Remaniement ministériel au Mali : Douze nouveaux ministres dans l’équipe dirigée par Choguel Kokalla Maïga (Officiel)

Bamako, 1er juil (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a  procédé ce samedi à un réaménagement du gouvernement qui voit douze nouvelles entrées mais toujours dirigé par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Dans un décret présidentiel lu à la télévision national par le secrétaire généralé adjoint de la présidence de la République, Pr Alfousseyni Diawara, on note plusieurs départs, 12  nouvelles nominations et des réaménagements importants. Il s’agit notamment du département en charge de la Communication qui voit arriver Alhamdou Ag Ilyène, précédemment ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Au ministère de l’Entrepreunariat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayogo Aminata Traoré, remplace Bakary Doumbia. Le ministère de la Santé sera dirigé par la conseillère spéciale du président de la Transition, le colonel Assa Badiallo Touré. Parmi les nouveaux arrivants, l’on note le Pr Fassoun Coulibaly au ministère en charge du Travail et du Dialogue social, Bintou Camara comme ministre de l’Energie et de l’Eau. Moussa AG Attaher, précédemment ministre de la Jeunesse et des sports, est nommé au ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale est Amadou Sy Savané. Il remplace Sidibé Dédeou Ousmane. A l’Enseignement supérieur, Boureïma Kanssaye succède au Pr Amadou Keïta qui s’occupera, désormais, du département des Mines. Le ministère de l’Agriculture est confié à Lassine Dembélé. Celui de la Jeunesse et des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne sera dirigé par Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. A la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, on note le départ de Wadidjè Founè Coulibaly, remplacée par Mariam Maïga. Le nouveau chef du Département du Commerce et de l’Industrie s’appelle Moussa Alassane Diallo, précédemment Président du Conseil d’admimsitration (PCA) de la Banque nationale pour le développement agricole (BNDA). Le portefeuille de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines,  de l’Aménagement du territoire et de la Population est dirigé par Imirane Abdoulaye Touré. Youba Ba s’est vu confié le ministère de l’Elevage et de la Pêche, où il était précédemment ministre délégué. Enfin, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable est piloté par Mamadou Samaké. On note, enfin, le maintien à leur poste du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, du ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, et celui de la Sécurité, le général de brigade, Daoud Aly Mouhammedine. Il en est de même du chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, des ministres de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, et de la Justice, Mahamadou Kassogué. AT/MD (AMAP)

Le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité la résolution mettant fin à la Mission onusienne au Mali 

Bamako 30 juin (AMAP) Le Conseil de sécurité, à l’unanimité, a adopté, ce vendredi, a New York, le projet de résolution mettant fin à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dont le retrait commencera de 1er juillet pour s’achever le 31 décembre prochain. Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies lors de la 9365è séance, ont voté cette résolution en réponse à la requête du gouvernement du Mali pour un retrait « sans délai » de la Mission du territoire national. Au cours de leurs interventions, les représentants des différents pays ont exhorté les autorités maliennes « à garantir la sécurité et la libre circulation du personnel de la MINUSMA. » Ils ont, aussi, demandé « un retrait coordonné et ordonné, le transfert des tâches couvertes par la Mission dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. » Dans son intervention, l’ambassadeur représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, Issa Konfourou, a indiqué que le gouvernement  prend acte de la résolution 2690 ainsi adoptée et qui met fin au mandat de la MINUSMA à compter de ce 30 juin. Tout en reconnaissant que la MINUSMA « n’a certes pas atteint son objectif fondamental d’appui aux efforts du gouvernement à la sécurisation du pays », M. Konfourou a declaré que « le peuple et le gouvernement du Mali saluent toutefois sa contribution dans d’autres domaines, notamment en matière d’assistance humanitaire, sociale et les missions de bons offices du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies. » Selon lui, le gouvernement malien note qu’aux termes de la résolution adoptée ce jour, « le processus de retrait de la MINUSMA commencera dès la 1er juillet pour se terminer le 31 décembre prochain. » Il a promis qu’ « en tant que gouvernement responsable, les autorités maliennes s’engagent à coopérer étroitement avec le secrétariat général des Nations unies et la MINUSMA dans le cadre de la mise en œuvre diligente de cette résolution dans les délais impartis. » « Dans cette dynamique, a assuré Issa Konfourou, le Mali conformément à sa responsabilité de pays hôte poursuivra les mesures prises en vue d’assurer la sureté et la sécurité du personnel, des locaux, installations et biens de la MINUSMA jusqu’au départ à la date convenue de la Mission. » DD/MD (AMAP)

Tabaski au Mali : Des volontaires de la circulation routière au service des enfants à Bamako

Par Mamadou D. DIAWARA Bamako, 29 juin (AMAP) En cette période festive, les autorités ont renforcé les mesures de protection des populations, surtout au niveau de la circulation routière. Sur ce terrain, le Centre national pour la promotion du volontariat (CNPV), à travers l’Association des volontaires pour la sécurité routière, est l’un des acteurs les plus connus depuis 2017. Cette année, la structure a mobilisé plusieurs volontaires pour sa campagne de prévention contre les risques d’accidents de la circulation dénommée « Opération séliba-protection et sécurité des enfants sur la route. » Aux environs de 17h30, le président de l’Association des volontaires pour la sécurité routière, Makan Dramé, et son équipe sont déjà au four et au moulin pour aider des enfants à traverser la route au niveau du Jardin du Cinquantenaire.  Ces volontaires sont reconnaissables à leur gilet vert et des panneaux invitant les  motocyclistes et les automobilistes à s’arrêter. L’opération consiste à protéger les usagers de la route (notamment les enfants et adolescents) des dangers de la route en les aidant à traverser facilement et en toute sécurité la route. Le président de l’Association des volontaires pour la sécurité routière, Makan Dramé, explique qu’à l’occasion de la fête de Tabaski, les enfants et les adolescents, sont exposés à des risques élevés d’accidents de la circulation. « C’est pourquoi, a-t-il justifié, à l’occasion de la  fête de Tabaski, son association organise, chaque année, avec le soutien de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), le CNPV, le Groupement de sécurité routière et une multinationale opéraant dans les carburants, cette campagne de prévention. Selon M. Dramé, l’opération consiste à déployer trois équipes de six volontaires, le jour et le lendemain de la fête, aux abords de certains espaces de loisirs (le Jardin du Cinquantenaire, le Parc national et le Jardin zoologique de Bamako). « Depuis bientôt quatre ans, nous sommes sur le terrain au plus près des usagers de la route. Nos actions de sensibilisation ont permis de toucher des milliers de personnes (enfants, jeunes et adultes) qui avaient besoin d’être informés, sensibilisés aux dangers de la route et à différents aspects de la sécurité routière », a-t-il indiqué. Et de poursuivre que son association organise, chaque année, plusieurs activités phares dont l’opération : « La sécurité des élèves sur le chemin de l’école », « Un mois de Ramadan sans accidents de circulation routière », «Zéro Accident lors des fêtes de fin d’année». Le directeur général du CNPV, Sekou Oumar Coulibal, a quant à lui, rappelé que l’Association des volontaires pour la sécurité routière en collaboration avec sa structure et l’ANASER, a déployé des volontaires devant le jardin du Cinquantenaire dans le cadre de sa traditionnelle campagne de prévention des accidents de la circulation dénommée « Opération Ramadan ». Sekou Oumar Coulibaly a affirmé que les volontaires pour la sécurité routière ont honoré leur engagement en exécutant l’instruction du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne qui les a envoyés en mission de sensibilisation sur le port du casque. L’Association des volontaires pour la sécurité routière a pour mission principale l’éducation, la sensibilisation et l’information des populations aux questions liées à la sécurité routière. MDD/MD (AMAP)  

La douane malienne interdit les importations de la MINUSMA (officiel)

Bamako, 27 juin (AMAP) Le ministère malien de l’Economie et des finances a pris des mesures contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour stabilisation au Mali (MINUSMA), suite à l’officialisation de la demande de « retrait sans délai », de la Mission onusienne par les autorités maliennes. Dans une correspondance datée de ce mardi 27 juin 2023, le directeur général des Douanes maliennes, l’Inspecteur général Amadou Konaté a instruit tous les directeurs, chefs de bureaux et des représentations des douanes à l’extérieur « d’interrompre immédiatement les importations de tous matériels à destination de la mission onusienne jusqu’à la date de son retrait définitif du territoire du Mali », Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors de son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à l’occasion de la présentation du rapport trimestriel de l’organisation sur la situation au Mali, a demandé « le retrait sans délai » de la MINUSMA. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit, en principe, se réunir le 29 juin pour statuer sur la demande de retrait formulée par le Mali. AT/MD (AMAP)

Mouton de Tabaski : Encore et toujours le casse-tête du prix

Par Fadi CISSÉ Bamako, 27 juin (AMAP) Sous un ciel couvert, les jeunes Aliou et Amadou Dicko transpirent à force de marcher. Coiffés de turbans et munis d’un petit bidon d’eau en bandoulière, les deux frères ressortissants de la Région de Tombouctou, dans le Nord du Mali, sillonnent les rues de la ville aux trois caïmans, la capitale malienne, Bamako, avec leurs moutons qu’ils souhaitent vendre en cette veille de Tabaski. Comme eux, ils sont nombreux les vendeurs qui parcourent les quartiers avec les moutons ou qui s’installent aux abords des voies pour attirer l’attention des chefs de famille n’ayant pas encore acheté de moutons pour la Tabaski. Les prix vont de 90 000 Fcfa à 250 000 Fcfa. De nos jours, le mouton n’est pas donné à cause d’une conjoncture marquée principalement par l’insécurité et la hausse des prix du transport et de l’aliment bétail. À quelques heures de la fête, des chefs de familles sont dans le désarroi à cause de la cherté des prix des moutons. Les enfants en rajoutent au stress à chaque fois qu’ils interpellent leur père en ces termes : « Papa, quand est-ce que tu vas nous apporter le mouton pour la fête ? » Des vendeurs, qui exercent ce métier depuis plus de 10 ans, confirment la cherté et en donnent des explications. «Les gens trouvent que les prix ont grimpé contrairement aux années précédentes. Mais, on n’y peut rien car à notre niveau également, tout est devenu cher : la nourriture et les frais de transport des moutons. L’acheminement d’un mouton sur Bamako coûte en moyenne 5 000 Fcfa. Sans compter les frais de transport des bêtes de la gare vers les sites de vente», se défendent-ils. « Il faut, également, noter que les éleveurs exportent une bonne partie des moutons vers les pays de la sous-région », ajoute un vendeur. A notre passage, nos deux vendeurs ambulants proposaient onze béliers. Certaines de ces bêtes sont venues des villages et d’autres, des garbal (parc à bétail) de la ville de la Bamako. « C’est pourquoi, nous ne pouvons pas vendre nos animaux au même prix», se défendent-ils, précisant que ceux des garbals sont les plus chers. Aux dires d’Amadou, le plus âgé, ils préfèrent vendre dans les rues plutôt que d’être dans un garbal, car « c’est la mafia là-bas ». «Si tu ne fais pas partie de leur réseau de vente, il sera difficile pour toi de vendre même un seul mouton. Par contre, dans la rue, tu peux vendre jusqu’à trois moutons par jour», affirme-t-il. Alors qu’on échangeait avec les vendeurs, un client se présente et s’intéresse au plus gros mouton. Sans une longue discussion, il propose de l’acheter si les vendeurs acceptent de lui faire une réduction de 20 000 Fcfa. Proposition acceptée et le mouton est vendu à 200 000 Fcfa, donnant tout de suite le sourire aux vendeurs. Ali (nom d’emprunt du client) a sillonné plusieurs garbal avant de « tomber, par coup de chance, sur ce mouton». Boureima Tolo, un autre client qui a assisté à la scène, semble impressionné par le pouvoir d’achat d’Ali. Il trouve que les prix ne sont pas abordables cette année. Cependant, il affirme que les vendeurs ambulants sont « moins chers que ceux des garbal». En plus, dit-il, «j’adore les moutons proposés par les vendeurs ambulants car la majeure partie vient du Nord. Leur viande est très tendre. » Oumar Ongoïba est vétérinaire de formation. A l’approche de chaque fête de Tabaski, ce ressortissant de Mopti vient à Bamako pour vendre les moutons qu’il a élevés lui-même. « Mais après cette année, je ne viendrai plus vendre de moutons car on perd plus qu’on ne gagne », se plaint le trentenaire. Le jeune vendeur, que nous avons rencontré à Sébénicoro, entonne la même trompette que nos deux précédents interlocuteurs. Il soutient l’idée de ne pas aller au garbal. « Ici, je vends librement, comme je veux et au prix que je veux, sans intermédiaire ni coxeur à qui que je paie une commission », dit-il. Ses bêtes sont vendues entre 75 000Fcfa et 200 000Fcfa. Oumar a amené 40 moutons de la Région de Mopti (Centre). Mais il n’a en encore écouler que cinq. «Les gens n’ont pas d’argent en ce moment. Ils veulent que nous rendions abordables les prix, or nous nous avons beaucoup investi dans ces béliers », confie notre interlocuteur qui se dit prêt à ramener ses moutons au village plutôt que de les vendre à perte. FC/MD (AMAP)  

Minah-Arafat-Muzdallifah-Minah : Les cinq jours décisifs du hadj ont débuté dimanche

Bamako, 26 juin (AMAP) Les pèlerins maliens de la filière gouvernementale, à l’instar de ceux des autres communautés présentes au Hadj, ont entamé dimanche, la phase la plus importante du pèlerinage, a annoncé la Maison du Hadj le même jour. « A l’appel d’Allah SWT, en irham immaculé, jeunes et vieux, femmes et hommes vont converger vers Minah pour une pause avant de mettre le cap sur Arafat pour la journée de mardi, veille de la Tabaski, après avoir passé la nuit à Muzdallifah », explique un communiqué de la Maison du hadj parvenu à l’AMAP. Cette étape est l’occasion pour les pèlerins « de prier pour eux-mêmes, pour leurs familles, leurs proches, leurs pays » et souhaiter un monde harmonieux et de paix. « Nos compatriotes vont naturellement prier pour la stabilité, la paix et la concorde nationale, viatiques essentiels pour le développement économique et social du pays. Ils vont prier pour leurs défunts parents, leurs proches, amis et connaissances. Ils vont demander au Clément de leur pardonner leurs péchés et de leur donner leurs livres de la main droite », indique le communiqué. « Le Mali, où sévit une crise multiforme depuis plusieurs décennies, sera forcément au centre des prières sous la tente numéro 26, base des quelque 13 000 pèlerins du pays, toutes catégories confondues », écrit la Maison du hadj. Le jour d’Arafat, Allah SWT « est le plus proche possible des pèlerins et donne une suite favorable à toutes leurs requêtes. C’est le jour où il ne faut pas douter que les prières, les bénédictions et les vœux sont automatiquement exaucés par Le Tout Miséricordieux. » Après la station d’Arafat et avant le crépuscule, les pèlerins seront à Muzdallifah où ils vont passer la nuit à prier et à ramasser des cailloux destinés à la lapidation de Satan à Jamaharat, trois jours durant. La Délégation générale au Hadj (DGH) 2023 du Mali, sous le leadership de Dr. Abdoul Fatah Cissé, « a tout mis en œuvre pour que ce circuit religieux soit des plus aisés pour les nôtres. » Elle a convoqué, samedi soir, une réunion élargie au cours de laquelle tous les détails ont été donnés sur le séjour de Mina. « Les préparatifs, les interdits, les étapes, les difficultés… ont été abordées par la sous-commission religieuse présidée par Cheikh Ousmane S. Traoré », explique la Maison du hadj. Les pèlerins maliens seront de retour, vendredi 30 juin, à La Mecque pour le tawaf du pèlerinage. L’Arabie saoudite a accordé, cette année, le visa pèlerin à 3,5 millions de musulmans auxquels s’ajoutent 500 000 Saoudiens autorisés à faire le hadj, soit un total de 4 millions de pèlerins pour cette première édition après la fin de la pandémie de la Covid-19.   Le retour au Mali des pèlerins gouvernementaux s’effectuera, du 4 au 8 juillet 2023, selon un programme de pesée des bagages et de transfert à l’aéroport de Djeddah, publié par la DGH-2023. MD (AMAP)

Mali : Un taux national d’admission de 30,32% au Diplôme d’études fondamentales

Bamako, 24 juin (AMAP) Le Mali a enregistré un taux d’admission de 30,32% au Diplôme d’études fondamentales (DEF) au titre de l’année scolaire 2022-2023, a annoncé, samedi, dans la matinée, le ministère de l’Éducation lors de la proclamation des résultats. L’élève Fadimatou Boiré de l’institut Sacré cœur est la première nationale avec 18 de moyenne, selon la même source. Au total 74 385 candidats ont été admis dont 34 425 filles. Le directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation nationale (CNECE), Mahamadou Keita, a fait remarquer que ce taux d’admission est en recul de 17 points par rapport à 2022 et 38 par rapport à 2021. M. Keita a indiqué que la réussite de l’organisation de cet examen est le fruit des efforts fournis par la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, dans le cadre de la lutte contre la fraude et les fuites des sujets. Le directeur du CNECE a invité les élèves à cesser d’être des partisans de « moindres efforts. » Il a appelé les parents à renforcer le suivi scolaire de leurs enfants. Les épreuves de l’examen du DEF ont démarré le 22 juin 2023. Les candidats inscrits à cette session étaient au nombre de 283 243 élèves répartis dans 1904 centres entre 11363 salles. MDD/MD (AMAP)

Production agricole : La semence certifiée augmente les rendements de 30 à 40%, a dit le PM Choguel Kokalla Maiga

Bamako, 23 juin (AMAP) La semence certifiée contribue pour 30 à 40% à l’augmentation des rendements des cultures, a révélé le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, à l’ouverture, jeudi, du Forum de Bamako sur les semences certifiées (FOSEB). Au cours de cette rencontre, couplée à la 11è édition de la Bourse des semences, qui s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les acteurs de la filière semencière au Mali étaient invité à faire la démonstration de leur savoir-faire en vue de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, a indiqué que différentes études ont montré que la semence certifiée joue un rôle important dans l’amélioration de la production et de la productivité agricoles. Organisé par l’Association des semenciers du Mali (ASSEMA) et placé sous le thème central : «La relance économique par les semences certifiés», le FOSEB a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur toute l’étendue du territoire national. Des résultats probants ont été obtenus aussi bien dans le domaine de la production, de la productivité que dans celui de l’organisation des professionnels du secteur rural. Cependant, pour l’ASSEMA), un des maillons stratégiques comme les semences, particulièrement celles certifiées, mérite une attention toute particulière par rapport au taux de couverture en termes de besoins et de disponibilité. Le chef du gouvernement a rappelé que la filière semencière a connu une évolution intéressante ces cinq dernières années. En témoignent l’élaboration et la validation de la politique semencière, la création de plusieurs coopératives semencières, la commercialisation d’une plus grande quantité de semences par le privé, les renforcements du laboratoire des semences pour la certification… Ces succès ne doivent cependant pas cacher les difficultés auxquelles se heurte la promotion de la filière semencière. Dr Choguel Kokalla Maïga a regretté l’insuffisance de ressources pour réaliser, de façon efficace, les activités de contrôle au champ et de certification, le faible pouvoir d’achat des producteurs, la faible surface financière de certaines coopératives et l’éloignement des sites de dépôt des semences. Des difficultés qui ne facilitent pas la commercialisation des semences et l’accès des petits exploitants aux intrants d’intensification. Le Premier ministre a assuré que la production et la productivité « seront améliorées de façon significative pour permettre au pays d’atteindre l’un des objectifs majeurs des autorités, à savoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle. » Il a invité les acteurs intervenant dans le domaine à envisager des mesures fortes permettant de lever les contraintes. Le chef du gouvernement a relevé que les autorités accordent une grande importance aux aspects «qualité» des intrants agricoles. À cet égard, il a invité les fournisseurs à mettre à la disposition des producteurs des intrants de qualité (engrais, semences, pesticides) pour booster la production et la productivité agricoles et préserver la santé des populations. Le président de l’ASSEMA, Drissa Coulibaly, a sollicité l’accompagnement politique en faveur du secteur semencier malien, maillon important dans les composantes du domaine de l’agriculture dans sa pratique et dans sa performance. «Les semences sont d’une importance capitale pour tout système d’exploitation agricole qui se veut performant, car les semences garantissent le rendement et la productivité agricole à hauteur de 30 à 40 %», a soutenu M. Coulibaly. L’ASSEMA est une organisation professionnelle dédiée au développement de l’industrie semencière au Mali. Créée en 2002, elle rassemble les acteurs semenciers, les organisations paysannes et les partenaires engagés dans le domaine des semences. Son objectif est de créer un cadre propice à l’échange d’informations et d’expériences dans les domaines de la technologie, de la sélection, de la production et du commerce des semences. AMK/MD (AMAP)    

Mali: La Tabaski prévue le mercredi 28 juin (Officiel)

Bamako, 22 juin (AMAP) La fête de Tabaski sera célébrée, mercredi prochain, sur toute l’étendue du territoire malien, a annoncé, en début de semaine, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes Dans un communiqué, le département informe la communauté musulmane de notre pays « que sur la base de la délibération de la Commission nationale d’observation de la lune, le croissant lunaire Zoul Hidja  ou « Séliba Kalo » a été aperçu, le dimanche dernier, par beaucoup de fidèles de la grande mosquée de Sokorodj,  en Commune VI du District de Bamako. » 3En conséquence, indique le communiqué, le mois lunaire Zoul Hidja débute au Mali, le lundi 19 juin sur toute l’étendue du territoire national. Et la fête de Tabaski, communément appelée « fête des moutons » sera célébrée le mercredi prochain » au Mali. BD/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 21 juin 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 03 avril 2023 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’octobre 2023. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; – l’organisation de la production ; – les statuts du personnel ; – les traités et accords internationaux. 2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre national de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics. Le Centre national de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics a pour mission de contribuer à la définition et à la mise en œuvre de la politique nationale en matière de recherche et d’expérimentation dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics. Après plusieurs années de fonctionnement, le centre est confronté à des difficultés liées, notamment : – à la concentration des activités du Centre autour des prestations génératrices de revenus en sous-traitance avec les bureaux d’études et les entreprises ; – à la timide réalisation des programmes de recherche due à l’insuffisance de moyens financiers et humains ; – à la non implication du Centre à la vérification de la qualité et de la conformité des matériaux de construction importés et fabriqués localement ; – à la non implication du Centre dans les projets d’envergure nationale ; – à l’insuffisance d’équipement adéquat pour l’exécution de ses missions. Par ailleurs, l’adoption de la Loi n°2019-048 du 24 juillet 2019 régissant les laboratoires du bâtiment et des travaux publics et du Décret n°2022-075/PT-RM du 17 février 2022 fixant les conditions de qualification et de classification des laboratoires spécialisés dans les études géotechniques, au contrôle de qualité des sols et des matériaux de construction exige d’adapter le cadre législatif et réglementaire du Centre au nouveau contexte institutionnel. Les présents projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils redéfinissent les missions du Centre et l’érigent en laboratoire de référence national en lui assignant de nouvelles attributions, entre autres : – la vérification de la qualité des matériaux de construction et leur mise en œuvre pour garantir la sécurité et la durabilité des infrastructures ; – la contribution au contrôle et à la surveillance des travaux neufs et d’entretien du secteur du bâtiment et des travaux publics pour s’assurer du respect des normes, favoriser la maîtrise des délais contractuels ; – la vérification de la qualité des matériaux conventionnels de construction avant leur mise sur le marché pour contraindre les producteurs et importateurs au respect des caractéristiques normatives et contribuer à la prévention des risques d’effondrement ou de vieillissement précoce des infrastructures ; – l’élaboration de la carte géotechnique du Mali. 3. Sur le rapport du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté : – un projet de loi portant Code minier en République du Mali ; – un projet de loi relatif au contenu local dans le secteur minier. La Réforme du secteur minier est une des fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des trois (03) principes édictés par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOITA et qui gouvernent l’action publique, à savoir : – le respect de la souveraineté du Mali ; – le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali ; – la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Dans le but de faire profiter les potentialités minières et énergétiques à l’ensemble de la population, le Gouvernement a engagé une série de réformes dans le secteur minier. C’est ainsi que furent adoptés, successivement les Codes miniers de 1963, 1970, 1991, 1999, 2012 et 2019. L’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 a apporté plusieurs innovations. En dépit de ces innovations, il est apparu des insuffisances de fond pour une amélioration substantielle de la contribution du secteur minier à l’essor économique et social. Ces insuffisances portent essentiellement sur : – la faible intégration de l’activité minière à l’économie nationale malgré le contexte favorable marqué par la hausse du cours de l’or ; – le manque d’inclusivité dans la signature des Conventions d’établissement et l’approbation des avenants introduits par les sociétés minières ; – l’insuffisance des moyens de contrôle de l’Etat sur l’exploitation minière ; – les procédures d’ouvertures de comptes offshores ; – la non prise en compte dans la législation minière du traitement de minerai par péage ; – les contraintes liées à un système de convention d’établissement unique qui couvre la phase de recherche et la phase d’exploitation ; – les prises d’engagements par l’Etat sur l’exploitation avant même la découverte du gisement ; – la faiblesse des textes nationaux par rapport au contenu local. Les projets