloc compact, soutenu par un milieu de terrain dense composé de Mahamadou Doumbia, Lassana Coulibaly, Aliou Dieng et Mamadou Sangaré a fait preuve d’une solidarité exemplaire pour préserver ce point précieux. Ce match fermé, marqué par un penalty de chaque côté, laisse le groupe A dans une situation de suspense total, à l’exception du Maroc qui, avec 4 points, est déjà assuré de terminer au moins parmi les meilleurs troisièmes et se qualifie pour les huitièmes de finale. Derrière, le Mali (2 points) et la Zambie (2 points) se tiennent au coude à coude après le nul des Zambiens contre les Comores (0-0) un peu plus tôt au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les Aigles devront désormais valider leur billet pour le second tour ce lundi face aux Comores à Casablanca. Une victoire est impérative pour confirmer les espoirs nés de cette prestation défensive de haut vol. LMD/MD (AMAP)
Approvisionnement en hydrocarbures : Un convoi de plus de 680 citernes (Communiqué)
Bamako, 26 déc (AMAP) Un convoi de plus de 680 citernes a été réceptionné dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le cadre de la poursuite de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, a indiqué, vendredi, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) dans un communiqué. Dans ce communiqué publié à Bamako par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le CECOGEC indique que, « le convoi a été réceptionné au bureau des produits pétroliers des Douanes. » « Des dispositions urgentes sont en cours afin de ravitailler le maximum de stations-services à travers le pays », précise la même source. Le CECOGEC a appelé les populations « au calme et à ne pas céder à la panique », tout en mettant en garde « contre les pratiques de spéculation jugées injustifiées, susceptibles de perturber la fourniture de carburant. » Les autorités maliennes ont « salué la détermination des Forces armées maliennes (FAMa), la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’engagement des opérateurs pétroliers dans l’acheminement des hydrocarbures. » OS/MD (AMAP)
CAN 2025 : Parole de supporters et d’experts avant le choc Maroc-Mali
Propos rassembles par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Casablanca, 26 déc (AMAP) À quelques heures du coup d’envoi du duel entre le Mali et le Maroc à Rabat, l’effervescence est à son comble dans les rues de Casablanca. Entre optimisme, prudence et analyse technique, voici les témoignages recueillis dans la ville de Casablanca. Demba Mamadou Traoré, supporter malien : « Si nous voulons gagner, il n’y a pas de secret : il faudra de l’engagement, de la détermination et un esprit de sacrifice jusqu’à la dernière seconde. La réussite des autres nations repose sur le travail, rien que le travail. Il faut se donner à fond sur le terrain. » Oumou Diarra, supportrice malienne : « Je pense que ce match est largement jouable. Ce vendredi sera le déclic pour les Aigles. Avec les retours d’Yves Bissouma, je suis convaincue que nous prendrons les trois points. » Abdoulaye Maïga, supporter malien : « C’est un défi à notre portée, mais la clé sera la défense. Il faudra une arrière-garde solide pour contenir les assauts des attaquants marocains. Bonne chance aux Aigles !» Yusuf Bel Amine, commerçant marocain : « En tant que Marocain, je pronostique une victoire de mon pays, mais je sens que ce ne sera pas facile du tout. Le Mali est un adversaire coriace.» Hasan Aghan, serveur marocain : « Pour moi, la victoire est marocaine, j’en suis certain ! Ce succès nous permettra de valider notre billet pour les huitièmes de finale sans encombre. Bonne chance aux Lions de l’Atlas». Amine Azhman, commerçante marocaine : « Ce sera un grand match avec beaucoup de spectacle. J’espère surtout que les deux équipes feront preuve de fair-play jusqu’au bout, car au final, c’est l’Afrique qui gagne. » Regard des experts Pierre-Hakim Ouggourni, journaliste à Ouest-France : « C’est incontestablement le choc de ce groupe A entre les deux meilleures sélections sur le papier. Après son nul contre la Zambie, le Mali est dans l’obligation de faire un résultat face au grand favori de la compétition. » Sory Ibrahim Coulibaly, journaliste à L’Indépendant : « Ce match est décisif. Sortant d’un nul frustrant, les Aigles ont un impératif de résultat : ils doivent arracher au moins un point pour rester en course. Face à une équipe marocaine solide qui joue devant son public et veut se qualifier dès ce soir, la tâche sera rude. Le Mali a des arguments pour surprendre, mais tout dépendra de la gestion tactique du staff technique. Ce sera un duel d’échecs. » DB/LMD.MD (AMAP)
CAN 2025 : Maroc-Mali, le choc sous haute tension
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Rabat, 26 déc (AMAP) Le complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat s’apprête à vibrer, ce vendredi, lors d’un match capital, pour le compte de la 2ème journée du groupe A, entre le Mali et le Maroc qui se retrouvent pour un duel. Le contexte de cette rencontre est clair entre un pays hôte, qui veut valider son ticket pour les huitièmes de finale et des Aigles, qui sont dos au mur. Le ciel de Rabat promet d’être électrique. Le Maroc arrive en confiance après avoir disposé des Comores (2-0). Pour le Mali, en revanche, le nul concédé face à la Zambie (1-1), à Casablanca, laisse un goût amer. Aujourd’hui, les Aigles n’ont plus de calculs à faire. Face à l’ogre marocain, ils sont en mission « survie. » L’histoire, elle, pèse lourdement sur les épaules maliennes. Les deux nations se retrouvent en phase finale pour la première fois depuis la douloureuse demi-finale de 2004 en Tunisie, où les Lions de l’Atlas avaient surclassé les Aigles (4-0). Sur 21 confrontations historiques, le bilan penche en faveur du Maroc avec 10 victoires contre 6 pour le Mali. En matches officiels, les statistiques sont tout aussi rudes : 6 revers pour seulement 2 succès des Aigles. Mais les records sont faits pour être brisés, et les Aigles comptent bien inverser la tendance. Dans le camp malien, la détermination est palpable. Les joueurs sont conscients du défi immense qui les attend face à une équipe soutenue par tout un peuple. « C’est une finale avant la lettre. Nous ne visons que les trois points. Nous savons que ce ne sera pas facile avec la ferveur marocaine contre nous, mais nous ferons tout pour gagner », assène l’arrière droit des Aigles Woyo Coulibaly. Pour le gardien Djigui Diarra. Ce match « est la clé de notre survie dans cette CAN. Il faut gagner, c’est tout ». De son côté, Aliou Dieng affiche son optimisme. « On connaît cette équipe, elle a de la qualité. Nous avons du pain sur la planche. Nous demandons les bénédictions du peuple malien », déclare le milieu de terrain. Pour le sélectionneur national. Tom Saintfiet, l’enjeu sera de museler le milieu créatif marocain tout en exploitant la vitesse de ses attaquants. Avec le retour annoncé des cadres, notamment Yves Bissouma, le Mali espère retrouver cette solidité qui lui a manqué en fin de match face à la Zambie. De son côté, Walid Regragui sait qu’une victoire, ce soir, lui offrirait un billet serein pour les huitièmes de finale. Au complexe Prince Moulay Abdellah, entre la pression du public et l’obligation de résultat, les Aigles devront déployer leurs ailes plus haut que jamais pour ne pas voir leurs ambitions africaines s’assombrir. L’autre match du groupe mettra aux prises la Zambie et les Comores (17h30) au complexe Mohammed V à Casablanca. LMD/MD (AMAP)
CAN 2025 : Maroc-Mali, Tom Saintfiet et ses hommes en mode « commando »
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 25 déc (AMAP) Le sélectionneur national du Mali, Tom Saintfiet, s’est présenté face à la presse avec un discours mêlant pragmatisme et ambition guerrière, à la veille d’un duel qui s’annonce électrique contre le pays hôte, le Maroc. Entre l’obligation de résultat et le retour espéré du capitaine Yves Bissouma, le technicien belge prépare un coup tactique. Le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat sera, ce vendredi, le théâtre d’une confrontation capitale pour l’avenir du Mali dans cette CAN 2025. Après un nul frustrant contre la Zambie (1-1), les Aigles n’ont plus droit à l’erreur. Tom Saintfiet, lucide sur la situation comptable, n’a pas usé de langue de bois : « Nous nous sommes créés un problème… Demain, nous ne devons pas perdre. » En qualifiant le résultat précédent de « problème », Tom Saintfiet place ses joueurs devant leurs responsabilités. Cette autocritique publique semble être une stratégie délibérée pour piquer l’orgueil des cadres. Face à un Maroc porté par son public, le sélectionneur sait que la survie des Aigles passera par une discipline de fer. Son message est double : assurer au minimum le point du nul pour rester en vie, tout en gardant l’ambition de faire chuter le Lion de l’Atlas sur ses terres. Après avoir manqué d’impact lors de la première journée, la titularisation probable du milieu de terrain de Tottenham, Yves Bissouma, change radicalement la donne. Son retour offre à au sélectionneur une meilleure transition entre la défense et l’attaque, ainsi qu’un leadership naturel pour calmer les ardeurs marocaines. Sa présence sera également une menace constante sur les coups de pied arrêtés, cruciaux dans ce genre de sommets fermés. L’autre motif de satisfaction réside dans la condition physique du groupe. « Il n’y a pas de blessé », a martelé le coach. Dans un tournoi où l’enchaînement des matches pèse lourdement sur les organismes, disposer de l’intégralité de son effectif pour affronter l’ogre marocain est un luxe non négligeable. Cela donne à Tom Saintfiet la profondeur de banc nécessaire pour ajuster ses plans face à l’armada de Walid Regragui. Face au Maroc, la clé résidera dans la capacité des Aigles à museler les ailes adverses. Tom Saintfiet a laissé entendre que son équipe mettrait « tout en œuvre » pour s’imposer. Tactiquement, cela pourrait se traduire par un bloc médian compact, visant à aspirer les Marocains pour mieux les punir en contre-attaque grâce à la pointe de vitesse des attaquants maliens. Le verdict du terrain est attendu ce vendredi à 20h GMT. Si le discours de Tom Saintfiet a séduit les observateurs, il doit maintenant se traduire par des actes. Le Mali joue son destin, et avec un groupe au complet et un capitaine affamé, l’exploit à Casablanca semble, plus que jamais, à portée de crampons. SS/MD (AMAP)
Le Sommet de la Confédération des États du Sahel confie au capitaine Ibrahim Traoré la présidence tournante (Communiqué final)
Bamako, 23 déc (AMAP) La 2ème session ordinaire du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) a désigné, mardi, le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, pour assurer la présidence tournante de la Confédération pour un mandat d’un an, a annoncé le ministre Malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui a lu le communiqué final du Sommet. En acceptant cette charge, le capitaine Traoré a rendu un hommage appuyé au leadership du Général d’armée Assimi Goïta et a promis de placer son mandat « sous le signe de la continuité et de la consolidation des acquis de la Feuille de route de l’An II. » Au cours de cette session, le chefs d’Etat de la confédération ont discuté de la situation politique, économique et sécuritaire de l’espace confédéral. Ils ont entériné les conclusions du Conseil des ministres tenu les jours précédents, saluant « les avancées majeures de l’An 1 de la Confédération. » Cette première étape a permis de forger une identité institutionnelle forte, marquée par l’adoption d’un logo, d’un drapeau, d’un hymne, ainsi que par le lancement imminent d’une Banque d’investissement, d’une radio et d’une télévision communes. « Pour faciliter l’intégration, le Collège a également instruit l’accélération de la baisse des tarifs de communication entre les trois États », selon le communiqué final. Sur le plan structurel, le sommet a été marqué par l’adoption de quatre protocoles additionnels. Ces instruments juridiques portent sur la défense et la sécurité, la coordination diplomatique, le développement économique et les sessions confédérales des Parlements. « Ces textes visent à établir une architecture institutionnelle solide pour transformer, à terme, la Confédération en une Fédération des trois États », indique-t-on. Abordant le contexte sécuritaire, les Chefs d’État « ont fermement condamné les tentatives de déstabilisation orchestrées par des groupes terroristes soutenus par des sponsors étatiques étrangers. » Ils se sont réjouis de la solidarité sans faille entre les membres de l’AES et des succès opérationnels de la Force Unifiée (FU-AES), « qui a réduit drastiquement les capacités de nuisance des groupes armés ». Face au « terrorisme médiatique et judiciaire », le Collège des chefs d’Etat a instruit les ministres « de renforcer la communication officielle et la coopération judiciaire pour protéger la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles. » Sur le front diplomatique et économique, l’AES « s’affirme, désormais, comme une entité géopolitique incontournable. » Le Collège a salué la coordination des votes dans les instances internationales et l’implication croissante de la diaspora. Le financement des projets structurants sera désormais soutenu par le Prélèvement confédéral (PC-AES) et la nouvelle Banque confédérale pour le l’investissement et le développement (BCID-AES), « garantissant une souveraineté financière face aux partenaires extérieurs. » Concernant la CEDEAO, le Collège annonce avoir « pris acte des négociations en cours, réitérant son esprit constructif tout en plaçant l’intérêt des populations au sommet de ses priorités. » Tenue ce 23 décembre 2025 à Bamako, ce sommet a été présidée par le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali, en compagnie de ses homologues, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, et le général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger. En clôturant les travaux, le général d’Armée Assimi Goïta a remercié ses pairs pour leur soutien constant. Les Présidents Traoré et Tiani ont, à leur tour, exprimé leur gratitude envers le peuple malien pour l’accueil fraternel. La prochaine session du Collège des chefs d’Etat se tiendra « à une date qui sera fixée par voie diplomatique », marquant ainsi une nouvelle étape vers l’intégration totale des peuples du Sahel. SS/MD (AMAP)

